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R@koto Modérateur


Nombre de messages: 3935 Localisation: dans la brousse Date d'inscription: 27/09/2005
 | Sujet: Re: La crevette à Mada Lun 25 Fév - 18:51 | |
| a lire dans l'Express du jour source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=15177| Citation: |
Ressources naturelles Le prix du pétrole noie la crevette Les opérateurs malgaches œuvrant dans l'exploitation de la crevette se trouvent actuellement dans une impasse. La filière exige une véritable restructuration.  Les opérateurs ont exposé l'impact de la hausse du prix du carburant sur la filière crevette. L'incessante hausse du prix du pétrole sur le marché mondial remet en cause l'avenir de la filière crevette à Madagascar. D'après les opérateurs du secteur, les coûts engagés pour les carburants sur les bateaux de pêche sont devenus trop importants pour l'exploitation. La situation ira encore en empirant dans les années à venir. Le contexte mondial veut que le prix du pétrole continue sur cette pente ascendante. Au début de la campagne 2007, le prix de la tonne métrique de carburant hors taxes était de 624 dollars. Au début de la campagne 2008, il est monté à 955 dollars. «C'est une hausse de 53 % en une année et qui ne tient pas encore compte des changements actuels de prix», explique Georges Ramorasata, secrétaire général du Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar (GAPCM). Le baril de pétrole vient de dépasser la barre des 100 dollars depuis quelques jours. «Le carburant représente environ 30% des charges», remarque le secrétaire général. D'autres facteurs contribuent à la dégradation de la filière. Sur la même période, les frais de transport ont suivi la même tendance que celle du prix du baril de pétrole. A cela s’ajoute le fait que depuis quelques années, les conteneurs qui partent de Mahajanga ou de Toamasina ne sont plus dirigés directement sur l’Europe, la principale zone d’exportation. «Ils transitent par l'île Maurice, Durban ou même Bombay», fait savoir Georges Ramorasata. Baisse En parallèle, l’offre mondiale de crevettes d’aquaculture a explosé à partir des années 2000. Cela entraîne mécaniquement le prix vers le bas. Structurellement, il n’y aucun espoir d’amélioration des prix dans les années à venir. Le GAPCM avance également que plusieurs faits confirment cette mauvaise santé de la filière crevette. Le volume exportée a subi une baisse importante entre 2002 et 2007. De 9 800 tonnes en 2002, il est passé à 5 500 tonnes en 2007. Il en est de même de la valeur des exportations. De 65 millions d'euros en 2002, la recette est passée à 29 millions d'euros en 2007. L'effondrement des coûts ne fait qu'aggraver la situation. Le prix de vente a aussi baissé de 26 % durant cette période. Au plan social, le nombre d'emplois accuse aussi une regression. Les chiffres du GAPCM mettent en évidence une baisse de 40 % d'une manière directe ou et indirecte. La perte d'emploi affecte principalement les chalutiers. «Il y a de moins en moins de navires et la campagne de pêche devient plus courte», explique Georges Ramorasata. «Le nombre d'emplois est passé de 5 000 en 2002 à 3 000 en 2007», conclut-il. Doda Andrianantenaina Date : 25-02-2008
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|  | | R@koto Modérateur


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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Ven 29 Fév - 17:53 | |
| Dans l'Express du 29 février cette info source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=15340| Citation: | ECONOMIE
Ressources halieutiques Ouverture de la pêche crevettière
La pêche crevettière s'ouvre officiellement, le samedi 1er mars, sur la côte ouest de Madagascar. Cette mesure concerne, à la fois, la pêche industrielle et la pêche artisanale. Après plus de trois mois de fermeture, les bateaux pêcheurs pourront donc reprendre la mer. Cette fermeture était nécessaire pour permettre aux crevettes d'effectuer leur reproduction et de réduire la pêche aux jeunes crevettes. «Il s'agit de l'une des mesures prises dans le cadre de l'amélioration de la gestion des ressources halieutiques face à la menace d'une baisse de la capture», explique un technicien de la filière crevette. 2008 est une année décisive pour toute la filière crevette. Elle doit faire face à un contexte mondial particulièrement difficile pour la crevette malgache. La hausse du cours du baril de pétrole ainsi que l'émergence de nouveaux pays producteurs sont autant de facteurs qui défavorisent le produit malgache sur le marché. A ces problèmes s’ajoute également la baisse de la capture. D'ailleurs, c'est pour pouvoir y faire face et pour favoriser la régénération de la ressource qu'une réduction jusqu'à 20% de l'effort de pêche, a été décidée à partir de cette année. Mahefa Rakotomalala Date : 29-02-2008
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|  | | Landja VAOVAO

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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Jeu 27 Mar - 8:52 | |
| D'abord félicitation pour l'organisateur de ce forum crevettes. Je vois que le forum est bien à jour. Encore, toutes mes félicitations.  |
|  | | R@koto Modérateur


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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Sam 25 Oct - 16:51 | |
| c'était à lire dans l'Express source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=21755| Citation: | Mahajanga La crevette se fait rare La pêche crevettière traverse une mauvaise passe. La hausse des frais réduit les marges bénéficiaires.
