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R@koto Modérateur


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 | Sujet: Défense du bois de rose Jeu 17 Sep - 18:22 | |
| le bois de rose est en danger à Madagascar une info du courrier de Madagascarsource : http://www.courriermada.com/spip.php?article1562| Citation: | Le bois de rose et l’ébène d’Andranomenakely, dans la région d’Andapa, et d’Andranopasy, dans le Menabe, vont disparaître !
17 septembre 2009 par
Ce sont les conclusions des études sur les stocks de bois de rose et d’ébène effectuées récemment par une équipe mandatée par le WWF dans la commune d’Anoviara, dans la Région de la SAVA, et dans celle d’Andranopasy, dans la Région du Menabe. Anoviara, une commune rurale située dans le nord-est du district d’Andapa, est très connue ces dernières années pour l’exploita- tion illégale du bois de rose et d’ ébène, en particulier dans les sites d’Andasibe et de Bemaintso. Dans la forêt de Bemaintso, l’équipe scientifique a recensé 14 espèces de bois de rose et 9 espèces d’ébène, des essences qui sont en danger, selon le statut de l’UICN. Il a été constaté que les arbres de plus de 35 centimètres de diamètre ont tous été exploités. Un tel constat prouve l’existence à grande échelle d’une pratique de coupe sélective illégale et ce, depuis plus d’une dizaine d’années. Ce qui est constaté actuellement dans la région est une accentuation du phénomène, orchestrée par les barons de l’exploitation illégale et leurs acheteurs à l’étranger. Aujourd’hui, les premières conclusions de l’équipe sont sans appel : la régénération naturelle de ces espèces et très faible sinon nulle. Dans la forêt galerie de la rivière Andranomenakely et de ses affluents, le bois de rose et l’ébène sont purement et simplement pillés. Les enquêtes menées auprès des villageois ont révélé que, d’une manière générale, ils utilisent le bois de rose et l’ébène pour la construction de leurs cases, notamment après la saison cyclonique. Ces mêmes villageois ont aussi révélé que certains d’entre eux, mais surtout des "bûcherons" venus d’autres régions, s’adonnent à l’exploitation illégale, ceci qui explique l’importance du trafic de bois de rose et d’ébène dans la région, surtout ces derniers temps. Pire, il y a quelques mois, leurs actions s’accompagnaient de manœuvres d’intimidation à l’égard de la population.
Les commanditaires et les exportateurs sont pour la plupart à Antalaha. Ils passent leurs commandes auprès des villageois, ou envoient carrément leurs hommes de main, et ces derniers assurent alors les travaux de coupe, de préparation ainsi que l’acheminement du bois jusqu’aux rives de la rivière Mananarabe qui traverse le village d’Anoviara. Là, les commanditaires embauchent d’autres personnes qui, elles, sont spécialisées dans le transport du bois précieux par voie d’eau. Le système est simple apparemment puisque la cargaison est arrimée à des radeaux de bambous. Ainsi, le bois est transporté jusqu’à Ambinany, près d’Antalaha. Une fois à Antalaha, le bois est acheminé par de petits bateaux à destination de Vohémar ou de Toamasina d’où ils sont exportés vers l’étranger, principalement à destination de certains pays d’Asie. La commune rurale d’Anoviara est l’un des points rouges de l’exploitation illégale de bois précieux, principalement le bois de rose et l’ébène, destinés à l’exportation. Ainsi, la rareté de la variété de bois de rose Andramena dans la forêt de Bemaintso prouve que la surexploitation a fait son œuvre : sur une superficie de 2,6 hectare, l’équipe n’a pu recenser que deux arbres ! Sur un plan général, plus de 60 pour cent de la forêt autour d’Anoviara sont dégradés par la culture sur brûlis ou encore aménagés pour les besoins de l’élevage. A leur manière, les communautés locales ont "divisé" la forêt en deux grandes parties : la partie en altitude est considérée comme une "zone de conservation" et la partie basse est transformée pour les besoins de l’agriculture et de l’élevage. C’est dans cette zone de basse altitude que les villageois prennent du bois pour la construction et pour leurs besoins domestiques. Aujourd’hui, l’écosystème forestier d’Anoviara est victime concurremment de trois pressions : l’exploitation illégale par coupe sélective, par la culture sur brûlis, et les feux de forêts. L’étude et l’enquête sur le circuit d’exploitation et de commercialisation illégales