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 10 sept : Zafy menace d'un gouvernement parallèle

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R@koto
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Masculin Nombre de messages: 3935
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MessageSujet: 10 sept : Zafy menace d'un gouvernement parallèle   Jeu 10 Sep - 20:42

dans l'Express du 10 septembre

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=29426

Citation:
Gouvernement
La mouvance Zafy menace
Le nouveau gouvernement de transition ne plaît pas à la mouvance Albert Zafy. Elle menace de contre-attaquer si Andry Rajoelina persiste.

La mouvance Albert Zafy lance un ultimatum au régime de la transition. Elle réclame l’annulation du gouvernement que la Haute autorité de la transition (HAT) vient de mettre en place et le retour à la table des négociations, faute de quoi, elle promet le bras de fer.
«Par sa démarche actuelle, Andry Rajoelina et sa mouvance cherchent la guerre. Si c'est le cas, nous allons nous préparer en conséquence», a déclaré Régis Manoro, membre de la mouvance Albert Zafy, hier à Ivandry.
L’ancien chef de l’État et ses lieutenants ne mâchent pas leurs mots pour fustiger l’initiative de la HAT. Ils affirment leur intention de «passer à l’acte», en réaction à la mise en place d’un gouvernement «républicain», selon les termes du Premier ministre Monja Roindefo.
Régis Manoro affirme que malgré la tension, l’heure est encore à l’avertissement. «Le Pr Albert Zafy va écrire une lettre à Andry Rajoelina pour lui demander pour la dernière fois de revenir à la table des négociations. C’est une main tendue de la dernière chance, assortie de nos conditions et de l’échéance du retour au dialogue», a-t-il continué.
L’équipe du Professeur affirme avoir l’accord des mouvances des deux anciens présidents, Ratsiraka et Ravalomanana, pour accentuer la pression. «Il pourrait y avoir des actions concertées», a-t-il indiqué. Il a, entre autres, laissé entendre l’éventualité de la nomination, de leur part, des membres de toutes les institutions de la transition. Un acte pouvant engendrer des gouvernements parallèles. «Après l’expiration de l’échéance du 9 septembre pour la mise en place consensuelle des institutions, on peut dire qu’il n’existe pas d’autorités à Madagascar», a justifié Régis Manoro.
Accord de principe
La mouvance Ravalomanana confirme son accord de principe concernant l’initiative de l’équipe d’Albert Zafy. «Ce qui s’est passé ne reflète pas du tout l’esprit des accords de Maputo», a réitéré l’ancien député Raharinaivo Andrianantoandro, porte-parole du Tiako i Madagasikara (TIM). Il confirme en même temps l’existence de contacts entre les dirigeants des trois mouvances sans préciser le niveau et l’ampleur de ceux-ci.
Mais pour l’heure, les entités concernées restent encore prudentes dans l’optique de leur alliance. «Pour l’heure, rien n’est encore acquis d’une manière formelle», a souligné Albert Zafy. Il précise ainsi sa position face aux bruits selon lesquels son équipe pourrait débarquer à Ankorondrano pour grossir les rangs des manifestants pro-Ravalomanana.
Anticipant les contestations en provenance des autres mouvances, Andry Rajoelina, président de la HAT s’est exprimé sur le sujet en se remettant à la population. «Il faut interroger les gens», a-t-il lancé mardi en marge du premier conseil des ministres à Iavoloha. «Il faut maintenant privilégier les intérêts de la population et non ceux des individus. Je demande qu’on laisse la transition s’accomplir», a-t-il ajouté, insistant sur sa détermination à aller au bout de sa démarche actuelle.
En tout cas, à part la nomination des membres du gouvernement, le temps est encore aux échanges verbaux, le temps que chaque camp s’organise. Les remous pourraient se décanter dans les prochains jours, indiquant la tendance de l’évolution de la situation.

Encadré
La SADC rejette l’initiative de la transition
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a affirmé son désaccord face à la formation d’un gouvernement par la Haute autorité de la transition (HAT).
«Le sommet a rejeté et fermement condamné toute décision unilatérale qui violerait l'esprit des accords de Maputo», ont fait savoir les chefs d’État participant au Sommet du bloc régional, mardi à Kinshasa. Cette position a été publiée dans le communiqué final de la réunion, rapporté par l’Agence France presse (AFP). Ils ont réitéré leur «appui au dialogue politique actuel à Madagascar et exhorté tous les acteurs politiques à appliquer pleinement les accords de Maputo».
La France s’est également exprimée sur la situation à Madagascar. Les autorités françaises ont déclaré qu’il est «regrettable que sa nomination (gouvernement) résulte d'une décision unilatérale et sorte du cadre consensuel des accords de Maputo», selon Christine Fages, porte-parole adjointe du Quai d'Orsay.

Iloniaina Alain
Date : 10-09-2009

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korana mangingina
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10 sept : Zafy menace d'un gouvernement parallèle

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