Les crevettes se font rares sur les étals des halles de Mahajanga. Le secteur de la pêche est réellement en crise à Mahajanga. La situation est catastrophique. La société Réfrigepêche Ouest (RO), spécialisée dans la pêche aux crevettes, est touchée de plein fouet par la flambée du prix du carburant et par la crise financière. La campagne 2008 est menacée et sa durée se trouve réduite à cinq mois. Le directeur général de la RO, Antoine Rossignol, avoue ne pas pouvoir sortir la tête hors de l’eau si les difficultés perdurent. « Trois facteurs pénalisent la campagne 2008. La hausse du prix du carburant, la chute vertigineuse des prix à cause de la tarification sauvage, et la grosse production concurrençant l’approvisionnement du marché européen », fait remarquer le directeur général. Licenciement « Cet approvisionnement s’effectue dans un contexte économique difficile, car l’Europe est exigeant au niveau de l’étiquette, d’où une baisse du tarif à la vente. Nous assistons aussi à une capture médiocre due au facteur climatique et à la rareté des ressources sur certaines zones. Les résultats d’exploitation deviennent déficitaires ”, dévoile-t-il. La campagne 2008 est dès lors réduite à cinq mois au lieu de huit. Normalement, elle débute le 1er mars et se termine en octobre. La société a dû prendre des mesures en restreignant les charges sociales. Comme elles sont trop contraignantes dans le cas de chômage technique, les employés ont donc préféré le licenciement. Ainsi, 11 membres du personnel du service à terre ont été licenciés au mois de juillet. « Les revenus de leurs familles sont alors amputés d’une grosse partie correspondant aux rémunérations de ces salariés », regrette Antoine Rossignol. Désormais, les équipages des chalutiers sont payés au prorata de leurs captures. La société Réfrigepêche Ouest a en conséquence décidé de diversifier ses activités en exploitant d’autres produits halieutiques, dont le poisson. « Les eaux malgaches restent poissonneuses. Elles sont un puits de ressources. Il est très important de les protéger. Nous comptons nous ouvrir prochainement sur le marché extérieur avec une proportion raisonnable », termine le premier responsable de RO. Vero Andrianarisoa Date : 24-10-2008
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Lun 3 Nov - 17:27 | |
| dans Tibune du 29 10 2008 source : http://www.madagascar-tribune.com/Le-secteur-crevettier-genere-100,9667.html| Citation: | Secteur halieutique
Le secteur crevettier génère 100 millions d’euros par an mercredi 29 octobre 2008, par Léa Ratsiazo
Le secteur crevettier constitue l’un des points forts du secteur halieutique malgache. Il génère en moyenne 100 millions d’euros par an, emploie environ 9 000 personnes à temps plein (pêche artisanale, pêche et aquaculture industrielle), fait vivre plus de 30 000 familles de pêcheurs traditionnels et représente environ 40 000 emplois indirects, selon les données de la mission économique de l’Ambassade de France à Madagascar. Selon l’INSTAT, les exportations malgaches de produits de la mer ont atteint une valeur d’exportation de 141,8 millions d’euros pour un volume total de 33 000T en 2006. Le premier poste d’exportation, en termes de valeur, concerne les crevettes fraîches, préparées ou congelées (67% des exportations), suivi des conserves de thon (25%).
Le secteur est un outil de développement économique et social important dans les zones très enclavées.