des bois précieux dans la Région de la SAVA ont aussi révélé des aspects qui relèvent purement et simplement de l’exploitation de la situation de pauvreté de la population locale. Il a été relevé, par exemple, que les bûcherons perçoivent 5000 Ar, soit 2 Euros, par jour pour transporter les bolabola, les troncs de bois de rose ou d’ébène, des profondeurs de la forêt jusqu’aux rives de la Mananarabe. Ce travail d’acheminement se fait dans des conditions inhumaines. Il faut noter en effet qu’un tronc peut peser entre 100 kilogs et 1 tonne. A Sambava on a même découvert un tronc de 3 mètres de long sur 1 mètre de diamètre qui pesait 1,5 tonne ! Et pourtant, à Antalaha, Sambava ou à Vohémar, le prix à l’exportation de ces bois précieux n’a rien à voir avec tout ce qui se passe en amont. Nos richesses en bois de rose et d’ébène sont exportées à raison de 8,50 Euros le kilogramme ! Sur le plan administratif, Andranomanakely et Bemaitso sont des forêts domaniales et, de ce fait, ne disposent pas de statut de gestion et encore moins de plan de conservation appropriés. En dépit de cette situation, il a été relevé que les communautés locales de la commune d’Anoviara ont élaboré des Dina pour préserver la forêt. En dépit de cette organisation locale, les exploitants et leurs hommes de mains font fi de ces Dina. Il est urgent, selon les autorités administratives et traditionnelles de la commune rurale d’Anoviara, que l’on instaure officiellement des zones de conservation ou de nouvelles aires protégées. La commune rurale d’Anoviara compte près de 9500 habitants. L’agriculture constitue l’activité principale de la population, à laquelle s’ajoutent l’artisanat et un peu d’élevage. Dans le domaine de l’enseignement, seuls 66,5 pour cent des enfants sont scolarisés et l’abandon scolaire est à un taux assez élevé, et la pauvreté en est l’une des principales causes. Selon l’équipe de recherche mandatée par le WWF, il est impératif d’apporter un appui à la population locale afin qu’elle s’oriente vers un mode de production agricole durable, moyennant, par exemple, des appuis techniques pour améliorer le rendement agricole sur les zones de savoka. Par ailleurs, un processus d’information, de sensibilisation et de formation des villageois devrait être mis en œuvre afin de permettre, à terme, la mise en place de communautés de base pour gérer les ressources naturelles. Tout cela, bien évidemment, avec un renforcement de l’action du Service des eaux et forêts pour l’application des lois, en terme de contrôle et de répression des délits forestiers.
- Le même mal dans le Menabe
La seconde étude entreprise par l’équipe mandatée par le WWF s’est déroulée dans la commune rurale d’Andranopasy, dans le district de Manja, dans la Région du Menabe. Cette commune est entourée de 4 aires protégées : l’aire marine protégée d’Andranopasy, le parc national de Kirindy Mitea, la zone humide et nouvelle aire protégée de Mangoky et le site de protection de l’association FITAHIA. La forêt d’Andranopasy fait partie du système forestier Mikea. L’inventaire a permis de recenser quatre espèces de boise de rose - Dalbergia emirnensis, D. tricharpa, D. purpurescens et D. greveana - et deux espèces d’ébène - Diospyros haplostylis et D perrieri. La plupart de ces espèces, qui sont vulnérables, selon leur statut IUCN, se trouvent dans la forêt dite " à usage local " et font l’objet d’une surexploitation. Il a été constaté en effet que seuls les arbres de faible diamètre sont abondants. Cet état de chose explique que ceux d’un diamètre supérieur à 30 cm ont été surexploités, par coupe sélective. A l’heure actuelle, leur taux de régénération naturelle est très faible sinon nulle. Certaines espèces de bois de rose et d’ébène, signalées dans des travaux antérieurs, ne sont plus présentes dans cette partie de la forêt Mikea. En effet seules 4 quatre espèces de bois de rose Dalbergia et 2 espèces d’ébène Diospyros été recensées lors de cet inventaire dans la forêt d’ Andranopasy contre une dizaine d’espèces de Dalbergia et huit espèces de Diospyros relevées lors de travaux d’inventaires antérieures effectués aux environs de la forêt de Mikea. Il s’agit d’un écart considérable qui confirme l’exploitation abusive de la forêt, dans un but commercial, laquelle est effectuée par des opérateurs économiques étrangers à la commune. De l’avis des scientifiques, 5 espèces de bois de