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 Liberté de la presse sous TGV

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R@koto
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MessageSujet: Liberté de la presse sous TGV   Sam 18 Avr - 16:09

Aujourd'hui , le journal Tribune nous informe


source : http://www.madagascar-tribune.com/Toujours-d-actualite,11718.html

Citation:


Liberté de la presse
Toujours d’actualité


vendredi 17 avril 2009, par Bill




Andriamananoro Augustin, ministre de la Communication du gouvernement Monja Roindefo, rappelle les médias pro-Ravalomanana à l’ordre. La liberté d’expression, la liberté de presse et la liberté d’opinion sont un des piliers de la démocratie. Mais des « irrégularités », voire des fautes professionnelles sont passibles de sanctions telle la suspension ; et le ministre a déjà saisi le ministère de la Justice dans cette perspective. C’est un des messages transmis par Augustin Andriamananoro à la presse ce jeudi 16 avril. Le personnel de la Radio Mada s’est déjà plaint d’actes d’intimidations, tout comme, selon le ministre, il a reçu des plaintes de vols de fréquence de la part de l’Office de régulation (ORTM) et de la Direction des Infrastructures (DRIM).
L’occasion de la rencontre avec la presse a permis d’apprendre que le ministre entend mettre en œuvre le Conseil supérieur de l’Audiovisuel, cher à James Ramarosaona, ancien président de l’Ordre des journalistes et à de nombreux acteurs de la presse. Le Code de la Communication sera discuté rapidement et mise en application a promis le ministre qui prévoit pour le 3 mai prochain des récompenses aux journalistes doyens.
Aucun mot cependant à l’égard des médias dévalisés à Ambodivona et de ces journalistes qui fuient les hommes en armes et se cachent ou demandent des asiles pour échapper à leurs bourreaux. Aucune pensée non plus pour ces journalistes et hommes des médias qui, le 26 janvier 2009, ont du jour au lendemain, perdu leur boulot et se retrouvent aujourd’hui sur la paille. Aucune main tendue à l’endroit de ces journalistes et reporters victimes de lynchage de tous les bords. Comme si le corps ou la corporation était orphelin. Certes le métier est un choix et celui qui l’a choisi n’a pas à se plaindre, mais le ministère est le « raiamandreny » n’est-ce pas ? En tout cas, sans la presse, aucune démocratie. Les dirigeants passent et se succèdent, alternance oblige, mais la presse demeure.
Enfin et non des moindres, il faut remarquer que la totalité de la presse à Madagascar se dit d’information et indépendante. Or il se trouve que le militantisme exacerbé des uns et des autres, surtout en ces temps de crise font croire que la presse de Madagascar est une presse d’opinion. N’est-il pas plus honnête envers le lecteur, envers l’auditeur, envers le téléspectateur, de signifier que la presse est d’opinion ? Serait-ce au détriment de qui ?



premiers commentaires dans le lien du haut en fin d'artricle

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korana mangingina


Dernière édition par R@koto le Sam 18 Avr - 17:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Sam 18 Avr - 16:45

Comment y voir plus clair

1er élément de réponse

la lecture de cet article :

Journaliste à Madagascar : ni censure ni liberté


second élément :

la charte du journaliste

Citation:

La charte du journaliste

Un journaliste, digne de ce nom,
• prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes;
• tient la calomnie, les accusations sans preuves, l'altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles;
• ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d'honneur professionnel;
• n'accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle;
• s'interdit d'invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d'user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque;
• ne touche pas d'argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d'être exploitées;
• ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière;
• ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque;
• ne sollicite pas la place d'un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures;
• garde le secret professionnel;
• n'use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée;
• revendique la liberté de publier honnêtement ses information;
• tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières;
• ne confond pas son rôle avec celui du policier.
Paris, Juillet 1918 - révisée en janvier 1938




3ème élément
charte de déontologie internationale adoptée en 1971 à Munich

Citation:

Déclaration des devoirs et des droits des journalistes
Préambule
• Le droit à l'information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.
• Ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l'ensemble des devoirs et des droits des journalistes.
• La responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.
• La mission d'information comporte nécessairement des limites que les journalistes eux-mêmes s'imposent spontanément. Tel est l'objet de la déclaration des devoirs formulés ici.
• Mais ces devoirs ne peuvent être effectivement respectés dans l'exercice de la profession de journaliste que si les conditions concrètes de l'indépendance et de la dignité professionnelle sont réalisées. Tel est l'objet de la déclaration des droits qui suit.

Déclaration des devoirs
Les devoirs essentiels du journaliste, dans la recherche, la rédaction et le commentaire des événements, sont :
1) respecter la vérité, quelles qu'en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître ;
2) défendre la liberté de l'information, du commentaire et de la critique ;
3) publier seulement les informations dont l'origine est connue ou les accompagner, si c'est nécessaire, des réserves qui s'imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;
4) ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents ;
5) s'obliger à respecter la vie privée des personnes ;
6) rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte ;
7) garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ;
8) s'interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d'une information ;
9) ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n'accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs ;
10) refuser toute pression et n'accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
Tout journaliste digne de ce nom se fait un devoir d'observer strictement les principes énoncés ci-dessus ; reconnaissant le droit en vigueur dans chaque pays, le journaliste n'accepte, en matière d'honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l'exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre.
Déclaration des droits
1) Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d'information et le droit d'enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprimés.
2) Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu'elle est déterminée par écrit dans son contrat d'engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.
3) Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience.
4) L'équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l'entreprise.
Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de journaliste.
5) En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu'une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.
Munich, 1971


Alors ? il nous reste à savoir si le droit des journalistes malgaches et la charte de Munich sont bien intégrés dans la convention collective malgache et dans le contrat individuel du journaliste


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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Sam 18 Avr - 17:15

Articles de la Convention collective sur les principes professionnels *


<BLOCKQUOTE>

* convention française et non malgache

......Le journaliste ne peut être contraint à accepter un acte professionnel ou à diffuser des informations qui seraient contraires à la réalité des faits.