Filière surexploitée et en crise
Aussi bien l’activité de pêche que celle de l’aquaculture sont menacées depuis ces 3 dernières années. Les zones de pêche crevettière, à différente intensité, sont toutes touchées par la diminution des ressources causée par les mauvaises pratiques de la pêche traditionnelle : usage d’engins de pêche prohibés (filets moustiquaires) et non respect du repos. Une forte érosion du prix de vente sur les marchés internationaux en raison de l’abondance de crevettes d’origine asiatique et latino-américaine accentue les difficultés de la filière. En outre, les redevances sur les licences de pêche restent relativement stables. La Direction de la Pêche et des Ressources Halieutiques, appuyée par des organismes de développement, promeut la pisciculture en cage et le développement d’écloserie. L’aquaculture crevettière s’est développée depuis 1992 dans les tannes sèches des mangroves de l’Ouest et du Nord de Madagascar (Morondava, Majunga, Soalala, Ankarana). Il existe actuellement 7 fermes aquacoles industrielles. Parmi les espèces de crevettes pêchées dans les eaux malgaches, deux offrent des performances intéressantes en aquaculture, à savoir, le « Penaeus monodon » (black tiger) et le « Penaeus indicus » (crevette blanche).
La filière est globalement déficitaire depuis 2005 en raison des baisses de productivité, des problèmes pathologiques, d’une augmentation des charges liée à l’augmentation du prix du carburant (qui représente près de 22% des charges) et celui des matières premières alimentaires (40% des charges) et enfin de la concurrence sur le marché mondial des crevettes white d’élevage bas de gamme des pays asiatiques qui affecte la production malgache haut de gamme et respectant des critères de responsabilité sociale et environnementale.
Réduction d’efforts de pêche
Les professionnels et le gouvernement, aidés des bailleurs de fonds (notamment l’Agence Française de Développement et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial), ont commencé à entreprendre des efforts de gestion concertée du secteur : surveillance des pêches pour le respect de la période de fermeture, réduction des navires de pêche, détaxation du gas-oil pour les fermes aquacoles et autre respect des dispositifs d’exclusion des tortues marines afin de redresser la filière de la pêche et d’aquaculture, déficitaire depuis 3 ans. Les efforts doivent êtres poursuivis, notamment pour les démarches d’éco-certification et la réduction de l’effort de pêche, mais des mesures d’urgence sont attendues par les professionnels.
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Jeu 15 Jan - 17:35 | |
| Un article complet dans l'Express du 15 janvier 2009 source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=23798| Citation: | Questions à… Simon Rabearintsoa
«Il faut réduire l’effort de pêche crevettière »
Le directeur de la pêche évoque le plan de relance de la filière crevette, confrontée à une crise depuis l'année dernière. • Sur quoi le plan de relance de la filière crevette est-il basé ? Il se base sur une étude de la réorganisation de la pêche traditionnelle, de la protection et de l'amélioration de l'environnement côtier, ainsi que de la réduction des charges des industriels. L'objectif consiste à réduire l'effort de pêche à travers un meilleur contrôle et une responsabilisation des pêcheurs traditionnels. Pour les industriels, la réduction de l'équivalence en centimètres de l'unité d'engin est aussi préconisée. Deux arrêtés ministériels seront publiés incessamment en vue de la mise en pratique de ce plan.
• Pouvez-vous définir l’unité d'engin ? D'une manière simplifiée, l'unité d'engin est l'unité de mesure permettant de déterminer la surface balayée par le chalut, c’est-à-dire le filet, utilisé par les bateaux de pêche. Son envergure, à savoir la corde de dos, est divisée en plusieurs unités d'engin. En 2008, une unité d'engin valait 8 cm. Le projet d'arrêté prévoit de la réduire à 7 cm.
• Comment une réduction de l'effort de pêche peut-elle résoudre la crise ? Le cycle de croissance de la crevette est très rapide. La différence de taille entre les individus en l'espace d'un mois est très importante. L'idée consiste donc à laisser davantage de temps à la ressource pour se régénérer. Ce qui permettra d'avoir des individus de tailles plus grandes et qui seront mieux valorisés sur le marché international. Ensuite, une révision à la baisse de la redevance payée par les pêcheurs artisanaux et industriels est aussi prévue.
• Comment se présente la saison 2009 ? La pêche crevettière pour 2009 s'ouvrira le 1er mars. A mon avis, la campagne sera meilleure pour cette année avec la baisse du prix du carburant. Les opérateurs ont également réussi à trouver d'autres marchés, et l'exportation vers les Etats-Unis est sur la voie de concrétisation.