rose (Dalbergia trichocarpa, Dalbergia emirnensis, Dalbergia purpurescens, Dalbergia greveana) et une espèce d’ébène Diospyros perrieri sont en rupture de stock à Andranopasy. Leur régénération et leur viabilité sont vraiment très faibles. Par rapport à l’exploitation faite par la population de la commune, c’est celle effectuée par des migrants qui est la plus destructrice car elle très sélective. Selon l’enquête menée auprès de la population, elle n’est pas impliquée dans la gestion du bois de rose et de l’ébène, pire la plupart des personnes interrogées ont déclaré "ne pas connaître la valeur économique de ces bois, tant au niveau national qu’international" ! Dans la pratique, les acteurs dans la gestion du bois précieux à Andranopasy sont seulement les présidents de fokontany, le maire et le président de l’association FITAHIA. Le terme "commerce de bois précieux" est évité par l’administration locale. Pourtant, l’enquête effectuée auprès de la population a révélé que 1000 pieds de palissandre ont été coupés illégalement dans la forêt d’Andranopasy en 2006 ! La forêt d’Andranopasy est sous la juridiction du Cantonnement Forêt de Manja, qui est cependant très loin, et ne dispose même pas de moyens ! Par ailleurs, une grande majorité des membres des communautés de base d’Andranopasy ont un niveau de connaissance relativement bas et leurs cahiers de charges devraient être révisés, notamment en matière de procédure et de droits d’usage. Source : WWF Madagascar |
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 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Ven 18 Sep - 18:02 | |
| dans l'Express du 18 septembre 2009 source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=29600| Citation: |
Bois de rose Saina Michel dénonce une mafia
Le rapport établi par le chef de région d'Analanjirofo sur la filière bois de rose fait état d'une grande désorganisation. Des mesures doivent être prises. Cacophonie totale. Le bilan sur la filière bois de rose dressé par Saina Michel, chef de région d'Analanjirofo, hier lors d'une conférence de presse explique la pagaille dans différents maillons. Actuellement, 60 000 pièces de bois sont répertoriées dans la région de Sava, de même dans l'Analanjirofo. Cependant, la commercialisation et l'exploitation se font d'une manière illicite. Des actes de faux et usage de faux ont été dénoncés par le premier responsable de la région. Des forces de l'ordre sont même impliquées dans l'affaire. Produits saisis « En ce qui concerne la région d'Analanjirofo, des nouvelles coupes de bois n'ont pas été appréhendées. Cependant des infractions ont été effectuées au niveau de la commercialisation et de détention », indique Saina Michel. « Un officier est concerné par cette magouille. Il se charge de la sortie illicite des bois qui n'ont pas obtenu une autorisation », continue ce responsable. Au cours d'une dernière opération d'assainissement dans la région, 400 pièces de bois de rose ont été saisis à Maroantsetra et à Mananara, ainsi que 4 tonnes de quartz endémique. Sur ces 400 pièces, seulement 100 ont été soumises à des ventes aux enchères, à raison de 2600 ariary le kilo. Le reste fait encore objet d'un litige. Or, un opérateur de nationalité malgache a fourni des dossiers mentionnant le transfert de 247 pièces de bois. Des magasins ont été scellés à l'issue de l'initiative. Des procédures judicaires sont en cours auprès du tribunal de Maroantsetra et celui de Toamasina. Face à cette situation, la mise en vigueur d'une autorisation de ramassage exigeant la traçabilité est proposée au gouvernement. Une mesure qui devra soutenir la population mais aussi éradiquer la commercialisation illicite. En vertu de cette disposition, seuls les détenteurs d'autorisation de ramassage peuvent établir des contrats avec les sociétés d'exportation agréées. Ces dernières peuvent demander une autorisation de transfert à Toamasina. Par ailleurs, une ristourne de 300 ariary par kilo est imposée aux exportateurs. Lantoniaina Razafindramiadana Date : 18-09-2009
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 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Sam 19 Sep - 12:53 | |
| dans Midi du 19 septembre 2009 source : http://www.midi-madagasikara.mg/midi/index.php?option=com_content&task=view&id=17877| Citation: | Economie BOIS DE ROSE. La région d’Antalaha dispose de 10 000 tonnes de stocks non écoulés.
