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 Démocratie ?

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R@koto
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MessageSujet: Re: Démocratie ?   Jeu 5 Mar - 21:50

et encore cet article de la Gazette qui tourne ce soir sur le net





Citation:
REPRESSION DE LA PLACE DU 13-MAI

Les mercenaires blancs en action

Répression particulièrement énergique du rassemblement de la Place du 13-Mai, hier. Tout le secteur du centre ville a été bouclé de bon matin et tous ceux qui tentaient de s'approcher ont été refoulés à coups de grenades lacrymogènes et de coups de fusil en l'air.
C'était la première fois dans l'histoire du pays que le meeting de la Place du 13-Mai a été interdit par la force, en infraction avec les principes de la liberté de réunion et d'expression. Le fait n'étonne pas du régime Ravalomanana dont les dérives dictatoriales se multiplient à la faveur de l'actuelle crise.
En tout cas, pour la première fois, les opérations de répression de la Place du 13-Mai, hier, ont donné aux journalistes malgaches l'occasion de voir les mercenaires en action. Jusque-là, on n'était au courant de leur existence que par ouï-dire. Hier, on les a vus en chair et en os, exerçant une autorité certaine sur les officiers et les troupes de l'Armée malgache. Alors que les détachements de l'EMMO-NAT (Armée, Gendarmerie et Police) nettoyaient les abords de la Place du 13-Mai et repoussaient la foule vers la périphérie, on vit venir un groupe de six « vazaha » (Européens) en tenue civile, coiffés de casquette à visière, se déplaçant deux par deux et franchissant les barrages sans hésitation. Ils ont alors approché un colonel de l'Armée malgache et lui ont intimé l'ordre de refouler la foule, éventuellement en tirant dans les jambes. Interrogé sur la présence de ces « vazaha » dans la zone sécurisée, le colonel a indiqué qu'il s'agissait de touristes ( !). Un journaliste ayant pris d'assez près une photo de l'un de ces « touristes », ce dernier s'est précipité pour arracher l'appareil en lâchant l'exclamation « excuse-me ! ».. Mais il ne put parvenir à ses fins car les journalistes firent bloc autour du photographe.
Dès lors, pour se prémunir contre les initiatives des photographes de presse, les « touristes » se dissimulèrent derrière les camions de l'Armée malgache. Un colonel cagoulé de l'EMMO-NAT commanda aux journalistes de se disperser afin de faciliter le travail de ses hommes. Les gens de presse n'ayant pas obtempéré, l'officier donna à ses troupes l'ordre de former un rideau pour masquer les « touristes mercenaires ».
Chez les militaires qui ont refusé de se plier à cette consigne, certains soufflèrent aux journalistes que ce sont « ces vazaha qui donnent les ordres ». Quand il fut acquis que le site était solidement tenu, les « touristes » embarquèrent à bord d'une Jeep Sovamag de l'Armée malgache qui prit une direction inconnue.
Ces « vazaha » seraient donc les mercenaires qui, selon les rumeurs, ont été recrutés par Marc Ravalomanana en Afrique du Sud, malgré les dénégations de l'ambassade de ce pays à Antananarivo. Si certains ont pris soin de se cacher hier, d'autres n'ont pas craint de s'afficher et de jouer les vedettes. Quelques-uns sont d'un âge respectable, approchant même des 70 ans, tandis que d'autres ont juste dépassé les 30 ans. Comme beaucoup de chefs d'Etat africains, qui n'ont qu'une confiance limitée en l'Armée de leur pays, Marc Ravalomanana a, chuchote-t-on, recours aux services d'Executive Outcomes, célèbre société « de sécurité » basée en Afrique du Sud. Les hommes de cette agence n'apprécient pas les qualifications « mercenaire », « barbouze » et « affreux », et leur préfèrent l'expression « agents de sécurité ». Executive Outcomes a été fondée en 1989 par un officier supérieur des forces spéciales sud-africaines qui ont combattu les mouvements d'émancipation des Noirs sous l'apartheid. Il est vraisemblable que les « touristes » âgés aperçus hier Place du 13-Mai ont jadis réprimé les « manifs » de l'ANC en Afrique du Sud sous l'apartheid.
Signalons qu'avant d'être chef d'Etat, Marc Ravalomanana avait déjà recours aux services des « mercenaires » d'Afrique du Sud. En effet, ses deux gardes du corps bien connus du public malgache, Jean-Marc Koumba et Adrian Burrows, ont été fournis par Executive Outcomes. Ayant quitté le service chez Marc Ravalomanana en 2005, mais ayant épousé des filles du pays, ces deux « gorilles » sont de temps en temps aperçus à Antananarivo.
Certaines sections de notre Armée auraient eu des velléités de coup d'Etat pour régler l'actuelle crise. Elles en ont été dissuadées par la situation de la garde présidentielle, encadrée, armée et entraînée par les officiers étrangers aperçus hier. Puissamment équipée derrière les remparts d'Iavoloha, la garde présidentielle serait à l'heure actuelle invincible…

Lambo T. et Adelson R.