Propos recueillis par Mahefa Rakotomalala Date : 15-01-2009
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Ven 20 Fév - 20:35 | |
| dans l'Express du 20 février 2009 source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=24592| Citation: | FILIERE CREVETTE
La pêche sur fond de crise
La campagne crevettière débutera dans dix jours . Les avis sont partagés concernant la résolution de la crise. Année décisive pour la filière crevette. Le secteur s'attend à une résolution de la crise qui avait marqué la campagne 2009, à la suite de la flambée du prix du pétrole alors que la pêche s'ouvrira officiellement à partir du 1er mars. L'optimisme règne à l'heure actuelle au vu du repli du prix du carburant. Mais certains opérateurs affichent la prudence et estiment que tout dépendra des impacts des mesures prises pour réduire l'effort de pêche. « Nous verrons si cette réduction aura suffisamment d'impact sur la taille des crevettes. Nous allons déployer nos bateaux, mais si la situation ne s'améliore pas, il n'est pas à écarter que ce sera notre dernière campagne», craint un des plus importants groupes opérant dans le secteur. La crise traversée par la filière crevette était liée à la flambée du prix du pétrole. Le coût de production des bateaux de pêche était devenu trop élevé. Même les aqua-cultures qui utilisent des motopompes pour réguler le niveau d'eau ont été touchées.
Tendance à la baisse A l'échelle mondiale, le prix du produit affiche une tendance à la baisse de l'ordre de 30%. Le bassin d'élevage a été placé en «vide sanitaire » et les bateaux étaient restés à quai bien avant la fermeture de la pêche au mois de décembre 2008. Du coup, les compagnies de pêche confrontées à des difficultés financières ont dû mettre au chômage technique plusieurs centaines d'employés. «Aujourd’hui, un des plus importants paramètres est la crise financière mondiale. Le prix sur le marché européen risque de chuter davantage», s'inquiète le milieu des opérateurs. C'est dans ce contexte que le ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche a organisé une vaste concertation pour trouver une solution. La réduction de l'effort de pêche a été préconisée pour permettre aux individus d’atteindre une plus grande taille et ainsi d’être mieux valorisés. Une réduction de l'équivalence en centimètre de l'unité d'engin a été décidée. C'est l'unité de mesure permettant de déterminer la surface balayée par le chalut utilisé par les bateaux de pêche. Mahefa Rakotomalala Date : 20-02-2009
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Mar 5 Mai - 16:56 | |
| Dans l'Express du 05 mai 2009 source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=26215 | Citation: |
Filière crevettière
| Les gambas abondent sur le marché
| La consommation de crevettes connaît une hausse sur le plan national. Moins chers, ces crustacés se vendent entre 6000 et 9000 ariary le kilo.
| Depuis un certain temps, les principaux marchés comme Analakely et Andravoahangy sont envahis par les gambas. De plus, leurs prix ont diminué. « Ces crustacés étaient vendus surtout dans les grandes surfaces à près de 12 000 ariary le kilo. Maintenant leurs prix s'affichent entre 6000 et 9000 ariary le kilo », avance Joséphine, une vendeuse à Andravoahangy. Les consommateurs locaux ont ainsi droit aux crevettes de qualité. Sortie de crise Le commerce des gambas marche bien. « La vente de crevettes est assez fructueuse en ce moment. Je vends en moyenne plus de 25 kilos par jour. Les week-ends, j'en vends plus. Outre les restaurateurs, les particuliers apprécient toujours ce produit », continue Joséphine. La région de Boeny, plus précisément Mahajanga, constitue un des principaux fournisseurs des marchés de la capitale. En ce qui concerne les exportations, elles n’en sont qu’à leur début, d’après un technicien du ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche. Les bilans des deux premiers mois après l'ouverture de la pêche devront afficher une amélioration. Le prix du carburant a déjà enregistré une baisse tangible et la fermeture précoce de la saison en 2008 devrait avoir une influence positive sur la taille des individus. Cependant, les industries de pêche soutiennent que l'or rose malgache doit encore faire face à différents obstacles, dont la concurrence avec les produits chinois. « La filière crevettière malgache traverse une crise pour la quatrième année consécutive. Il y a des causes internes à Madagascar dont l'insuffisance des mesures de gestion de la filière. Mais il existe aussi des causes externes, telles que la crise économique internationale, la réduction du pouvoir d'achat des consommateurs européens, mais aussi la surproduction de crevettes “white” d'aquaculture en Asie et en Amérique du Sud », explique un responsable auprès du groupe UNIMA. Face à ceci, les opérateurs n'ont d'autre alternative que de se restructurer, de diminuer leurs coûts de production ou d'adapter le volume de leur production aux possibilités du marché. Certaines sociétés ont réduit leur volume de production d'aquaculture. UNIMA a procédé à la fermeture provisoire de sa ferme de Besalampy qui produisait un peu plus de 2 000 tonnes. | Lantoniaina Razafindramiadana Date : 05-05-2009 |
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Lun 20 Juil - 16:29 | |
| Dans l'Express du 20 juin 2009 source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=28137 | Citation: |
Pêche
| Chute de la production de crevettes
| La production crevettière malgache se porte mal. La faiblesse du marché extérieur et le tarissement des ressources nationales en sont les causes.