.......Tout journaliste a le droit de refuser toute pression de refuser de divulguer ses sources, de refuser de signer une émission ou une partie d'émission dont la forme ou le contenu auraient été modifiés à son insu ou contre sa volonté.

........Il ne peut être contraint à accepter un acte contraire à son intime conviction professionnelle.


............De même, le journaliste ne saurait user de la notoriété acquise dans sa profession pour servir, hors de cette profession, la publicité d'un produit, d'une entreprise ou d'une marque. </BLOCKQUOTE>

5-2. &shy; Tout journaliste travaillant dans une des entreprises signataires a droit, conformément aux règles fixées par le Code pénal et les lois spéciales, à une protection contre les menaces, outrages, injures ou diffamations dont il peut être l'objet dans l'exercice de la fonction qui lui est confiée.
ART. 6. &shy; Aucune entreprise visée par la présente convention ne pourra employer pendant plus de trois mois des journalistes professionnels et assimilés qui ne seraient pas titulaires de la carte professionnelle de l'année en cours ou pour lesquels cette carte n'aurait pas été demandée.
.
Toutefois, ces dispositions n'interdisent pas la collaboration de personnalités du monde politique, littéraire, scientifique, technique, etc., sous la signature ou le pseudonyme de l'auteur ou la responsabilité de la direction du journal.

En aucun cas, ces personnalités ne devront tenir un emploi salarié qui pourrait être assuré par un journaliste professionnel.




<BLOCKQUOTE>Merci à mes ami(e) journalistes pour les tuyaux ( source syndicale )</BLOCKQUOTE>

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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Lun 20 Avr - 18:24

A lire ce jour dans Tribune :

source : http://www.madagascar-tribune.com/Des-journalistes-sous-pression,11739.html

Citation:


Liberté de la presse
Des journalistes sous pression


lundi 20 avril 2009




« Des employés qui font leur travail sont humiliés parce que les informations qu’ils recueillent, se rapportant au soutien de la légalité, ne sont pas diffusées. Le professionnalisme des employés de ces entreprises publiques (Ndlr : RNM, TVM et DIT) n’est pas respecté. Les dirigeants actuels sont des beaux parleurs, des journalistes sont mis à l’écart, diffamés et piégés. L’anarchie et l’utilisation de l’argent prennent de l’ampleur. Des dirigeants se plaignent parce qu’ils sont victimes de menaces dans la gestion des chaînes audio – visuels en général. Il y a maintenant une distorsion interne entre les employés, cela n’a jamais existé auparavant ». Telles sont les doléances d’une partie des employés de la Radio nationale, de la Télévision nationale et du département technique DIT, favorables au mouvement « légaliste », recueillies dans un communiqué diffusé ce vendredi 17 avril 2009.
Pendant que des journalistes sont récompensés pour leur reportage relatif à la « lutte populaire » de la Place 13 mai pour ne pas dire aux événements qui ont porté Andry Rajoelina au pouvoir, d’autres journalistes sont en train de subir le muselage et l’humiliation ou du moins la pression des nouveaux gouvernants et de leurs partisans. Ils sont sous pression et se disent intimidés dans l’exercice de leur profession. Ils déplorent des dépenses douteuses de sommes faramineuses en une semaine.
Du pain sur la planche pour Gilbert Raharizatovo


Le ministère de la Communication ayant été séparé de celui des Télécommunications (pour incompatibilité ou pour incompétence ?), on espère vivement que les expériences de Gilbert Raharizatovo, parce qu’il en a tellement, ne ramènent aux vieilles habitudes parce qu’à force de chasser le naturel, celui-ci peut revenir au galop.
Le ministre de la Technologie de la Haute Autorité de Transition (HAT), Augustin Andriamananoro, a déclaré ce 16 avril, que des chaînes diffusent illégalement et doivent fermer. Sans doute pour ces motifs, les radios Fahazavana et Radio Mada n’ont plus émis que de manière sporadique les 18 et 19 avril 2009. Dans la soirée du 19 avril, on apprend auprès des riverains de la station de la Radio Mada, que les équipements de cette station ont été enlevés.
On apprend également depuis Antsirabe, que la radio « légaliste » , Radio Mada, est menacée de fermeture. Des barrages sont érigés sur les routes qui conduisent vers le quartier de Mahazoarivo où est localisée cette station radio, pour empêcher cette opération.
Recueilli par Bill


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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Lun 20 Avr - 18:33

Aux dernières nouvelles :




Radio Mada, Radio Fahazavana et Télé Mada
, trois médias proche de l'ex-président Rav8 sont menacés de fermeture depuis dimanche 19 avril en raison de la saisie par les militaires d'équipements de transmission .

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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Mar 21 Avr - 16:37

aujourd'hui , la question est posée :

Fermeture provisoire et confiscation du matériel ou fermeture définitive et destruction du matériel ?

C'est vrai que Mada est un pays riche , il peut se passer de saisir le matériel , de faire venir un huissier , d'engager un procès , d'écouter la défense , et si il y a délit ,de mettre le matériel aux enchères ou de le nationaliser , pour faire faire des économies au service public de l'audiovisuel.

C'est peut être une station pirate , mais c'est pas pour çà qu'on doit se comporter comme des corsaires !
On doit faire les choses dans les règles !


