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 le contrôle des PPN

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R@koto
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MessageSujet: le contrôle des PPN   Dim 28 Juin - 20:09

Pour commencer la rubrique , un article provocateur et polémique qui circule sur le net sur les produits de première nécessité

Citation:


Les véritables enjeux de la déstabilisation économique du 26 Janvier 2009
9 février 2009 par njnb



Tout commence dans les années 90, à l’Hôtel Panorama précisément, un certain Pasteur Richard A. décide avec ses acolytes d’importer de l’huile et de l’essence à bas coûts pour « aider le pays à se relever des dégâts cycloniques », le tout sans droits et taxes naturellement.

L’opération est financée par la BTM (aujourd’hui BOA Madagascar) qui, une fois les stocks écoulés, n’est pas remboursée.

Plus tard, ils recommencent l’opération mais pour de l’exportation de Vanille, toujours financés par BTM sans jamais la rembourser.

Cette dernière arrête leur petit numéro en saisissant le dernier arrivage d’huile, le stock est racheté par un certain Sylvain R. qui le revendra à un certain Marc R. Celui-ci réalise alors l’intérêt du secteur et se lance dedans à partir de là. Il devient un des principaux fournisseurs d’huile du pays.

Devenu Président de la République, sachant pertinemment que ceux qui contrôlent les PPN (Produits de Première Nécessité) contrôlent tous les gouvernements, il prend le contrôle de la distribution de ces produits vitaux : riz, farine, sucre, huile…

En même temps, il n’a pas le choix s’il veut assoir son pouvoir politique et se préserver des « coups fourrés » du Cartel. Il fait ainsi beaucoup de mécontents, qui, jusqu’alors bénéficiaient d’une véritable manne.

Il faut dire que les PPN, c’est le Pérou : aucun frais publicitaire requis, pasi de R&D. C’est simple, tu importes, tu marges à mort, tu encaisses. Argent facile.

Ces oligarques commencent alors à crier haro au régime, comme un certain Edgard R., grand soutien en coulisses d’Andry Rajoelina qui avait le monopole de la farine ou les Ramar., qui étaient habitués à un marché malgache fermé pour écouler leurs produits. Bref, beaucoup de gens qui n’ont pas su d’adapter à l’ouverture du pays et la concurrence. Trop habitués aux privilèges du marché malgache isolé et à l’argent facile.

Aujourd’hui, lorsque Andry Rajoelina déclare « je connais quelqu’un qui peut importer de l’huile à 2000 Ariary », qu’il parle d’importer des marchandises détaxées et surtout qu’un de ces lieutenants Ny Hasina A., n’est autre que le fils du Pasteur Richard R., il est assez difficile de ne pas penser que l’objectif caché est de « faire un gros coup », « de remettre ça », « de s’en mettre plein les poches».

Bien sûr, pour être assuré de vendre la marchandise, il faut annihiler la concurrence. Fait étrange, on a brûlé en priorité les Magro, principaux distributeurs de PPN à Madagascar.

On attaque/brûle aussi les Jumbo et Shoprite, seuls autres grands magasins capables d’importer et d’écouler tout seuls leurs marchandises sur le territoire. Sans compter les opérateurs vanilliers dont les containers ont été « ciblés » pendant les pillages laissant paraître une véritable planification des attaques.

Tout ça pour dire quoi ?

Vous pensez qu’il s’agit de Démocratie ? De Constitution ? De Viva ? De Liberté d’Expression ? De développement ? De Force One à 60 millions ? De Daewoo ? De légalité ?

Non, rien de tout cela. Tout ça, tous ces morts, tout ce désespoir, ce n’est que le prix que certains sont prêts à payer pour…gagner beaucoup d’argent.

Oui, ces beaux discours que nos politiciens nous sortent, particulièrement les TGV, ce n’est que du vent pour masquer le véritable enjeu : l’argent des PPN.

Si autrefois, « ils » tenaient le pouvoir politique grâce au contrôle des PPN, désormais, « ils » veulent reprendre le contrôle des PPN en prenant d’abord le pouvoir politique, d’où la planification de ce véritable coup d’Etat.

Quarante neuf ans de pauvreté depuis l’indépendance, est-ce vraiment un hasard ?

C’est vrai quoi. Un malgache pauvre, c’est un malgache qui dépensera tout son argent dans les PPN, qui sera toujours au bas de la pyramide des besoins de Maslov. S’il reste pauvre, il restera toujours client aux PPN tel un drogué à son dealer.

Et bizarrement, de manières épisodique, ont a des crises socio-économiques qui appauvrissent toujours plus….certains créent-t-ils la demande ?

Pourquoi on est toujours plus pauvres ? Pourquoi on s’entretue ?

La réponse est celle-ci : l’argent, toujours l’argent, rien que l’argent.

Ami malgache, tu veux continuer à te faire couillonner ? N’hésites pas, à chaque crise, vas-y, vas au 13 Mai.