| De 9000 tonnes chaque année de 2002 à 2004, la production a baissé de 3000 à 4000 tonnes durant la période 2007-2008. La diminution de l'effort de pêche en est une des principales causes. Cette mesure a été prise compte tenu du comportement du marché extérieur et de la menace de disparition des espèces. De ce fait, une règlementation réduisant les efforts de pêche à raison de moins 20% en moyenne pour chaque année a été adoptée. La campagne de pêche est réduite en conséquence de 8 à 5 mois pour les bateaux d'une capacité de 150 tonnes. Perte de compétitivité Sur le marché extérieur, la crevette malgache a perdu sa compétitivité face aux produits des pays concurrents. Malgré leur qualité médiocre, ces crevettes percent le marché grâce à leur prix moindre. L'adoption de la disposition a permis aux sociétés d'exportation de réduire les charges d'exploitation. « Les crevettes des pays concurrents sont vendus à un prix moins élevé c'est pourquoi les consommateurs européens sont intéressés d'autant plus que leur pouvoir d'achat a été affecté par la crise financière internationale » explique un responsable d'une société productrice. « La réduction de l'effort de pêche nous est alors nécessaire de par cette perte de compétitivité mais elle permet aussi une réduction des charges d'exploitation » poursuit-il. Par ailleurs, la diminution de l'effort de pêche contribue au développement des ressources, car le raccourci de la période de campagne donne plus de temps aux crevettes de se multiplier et de grandir. Outre cette mesure, les acteurs de filière espèrent une disposition sur les carburants et les aliments des crevettes. Selon Nicolas HertKorn de l'Agence française de développement, spécialiste en la filière, le carburant représente un tiers des charges, vient au second plan la farine de poisson destinée à la nourriture. « Une forme de subvention ou une détaxation sur le carburant, et le remplacement de la farine de poisson par de la farine agricole devra aider les opérateurs à regagner de la compétitivité » annonce ce spécialiste. | Lantoniaina Razafindramiadana Date : 20-07-2009 |
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Lun 27 Juil - 18:08 | |
| dans l'Express du 27 juillet 2009 source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=28326| Citation: |
Ressources halieutiques L'industrie de crevettes survit Les pêcheurs de crevettes veulent se lancer dans la pêche sélective ou en long line pour éviter la fermeture. Les premiers essais sont déjà concluants. Ceux qui connaissent bien les activités au port de Mahajanga auraient remarqué des changements, ce jeudi matin, 23 juillet. La cale d'un navire crevettier de la société Réfrigépêche qui accoste au quai contient des poissons, au lieu de crevettes qu'il a l'habitude de débarquer, depuis des années. A un rythme régulier, des employés en combinaison chargent dans un camion fourgon, plein de glace, toutes sortes de produits dont principalement des thons et des espadons mais aussi des daurades et même des mérous. Il y a près de six tonnes au total. Les captures d'une semaine de pêche, dite sélectives, en haute mer, appelé aussi pêches en long line. C'est une activité que la société Refrigépêche essaie de pratiquer, depuis neuf mois, pour amortir le choc de la crise de la filière crevette qui a déjà mis en chômage technique plusieurs centaines d'employés du secteur, en 2008 à la même période. « La pêche poissonnière, opérée alternativement ou simultanement avec la pêche crevettière, représente une solution sérieuse à la crise. Elle permet aux sociétés de maintenir un niveau d'activité capable d'absorber les charges et de maintenir les marins en activité, durant la saison dite “basse” de la crevette, entre juillet et octobre », déclare Antoine Rossignol, directeur géneral de la société Réfrigépêche. Diversification d'activités Deux sociétés de crevettes se lancent, aujourd'hui, dans cette diversification d'activités à Mahajanga. Outre la Réfrigépêche, il y a aussi la société Pêche export qui