Un article du journal Tribune
source : http://www.madagascar-tribune.com/Des-stations-pirates-selon-Gilbert,11752.html

Citation:


Fermeture de la station radio-TV Mada
« Des stations pirates », selon Gilbert Raharizatovo


mardi 21 avril 2009, par Bill



Le nouveau ministre de la Communication et de la Culture de la Haute Autorité de Transition (HAT), Gilbert Raharizatovo, n’est pas allé de main morte pour condamner la station radio-Tv Mada. « Dès lors que les émissions et diffusions ne respectent pas la loi et les règlements, et que les cahiers de charges ne sont pas observés, ce sont des stations pirates et il faut les fermer ». « Radio-TV Mada utilise des fréquences glissantes », martèle-t-il et c’est illégal. De plus la télé Mada n’existe nulle part ; elle n’a obtenu aucune autorisation, réitère-t-il. C’est donc la raison de ces « assauts » d’un contingent armé des forces de l’ordre contre cette station sise dans les locaux qui abritent la radio-Tv Mada et la radio Fahazavana à Faravohitra.
La manière forte


« Des hommes en armes dont certains sont en cagoule, à bord de quatre véhicules 4X4 et deux voitures légères, se sont introduits dans l’enceinte de la radio Fahazavana », témoigne un des gardiens des lieux devant la caméra des reporters de la station Ma-TV ce lundi 20 avril dans son journal du soir. « Ils ont saccagé tous les locaux et ont fait usage de brutalité et de violence pour soustraire l’émetteur. Ils étaient accompagnés de techniciens », déclare ce gardien.
On croyait que la malheureuse expérience de fermeture de la station radio-Tv VIVA a servi de leçon à quiconque, notamment dans la méthode d’approche dans ce genre de problèmes de communication mais (eh ! eh !) nenni. La manière forte et la brutalité (policière et armée) sont en train de prendre le dessus sur le verbe et la plume du journaliste. Le pouvoir change-t-il l’homme aussi rapidement ? L’obligation de résultat oblige-t-elle à frapper de cette manière l’imagination populaire ? Ou bien la « Culture » revancharde envahit-t-elle toujours l’équipe des anti-Ravalomanana pour que d’autres méthodes plus intelligentes n’aient pas été adoptées ? En tout cas, la conséquence de la méthode militaire est identique chez les usagers et les hommes de la Communication, à celle provoquée par l’intrusion d’hommes en armes dans cet hôtel cinq étoiles de la capitale chez les touristes auxquels la HAT fait appel aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Mer 22 Avr - 10:02

La presse fait la une du journal Tribune

source : http://www.madagascar-tribune.com/Manoratra-foana-fa-eh-eh-eh,11753.html

Citation:

Manoratra foana fa eh eh eh...


mercredi 22 avril 2009, par Ndimby A.





La presse, dit-on, est le quatrième pouvoir. C’est une affirmation venue d’ailleurs, et singée à Madagascar par ceux qui fantasment sur les prouesses des journalistes d’investigation au-delà de l’Océan Indien. Certains rêvent de suivre les traces de Carl Bernstein et Bob Woodward, les deux journalistes du Washington Post qui ont révélé le scandale du Watergate, ce qui coûta son poste au Président Nixon. Plus près de nous, ce sont Song Jung-a, Christian Oliver et Tom Burgis du Financial Times qui ont mis au grand jour l’affaire Daewoo le 19 Novembre 2008, ce qui a contribué à bien savonner la planche sous les pieds du Président Ravalomanana.
Qu’en est-il de la presse nationale : a-t-elle un quelconque pouvoir à Madagascar ? Certainement oui, dans sa capacité de nuisance : Andry Rajoelina n’aurait jamais réussi son coup d’Etat sans l’inféodation de journalistes-militants payés pour animer le processus subversif. Certainement non, si l’on considère que la capacité des médias à influer positivement sur la vie nationale est somme toute assez réduite. La faute aux contraintes à l’accès aux médias, mais aussi aux fortes limitations de la capacité d’écoute des dirigeants qui se sont succédés. Philibert Tsiranana et Didier Ratsiraka ont usé et abusé de la censure, avant que l’Amiral ne la lève sous la pression internationale en 1988. Marc Ravalomanana a fait de la fermeture de stations audiovisuelles une activité favorite de son Ministre de la Communication, ce qu’ils auront à regretter amèrement moins de trois mois plus tard.
Dimanche dernier, au milieu de toute la splendeur de leur clairvoyance, Andry Rajoelina et Gilbert Raharizatovo ont fait un copier-coller de la décision ridicule de réduire Viva TV au silence, et ont tenté de fermer Radio-Mada et Radio Fahazavana. Petite parenthèse sur Gilbert Raharizatovo, grand journaliste, brillant analyste politique, véritable intellectuel racé : tout comme Zaza Ramandimbiarison, on se demande ce qu’il fait dans la galère du Gouvernement de transition. Sans doute pour faire profiter de ses conseils éclairés. Par exemple, dans son livre il écrit : « En période de crise politique, ce sont surtout les rumeurs, les slogans, les discours incendiaires et les chants qui dominent ; ce sont les quatre bases fondamentales des machines à fabriquer des fanatiques et des extrémistes de tout bord » (Madagascar 2002 : Genèse et silences d’une crise, Editions Antanimena, 2008, p.171). Espérons que sa présence dans l’équipe de Monja Roindefo n’a pas pour objectif de booster ces machines qui tournent déjà à pleins tubes avec le TGV depuis Janvier.
Finalement, quel intérêt à écrire ?