----- Original Message ----- From: ........ Sent: Thursday, March 05, 2009 2:53 PM

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MessageSujet: Re: Démocratie ?   Ven 6 Mar - 18:12

la dernière vidéo du 04 mars 2009


http://www.dailymotion.com/search/madagascar+crise/video/x8kxm5_tvplus-4-mars-2009_news

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MessageSujet: Re: Démocratie ?   Lun 9 Mar - 9:25

Une analyse du SEFAFI qui me parait très pertinente
Parue dans La Tribune le samedi 28 février 2009


http://www.madagascar-tribune.com/Une-relecture-proposee-par-le,11250.html

Et l'éditorial de la Tribune du 7/03 :


Editorial
Auto-dérision
samedi 7 mars 2009, par Ndimby A.

http://www.madagascar-tribune.com/Auto-derision,11315.html

Dans un pénitencier international, les prisonniers sont placés en groupes dans de profonds trous, en fonction de leurs nationalités. Le Secrétaire général des Nations unies y effectue une visite pour contrôler l’application des Droits de l’Homme, et constate que devant chaque trou, il y a des gardes sévèrement armés pour empêcher les évasions.

Cependant il note qu’un trou est laissé sans surveillance, alors que des prisonniers s’y trouvent. Etonné, il demande une explication au directeur, qui lui répond qu’en fait, « ce sont des Malgaches. Il n’est nul besoin de les garder, car ils se surveillent eux-mêmes. Dès que l’un tente de s’échapper, ce sont ses compatriotes qui se chargent de le ramener dans le trou ». Essayez de sourire, c’était une blague.

Bien entendu, en tant que Malgache, on ne peut que rire jaune à la lecture de cette blague, qui ne peut être qu’une sale blague racontée par des abrutis dans une soirée fortement avinée. Comment peut-on ainsi s’attaquer à nous autres, peuple élu, peuple de braves, peuple à la richesse culturelle infinie, « race supérieure habitée par le génie malgache », voire selon l’étrange philosophe Xhi, peuple du « pied droit de Dieu et dont la France serait la main gauche ». Et tout ça, malgré notre PIB microscopique et nos crises politiques tellement cycliques qu’elles en deviennent une maladie chronique.

Le complexe de l’insulaire
Nous autres malgaches avons une haute opinion de nous-mêmes. Sans doute est-ce le fruit de notre insularité. Nous avons la plus belle nature au monde, mais Maurice qui est beaucoup plus petite accueille énormément plus de touristes. Les commandants de bord d’Air Madagascar se vantent de l’expression « atterrissage à la malgache » pour vanter leurs kiss landings et sans doute faire croire qu’ils ont inventé le concept.

Chaque apparition d’un étranger dans une sphère considérée de souveraineté nationale est qualifiée de sacrilège, nous confinant ainsi dans une mondialisation bancale où nous ne pouvons nous enrichir d’une fréquentation positive et intelligente d’autres peuples et d’autres cultures. Nous nous sentons forts. Nous nous sentons intelligents. Nous nous sentons doués. Et la pauvreté ou les crises politiques ne peuvent donc qu’être des accidents de parcours. De la faute des bailleurs de fonds, de la faute des politiciens, de la faute des réseaux mafieux, de la faute à pas de chance, de la faute au voisin, de la faute aux grandes puissances, de la faute aux cyclones, de la faute au karma, de la faute des autres. Mais, ne faisons-nous pas partie des autres ?

Il fut un temps, quand l’équipe nationale de football s’appelait encore Club M (avant de noyer sa déchéance dans des changements de noms d’animaux, sans que cela n’arrête par ailleurs la descente aux enfers), chaque défaite du onze national à l’extérieur était pudiquement cachée derrière des explications oiseuses. On a été mal accueillis, c’est l’arbitre qui a triché, la nourriture était infecte, il faisait trop chaud, l’herbe était trop haute. Et tutti quanti. Et tutti frutti. C’est cette habitude à refuser d’admettre nos faiblesses pour les cacher derrière des arguments fallacieux qui nous plonge encore à la queue de tous les classements mondiaux en matière de pauvreté et de développement.

Cendrillon et Cosette ?
La réussite insolente de Maurice, devenue indépendante en 1968, soit huit ans après nous, doit nous engager à nous poser les bonnes questions. En 2007, selon le site web de la Banque mondiale, le PIB par habitant (constant 2000 US$, comprenne qui pourra cette formule ésotérique) était pour Madagascar de 246$ et pour Maurice de 4.700$. En 1980, ces chiffres étaient respectivement de 342$ et 1.571$. Comment expliquer le développement parallèle du miracle Mauricien et du désastre Malgache ? Interrogé à ce sujet en 2001, Didier Ratsiraka répond « je ne voudrais pas discréditer nos amis Mauriciens, mais tout est relatif. Il est plus facile de diriger un pays d’un million d’habitants qu’un autre de 16 millions d’habitants » (cité par G. Raharizatovo in Madagascar 2002, Genèse et silences d’une crise). Encore une fois, c’est la faute à pas de chance. Ou à la démographie galopante des Malgaches, dont beaucoup en milieu rural n’ont pas la télévision, et doivent donc trouver d’autres divertissements nocturnes. D’ailleurs à la réflexion, ce dernier point est aussi un problème de développement, ramenant au pouvoir d’achat et à l’électrification rurale...

