| | | Coopération pour relancer l'économie | |
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R@koto Modérateur


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 | Sujet: Coopération pour relancer l'économie Lun 4 Mai - 16:35 | |
| a lire ce 04 mai dans l'Express source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=26181 | Citation: |
Coopération
| Des pétrodollars aux côtés de la HAT
| Une mission économique saoudienne entame des prospections à Tana. Elle annonce un investissement de deux milliards de dollars dans divers secteurs.
| Les pétrodollars frappent à nos portes. Une délégation annoncée comme celle d'investisseurs saoudiens a débarqué et affirmé vouloir apporter de l’argent frais dans plusieurs secteurs économiques. Sa venue pourrait également avoir des répercussions politiques au moment où la communauté internationale traîne des pieds pour reconnaître le régime transitoire. « Nous sommes venus investir dans un cadre général, notamment dans l’hôtellerie et la communication », a déclaré le Sheikh Nasser Abdullah Al Mushaeghay, présenté comme le président de l’Union des investisseurs saoudiens samedi à Ivato. « Le volume des investissements s’élève à deux milliards de dollars », a-t-il continué. Arrivée à bord d’un vol régulier de Kenya Airways, la délégation composée de trois personnalités a été accueillie par Ny Hasina Andriamanjato, chef de la diplomatie malgache. Outre le Sheikh Nasser Abdullah Al Mushaeghay, le vice-président de l’Union des investisseurs saoudiens, Najee Khaleel, et le directeur général de la société Click, Ayman Soliman, sont à Madagascar pour un séjour de cinq jours dans le but de « faire des prospections d’investissements », toujours selon le communiqué. Outre l’hôtellerie et la communication, d’autres secteurs seront également étudiés par la délégation. Ses discussions avec le gouvernement touchera également les secteurs des télécommunications, de l’électricité, du ciment et surtout de l’énergie. En cas de concrétisation, les projets saoudiens pourraient apporter de l’air frais à une économie qui se cherche après avoir subi de plein fouet la crise politique. « Nos investissements permettront de créer des emplois », a affirmé le chef de la délégation, sans parler de l’apport en devises, devenues cruciales ces dernières semaines. Appui à la transition La venue de la délégation économique pourrait également dépasser le seul cadre économique. « Nous avons entendu qu'il s'agit d'un bon gouvernement et nous allons travailler avec lui. Nous avons constaté que la Haute autorité de la transition (HAT) a de bonnes intentions et de bonnes idées. Nous sommes venus lui apporter notre appui », a insisté le Sheikh Nasser Abdullah Al Mushaeghay, au moment où la communauté internationale traîne des pieds pour reconnaître le régime transitoire. La présence d’une mission économique saoudienne pourrait être interprétée comme un reflet du choix politique de la HAT. Le communiqué du ministère des Affaires étrangères a expliqué qu’elle fait suite à une invitation des autorités de la Transition. De plus, cette délégation est annoncée comme étant le précurseur d’autres missions. « Cette première visite sera suivie dans les prochaines semaines par celle d’autres délégations d’Arabie Saoudite, du Qatar, du Bahreïn et du Koweït », toujours selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères. Ny Hasina Andriamanjato se frotte les mains en commentant sa venue. « C’est important », a-t-il indiqué. Il s’empresse de préciser que la venue de la délégation s'explique par la « constatation de l’existence de garanties ».