Pour en revenir au pouvoir des médias, ou à leur absence de pouvoir, depuis ces trois derniers mois, que dire dans ces colonnes qui n’ait pas encore été dit ? Nous nous sommes interrogés sur les erreurs de Marc Ravalomanana et la crédibilité des promesses de Andry Rajoelina. Nous avions pointé du doigt les fondements socio-culturels qui minent la société Malgache, et les mots devenus creux comme le Fihavanana. Nous avions averti sur le désastre économique qui s’annonce, et raillé sur l’anarchie qui s’est installée au Royaume de Baroa. Nous avions dénoncé les abus d’une armée qui part à la dérive et souligné le manque de constance des politiciens Malgaches. Nous nous étions posé des questions sur la société civile Malgache, mais également sur le pouvoir de l’argent qui tend à dénaturer la démocratie. Sans résultats apparemment : manoratra foana, fa eh eh eh... (1)
De temps à autre, certains forumistes exigent comme un dû que des solutions soient données, au lieu des analyses jugées trop descriptives des bêtises de leur champion et de sa clique. Azafady kely tompoko. Le rôle et la fonction du journaliste sont en premier lieu de rendre compte des affaires de la cité, et non pas de proposer des solutions. Il doit éclairer, interpeller ou alerter. Par ses analyses, pertinentes, impertinentes ou même stupides, il contribue au diagnostic de la situation et du contexte. Que les personnes dont c’est le métier ou la vocation en usent pour trouver des solutions et les appliquent : la fonction d’éducateur du journaliste s’arrête là. N’attendez donc pas des éditorialistes de Tribune.com en général, et de l’auteur de ces lignes en particulier, qu’ils deviennent les conseillers techniques virtuels de Andry Rajoelina pour que SA transition fonctionne, ou d’être les éminences grises des leaders d’Ambohijatovo pour les aider à faire revenir LEUR Dada.
Après toutes ces lignes, ces octets, ces articles, ces accusations, interpellations, démonstrations, ou même ces pseudo-poèmes (lol), le pays s’enfonce quand même inexorablement vers la catastrophe. On peut admettre l’éventualité que ces articles étaient mal écrits, leurs auteurs peu talentueux, et les sujets non pertinents. Mais au-delà, les éditoriaux de Tribune.com sont lus en moyenne par 2.000 personnes seulement dans la Grande Ile (20% de 10.000). Le manque d’impact des articles s’explique donc par cette portion congrue de lecteurs Malgaches, et qui sont de plus recrutés parmi les classes socioprofessionnelles moyennes et supérieures (les « intellectuels », du moins on se plait à le penser). Exit donc les illuminés qui se sentent investis d’une mission messianique ; les dinosaures qui n’ont jamais posé leurs pattes velues sur un clavier d’ordinateur ; les délinquants non juvéniles payés pour casser les manifestations ; les bidasses et autres mutins pour lesquels la kalachnikov tient lieu d’hémisphère cérébral (veuillez noter l’utilisation délibérée du singulier). Aucun de ces groupe ne lit Tribune.com, d’abord parce qu’il est fort à parier que leur pratique d’Internet doit être inexistante, ou tout au plus limitée aux sites sur lesquels leurs griots chantent leurs louanges.
Presse Malgache sous contraintes