Bien entendu, on peut élaborer des thèses entières sur l’analyse parallèle de la situation de Madagascar et de l’Ile Maurice, sur la base de paramètres économiques, sociologiques, politiques ou historiques. Mais pour faire simple, il est possible d’affirmer sans coup férir qu’il y a au moins quatre points fondamentaux.

Primo, la sagesse de choix économiques à des moments cruciaux. Alors que Didier Ratsiraka se fourvoyait sur les voies ténébreuses du paradis socialiste, Maurice lançait son programme de développement sur la base du triptyque ambitieux sucre - textile - tourisme.

Secundo, la stabilité politique. La démocratie mauricienne est une des plus stables du monde, et elle ne s’est jamais égarée dans des crises politiques violentes et autres prises de pouvoir par la rue grâce à un respect sacro-saint de la Constitution.

Tertio, une capacité de vision à long terme. Alors que l’Ile Maurice vit encore très bien des subsides du tourisme, les autorités mauriciennes ont lancé un vaste programme de réformes pour adapter l’économie du pays aux évolutions futures de l’économie mondiale, et se focaliser sur d’autres opportunités telles que les services financiers.

Et enfin, une réussite de la gestion de son melting-pot, pourtant bien complexe, entre créoles blancs, chinois et indiens. On ne s’embarrasse pas de priorités basées sur côtier, ambaniandro ou karana.

Le malgache et le développement
Le malgache est-il fait pour le développement ? Le malgache est-il fait pour la démocratie ? A priori ces deux questions peuvent sembler être provocatrices, voire choquantes. En fait, elles le sont. Mais au-delà de la provocation, le contexte de cette crise politique et la situation de notre pays après 50 ans d’Indépendance invitent à une véritable réflexion sur la mentalité malgache, sur nos valeurs et sur nos défauts.

Dictons, proverbes et autres expressions usuelles sont une bonne illustration de la mentalité populaire. Or que dit-on à Madagascar ? Ny hazo avo halan-drivotra (le vent a horreur des arbres trop hauts), véritable hymne à la médiocrité pour appeler chacun à ne pas se faire remarquer et à ne surtout pas faire de zèle. Valala anaty harona, izay miakatra ambony sintomina hidina (des sauterelles dans un panier, celles qui essaient de s’en sortir sont tirées par le bas par leur congénère).

On pourrait multiplier ces exemples pour dénoncer les travers de notre culture, qui grâce à Zanahary, a quand même aussi et surtout des qualités, même si en ces temps troublés, lesdites qualités ne sont pas très visibles. On pourrait également parler de notre rapport au temps, très « flexible » (entendre par là que nous autres Malgaches avons des problèmes avec la ponctualité). Ou de notre mora mora légendaire, si légendaire qu’il en devient péjoratif.

Ray aman-dReny
La culture Malgache, dit-on, accorde une valeur quasi-sacrée aux Ray aman-dReny (parents), qualificatif accordé aux aînés par leur âge ou leur fonction dans une communauté donnée, et par extension, à ceux qui détiennent une fonction de responsabilité : chef d’Etat, chef d’entreprise, chef d’Eglise, chef de fokontany, chef de service, papy, tonton fortuné… Ce sont les aînés qui doivent pouvoir servir d’arbitres, de recours, de soutien, de protecteur. Ce respect autrefois accordé aux anciens s’est dévoyé dans des travers que certains ont résumé ainsi : Article 1, le Ray aman-dReny a raison. Article 2, le Ray aman-dReny a toujours raison. Article 3, quand le Ray aman-dReny a tort, appliquer les articles 1 et 2. Cela créée une société sclérosée, incapable d’établir un conflit intergénérationnel, sauf par des mouvements de rue.

La cote de la valeur Ray aman-dReny s’est également effritée au fil du temps. Sans doute est-ce le fruit d’une absence de management éducatif de la part des responsables (église, école, parents mais aussi politiques) qui ne permet pas aux jeunes générations de créer une synergie entre le flux de repères étrangers et le socle des valeurs Malgaches. Ainsi, la culture Malgache est devenue non pas une culture métissée, mais une culture bâtarde qui se ne pratique plus au quotidien que dans les kabary (discours) d’usage lors des famangiam-pahoriana (visites de condoléances), ou dans les famadihana. Mais les générations plus âgées ont également perdu le sens de modèle qu’il faut donner au vocable de Ray aman-dReny.