collecte, conditionne et exporte des crabes surgelées en Europe, depuis 2006. Elle vient aussi de démarrer la collecte de grands pélagiques, comme le thon, qui seront également traités et exportés en surgelés. « Nous avons compris que la crevette à elle seule ne suffira plus à supporter nos charges d'expoitation. Nous envisageons également de faire des essais pour convertir un navire crevettier en long liner mais cela nécessite des investissements », précise Solo Rakotoarimisa, directeur administratif et financier de la Pêche export. L'ère de la monopêche semble donc être révolue. L'expérience de Réfrigépêche mérite l'attention des autres industriels de la pêche crevettière à Mahajanga, même si le coût de transformation du navire crevettier en Long liner a couté près de 350 000 euros. Cette activité en est encore, aujourd'hui, au stade de l'exploration mais la direction génerale de la Pêche et des ressources halieutiques étudie déjà le type de licence adapté à cette activité. Mahefa Rakotomalala Date : 27-07-2009
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Lun 27 Juil - 18:08 | |
| dans l'Express du 27 juillet 2009 source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=28326| Citation: |
Ressources halieutiques L'industrie de crevettes survit Les pêcheurs de crevettes veulent se lancer dans la pêche sélective ou en long line pour éviter la fermeture. Les premiers essais sont déjà concluants. Ceux qui connaissent bien les activités au port de Mahajanga auraient remarqué des changements, ce jeudi matin, 23 juillet. La cale d'un navire crevettier de la société Réfrigépêche qui accoste au quai contient des poissons, au lieu de crevettes qu'il a l'habitude de débarquer, depuis des années. A un rythme régulier, des employés en combinaison chargent dans un camion fourgon, plein de glace, toutes sortes de produits dont principalement des thons et des espadons mais aussi des daurades et même des mérous. Il y a près de six tonnes au total. Les captures d'une semaine de pêche, dite sélectives, en haute mer, appelé aussi pêches en long line. C'est une activité que la société Refrigépêche essaie de pratiquer, depuis neuf mois, pour amortir le choc de la crise de la filière crevette qui a déjà mis en chômage technique plusieurs centaines d'employés du secteur, en 2008 à la même période. « La pêche poissonnière, opérée alternativement ou simultanement avec la pêche crevettière, représente une solution sérieuse à la crise. Elle permet aux sociétés de maintenir un niveau d'activité capable d'absorber les charges et de maintenir les marins en activité, durant la saison dite “basse” de la crevette, entre juillet et octobre », déclare Antoine Rossignol, directeur géneral de la société Réfrigépêche. Diversification d'activités Deux sociétés de crevettes se lancent, aujourd'hui, dans cette diversification d'activités à Mahajanga. Outre la Réfrigépêche, il y a aussi la société Pêche export qui collecte, conditionne et exporte des crabes surgelées en Europe, depuis 2006. Elle vient aussi de démarrer la collecte de grands pélagiques, comme le thon, qui seront également traités et exportés en surgelés. « Nous avons compris que la crevette à elle seule ne suffira plus à supporter nos charges d'expoitation. Nous envisageons également de faire des essais pour convertir un navire crevettier en long liner mais cela nécessite des investissements », précise Solo Rakotoarimisa, directeur administratif et financier de la Pêche export. L'ère de la monopêche semble donc être révolue. L'expérience de Réfrigépêche mérite l'attention des autres industriels de la pêche crevettière à Mahajanga, même si le coût de transformation du navire crevettier en Long liner a couté près de 350 000 euros. Cette activité en est encore, aujourd'hui, au stade de l'exploration mais la direction génerale de la Pêche et des ressources halieutiques étudie déjà le type de licence adapté à cette activité. Mahefa Rakotomalala Date : 27-07-2009
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