Des opérateurs réclament un traitement égalitaire Après l’inventaire des stocks de bois précieux dans la région de SAVA, treize opérateurs ont obtenu un agrément d’exportation, à titre exceptionnel via un arrêté inter-ministériel le 28 janvier dernier. L’objectif était de liquider leurs stocks répertoriés en ville sur une période échue au 30 avril dernier. Mais suite aux événements politiques survenus au pays, les inventaires de stocks dans d’autres régions, notamment en brousse, n’ont pas pu être réalisés. D’autres opérateurs ayant un permis d’exploitation légal se sentent ainsi pénalisés car ils n’arrivent pas à écouler leurs stocks depuis le début de l’année jusqu’à maintenant faute d’une autorisation d’agrément d’exportation à délivrer par le ministère de tutelle.
Transfert impossible
« Nous réclamons ainsi un traitement égalitaire pour tous car des rumeurs circulent que seuls quatre opérateurs sur une vingtaine légaux vont avoir cet agrément d’exportation », a expliqué Coco Rasamy, opérateur dans la région d’Antalaha. Celui-ci dispose entre autres de 9 000 pièces de bois de rose en brousse et 800 tonnes autres en stocks en ville. « Nous ne revendiquons que nos droits car nous avons un permis d’exploitation légal sur un lot forestier bien déterminé depuis l’an 2000 alors que nous ne pouvons même pas commercialiser comme les autres nos bois de rose coupés », s’est il exprimé. En tant que citoyen responsable, celui-ci propose par contre aux Autorités compétentes de délivrer un agrément à tous les opérateurs formels mais sur une période limitée pour pouvoir liquider leurs stocks. Et après ce délai, aucune nouvelle exploitation ne devrait plus être autorisée. C’est également un moyen de mieux assainir le secteur et de lutter contre les trafics illicites. Par ailleurs, on a appris que près de 10 000 tonnes de bois de rose sont encore en stock à Antalaha. Les faire sortir de cette zone pour un transfert vers une autre région s’avère impossible tant que tous les opérateurs légaux ne seront pas traités sur un même pied d’égalité, a-t-on conclu.
Navalona R
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 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Lun 21 Sep - 17:24 | |
| AVEC DU CULOT , ILS VONT REUSSIR ! source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=29666| Citation: | Bois de rose Des exportateurs veulent être agréés
Les requêtes se multiplient. Après la revendication de Saina Michel, chef de région Analanjirofo, sur la mise en vigueur d'une autorisation de ramassage de bois de rose, les exportateurs ont aussi leurs réclamations. Il s'agit de l'octroi d'agrément en vue d'exportation. Certains d'entre eux n'ont pas pu, en effet, exporter leurs produits. Sur une vingtaine d'exportateurs, seulement 13 ont eu un agrément, suite à l'opération de ratissage entreprise, l'année dernière. Huit d'entre eux n'ont pas reçu l'autorisation, faute d’inventaire. Ces derniers requièrent actuellement leurs agréments. « Depuis janvier, nous n'avions pas pu exporter nos bois de rose car nous n'étions pas agréés et l'inventaire n'a pas touché les bois gardés en brousse», avance Coco Rasamy, exportateur à Antalaha. Selon ses propos, il possède environ 9000 pièces, en brousse, et 800 tonnes, en ville. Afin de mettre fin à l'exploitation de cette ressource, des exportateurs proposent la fixation d'une durée déterminée pour l'exportation de tous les bois, déjà coupés, pour l'ensemble des exportateurs. Une fois le délai expiré, toute expédition doit être refusée. Lantoniaina Razafindramiadana Date : 21-09-2009
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 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Lun 21 Sep - 17:26 | |
| et dans Tribune du 21 septembre 2009 source : http://www.madagascar-tribune.com/Un-comite-pour-demanteler-le,12764.html| Citation: | > Société Trafic de bois de rose
Un comité pour démanteler le réseau
lundi 21 septembre 2009 La télévision nationale malgache annonce ce dimanche 20 septembre 2009, l’arrivée d’un convoi de deux camions de militaires armés dans la région SAVA et dans celle d’Analanjirofo pour appliquer les mesures décidées en haut lieu à l’encontre des trafiquants de bois précieux. Il s’agit d’arrêter la coupe de bois précieux et en même temps leur acheminement vers les ports de Sambava et de Vohémar et donc son exportation. Une délégation composée de représentants de plusieurs ministères, dont les Finances, les Forces armées, la Sécurité intérieure, l’Environnement et les Forêts, est depuis le milieu de la semaine dernière à Sambava pour sensibiliser et mobiliser toutes les ressources nécessaires pour combattre ce trafic de bois précieux. Une cellule tactique a même été constituée dans cette perspective. Sont également associés à cette lutte, les paysans, le fokonolona, et les opérateurs en bois précieux.