Si les Ray aman-dReny ne sont plus respectables en montrant le bon exemple, comment les zanaka (enfants) pourraient-ils les respecter ? On se souvient que le début de cette crise politique avait commencé début Janvier 2009 par des échanges à distance entre MM. Ravalomanana et Rajoelina sur le thème des relations entre Ray aman-dReny et zanaka, le premier exigeant une forme de respect que le second se refusait à lui donner. Faute de consensus à ce sujet, quelques semaines plus tard, le dialogue se muait entre Chef suprême des armées et leader insurrectionnel...

La culture Malgache, dit-on, accorde également une valeur quasi-sacrée au Fihavanana, expression devenue litanie sans qu’on ne sache plus très bien ce qu’elle recouvre. Avec ce qui se passe actuellement, on ne peut que se poser des questions. En outre, la culture Malgache est une culture de marimaritra iraisana, qui ne signifie pas toujours consensus (ce qui aurait été une bonne chose), mais plutôt compromis. Dans le pire des cas, le marimaritra iraisana est le mauvais arrangement. C’est la compromission qui a fait tout le monde courber l’échine devant les abus de Marc Ravalomanana depuis 2002, pour éviter les « problèmes » (cela est valable pour le FFKM, la communauté internationale et la société civile, à l’exception notable du SEFAFI et du CONECS). C’est la compromission qui a fait que tout le monde, au début, a trouvé son compte dans les agissements de Andry Rajoelina, avant de s’effarer de ce train à grande vitesse sans frein ni marche arrière.

Les lignes qui précèdent auraient pu être considérées comme une insulte à la « grandeur Malgache » si elles avaient été écrites par un étranger. Mon statut de fils de l’Ile m’autorise à les mettre aujourd’hui dans le débat. Car au-delà de la solution qu’il faudrait bien qu’un jour on trouve à cette crise, il y a sans doute aussi une réflexion plus profonde à entamer sur les causes structurelles de la situation présente. Ainsi, un jour quittera-t-on peut-être le Mur des lamentations, ou les escalades continuelles du mur de Jericho (1).


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Note : (1) Depuis la crise de 1991, le Mur de Jericho est une expression utilisée par la foule du 13 mai lors des crises pour désigner le régime en place.
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Madaphile
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MessageSujet: Re: Démocratie ?   Lun 9 Mar - 17:06

Dans "Le Monde" cet après-midi

http://www.lemonde.fr/international/article/2009/03/09/l-opposant-malgache-rajoelina-place-sous-protection-de-l-onu_1165609_3210.html

L'opposant malgache Rajoelina placé sous protection de l'ONU
LEMONDE.FR avec AFP | 09.03.09 | 16h30

L'opposant malgache Andry Rajoelina, en conflit avec le président Marc Ravalomanana et qui vivait caché depuis plusieurs jours, a été "placé sous la protection des Nations unies dans une résidence diplomatique", ont annoncé, lundi 9 mars, les Nations unies. "Dans le cadre des efforts pour résoudre la crise malgache, préserver la paix et la stabilité, les Nations unies ont décidé de placer M. Rajoelina sous leur protection dans une résidence diplomatique", a déclaré un représentant de l'ONU, qui ne précise pas où se trouve cette résidence. "Ces derniers jours, M. Andry Rajoelina a exprimé à plusieurs représentants de la communauté internationale ses inquiétudes sur sa sécurité", a ajouté ce représentant de l'organisation internationale

Andry Rajoelina, destitué début février de son poste de maire d'Antananarivo, vivait caché depuis plusieurs jours après une tentative d'arrestation avortée, jeudi 5 mars, visant sa résidence à Antananarivo. Samedi, il avait dit être désormais "caché en lieu sûr". Un autre communiqué de l'ONU ajoute que "le président de la République [Marc Ravalomanana] a promis à M. Dramé [représentant de l'ONU dans la médiation malgache] qu'il garantissait la sécurité de M. Andry Rajoelina et de ses collaborateurs". "Le président de la République a dit qu'ils pouvaient se déplacer librement et qu'ils ne feront pas l'objet d'arrestation", ajoute le communiqué transmis à la presse.
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zazanatany
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MessageSujet: merci La Tribune   Lun 9 Mar - 23:15

Et merci à Madaphile d'avoir mis ici (en plus de ses récits chiadés de voyage) l'édito de La Tribune qui résume tout ce qui fait que le peuple Malgache stagne dans la pauvreté, tous les facteurs de blocage de toute évolution économique. Vingt fois j'ai eu envie d'écrire la même chose.
Et je crois que le fait qu'un malgache ose dénoncer publiquement les travers de la société malgache est très prometteur d'une prise de conscience collective du fait qu'il est plus que temps d'adapter la culture insulaire aux réalités économiques et démographiques tout en en conservant l'esprit. (ouf, fin de la phrase)
Mais, évidemment, tous ceux qui profitent du système, qui n'ont rien à cirer de la misère du peuple, qui veulent seulement que ça continue ou avoir leur tour au ratelier sont contre toute évolution.