Encadré Des cas précédents de missions arabes Ce n’est pas la première fois que des investisseurs arabes ont projeté d’investir à Madagascar. Pas plus tard que la semaine dernière, une délégation en provenance des Émirats arabes unis, conduite par leur ministre des Affaires étrangères, a prévu une visite à Madagascar. Mais pour l’instant, elle n'est toujours pas arrivée. En juin 2006, un prince saoudien est également venu pour rencontrer Charles Rabemananjara et Marcel Ranjeva, respectivement Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’époque. Le gouvernement avait annoncé un projet d’investissement énorme, mais apparemment cela est resté au stade des intentions. | Iloniaina Alain Date : 04-05-2009 |
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 | Sujet: Re: Coopération pour relancer l'économie Mar 5 Mai - 17:16 | |
| Aujourd'hui 05 mai dans Tribune source : http://www.madagascar-tribune.com/Une-raffinerie-et-des-usines-de,11856.html| Citation: |
Investisseurs saoudiens Une raffinerie et des usines de production de PPN
mardi 5 mai 2009, par Bill
Les investisseurs saoudiens n’attendent que les autorisations. Ils apportent deux milliards de dollars et proposent des minoteries, huilerie et sucrerie pour pouvoir baisser les prix de ces produits de première nécessité (PPN) jusqu’à 40%. En plus ils veulent construire une raffinerie pour réduire de 30 à 40% les prix des produits pétroliers. En attendant, ils vont s’atteler aux importations d’huile alimentaire, de farine et de sucre. Ils ont déjà été reçus par le président de la Haute Autorité de Transition (HAT), Andry Rajoelina auprès duquel ils ont présenté leurs projets en deux phases. Au lieu des Emirats arabes, ce sont finalement des Saoudiens qui débarquent ce samedi 2 mai. Conduite par Nasser Abdullah Al Mushaghey, président de l’Union des investisseurs saoudiens, la délégation est composée de cinq (5) membres parmi lesquels, le vice président de l’Union des investisseurs, Naji Kamil, et un Directeur général de société, Haymal Souleiman. Cette délégation saoudienne est aussi intéressée dans les télécommunications, le tourisme et l’hôtellerie. Les transactions de PPN sont également dans leur corde. L’arrivée de cette délégation saoudienne laisse perplexe certains observateurs. Contrairement aux précédentes opérations de recherche de financements tel du temps de la Haute Autorité de l’Etat (HAE), elle a surpris plus d’uns. On s’attendait à des Arabes des Emirats arabes. La surprise est encore plus grande avec ce portefeuille de deux milliards de dollars. En plus la promptitude et les promesses de vie moins chère surtout au moment où le monde est encore sous le coup de la crise. Mais que demande le peuple ? Beaucoup d’esprits demeurent encore dans le doute et craignent un autre « Prince » et un autre « financement parallèle » d’autant qu’aucune explication n’a été donnée qui puisse éclairer davantage sur cette délégation. Quoi qu’il en soit, le peuple ne demande qu’à voir et profiter de cette aubaine saoudienne car il peut espérer des emplois et jouir d’une vie moins chère.
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 | Sujet: Re: Coopération pour relancer l'économie Mer 6 Mai - 17:24 | |
| c'était ce matin dans l'Express source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=26233 | Citation: |
Investissement
| Les Italiens visent le secteur énergétique
| Un groupe d’investisseurs italiens s’intéressent à la production d’énergie à Madagascar. Ses représentants en ont parlé à la presse hier.
| Les Italiens vont contribuer à la fourniture d'énergie électrique à prix réduit. Ils vont construire des unités de production utilisant le biomasse et les déchets agroalimentaires. Madagascar continue à intéresser les opérateurs étrangers. Après les Saoudiens, des investisseurs italiens, appartenant au groupe IMAR, ont manifesté leur volonté d'intégrer le milieu économique malgache. Une présentation d'un projet de production énergétique basée sur la biomasse s'est tenue, hier, au ministère de l'Énergie et des mines à Ampandrianomby. Opérationnelles en 2010/b> Ce projet consiste à construire deux unités de production énergétique, d'une puissance respective de 8,5 mégawatts, dont 6 mégawatts seront mis à la disposition de la population. Le reste alimentera l'unité de production. Comme matière première, le groupe IMAR entend utiliser des matières premières locales comme les noix de coco et les déchets agroalimentaires, ce qui pourrait permettre des prix plus abordables. « Nous n'aurons pas de problème sur l'approvisionnement de noix de coco car Madagascar produit chaque année 750 000 tonnes de noix alors que nos besoins s'élèvent à 65 000 tonnes », explique Santa Maria Antonio, un collaborateur du groupe. Les travaux de construction devront commencer, une fois le terrain d'implantation identifié. « Chaque usine s'étalera sur une superficie de 60 000 m2. Elles devront être opérationnelles dès 2010 » affirme toujours Santa Maria Antonio. Le Ministre de l'Énergie, Rodolphe Ramanantsoa a, pour sa part, déclaré que le gouvernement est prêt à faciliter les démarches pour la mise en oeuvre de ce projet, d'autant plus que ce dernier est bénéfique pour l'ensemble de la population ayant ainsi accès à une énergie moins coûteuse. Initié en 2005, ce projet a été suspendu par les promoteurs pour des raisons de santé du président du groupe. | Lantoniaina Razafindramiadana Date : 06-05-2009 |
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 | Sujet: Re: Coopération pour relancer l'économie Sam 30 Mai - 8:11 | |
| du nouveau aujourd'hui dans les Afriques source : http://www.lesafriques.com/actualite/madagascar-les-2-milliards-de-dollars-du-doute.html?Itemid=89?articleid=16602| Citation: | Madagascar : les 2 milliards de dollars du doute 29-05-2009 Le nouveau régime a annoncé en grande pompe la venue d’investisseurs saoudiens munis de deux milliards de dollars, mais n’a suscité qu’interrogations.