A propos des opérateurs en bois, ces derniers demandent à ce qu’il leur soit accordé le permis de ramassage du bois de rose qui est déjà coupé et que le constat soit fait sur leur régularité ou non. Apparemment, ils sont prêts à payer les amendes s’il est établi que leurs opérations n’étaient pas légales. Car entre temps, le comité interministériel a interdit tout déplacement, toute transaction et toute exportation de cargaison de bois précieux. Auparavant le ministère de l’Environnement et des Forêts a déclaré qu’aucune autorisation n’a été délivrée. Bref, cette affaire de bois de rose est très compliquée. Le BIANCO de Toamasina a déjà été sur l’affaire mais sans suite. Voici un comité de plus.
Le jeudi 17 septembre 2009, le chef de Région Analanjirofo, Saina Michel, a convoqué la presse pour lui faire part de sa décision de porter plainte car, d’après les documents qui étaient en sa possession, des opérateurs ont usurpé sa signature et qu’il aurait donc autorisé des exportations de bois précieux au port de Maroantsetra. Ces autorisations auraient trait à près de seize (16) tonnes de bois de rose issus d’une vente aux enchères.
Lors de cette même conférence de presse, Saina Michel a évoqué des trafics de pierres industrielles et précieuses ou semi-précieuses. Il a cité des noms d’officiers supérieurs, des colonels, qui auraient trempé d’une manière ou d’une autre, dans ces trafics de pierres et de bois précieux. Il a indiqué qu’il avait confié à un de ces officiers une mission bien précise mais qui s’est par la suite terminée en queue de poisson. Le chef de Région Analanjirofo avoue que depuis qu’il est à son poste en avril 2009, il a porté toute son attention sur ces trafics et cherché à valoriser les richesses de sa
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 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Lun 21 Sep - 17:35 | |
| ils veulent payer les amendes ?Ils doivent payer les amendes , l'état doit saisir les stocks coupés et comme le mal est fait , c'est à l'ETAT de revendre le patrimoine national. L'argent servira à payer une brigade de gardes forestiers assermentés et au reboisement. La HAT doit immédiatement sortir un texte de loi , pour mettre fin à la coupe illégale et punir sévèrements les contrevenants qui s'attaquent au patrimoine forestier national. _________________ korana mangingina
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 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Sam 26 Sep - 7:32 | |
| dans l'Express de ce samedi 26 septembre source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=29814[quote] | Citation: | | Usage de faux dans le trafic de bois de rose. La Primature a fait état d’usage de faux de la signature du Premier ministre Monja Roindefo, hier. Selon l’équipe de Mahazoarivo, il s’agit d’une affaire concernant l’autorisation de coupe de bois de rose. Elle compte mener une enquête et sanctionner les contrefacteurs. |
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 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Mer 7 Oct - 19:57 | |
| scandaleux une info de l'Express source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=30042| Citation: | Bois de rose Forcing des exportateurs