Nous les non-malgaches amoureux fous de Mada, nous sommes catastrophés, désespérés, de voir que ce pays qui pourrait vivre à peu prés bien compte tenu de tous ses potentiels reste parmi les plus pauvres du monde. Même si la densité de 4x4 de luxe à Tana est une des plus fortes de la planète.

Par rapport à ça, l'analyse du SEFAFI, certes pertinente, reste un exercice purement intellectuel dans lequel on ne voit pas qu'est ce qu'il faut faire en pratique sinon la politicaillerie, la course aux places rentables, etc.., bref tout comme depuis 50 ans.
Et en plus, ils balancent sur tout le monde sauf sur TGV (alors qu'ils savent bien qui est derrière), ce qui enlève beaucoup de crédibilité au propos.
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R@koto
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MessageSujet: Re: Démocratie ?   Jeu 12 Mar - 20:02

un autre point de vue dans : http://www.afrik.com/article16403.html


Citation:
Elia Ravelomanantsoa : « Andry Rajoelina s’est laissé déborder ! »
L’ancienne candidate aux Présidentielles de 2006 livre son analyse sur la crise à Madagascar

Madagascar s’enlise dans la crise politique. Après la démission du ministre de la Défense, c’est au tour de l’armée de remplacer, mercredi, son chef d’etat-major, Edmond Rasolofomohandry, qui avait exhorté, la veille, les décideurs politiques à trouver un terrain d’entente. Sur la grande Ile, les négociations ne semblent pas être à l’ordre du jour. Andry Rajoelina, l’opposant malgache, a d’ailleurs fait part, mercredi, de son refus de participer demain à des assises nationales censées sortir le pays des troubles. Pour mieux comprendre la situation politique, Afrik.com a interviewé, Elia Ravelomanantsoa, candidate aux Présidentielles de 2006 et ancienne collaboratrice d’Andry Rajoelina.






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mercredi 11 mars 2009, par Stéphanie Plasse

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Au total, une centaine de personnes sont mortes à Madagascar depuis le 26 janvier dans les violences qui ont entaché la crise politique. Le conflit s’enlise et le président malgache, Marc Rvalomanana, et son opposant, Andry Rajoelina peinent à trouver un terrain d’entente. Et selon Elia Ravelomanantsoa, la situation politique n’est pas prête de s’arranger. La candidate aux élections présidentielles en 2006 et ancienne collaboratrice d’Andry Rajoelina compte sur la population pour pouvoir mener à terme les négociations. Cette femme politique malgache croit à l’émergence d’une conscience politique chez les jeunes qui pourra rivaliser avec le pouvoir. Interviewée par Afrik.com, Elia Ravelomanantsoa revient sur la situation politique de Madagascar et notamment, sur les raisons de l’échec de ces négociations.

Afrik.com : La situation a-t-elle empiré depuis l’élection de Marc Ravalomanana en 2006 ?
Elia Ravelomanantsoa : La situation a empiré pendant les élections de 2006. Pendant ces élections, les candidats ont demandé le changement du code électoral. Entre autres, mettre en place le bulletin unique pour éviter les fraudes. Mais il s’est avéré que les candidats et, moi y compris, avons reçu la liste électorale 24 heures avant le scrutin. A partir de là, les partis d’opposition ont exprimé leur désaccord avec le process électoral en ne proposant plus de candidats. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, qui fait partie de la société civile et du secteur privé, a pu être élu en tant que candidat indépendant. Ça a empiré aussi car les opposants et les personnes de la société civile, qui pouvaient exprimer quelques opinions, n’avaient pas le droit de cité ni à la télévision nationale ni à la radio nationale.

Afrik.com : Que pensez-vous d’Andry Rajoelina, l’opposant malgache ?
Elia Ravelomanantsoa : J’ai travaillé avec lui, à la mairie d’Antananarivo, dans le cadre d’un triumvirat. On a travaillé beaucoup dans l’esprit d’aider un jeune maire qui avait du mal à subir les assauts politiques pendant les neuf premiers mois. Et beaucoup aussi pour trouver d’autres voies puisque la mairie d’Antananarivo était déclassée en termes de catégorie budgétaire, de rang protocolaire… L’idée d’Andry Rajoelina de vouloir aider la capitale était fort louable. Dans cette logique, nous avons développé la télévision VIVA qui était un moyen pour la mairie de faire adhérer la population à ses plans de développement. Quand cette chaîne a été fermée, je me suis mise du côté de la démocratie afin de donner à la population le moyen de s’exprimer. La liberté d’expression doit être respectée. Je n’ai pas désapprouvé au départ les actions d’Andry Rajoelina en revanche pour ce qui est du mouvement, je pense que même lui ne s’attendait à être suivi par autant de personnes. Il s’est laissé déborder ! Emporté par ce mouvement, il a durci l’affrontement à tort ou à raison. Effectivement, ce mouvement n’a pas été organisé, structuré, c’est cela qui a été ressenti.