Andry Raloelina et son Premier ministre Monja Roindefo.
Le Premier ministre de Madagascar, Monja Roindefo, a signé le 6 mai dernier une convention de coopération économique et financière à Antananarivo avec le groupe saoudien Invest Union Group, dirigé par le cheik Nasser Abdullah Al Mushaigheh. Le groupe saoudien a annoncé avoir l’intention d’investir deux milliards de dollars dans les télécommunications, l’énergie et le commerce international.
La Haute autorité de transition (HAT), dirigée par Andry Rajoelina, qui a pris le pouvoir à Madagascar en mars 2009, a donné beaucoup d’éclat à la visite des investisseurs saoudiens. Cela n’a pas réussi à faire taire les nombreuses interrogations sur ce « véritable don du ciel ». Madagascar est suspendu de l’Union africaine, qui n’y tiendra finalement pas son prochain sommet de chefs d’Etat et de gouvernement. Le nouveau régime n’est reconnu par aucun gouvernement. La signature de cette convention serait ainsi une grande victoire pour le nouveau régime.
Assez pour que beaucoup pensent à une manipulation, une mise en scène. Le groupe n’est pas très connu. Le représentant du Fonds monétaire international dans l’île, Pierre van den Boogaerd, interrogé à son sujet, avoue : « Personnellement, je ne les connais pas. »
L’on s’étonne aussi d’une délégation saoudienne de trois personnes seulement, voyageant par vol régulier de Kenya Airways, sans garde du corps.
Inconnus au bataillon, les investisseurs saoudiens rompent également la tradition saoudienne de coopération. En la matière, l’Arabie saoudite privilégie plutôt les pays à majorité musulmane. Ceux-ci ne représentent que 10% de la population d’un pays qui s’est déclaré officiellement en avril 2007 pays chrétien, et dont le chef d’Etat déchu, Marc Ravalomanana, est aussi vice-président de l’Eglise protestante FKJM.
A moins que l’Arabie saoudite ne veuille se venger de l’ancien président pour cette décision controversée. L’on notera, à cet effet, que le communiqué de soutien au président déchu attribué à la communauté musulmane, a été démenti par elle.
Autre hypothèse tout aussi tirée par les cheveux, l’Arabie saoudite voudrait arracher Madagascar à l’influence de la Libye. Ravalomanana était en effet assez lié au guide libyen à qui il a rendu plusieurs visites.
En attendant que les intentions réelles, et surtout les actes, permettent de se faire une religion sur ces investisseurs saoudiens, l’effet attendu n’a pas été atteint. L’isolement diplomatique du nouveau régime demeure.
Hance Guèye
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 | Sujet: Re: Coopération pour relancer l'économie Lun 22 Juin - 13:33 | |
| premiers éléments de réponse source : http://www.madagascar-tribune.com/Il-n-y-a-pas-que-les-vaches-qui,12164.html* | Citation: |
Il n’y a pas que les vaches qui rient lundi 22 juin 2009, par Ndimby A.