80 conteneurs de bois de rose ont pu quitter le port de Vohémar pour l'île Maurice. Le navire est sommé de revenir à Toamasina. Y a-t-il défaillance ou cor-ruption dans les hautes sphères de l'État ? 80 conteneurs remplis de bois précieux ont pu être embarqués et quitter le port de Vohémar, hier, vers midi. Une opération qui aurait dû être impossible, selon un haut responsable au sein du ministère des Finances et du budget, car l'autorisation d'exportation de ces marchandises est soumise à des conditions très strictes. Parmi ces conditions figure le paiement d'une amende de 72 millions d'ariary d'amendes, en sus de toute autre taxe d'exportation. Et jusqu'au départ du navire Lea 085 de CMA-CGM, hier, rien n'indique que ces conditions ont été respectées. Des contrôles auraient dû d'abord être effectués et un ordre venu du ministère du Transport aurait dû interdire tout embarquement. Une équipe du task force, conduit par un colonel de l'armée, avait même été dépéchée sur place pour éxecuter cet ordre qui n'a finalement pas été respecté. « Il est anormal que ce navire ait pu partir du port de Vohémar, malgré cet ordre. Je pense qu'il y a eu des complicités de personnes très haut placées », revèle notre source au sein du ministère des Finances et du budget. Aux dernières nouvelles, le navire qui doit se rendre à l'île Maurice a reçu l'ordre du ministère du Transport de rejoindre le port de Toamasina, dans un délai de 48 heures. Il est donc attendu au grand port de l'est au plus tard cette nuit. Les conteneurs qu'il transporte doivent subir des fouilles et des contrôles. Car d'après d'autres informations, certains de ces conteneurs contiendraient également des cargaisons de vanille qui étaient déclarées comme étant du café. Une manœuvre qui aurait permis à ses propriétaires de faire des fausses déclarations sur le rapatriement obligatoire de devises. Autorisations spéciales « Même si le navire décide de continuer sa route vers Maurice, nous allons également entamer des démarches auprès des autorités locales pour qu'il y soit bloqué, en attendant les contrôles », avertit le même reponsable. Ce lot de 80 conteneurs fait partie des 362 recensés et bloqués au port de Vohémar, depuis plusieurs mois. Ces conteneurs appartiennent à 13 exportateurs qui ont reçu des autorisations spéciales, vers la fin du régime Ravalomanana. D'abord, bloqués par le gouvernement de transition, ils ont ensuite été autorisés à partir moyennant des conditions et dans un delai imparti. C'est le respect de ces conditions qui semble poser des problèmes aux opérateurs. Lantoniaina Razafindramiadana et Mahefa Rakotomalala Date : 07-10-2009
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 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Jeu 8 Oct - 17:05 | |
| dans l'Express du jour source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=30074| Citation: | Bois de rose Le « Lea 085 » arraisonné à Toamasina
Comme prévu, le bateau « Lea 085 » qui a embarqué les conteneurs chargés de bois de rose en provenance de Vohémar, est revenu au port de Toamasina hier soir. Il a été arraisonné par les forces de l'ordre pour pouvoir effectuer les contrôles nécessaires. D'après les premières informations, les amendes sur près d'une soixantaine des 80 conteneurs que le navire a embarqués, n'auraient pas été payées. Elles s'élèvent à 72 millions d'ariary et leur paiement conditionne l'autorisation d'exportation des marchandises. D'autres précisions sont attendues à ce sujet. « Les membres du Task Force et responsables des ministères concernés, à savoir de l’Environnement et des forêts, des Finances et du budget, et des Transports n’ont pas reculé devant les menaces adressées contre leurs agents », affirme sous couvert de l'anonymat une source proche du dossier. Celle-ci affirme également que les propriétaires paniquent et sont actuellement à Antananarivo pour essayer de négocier des arrangements. L’existence de fausses déclarations concernant les contenus « café » au lieu de « vanille » semble également avoir été justifiée.