Afrik.com : Il n’avait pas ces prétentions quand il est arrivé à la mairie d’Antananarivo…
Elia Ravelomanantsoa : Absolument pas. Il n’avait pas de prétentions nationales. Il s’est vu devenir du jour au lendemain le symbole d’une frustration sur plusieurs plans. Que ce soit sur le volet social par rapport à la pauvreté accrue, à la baisse du pouvoir d’achat, à la visibilité de l’écart entre les couches nanties et les défavorisés avec un monopole entier sur des pans de l’économie.

Afrik.com : Marc Ravalomanana a tiré sur la foule en février dernier. N’a-t-il pas signé son arrêt de mort politique ?
Elia Ravelomanantsoa : Dans tous les cas, un point de non-retour. Le peuple malgache est un peuple pacifique. C’est un peuple de consensus. S’il manifeste c’est pour dialoguer, pour discuter. Il attend en retour des formes d’expression, pas forcément une répression. Même si cette répression se fait de plus en plus dure et de plus en plus organisée par l’armée ou par mercenaires interposés, le peuple peut se ranger mais ne légitimera plus dans son âme et dans son cœur la présence de ce pouvoir.

Afrik.com : Cette répression armée ne favorise pas Marc Ravalomanana pour les prochaines élections prévues en 2011…
Elia Ravelomanantsoa : Pour l’instant, je pense qu’il agit au jour le jour. Pressé par deux priorités : être honoré par l’effectivité du sommet de l’Union africaine prévu en juillet prochain et par le sommet de la francophonie en 2010 qui doivent se dérouler à Antananarivo. Il ne voit pas les choses en terme électoral. Il y a aussi le fait qu’il a des intérêts économiques très importants sur le territoire et cela aussi en tant que chef d’entreprise.

Afrik.com : On a vu la population piller les magasins « Tiko » appartenant à Marc Ravalomanana lors des émeutes en marge des rassemblements organisés par Andry Rajoelina… Cette mainmise n’était-elle pas à l’origine de ces pillages.
Elia Ravelomanantsoa : Sûrement mais ce serait trop manichéen de restreindre cette frustration à l’expression économique. Je pense aussi qu’il y a, au-delà de l’aspect purement matériel des choses, une volonté de se positionner contre cette oppression permanente. Nous sommes en face d’un peuple qui compte 60 % de jeunes, qui vit à l’heure des nouvelles technologies et qui admet de moins en moins toutes formes d’oppression sans dialogue.

Afrik.com : Pensez-vous à une émergence d’une conscience politique chez les jeunes ?
Elia Ravelomanantsoa : Une conscience politique s’est éveillée. Et ce que je fais s’inscrit dans cette logique. Je me suis mise un peu en recul du mouvement. Je pense qu’il faut une phase de réflexion en temps de crise. Préconiser une concertation nationale à tous les niveaux en terme de genre par exemple. Le fait d’être une femme politique et de surcroît transgénérationnelle me permet de fédérer certaines idées et construire, par cette concertation nationale, par des forums, une réconciliation des Malgaches avec eux-mêmes. Il faut que les jeunes prennent part à la vie politique. Et construire un parti, une structure politique, qui puisse être une structure de gouvernance avec un projet de société, des visions partagées. Il faut vraiment réfléchir à l’alternance, car je pense que c’est le gros problème du mouvement d’Andry Rajoelina. Il est arrivé tellement vite que personne a eu le temps de le structurer avec une projection possible et c’est ça qui fait que nous sommes dans cette situation.

Afrik.com : Le mouvement est en train de s’essouffler. Pensez-vous qu’il va disparaître ?
Elia Ravelomanantsoa : A mon avis, il ne retombera plus jamais. Quoiqu’il arrive, ce mouvement restera latent. La plupart des partis politiques se sont construits autour de Marc Ravalomanana. Le président n’a fait que frustrer l’opinion. On parle souvent de crise cyclique à Madagascar. Vous savez nous avons eu des crises qui ont duré 9 mois. Quand on pense qu’un mouvement s’essouffle à Madagascar, il reprend toujours. Le mouvement peut s’arrêter seulement si les négociations aboutissent à quelque chose. Par exemple, le 7 février nous le démontre clairement. On pensait que c’était terminé et puis la foule s’est rassemblée le samedi.

Afrik.com : Que peut faire Madagascar pour sortir du marasme économique ?
Elia Ravelomanantsoa : Le pays doit démultiplier le microcrédit. Les jeunes sont en train de prendre conscience des limites des grandes entreprises. Ces jeunes cherchent à devenir des patrons. Il faudrait impérativement démultiplier « le micropatronat » et les formations de métiers. D’un point de vue social, les jeunes mères doivent être accompagnées. Il y a beaucoup de monoparentalité à Madagascar. Le pays souffre d’un manque de structures sociales adaptées. Avant, il y a avait des lois communautaires, maintenant les mères doivent se débrouiller vraiment toutes seules.