On se demandait avec curiosité ce qui faisait courir les Saoudiens , après la venue de cette délégation présentée par certains il y a deux mois comme les « gentils » de la communauté internationale, en opposition « aux méchants » qui s’obstinaient à ne pas reconnaitre la Haute autorité de transition (HAT). Un élément majeur de réponse est venu la semaine dernière : l’eau. Car le pouvoir de transition est en train de conclure un accord pour leur vendre l’eau du fleuve Faraony (près de Manakara). L’argent récolté permettrait, selon le Ministre Andriamahazo, de financer des projets d’adduction d’eau dans le Sud. Pour donner de l’eau aux Antandroy, il faut en vendre aux Saoudiens ! Pour paraphraser les pasteurs de cette étrange secte brésilienne qui a eu son heure de gloire il y a quelques année à Madagascar : miracle mon ami !
L’eau c’est la vie Le financement de l’adduction d’eau dans le Sud nécessite des financements énormes, que Madagascar n’a pas. La HAT a donc trouvé ce moyen. L’idée en elle-même ne me gène pas, à deux conditions. Primo, si les études démontrent que ces ponctions en eau n’auront pas d’impact sur la disponibilité nécessaire pour le présent et le futur. Secundo, que l’argent ira bien vers des projets au bénéfice du Sud. Par contre, ce qui me gêne, c’est que les mêmes pingouins qui criaient à l’hallali sur la Place du 13 mai et dans les forums internet contre le projet Daewoo, applaudissent actuellement le projet saoudien de toutes leurs palmes. Alors que les deux projets sont kif kif de par leur essence.
De plus, les deux conditions citées précédemment en appellent deux autres : que la HAT sache faire des études d’impact sérieuses, et qu’elle soit motivée par un sens de l’honneur et du patriotisme au dessus de toute autre considération. On n’est pas à Hollywood : n’en demandons quand même pas trop à ces braves gens. Les patriotes ne font pas de coup d’État. Les démocrates ne font pas de coup d’État. Les hommes d’État ne font pas de coup d’État. Point barre, dirait notre ami forumiste Basile (22) Ramahefarisoa. Et quant au griots qui chantent qu’il n’y a pas eu de coup d’Etat à Madagascar, mais « une transmission du pouvoir du directoire militaire vers Andry Rajoelina dans des conditions sereines et légalisée par la Haute cour constitutionnelle », qu’ils nous montrent avec précision l’emplacement de cette partition dans la Constitution, pour nous permettre d’ânonner avec eux.
Quand on pense à la ventilation effrénée que Andry Rajoelina et ses partisans ont fait autour de la question Daewoo, on ne peut qu’être dubitatif. On peut reprocher au projet sud-coréen d’avoir été entouré d’un manque de transparence total et d’une absence de communication intelligente de la part du Gouvernement Rabemananjara. Les choses étaient donc peu claires, ce qui a favorisé toutes les accusations d’infamie envers les auteurs de cette initiative. « Mivarotra tanindrazana », « mpamadika tanindrazana » : telles sont les expressions classiques utilisées à Madagascar pour titiller la fibre nationaliste, surtout celle de ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. On ne lancera pas le débat sur Daewoo tout de suite, car le forumiste Vitagasy nous a proposé un dossier sur le sujet pour bientôt. Mais dans tout le flou et le vague qui règnent autour du projet Daewoo, il y avait au moins une certitude : les Sud-coréens se proposaient de louer des terres qui seraient restées à Madagascar. Tout comme d’ailleurs l’avion Air Force One number Two, qui était certainement un caprice dispendieux de Ravalomanana, mais qui ne peut en aucun cas être considéré a priori comme un acte délictueux. Sauf pour ceux qui sont pressés de justifier un acte anticonstitutionnel.