Date : 08-10-2009
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 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Dim 11 Oct - 10:03 | |
| dans l'Express du 11 octobre 2009 source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=30138| Citation: | Trafic de bois de rose
Des grands commis sur la sellette
Les responsables de l'exportation illicite de bois précieux à Vohémar commencent à être identifiés. Un directeur vient déjà d'être limogé. Plusieurs têtes risquent de tomber après l'affaire d'exportation illicite de bois précieux à Vohémar. Moins de 24 heures après l'arraisonnement du bateau « Lea » qui transportait 91 conteneurs et arraisonné au port de Toamasina, les premières sanctions commencent à tomber sur les responsables locaux touchés par ce scandale. Selon notre information, le directeur de l'Environnement et des forêts de la région SAVA est suspendu de son poste. Son rôle dans cette affaire reste à établir, mais d'ores et déjà, on sait que d'autres personnalités risquent également de suivre son pas. Hier face à la presse, Hery Rajaonarimampianina, ministre des Finances et du budget et membre du task force regroupant sept ministères, n'a pas caché son intention face à une éventuelle implication des agents détachés de son département. « Nous seront très stricts dans l'application des sanctions si jamais l'enquête en cours établit qu'un ou plusieurs de nos agents en poste à Vohémar ont trempé dans cette affaire », avertit-il, faisant clairement allusion aux responsables de la douane locale. Quatre-vingt-onze conteneurs de bois de rose ont été saisis au port de Toamasina, mercredi soir. Ils ont été embarqués à bord du « Léa » et ont pu quitter le port de Vohémar mardi 7 octobre, malgré un ordre contraire provenant du ministère des Finances et du budget. Le navire a été ensuite dérouté vers le grand port de l'Est sur ordre du ministère du Transport. L'autorisation d'exportation de ces conteneurs est soumise à des conditions strictes suivant un arrêté publié par le ministère de l'Environnement et des forêts en date du 21 septembre. Parmi ces conditions figurent le paiement d'une amende de 72 millions d'ariary en sus des autres frais de douane relatifs à l'exportation de bois précieux. 27 vérifications « Cet arrêté chapeaute tous les autres arrêtés et dispositifs pris antérieurement. Si les exportateurs ne sont pas en règle avec cet arrêté, ils sont condidérés comme étant en infraction », précise Hery Rajaonarimampianina. Aux dernières nouvelles, 27 sur les 91 conteneurs ont pu être vérifiés comme étant en règle vis-à-vis de l'administration. Ils peuvent donc être exportés. Pour le reste, leurs propriétaires doivent encore s'acquitter des 72 millions d'ariary ainsi que d'autres éventuelles amendes pour cause d'infraction douanière. Mahefa Rakotomalala Date : 10-10-2009
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 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Dim 25 Oct - 9:19 | |
| dans l'Express du 24 octobre 2009 source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=30569| Citation: | Bois de roses Un opérateur interdit de sortie
La machine judiciaire est en marche. Les personnes concernées par les trafics illicites de bois de rose sont entre les mailles de la justice. À l'heure actuelle, il est interdit à l'un des propriétaires des conteneurs remplis de bois de palissandre, interceptés et déroutés en pleine mer vers le port de Toamasina, de sortir du territoire. Les investigations sont en cours en vue de l'ouverture d'un procès. Sept autres personnes sont placées sous mandat de dépôt, dont certaines ont été prises en flagrant délit. « L'équipe de la Task Force mène des enquêtes sur chaque information qu'elle recueille », explique un responsable du ministère de l'Environnement et des forêts. La Task force est une structure mise en place à l'initiative de ce dernier pour mettre fin au pillage de nos ressources forestières. Il regroupe sept départements concernés par la question. Depuis sa création début septembre, près d'un millier de rondins de bois précieux ont été saisis dans toute la région Sava. Ils sont placés sous l'étroite surveillance des militaires en attendant que l'État décide de ce qu'il va en faire. Mahefa Rakotomalala Date : 24-10-2009
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Nombre de messages: 28 Localisation: Paritanaparis Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Dim 25 Oct - 11:37 | |
| Il est grand temps de s'occuper à bras le corps de ce problème de bois de rose et autre car c'est un grave problème écologique qui perdure depuis trop longtemps. Je sais que dans un pays tout va mal et bien tout le monde essaye de s'en sortir mais là trop c'est trop et il est temps de faire tomber des têtes. Bon courage à ceux qui luttent contre ça. A+  |
|  | | bevolo

Nombre de messages: 18 Age: 35 Localisation: entre ciel et terre Date d'inscription: 25/10/2009
 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Lun 26 Oct - 16:48 | |
| Manao ahoana C'est l'espèce humaine qu'il faudrait faire disparaitre !!! Tant que l'humanité ne se rendra pas compte que l'important n'est plus de protéger indivuellement son petit espace mais la terre entière collectivement on avancera pas. Le grain de sâble qui bloque le mécanisme de protection : le pognon Tafandria mandry |
|  | | darkvador95

Nombre de messages: 28 Localisation: Paritanaparis Date d'inscription: 29/04/2008
 | Sujet: Re: Défense du bois de rose Lun 26 Oct - 16:59 | |
| Mbola tsara! Et oui, c'est toujours une histoire de pognon  Mais l'être humain est pervers et surtout destructeur, alors même si ce n'était pas pour de l'argent, ce serait pour cultiver ou autre. Enfin ce problème est général en fait et cela se fait aussi en Amazonie et partout où il y a de la forêt vierge dense. Mais les fautifs se sont aussi les pays riches qui sont très demandeurs. Veloma |
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