Rapportée à Internet, la problématique de Tribune.com est celle des médias à Madagascar. Problème d’alphabétisation, de coût et de diffusion : finalement, sur les 18 millions de Malgaches, l’accès à la presse écrite, télévisée et électronique est réservée à une poignée de citadins privilégiés. La radio est alors le média de proximité par excellence, mais l’insuffisance d’électrification rurale et la répartition insuffisante des émetteurs ne permettent pas une couverture de tout le territoire. Et depuis que les manifestations pro-TGV du 26 Janvier 2009 ont vu l’incendie de la Radio et de la Télévision Nationales, on se demande ce qu’est devenue cette couverture déjà insuffisante. Car les matériels de fortune avec lequel les émissions ont repris sont loin d’être à la pointe de la technologie.
La plupart des organes de presse lutte contre l’adversité du contexte pour pratiquer un journalisme professionnel, fiable, et donc respectable. Toutefois, les journalistes eux-mêmes sont des citoyens. La neutralité devient donc par la force des choses une notion qui se charge de nuance. Et finalement, la neutralité des journaux qui s’affirment comme tels (à l’exemple de Tribune.com) est obtenue beaucoup plus par la somme des diverses sensibilités de chacun au sein de la rédaction, que par une neutralité sourcilleuse de tous qui signifierait aveuglement. Quant au refus de l’esprit partisan, il signifie tout simplement que la ligne éditoriale n’est adossée à aucun dogme, et se donne la liberté de traiter les qualités et les défauts de tous, mais toutefois dans le cadre des préceptes mentionnés auparavant. Un forumiste qui démontrait avec justesse qu’il n’y avait aucune neutralité absolue, se posait la question de savoir qui payait Patrick A. et Ndimby A., éditorialistes fréquents sur votre journal en ligne. Scoop : personne. Tribune.com est sans doute le seul média quotidien à Madagascar et peut-être ailleurs, dont les éditorialistes sont bénévoles. Pour le plaisir de la rencontre quotidienne avec les lecteurs, pour leurs propres convictions, et parce que c’est leur manière de faire quelque chose pour l’éveil de la conscience nationale, même si c’est une goutte d’eau dans l’océan. Anonymat et bénévolat : telles sont les mamelles de notre liberté journalistique. Et nous nous y abreuvons goûlument.
Les organes de presse à Madagascar peuvent être répartis dans deux grandes catégories. Ceux qui militent pour une cause politique ou confessionnelle, et qui trouvent dans cette justification l’engagement de leurs sponsors ou propriétaires. On notera d’ailleurs que les Malgaches qui veulent se lancer dans la politique commencent à fonder un empire médiatique, ce qui, du moins selon l’expérience de ces dernières années, a toujours été efficace. Dans ce cadre, la neutralité des journalistes relève du vœu pieu.
La seconde catégorie regroupe les médias qui essaient de se trouver une rentabilité commerciale. Mais à Madagascar, cela signifie une relation ambigüe avec les annonceurs, avec lesquels on doit donc garder des relations intéressées de bon voisinage. Quel organe de presse Malgache va critiquer les services d’Orange, Telma, Zain ou Moov (pour ne citer que celles-là, Tiko étant en passe d’être enterrée par les croque-morts de la IIIème République), entreprises sans les insertions publicitaires desquelles il ne pourrait pas subsister ? D’autres problématiques existent, comme les relations entre les journalistes et les entreprises, ou encore les journalistes et les hommes politiques. Cela est favorisé par la faiblesse de moyens de certains médias, mais également les questions cruciales de formation au métier et à sa déontologie.
Au-delà de ces contraintes de l’environnement économique, il y a également le problème de l’accès à l’information. Depuis l’Indépendance, les personnages publics se sentent exonérés de l’obligation de dire la vérité à la presse Malgache, à laquelle ils racontent ce qu’ils veulent en sachant que personne ne se fera jamais trop insistant. Et pour les récalcitrants, il y a tout un arsenal juridique dissuasif qui peut être utilisé, de la fameuse « incitation au manque de confiance envers les autorités » jusqu’à la « propagation de fausses nouvelles ». C’est donc un véritable délice de voir des journalistes étrangers « cuisiner » des personnes qui auraient juste envoyé paître un journaliste Malgache, nul n’étant prophète en son pays. L’interview réalisée hier par Ghislaine Dupont (RFI) et qui peut s’entendre en cliquant ici est un pur régal, mais aussi une bonne leçon pour apprendre ce que signifie l’expression « tenter de faire prendre des vessies pour des lanternes ».
Ce régime de transition a vu sa source officielle dans une pseudo-lutte pour la liberté, la démocratie et la lutte contre la dictature. Les faits démontrent quotidiennement le grand écart entre la théorie et la pratique. Evoluer chaque jour dans un contexte où le respect des lois et de la liberté d’expression sont devenues très théoriques, est donc un risque réel. Le héros Razily, arrêté pour avoir porté un drapeau Malgache et cette animatrice de MBS portée disparue depuis le début de cette crise en savent quelque chose (2). Alors, qu’est-ce qu’une vie de journaliste dans un pays où même la sacro-sainte Constitution n’est pas respectée ? La presse a déja payé un lourd tribut dans cette crise, avec deux décès et plusieurs agressions. Et vu le faible niveau de respectabilité de la pratique politique et des politiciens dans notre pays, il est inutile pour les journalistes Malgaches d’adopter littéralement la devise de Jean-Jacques Rousseau : Vitam impendere vero (3).
Notes : (1) Littéralement, « J’écris, mais en vain ». Parodie d’une expression stupide lancée par les TGV-istes sur la Place du 13 Mai, et qui est maintenant reprise de manière non moins stupide par les manifestants d’Ambohijatovo.
(2) Dans la Rome antique, Caton dans ses discours, quel que soit le sujet traité, mentionnait toujours un leitmotiv « Delenda est Cartago » (il faut détruire Carthage, la ville ennemie de Rome). Notre leitmotiv permanent sera de rappeler a nos consciences le sort de ces deux personnes, tant que ce ne sera pas clarifié. Nous veillerons à souffler ces questions (et bien d’autres) aux journalistes étrangers qui vont aller « cuisiner » les gens du pouvoir actuel.
(3) « Donner sa vie à la vérité ».


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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Ven 24 Avr - 22:07

Dans Tibune du vendredi 24 avril , le communiqué de RSF

Source :http://www.madagascar-tribune.com/Communique-de-presse,11788.html

Citation:

Reporters sans frontières
(http://www.rsf.org)



23 avril 2009
MADAGASCAR

Les médias dans l’oeil du cyclone un mois après l’accession au pouvoir d’Andry Rajoelina
Reporters sans frontières dénonce avec force le retour de la censure à Madagascar après que des ordres ont été donnés aux médias publics de ne pas couvrir les manifestations de l’opposition. L’organisation s’inquiète également de la fermeture de Radio Mada et des actes de vandalisme qui ont touché plusieurs médias proches de l’ancien président, Marc Ravalomanana.
"Déjà durement touchés par la crise qu’a connue le pays entre décembre 2008 et mars 2009, les médias sont à nouveau visés par des mesures inquiétantes, sur fond de bruits de bottes. Tout en sanctionnant les appels à la haine ou à la violence, Andry Rajoelina doit garantir la libre expression des opinions et une couverture complète et neutre des manifestations. Nous sommes inquiets de la tournure que prennent les événements. L’instabilité politique et institutionnelle dans laquelle est plongé le pays ne saurait justifier le retour de la censure", a déclaré Reporters sans frontières.
Censure dans les médias publics


La Haute Autorité de transition mise en place par Andry Rajoelina en mars a d’abord semblé donner des gages de bonne volonté en laissant les médias publics couvrir les activités de l’opposition. Ainsi la Télévision Nationale Malgache (TVM) et la Radio Nationale Malgache (RNM) ont pu couvrir les manifestations et inviter à l’antenne, dans l’émission dominicale "Savaravina" notamment, certains ténors de l’opposition tels que Olivier Rakotovazaha et Constant Raveloson.
Mais de sources concordantes, les rédactions de ces deux médias ont reçu plus récemment des consignes pour organiser un black-out sur les manifestations de l’opposition.
Interrogé par Reporters sans frontières, le directeur par intérim de la TVM, Johary Ravaojanahary, affirme : "Personne ne nous a empêchés, ici à la TVM, de rapporter ce qui se passe à Ambohijatovo." Une version confirmée par un journaliste ayant requis l’anonymat qui déclare qu’il n’a "jamais reçu, personnellement, une quelconque interdiction concernant la couverture des manifestations de l’opposition". Mais cette position est contredite par un autre journaliste affirmant pour sa part, lui aussi sous couvert de l’anonymat : "Il y a effectivement censure. L’autorité supérieure fait pression sur le rédacteur en chef pour interdire aux journalistes d’aller couvrir les manifestations."
La station Radio Mada fermée et l’émetteur de Télé Mada démonté