L’eau de Faraony quant à elle, quittera bel et bien la Grande Ile, et en grande quantité. Quand on sait quel poids géopolitique représentera l’eau au cours du XXIème siècle, on ne peut que se demander quel regard portera-t-on dans 20 ou 30 ans sur cette opération. Car pour le moment, les chantres mous de la HAT présentent celle-ci comme un coup de génie. La mode est donc à la vente des ressources naturelles du pays pour renflouer les caisses de l’État. Dans une économie mondialisée, c’est dans le cours normal des choses. Toutefois, question : pourquoi alors avoir basé le coup d’État en montant en épingle l’affaire Daewoo, qui était basée sur le même principe ? Réponse : il fallait bien trouver un moyen pour exciter les foules, quitte à crier au voleur pour des terres, qui pourtant ne servent actuellement que de déversoir de fiente pour les oiseaux de passage. Autre question : quand on part du principe et du slogan que « l’eau c’est la vie », comment alors qualifier ceux qui vendent l’eau des Malgaches ?
En montant ce dossier avec les compatriotes d’Oussama ben Laden, la HAT ne me déçoit pas. Car pour être déçu, il aurait fallu fonder un minimum d’espoir et de confiance sur elle. Toutefois, je me pose tout juste des questions sur les effets d’annonce concernant les investissements saoudiens, annoncés à grand renfort de propagande il y a deux mois. Je ne comprends toujours pas, dans la faible étendue de ma capacité de compréhension, comment pouvaient-ils promettre un prix de vente du riz curieusement en-dessous du coût en Arabie Saoudite : autre miracle mon ami ! Sauf si on veut croire que ces Saoudiens font dans la philanthropie, comme ce pseudo-prince Constantin du Liechtenstein dans les bras duquel Albert Zafy avait flirté du temps de sa présidence, poussé par ses brillants conseillers de l’époque.
Gouvernement par effets d’annonces populistes En matière d’effets d’annonce à vocation populitisque, le pouvoir de transition se montre être un grand spécialiste. Sans doute Andry Rajoelina et Monja Roindefo ont choisi comme mode d’emploi la fameuse phrase de Sir Winston Churchill, sans doute par coïncidence, car je doute qu’ils lisent l’œuvre de ce brillant politicien britannique. Celui-ci a répondu ainsi à ceux qui lui demandaient ce que doit être la qualité d’un politicien : « C’est la capacité de prédire ce qui va arriver demain, le mois prochain, et l’année prochaine - et, après, d’expliquer pourquoi cela ne s’est pas passé ».
Sur la Place du 13 mai, on avait annoncé pour diaboliser le monopole de Tiko qu’il était possible de vendre l’huile à 12.000 Fmg. Puis, à partir de stocks arrivés d’un bateau fantôme (mais qui ont plus probablement quitté sous forme de camions les entrepôts de Tiko), les fokontany ont vendu de l’huile à 2.500 Ariary (et du riz à 500 Ariary), jusqu’à épuisement des fruits de ce piratage contre lequel le groupe Tiko va d’ailleurs porter plainte. Or la réalité s’est révélée amère pour les naïfs qui ont placé leurs espoirs dans ces opérations populistes mais sans fondement en matière de calculs économiques : l’huile sur le marché est maintenant beaucoup plus chère qu’avant le 17 mars 2009. Encore un miracle mon ami, mais dans l’autre sens. Quant au prix du riz, il va baisser du fait de l’arrivée des récoltes, et cela n’aura rien à avoir avec l’œuvre de la HAT.
On nous a également promis une baisse du prix des carburants, qui a eu lieu pendant quelques semaines avant que la réalité du marché ne nous rappelle que l’économie ne se fait pas à coup de propagande, comme au bon vieux temps de l’Union Soviétique. Le prix de l’essence a subitement augmenté de plus de 10% vendredi dernier. On nous a également annoncé une baisse des tarifs de la JIRAMA : reste à savoir combien de temps va-t- elle durer, avant de refaire un bond inéluctable à la hausse. Car aussi bien pour assurer les besoins présents que pour prévoir les investissements nécessaires de l’avenir, la JIRAMA ne peut pas se dissocier des principes de la vérité des prix. A moins de continuer à faire d’autres miracles (mon ami).