Afrik.com : A votre avis, pourquoi les négociations ont-elles échoué ?
Elia Ravelomanantsoa : On le doit beaucoup au manque de volonté d’abord d’un des partis ou de chacun des partis à vouloir réellement négocier. Les torts sont partagés. Maintenant, il faut voir sur le terrain comment les choses évoluent. Quand le président dit qu’il veut négocier et que, par ailleurs, il fait des répressions armées, des menaces ou des arrestations… cela exacerbe et donne une autre dimension au conflit et fait échouer automatiquement les négociations. D’autre part, il est difficile de faire négocier deux structures qui ne sont pas équivalentes. Je veux dire par là que, d’un côté on a un appareil d’Etat et que, de l’autre, on a la cristallisation de plusieurs mouvements qui ne sont pas forcément homogènes. C’est peut-être la deuxième raison de l’échec des négociations. La troisième raison, c’est l’absence de projets derrière cette négociation. Il ne s’agit pas seulement de mettre deux personnes autour de la table et qu’ils se mettent d’accord. Et puis se mettre d’accord sur quoi ? Je pense que tout cela vient d’un manque de communication et du fait que la population se trouve encore et toujours exclue de ces négociations.

Afrik.com : Vous pensez que le rôle des Nations unies n’a pas été probant dans ces pourparlers…
Elia Ravelomanantsoa : Pour l’instant, ça n’a pas été probant. Il faudrait peut-être que les Nations unies aillent plus profondément, au lieu de ramener des schémas de Mauritanie ou d’ailleurs. Il faut aller plus profondément dans les causes et les maux de cette crise parce que ce n’est pas seulement un conflit entre deux égos …

Afrik.com : Serez-vous candidate aux Présidentielles de 2011 ?
Elia Ravelomanantsoa : Je suis déjà candidate à fédérer, à construire ce parti [dont elle exprimait précédemment les contours]. Ce que j’espère, c’est qu’il y ait des primaires dans ce parti. Il faut arrêter de focaliser un parti sur une personne. Il faut que de vraies structures survivent aux personnes. Même si je ne suis pas à la tête de ce parti, j’aiderai à le construire.


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MessageSujet: Est-ce le coup d'Etat ?   Lun 16 Mar - 18:59

Dans "Le Monde" de ce soir :
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2009/03/16/des-explosions-entendues-pres-du-palais-presidentiel-a-madagascar_1168235_3212.html#ens_id=1145198

Des militaires sont entrés, lundi 16 mars en début de soirée, dans les bureaux de la présidence malgache situés dans le centre d'Antananarivo et délaissés par le président, Marc Ravalomanana. Des tirs nourris ont été entendus dans les bâtiments.

Plus tôt dans la journée, le chef de l'opposition avait demandé aux forces de l'ordre d'arrêter "sans retard" le chef de l'Etat. "Andry Rajoelina est impatient de prendre ses fonctions", a-t-il dit en parlant de lui à la troisième personne devant ses partisans rassemblés dans la capitale, dont il est le maire déchu.

D'après le commandant de la gendarmerie nationale, des éléments de la garde présidentielle malgache ont fait défection au moment de réintégrer leur unité d'origine dans les forces armées. Une partie des forces de sécurité s'est d'ores et déjà rangée derrière l'opposition. Dans la matinée, deux explosions ont été entendues près du palais présidentiel mais, jusque-là, rien n'indiquait qu'il s'agissait d'une attaque de l'opposition ou de l'armée contre la résidence de Marc Ravalomanana.

L'Union africaine (UA), réunie d'urgence à Addis Abeba, a prévenu l'opposition et l'armée malgaches qu'elle condamnerait toute prise illégale du pouvoir à Antananarivo. "Si l'opposition veut s'emparer du pouvoir sans avoir rempli les obligations légales et constitutionnelles, ce sera un coup d'Etat et nous condamnerons", a affirmé à la presse le président en exercice du Conseil de paix et de sécurité de l'UA.

Les troubles de ces derniers mois à Madagascar ont fait 135 morts. Ils risquent de porter un coup très grave au secteur du tourisme, qui rapporte 390 millions de dollars de devises par an, et de faire fuir les investisseurs étrangers présents notamment dans la prospection pétrolière et minière. Malgré ses immenses richesses agricoles et minières, l'île est l'un des pays les plus pauvres d'Afrique.

Et sur le "film" de Sobiika :

19H20 : Les militaires du Capsat seraient a l'intérieur du Palais d'Ambohitsirohitra. 3 tirs de canons rocket en ont été tirés
19H15 : La banque centrale est "ouverte"par des militaires non confirmée. Des blindés ont tiré sur le palais Ambohitsirohitra.
19H11: des témoins parlent de tirs et explosions de rocket à Ambohitsirohitra (entendu depuis
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MessageSujet: Re: Démocratie ?   Lun 16 Mar - 19:08

il y a 32 min sur


Reuters presse

Richard Lough et Alain Iloniaina


L'armée est intervenue dans la lutte pour le pouvoir à Madagascar en se rangeant aux côtés de l'opposition et en prenant le contrôle d'un palais présidentiel et de la banque centrale. Lire la suite l'article


L'OPPOSITION MALGACHE DEMANDE L'ARRESTATION DU PRÉSIDENT


Deux chars ont pénétré de force lundi dans l'enceinte du palais présidentiel, tandis qu'une forte explosion et des tirs étaient enregistrés dans le centre de la capitale, Antananarivo.