Le 19 avril dans la soirée, un groupe de militaires cagoulés a enlevé de force l’émetteur de la chaîne privée Télé Mada et a ordonné la fermeture de la station privée Radio Mada, deux médias proches de l’ex-président Marc Ravalomanana.
Les autorités justifient cette mesure par le non-respect des dispositions législatives et réglementaires relatives à la communication audiovisuelle". Télé Mada est "une station pirate car elle ne dispose d’aucune fréquence régulière. Par ailleurs, elle brouille les autres chaînes de télévision. Cette chaîne n’a déposé aucune demande d’autorisation d’exploitation officielle auprès des responsables", affirme Gilbert Raharizatovo, récemment nommé à la tête du nouveau ministère de la Communication. Quant à Radio Mada, elle est accusée d’activités qui tendent à "inciter à la désobéissance civile et à ébranler la confiance de la population envers les institutions". Non seulement les propos des animateurs mais encore les émissions interactives sont condamnés pour "inciter les auditeurs à déclencher une guerre civile".
Le 20 avril, des partisans de Marc Ravalomanana se sont dirigés vers le tribunal de grande instance pour y déposer une lettre au procureur de la République protestant contre la saisie des équipements de transmission de Radio Mada, Radio Fahazavana et Télé Mada. Les forces de l’ordre sont alors intervenues avec des grenades lacrymogènes et assourdissantes pour disperser les manifestants. La répression de la manifestation a fait un mort et au moins treize blessés.
Création d’un ministère de la Communication


Conformément à ses promesses formulées devant les journalistes, le 30 mars, le président de la Haute Autorité de transition, Andry Rajoelina, a décidé de procéder à la création d’un ministère de la Communication, une première à Madagascar où ce secteur n’a jamais fait l’objet d’un département ministériel indépendant. A sa tête, Gilbert Raharizatovo, ancien journaliste à la RNM et à la TVM, a été nommé le 17 avril.
Reporters sans frontières estime que la publication d’un Code de la Communication devrait figurer parmi les priorités du ministre, afin de clarifier les règles du jeu et d’éviter les dérives. Celui-ci doit en outre veiller à ce que la population malgache ait accès à l’information de manière équitable. "Le fait de ne pas évoquer les manifestations de l’opposition à une heure de grande écoute et sur des canaux suivis par 80% des Malgaches ne va pas dans ce sens", a conclu l’organisation.
Lire la chronique de Reporters sans frontières sur les médias à Madagascar, publiée le 22 mars 2009 sur le site Internet Slate.fr : http://www.slate.fr/story/madagascar-des-m%C3%A9dias-pris-au-pi%C3%A8ge




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Dernière édition par R@koto le Mar 5 Mai - 16:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Lun 4 Mai - 16:32

lu cette brève de l'Express du 04 mai 2009

Citation:
Des matériels pour la RNM.


Huit camions transportant autant de conteneurs sont arrivés à Anosy, siège de la Radio nationale malgache , hier. Il s’agit de matériels destinés à rééquiper la station publique, dont le bâtiment avait été ravagé par l’incendie au fort moment de la crise politique.



et dans les glanures de l'Express du 04 mai 2009

Citation:
Les journalistes doyens à l’honneur. La Journée mondiale de la liberté de la presse a été marquée par deux cérémonies hier. Les journalistes doyens se sont donné rendez-vous dans la matinée au CITE à Ambatonakanga, tandis que les anciens présidents de l’Ordre ont réservé leur après-midi à une rencontre au Motel d'Anosy. Les cérémonies ont été placées sous la présidence du ministre de la Culture et de la communication, Gilbert Raharizatovo.

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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Mar 5 Mai - 16:50

lu ce jour dans l'Express cette brève :

source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=26217

Citation:

Les journalistes pour le code de la communication.

Trois anciens présidents de l'Ordre des journalistes ont pris l'initiative concernant le nouveau Code de la communication. Les confrères réunis lors de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ont approuvé la démarche du trio Anicet Randriantsalama, James Ramarosaona et Rufin Rakotomaharo.

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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Mar 5 Mai - 18:21

L ' info du jour

Evariste Ramanantsoavina, le journaliste de Radio Mada ( mouvance Rav8 .pro -légaliste ) serait arrêté.


L'ordre des journalistes demande sa libération .

Et la veille encore on célèbrait la journée de la liberté de la presse !!!

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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Mer 6 Mai - 18:20

A prendre en exemple , cette pétition à signer :


Citation:

A l'occasion de la soirée organisée par Reporters sans frontières et Mediapart au Théâtre de la Colline, nous avons lancé un appel pour défendre la presse libre et indépendante. Signez en ligne et faites circuler:

APPEL DE LA COLLINE, le 24 novembre 2008
Mediapart et Reporters sans frontières

La liberté de la presse n'est pas un privilège des journalistes, mais un droit des citoyens.
Le droit à l'information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu'à la diversité des opinions est une liberté fondamentale de tout être humain.
Sans information libre sur la réalité, ambitieuse dans ses moyens et pluraliste dans ses fins, il ne saurait y avoir d'authentique délibération démocratique.
Régime de tous les citoyens, sans privilège de naissance, de diplôme ou de fortune, une véritable démocratie suppose que tous soient pareillement informés pour être libres dans leurs choix et autonomes dans leurs décisions.

De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l'ensemble des devoirs et des droits des journalistes.
Leur première obligation est à l'égard de la vérité des faits.
Leur première discipline est la recherche d'informations vérifiées, sourcées et contextualisées.
Leur première loyauté est envers les citoyens et prime toute autre responsabilité, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics.

Défendre et promouvoir cet idéal suppose l'indépendance, la transparence et le pluralisme.