Publié dans Poli'tiques |

source :
http://njnb.wordpress.com/2009/02/09/les-veritables-enjeux-de-la-destabilisation-economique-du-26-janvier-2009/



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MessageSujet: Re: le contrôle des PPN   Ven 17 Juil - 18:17

a lire dans Tribune ce 17 juillet 2009

source : http://www.madagascar-tribune.com/Plus-de-mal-que-de-bien,12321.html

Citation:




Riz de la transition : Plus de mal que de bien




vendredi 17 juillet 2009, par Rakotoarilala Ninaivo







« La vente du riz à 500 ariary le kilo a entraîné des chamboulements au niveau des paysans ». C’est ce qu’a affirmé le premier responsable de la plate-forme riz, Andry Rakotomavo. Une affirmation faite ce jeudi 16 juillet 2009, au siège de la Banque Mondiale Anosy, à l’occasion d’une table ronde organisée par cette institution, portant sur la politique du riz à Madagascar. Ainsi, si l’arrivée du riz à 500 arriary le kilo est censée amortir le coût de la crise que Madagascar a traversé, cela a créé des désordres aussi bien au niveau des producteurs de riz qu’au niveau des collecteurs.
« Certains collecteurs n’ont pas hésité à arnaquer les paysans producteurs de riz » dixit Andry Rakotovao. Les collecteurs ont expliqué aux paysans que le riz doit être vendu à 500 ariary le kilo dans la capitale. Ainsi, ils sont arrivés à réduire le prix du paddy jusqu’à 150 ariary le kilo selon l’affirmation de la plate-forme riz. Il s’agit purement de l’arnaque, vu que sur le marché dans la capitale, le prix est resté au dessus de 850 ariary. Or le riz à 500 ariary de la Haute Autorité de Transition (HAT) n’était disponible qu’en des points de distribution limités, avec un quota pour les acheteurs, sans parler des contraintes auxquelles les intéressés devaient se soumettre, telles les longues files devant ces points de vente.
Situation actuelle


Actuellement, certains riziculteurs de la région du Lac Alaotra sont prêts à boycotter le payement de leur crédit, faute de moyens pour le faire. L’importation de riz à 500 ariary a aussi créé un malaise chez les opérateurs importateurs. Elle a compromis les investissements de ces opérateurs car le riz à 500 ariary a suffisamment perturbé en influant le cours du marché de la capitale.
La plate-forme riz a déjà envoyé une lettre de notification à Andry Rajoelina, président de la HAT, selon l’affirmation de Andry Rakotovao. Cette lettre suggère l’enlèvement de tout riz à bas pris du circuit commercial. « Il faut mettre le riz à 500 ariary le kilo sur le circuit caritatif, en s’adressant au CRS ou au BNGRC. »




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MessageSujet: Re: le contrôle des PPN   Mar 25 Aoû - 16:34

a lire ce mardi dans l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=28959


Citation:




Brèves
Indices


Grande importation de PPN.

Actuellement 80% des produits de première nécessité en vente sur le marché, sont importés.

La majorité des produits de base comme l'huile alimentaire, le riz, les pâtes, est la plus concernée. Toutefois, les pays de provenance se sont diversifiés. Les importateurs percent davantage dans les pays membres des zones économiques bénéficiant de la suppression de taxes douanières.

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MessageSujet: Re: le contrôle des PPN   Mer 26 Aoû - 14:04

aujiourd'hui dans l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=29002

Citation:
Marché

L'État cherche à maîtriser les PPN
L’absence de PPN peut avoir des impacts importants. L'État se voit dans l'obligation de maîtriser le secteur pour éviter les pénuries, source de problèmes socio-politiques.

Un projet de loi sur les produits de première nécessité est sur les rails. Par le biais du ministère du Commerce, l'État entend superviser ce secteur via cette nouvelle législation. Cette mesure a été prise, compte tenu de l'importance de ces produits dans la vie quotidienne des consommateurs et dans celle de l'État.
« Un produit de première nécessité a une importance vitale et sa fréquence de consommation est très élevée. Il pourrait être une source de problème socio-politique, et la disparité des prix pourrait dénoncer la défaillance de l'État dans la garantie de l'équité », déclare Jerôme Rafidison, directeur du ravitaillement et de la régulation du marché auprès du ministère du commerce. « De ce fait, les PPN doivent être considérés de manière exceptionnelle. L'État vise à faciliter l'approvisionnement à travers le pays », poursuit le responsable.
Le décret stipule donc une obligation de déclaration préalable auprès du ministère, pour toutes les importations. Par ailleurs, l'importateur doit faire parvenir un dossier ou une fiche établissant la structure du prix des PPN.
Prix stables
En cas de pénurie ou de crise, l'État peut suggérer le système de rationnement et organiser aussi bien le stockage que la distribution et la commercialisation.
Du côté des opérateurs, les avis sont disparates. Certains ne voient aucun problème dans la présence de la loi, ce qui n'est pas le cas pour les autres. « Cette loi bafoue le système du libéralisme économique. Tout, y compris la fixation des prix sera de nouveau sous l'emprise de l'Etat » avance Clermont Fernand, un gérant de société importatrice.
Les consommateurs se sentent par contre plus protégés. « Si le projet de loi entre en vigueur, les consommateurs auront à leur disposition des produits à prix stables dans le pays » se réjouit Faratiana, une mère de famille.
Le texte prévoit aussi la détermination des produits de première nécessité. Il s'agit du riz blanchi, de la farine boulangère et patissière, de l'huile alimentaire, du sucre, du le lait concentré ainsi que du savon de ménage.
Concocté depuis deux mois, le texte a été soumis à des groupements d'opérateurs économiques, à des structures qui représentent les consommateurs et puis prochainement, au gouvernement. Il sera par ailleurs inséré dans la loi sur la concurrence adoptée en 2005.

Lantoniaina Razafindramiadana
Date : 26-08-2009

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