Le président Marc Ravalomanana, dont l'ancien maire de la capitale, Andry Rajoelina, réclame l'arrestation, ne se trouvait pas sur place. Il a trouvé refuge dans un autre palais, situé à une dizaine de km de la capitale.

"Le palais est occupé. C'était notre mission pour aujourd'hui. Pour l'instant, nous n'avons pas d'autres ordres", a déclaré à Reuters un colonel occupant le palais.

Prié de dire si l'armée envisageait d'envoyer des chars vers l'autre palais présidentiel, l'officier supérieur, qui a requis l'anonymat, a répondu: "Non. Pour l'instant, nous n'avons pas d'autres ordres".

"Impatient" de prendre le pouvoir, le chef de file de l'opposition a demandé à la police et à l'armée d'arrêter le chef de l'Etat.

"Je demande à l'armée et à la police, et à tous ceux qui le peuvent, de mettre en oeuvre l'injonction du ministre de la Justice, parce qu'Andry Rajoelina est impatient de prendre ses fonctions", a-t-il dit en parlant de lui à la troisième personne devant ses partisans rassemblés, mais en moins grand nombre qu'auparavant, dans la capitale.

Christine Razanamahasoa, nommée "ministre de la Justice" dans le gouvernement parallèle mis sur pied par l'opposition, avait annoncé un peu plus tôt devant le même rassemblement qu'elle ordonnait aux procureurs d'arrêter le chef de l'Etat.

Le chef d'état-major de l'armée malgache a déclaré que les militaires de la Grande Ile de l'océan Indien soutenaient "à 99%" Andry Rajoelina.

"Nous sommes ici pour le peuple malgache", a déclaré lors d'une conférence de presse le colonel André Ndriarijaona. "Si Andry Rajoelina peut régler le problème, nous sommes derrière lui".

La police et la gendarmerie étaient également représentées à la conférence de presse.

Auparavant, l'ex-maire de la capitale, démis de ses fonctions par son rival, avait rejeté la proposition du président d'organiser un référendum pour sortir le pays de la crise, qui a fait au moins 135 morts depuis le début de l'année.

"Le référendum est d'ores et déjà fait. La population s'est déjà exprimée. Il n'y a pas lieu d'organiser un référendum", a déclaré Rajoelina à la télévision nationale. "La démission de Ravalomanana, voilà la solution!", a-t-il ajouté.

TGV

Rajoelina, surnommé TGV pour son tempérament de fonceur, qualifie Ravalomanana d'autocrate dirigeant le pays comme une entreprise privée, tandis que ce dernier accuse son rival d'être un fauteur de troubles voulant s'emparer du pouvoir illégalement.

L'opposition a pris samedi possession de la Primature, les bureaux du Premier ministre, déclarant qu'elle assumait le pouvoir et promettant des élections d'ici deux ans.

Une mutinerie a éclaté il y a une semaine dans une importante caserne des environs d'Antananarivo, le Capsat, où des mutins ont réclamé le départ de l'actuel président tout en excluant la formation d'une junte militaire.

Lors d'une réunion d'urgence consacrée à la situation à Madagascar, l'Union africaine a condamné lundi une "tentative de coup d'Etat". De leur côté, les Nations unies ont dépêché Tiébilé Dramé, ancien ministre malien des Affaires étrangères, pour jouer un rôle de médiation.

Dramé a appelé lundi de ses voeux la constitution d'un gouvernement d'union nationale. "A l'issue de cette crise, Madagascar aura besoin d'un gouvernement de consensus qui devra aller au-delà de Ravalomanana et de Rajoelina", a-t-il dit à Reuters. "Madagascar doit tourner le dos au cycle de violence. La seule voie possible pour trouver une solution est celle du dialogue et de la démocratie".

Les troubles de ces derniers mois risquent de porter un coup très grave au secteur-clé du tourisme, qui rapporte 390 millions de dollars de devises par an, et de faire fuir les investisseurs étrangers présents notamment dans la prospection pétrolière et minière.

L'"Ile rouge" est, malgré ses immenses richesses agricoles et minières, l'un des pays les plus pauvres de l'Afrique où une bonne partie de la population vit sans électricité ou eau potable, avec moins de deux dollars par jour et par habitant.

Version française Eric Faye et Pascal Liétout

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MessageSujet: Re: Démocratie ?   Lun 16 Mar - 19:16

a vérifier


#madagascar 250 militaires, du capsat et de la gendarmerie viennent de prendre le palais présidentiel du centre ville


source :

http://twitter.com/virginie_f24/status/1337490527

sur France 24 depuis 30 mn

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MessageSujet: scoop   Mar 17 Mar - 14:02

D'après France 24, Marc Ravalomanana a démissionné
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Démocratie ?

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