J’ai cependant essayé de me poser une question : n’y a-t-il vraiment rien qui puisse être mis de positif sur le compte de Andry Rajoelina ? Réponse : oui, indéniablement, une chose, celle d’avoir été le seul à oser se dresser contre les abus de Marc Ravalomanana, alors que toutes les autres tapettes s’étaient camouflées avant d’apparaitre sur la Place du 13 mai et revendiquer la paternité du mouvement de contestation. Malheureusement, il a gâché l’aspect positif de son acte en voulant faire le geste de trop. Deuxième question : n’y a-t-il vraiment rien qui puisse être mis de positif sur le compte de la HAT ? Réponse : oui, il n’y a rien. Nous avions dénoncé ici un ensemble de faits incongrus, qui sont peu à peu rectifiés. Mais remettre en place ce qu’elle a détruit ne doit pas valoir au pouvoir de transition de quelconques félicitations. A la rigueur, cela peut leur éviter plus tard l’application de la peine maximale prévue par la Loi pour les auteurs de putsch et de mutinerie.
Les communautés nationale et internationale attendent donc la HAT au tournant. Ils ont engagé un coup d’État dans le but prétendu de remettre le pays sur de bons rails en matière de bonne gouvernance, de démocratie et de respectabilité. Or, en faisant le bilan de ce que Madagascar a perdu depuis Janvier 2009 sur le plan de l’économie, de la stabilité interne, de la respectabilité externe, et des perspectives pour le futur, il y a énormément plus de raisons de s’affliger que de se réjouir. Et pour couronner le tout, les dissensions commencent à apparaitre dans ce patchwork hétéroclite qu’est le régime de transition ; les discours des politiciens s’extrémisent et le terrorisme fait son apparition : tout ceci n’augure rien de bon pour les semaines à venir. Si cela continue, le pire ne sera certainement pas derrière nous. Mais cela, seul le peuple s’en préoccupe.
Quant à nos tocards de politiciens, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition ; qu’ils soient à Neuilly, Ambatobe ou Johannesburg ; qu’ils soient new wave ou vieux croutons ; qu’ils soient spermatozoïdes en devenir ou dinosaures en post-retraite avancée ; ils se donnent tous la main à distance pour psalmodier cette citation de Louis Latzarus, « En démocratie, la politique est l’art de faire croire au peuple qu’il gouverne ». Pas de miracle mon ami : quand on contemple la classe politique malgache, il n’y a pas que les vaches qui rient.
P.-S. Ainsi qu’il vous avait été annoncé il y a quelques jours, je quitterai cette semaine le statut d’éditorialiste régulier de Tribune.com pour un ensemble de raisons que je vous expliquerai bientôt. Pour permettre à Patrick (et Rom1) de se préparer à affronter la relative solitude de la période qui va suivre, vous aurez donc à me subir une dernière fois chaque jour ouvrable de cette semaine. Avec toutes mes excuses pour m’imposer ainsi quotidiennement sur votre écran.
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 | Sujet: Re: Coopération pour relancer l'économie Jeu 20 Aoû - 17:30 | |
| 20 août dans l'Express source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=28868| Citation: |
PPN
Les Saoudiens se font attendre Des produits de première nécessité à prix moins chers. Telle a été la promesse d'un groupe d'opérateurs saoudiens venus à Madagascar au mois de mai. Les premiers arrivages devraient arriver, initialement, vingt jours après leur départ. Un délai qui, jugé trop optimiste, est reporté à une date indéterminée pour des raisons logistiques. Des produits arabes, dont l'huile alimentaire, commencent à envahir le marché notamment en province, mais leur importation ne concerne pas le groupe. Quatre mois après, encore rien sur le marché. « Pour le moment, nous n'avons pas encore reçu de geste de leur part dans ce cadre-là », avance un responsable auprès du ministère du Commerce. Les consommateurs locaux ont été déboutés. Néanmoins, les produits abondent sur le marché. Les lieux de provenance sont multiples, dont principalement la Malaysie pour le lait ou l'huile. Par ailleurs, une baisse de prix a été constatée. Pour l'huile alimentaire de marque Huilor, le litre est vendu à 4 400 ariary si pendant les périodes de crise, elle était vendue à 7 000 ariary. Lantoniaina Razafindramiadana Date : 20-08-2009
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