L'indépendance, c'est-à-dire:
- le respect général du droit moral des journalistes sur leur travail, afin de garantir que l'information ne soit pas réduite à une marchandise;
- le refus impératif du mélange des intérêts industriels et médiatiques, afin de garantir que les opérateurs économiques n'aient pas d'autre objectif que l'information;
- la préservation absolue de l'intégrité du service public de l'audiovisuel, afin de garantir que ni ses informations ni ses programmes ne soient contrôlés par le pouvoir exécutif.

La transparence, c'est-à-dire:
- un véritable accès, rapide et facile, à toutes les sources documentaires d'intérêt public pour la vie démocratique et le sort des citoyens, à l'image du Freedom of Information Act en vigueur aux Etats-Unis depuis 1967;
- une large protection des sources des journalistes, assurant le droit des citoyens à les alerter et à les informer, inspirée de l'excellente loi belge en vigueur depuis 2005;
- une publicité étendue sur tous les actes du pouvoir exécutif ayant une incidence directe sur notre vie publique, de façon à permettre l'interpellation libre et le questionnement contradictoire des gouvernants par les journalistes.

Le pluralisme, c'est-à-dire:
- une concentration limitée et régulée, de façon à éviter tout monopole de fait ou tout abus de position dominante;
- une égalité de traitement de la presse numérique et de la presse imprimée, de façon à éviter toute discrimination stigmatisante d'Internet;
- une reconnaissance à part entière de la place des lecteurs en tant que commentateurs, contributeurs et blogeurs, de façon à accroître la diffusion et le partage démocratiques des informations et des opinions.

Toute voie qui s'éloignerait de ces principes serait une régression


signature en ligne

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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Jeu 7 Mai - 22:03

communiqué du ministre

c'était à lire ce jour dans Tribune

source : http://www.madagascar-tribune.com/Le-ministre-Gilbert-Raharizatovo,11875.html

Citation:


Radio Mada
Le ministre Gilbert Raharizatovo précise


jeudi 7 mai 2009




« Le mardi 5 mai 2009, le journaliste Ramanantsoavina Evariste a été arrêté pour les besoins de l’enquête. Radio Mada n’a pas observé les cahiers de charges et, après une décision de fermeture, elle émet sur d’autres fréquences. C’est une radio pirate, d’une part. D’autre part, ces matériels ont été saisis parce qu’ils ont servi à diffuser des fausses nouvelles, à inciter à la guerre civile. Parce que la Radio Mada n’a pas observé la loi, elle a du être fermée ». Ce sont les propos de Gilbert Raharizatovo, ministre de la Haute Autorité de Transition (HAT) en charge de la Communication et de la Culture.

Les démarches entreprises


La Radio Mada a été l’objet d’une lettre de mise en demeure en date du 27 mars 2009, de la part du ministère dess Poste et Télécommunications et de la Communication de la Haute Autorité de Transition (HAT) mais sans suite ; la Radio Mada a continué à émettre. Une décision de fermeture de la station a alors été prise par le ministère de la Communication et de la Culture. Un huissier a été mandaté pour exprimer la signification de commandement mais aucun responsable de cette station n’était sur les lieux.
Le ministère a alors obtenu du Tribunal de Première instance, une grosse ou une ordonnance en date du 27 avril 2009, une autorisation de saisie des matériels et équipements de la station Radio Mada, où qu’ils se trouvent. C’est lors de l’exécution de cette ordonnance que la station Radio Fahazavana a été perturbée et le ministre s’en excuse. Radio Mada reste introuvable. Le ministère n’en démord pas et obtient suite à une plainte à Parquet, une décision de perquisition et arrestation pour enquête des responsables de la station Radio Mada.
Recueilli par Bill


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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Sam 16 Mai - 18:06

A lire ce samedi dans le journal Tribune

source : http://www.madagascar-tribune.com/A-la-recherche-de-protection-et-de,11941.html


Citation:
Presse de Madagascar

A la recherche de protection et de sa cohésionsamedi 16 mai 2009, par Bill


Des journalistes s’essayent pour la solidarité. Ce vendredi 15 mai, ils se sont donnés rendez-vous pour rencontrer le ministre de la Haute Autorité de Transition (HAT) en charge de la Communication et lui remettre leurs doléances consignées dans une résolution. Le ministre Gilbert Raharizatovo n’étant pas dans la capitale, ce fut le secrétaire général de ce ministère qui a accueilli la délégation des journalistes et reçu de ses propres mains la résolution. Parmi les doléances des journalistes, la libération d’Evariste Ramanantsoavina, la liberté de la presse et l’exercice en toute sécurité et dans la sérénité du métier de journaliste. Plus clairement, la recherche de protection en toutes circonstances et en tout lieu dans l’exercice du métier.

Ensuite ces gens de la presse de toutes les expressions et de toutes les rubriques ont observé un sit-in devant le tribunal à Anosy pour contester l’incarcération d’un des leurs et en signe de solidarité avec le journaliste Evariste Ramanantsoavina dont le verdict sera rendu ce mercredi 20 mai.

Promesses et suggestions
En réponse à leurs doléances, les journalistes ont reçu des promesses et des propositions. Un débat d’idées télévisé avec les entités impliquées dans le métier, dont les patrons de presse, est sollicité dans les plus brefs délais – avant le mercredi 20 mai, précise le secrétaire général du ministère. Il a aussi promis de faire part au ministre des doléances des journalistes tout en indiquant que le ministère n’a pas porté plainte contre le journaliste qui n’ait pas trait aux fonctions du journaliste contrairement aux autres entités. En quelque sorte le ministère ne peut rien faire si les chefs d’inculpation ne relèvent pas de la presse.

