Robinson V.I.P.


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 | Sujet: Prison pour les médias ? Mer 7 Déc - 9:19 | |
| Média et justice - La prison pour les journalistes
Elle s'est délibérément inscrite à contre-courant de la "tendance actuelle à la dépénalisation" avancée par Philippe Bilger, animateur du séminaire "Justice et Médias”, organisé depuis lundi par l'Ecole nationale de la magistrature et des Greffes (ENMG) en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le Développement. Lala Andria-nasolo a expliqué que la diffamation par voie de presse est si "traumatisante" pour les victimes que "l'emprisonnement permettra aux journalistes de refléchir".
Emboîtant les pas de son collègue Philippe Bilger, Christian Regouby, expert en "communication sensible", estime, que quand la liberté d'expression se juge par une logique d'emprisonnement, c'est toujours au detriment du crédit et de la légitimité de la justice. "L'univers de la loi est concurrencé par l'opinion publique". Il semble n'avoir pas pleinement convaincu. "On est à Madagascar". Le procureur de la République a donc, lancé hier, le premier vrai débat animé du séminaire dont un des objectifs était de favoriser la "compréhension réciproque" entre la Justice et les Médias, selon Mme Lala Ratsiharovala, garde des sceaux. Une chose pourra inquiéter le monde journalistique. Il semble que l'opinion du procureur d'Antananarivo reflète le for intérieur d'un bon nombre de magistrats participants au séminaire. "On ne peut comprendre la faveur dont jouit les journalistes". Les a parté animés évoquent tous la valeur de la peine d'emprisonnement dans l'imaginaire national. Un directeur de ministère admet que "les Malgaches ne connaissent comme forme de sanction que l'emprisonnement. Si leurs plaintes ne débouchent pas sur de l'emprisonnement, ils penseront que la Justice n'a pas fait son travail". Les peines d'amende sont jugées inopérantes, d'autant plus que les difficultés de leur recouvrement, permet de les assimiler à de l'impunité. Un haut magistrat de Toliara a émis la possibilité des peines alternatives "Il y a tout un travail à faire pour les peines alternatives", explique Lucien Rakotoniaina, directeur des études au ministère de la Justice. Une formule lapidaire a frappé l'assistance. "Tout compte fait, le souhait d'un plaignant malgache serait la prison à vie pour ses adversaires". Avis aux amateurs.
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SIFAKA

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SIFAKA

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 | Sujet: Re: Prison pour les médias ? Mer 16 Aoû - 9:17 | |
| ce matin dans ma Gazette
afimahova 16-08-2006 "Les difficultés, rencontrées par les journalistes dans l'exercice de leur fonction" a été au centre de la conférence - débat organisée, lundi, par l'association des journalistes de Mahajanga (AJM) à l'hôtel de France.
Lors de cette conférence, l'AJM a projeté un mini-reportage présentant la vie d'un journaliste et les difficultés qu’il a rencontrées. La vision, que la population des journalistes majungais a du métier a également été abordée. Il a été demandé aux autorités de faciliter l'accès du journaliste aux informations et aux patrons de presse de sécuriser le métier de leurs employés, notamment par la signature d'un contrat de travail. Certains, parmi les autorités, ont reconnu que les critiques des journalistes peuvent être constructives, d'autres pensent que l'immixtion des journalistes dans leurs affaires leur sont préjudiciables. Quoi qu'il en soit, il en est ressorti que la confiance et le respect de la déontologie doivent être les bases d'une relation et entente intelligentes entre les entités. Il est toutefois évident que, dans le contexte existant actuellement dans les media et la demande de plus en plus exigeante des consommateurs, les journalistes ne peuvent se contenter de communiqués officiels mais doivent gratter la surface et aller au fond des choses, se déplacer pour voir la vérité sous tous les angles. Les journalistes, au service de la population, lui doivent la vérité. Cette manifestation entre dans le cadre de l'initiative de gouvernance locale. L'AJM est une des 16 entités bénéficiaires de la bonne gouvernance dans la région Boeny et est financée, à hauteur de Ar 60 millions. Ce projet est actuellement en phase d'expérimentation dans trois régions : Anosy, Vakinakaratra et Boeny. Il consiste à financer directement les institutions qui doivent, au départ, présenter un projet et par la suite le suivre en respectant les procédures préétablies. Les décisions sont prises par les personnes concernées, le comité de mise en oeuvre et les usagers, dans le but d 'améliorer les services au bénéfice de tous, en fait une application de la décentralisation effective. L'AJM, par cette rencontre, essaie d'aplanir les difficultés d'accès aux sources d’informations pour pouvoir diffuser des nouvelles vraies et vérifiées. Bref, de pratiquer son travail dans de meilleures conditions pour le bénéfice de la population et surtout de susciter et appliquer la participation citoyenne. la source : http://www.lagazette-dgi.info/index.php?option=com_content&task=view&id=11483&Itemid=26 |
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