Ce n’est pas la première fois que des essais de solidarité sont entrepris et ce n’est pas la première fois qu’une telle tentative fait face à des voix discordantes. Serait-ce la nature des journalistes de Madagascar ? C’est la démocratie et le pluralisme d’opinion. En tout cas, il y a trois courants qui se sont dégagés ces derniers temps depuis la célébration de la journée mondiale de la presse du 3 mai 2009. L’idée de consolider la solidarité entre ce qu’on appelle plus généralement les journalistes, a pris naissance lors des préparatifs de cette journée mondiale au Motel à Anosy. Cependant l’idée de « réconciliation » envisagée n’a pu être concrétisé faute de journalistes « à réconcilier », c’est-à-dire en l’absence des principaux concernés. Lors de cette journée du 3 mai 2009 au Motel, la revue du Code de Communication a été relancée.

L’affaire du journaliste Evariste Ramanantsoavina a mobilisé de nombreux journalistes et confirmé les trois courants qui étaient encore assez diffus au Motel Anosy. Ces trois courants d’idées cependant sont unanimes à revendiquer l’adoption du Code de Communication mais divergent sur les autres sujets conjoncturels. Ces trois courants sont les suivants : - il faut d’abord réconcilier les journalistes, c’est la priorité, - pourquoi cette mobilisation pour la cause Evariste sous couvert d’une recherche de cohésion, - laisser la justice faire son boulot. En somme des idées disparates mais qui traduisent l’instabilité dans la corporation. Et c’est ce qui justifie d’ailleurs cette recherche de protection auprès de l’Etat considéré comme « raiamandreny ».

Incompréhensible coup de gueule
La presse de Madagascar a plus de cent ans, c’est la doyenne parmi les institutions républicaines de Madagascar. Les journalistes en sont-ils conscients ? La presse de Madagascar ne devrait pas quémander protection auprès de quiconque. D’ailleurs pourquoi tous les politiques successifs de n’importe quel bord, toutes les institutions se précipitent-elles de constituer chacune leur pool de journalistes sinon leur cabinet de communication ? pour ne pas dire que tous veulent avoir leurs journalistes ou les journalistes dans leur camp.

A son âge, la presse de Madagascar ne peut être que le « raiamandreny » de tous dans ce pays qui a adopté la République et qui a renoncé à la Royauté. La presse de Madagascar n’a pas de « raiamandreny » autre que le « fokonolona », institué par Andrianampoinimerina, réorganisé et utilisé par les colonisateurs, repris par la République jusqu’à aujourd’hui sous une autre forme, après avoir été mis en valeur par le colonel Ratsimandrava.

C’est à croire que la presse de Madagascar date d’hier lorsqu’elle demande protection à tout ministère, comme les régions encore dépourvues de chefs et qui réclament leur « raiamandreny », ou comme ces « légalistes » qui réclament leur « Dada », ou ces nouveaux gouvernants qui aiment entendre qu’on les qualifient de « raiamandreny ». La presse et le journaliste ont leur éthique et leur déontologie. Ils ont aussi leur charte et l’observation de ces outils de travail suffisent largement à protéger le journaliste.

Quoi qu’il en soit, il est vrai que la protection physique doit être arrachée auprès de l’Etat s’il ne l’offre pas car c’est son devoir face à la fonction d’utilité publique qu’exerce la presse dans un pays qui se dit et se veut démocratique.


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MessageSujet: Re: Liberté de la presse sous TGV   Lun 18 Mai - 16:59

une info de l'Express du 18 mai 2009


source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=26274


Citation:
Radio Mada


Evariste Ramanantsoavina à Antanimora


La Justice n'a pas été clémente envers le journaliste de la radio Mada. Il a été placé sous mandat de dépôt à Antanimora.

Le journaliste de la radio Mada, Evariste Ramanantsoavina, a passé sa première nuit à la Maison centrale d'Antanimora. Après une garde à vue de deux jours au siège de la Commission nationale mixte d'enquêtes (CNME) à Ambohibao, il a été d'emblée placé sous mandat de dépôt au terme de sa mise en examen effectuée au tribunal d'Anosy dans l'après-midi d'hier. Son audition a duré près de deux heures. Arrivé au Parquet vers 16h 30, il a été emmené à Antanimora vers 18h 30. Les plus lourds chefs d'accusation qui pèsent sur lui portent sur l'incitation à la rébellion, la diffamation par voie de presse et enfin, le non-respect de la loi de la communication.
Pendu au verdict
« La liste est encore susceptible de s'allonger », a indiqué le colonel Jules Rabe, directeur d'investigation de la CNME, pendant l'entretien qu'il a accordé aux journalistes à Ambohibao dans la matinée d'hier. Dans la foulée, il a mis en avant que la garde à vue peut être prolongée de quinze jours, pour enquête approfondie, si un chef d'inculpation portant sur l'atteinte à la sureté de l'État est avéré.
Ce journaliste de la radio Mada a été cueilli dans son lit par des militaires lundi matin. Aux alentours de 5 heures, des éléments de la cellule d'arrestation de la CNME ont débarqué à son domicile à Andrononobe Analamahitsy, pour procéder à son arrestation. Une perquisition dans les locaux de la radio Mada à Antaninarenina s'ensuivait. Le mandat d'arrêt émis contre Evariste Ramanantsoavina a été délivré par le Procureur de la république la veille. Les actes dont on lui reproche remontent à ces quatre dernières semaines. Son dictaphone et son téléphone portable lui ont été arrachés des mains lorsqu'il a été arrêté.
De vives réactions de la part de l'Ordre des journalistes de Madagascar ne se sont pas fait attendre. L'Ordre exige la libération d'Evariste Ramanantsoavina dans les plus brefs délais. Son procès se tiendra au tribunal d'Anosy lundi prochain. Pendu au verdict, il attend son jugement sous les verrous.

Seth Andriamarohasina
Date : 08-05-2009

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Liberté de la presse sous TGV

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