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R@koto Modérateur


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 | Sujet: La crevette à Mada Jeu 12 Avr - 23:01 | |
| Une bonne nouvelle pour l'économie que cette nouvelle du journal l'Express de ce vendredi 13 avril 2007 source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=6748 | Citation: |
Aquaculture
Le processus de certification de la crevette malgache démarre
Les fermes d'élevage de la crevette Panaeus monodon de Madagascar font l'objet d'un processus d'écocertification. La validation des critères d'éligibilité est déjà en marche.
La crevette malgache veut renforcer son statut au niveau mondial. Le groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar (GAPCM), en collaboration avec le World Wild fund (WWF), lance le processus de certification des fermes d'élevage de la crevette Paneus monodon à Madagascar. Cette certification vise à instaurer l'aquaculture responsable c'est à dire sans impact néfaste sur l'environnement et la société et avec une technique adaptée aux besoins de l'espèce. “Cette acquacertification permettra aux opérateurs de valoriser davantage la crevette malgache sur le marché et d'améliorer en conséquence le prix unitaire des produits”, explique Ralison Harifidy, responsable du programme marin au sein du WWF. Aménagement L'aquacertification est basée sur huit principes. Ces derniers seront soumis aux remarques des aquaculteurs et de tous les acteurs de la filière durant deux jours à l'hôtel Colbert. Le premier principe concerne le choix du site selon le plan d'aménagement national et les paramètres écologiques. Le deuxième concerne la conception et la construction des bassins en considération des impacts environnementaux. En outre, on peut citer l'usage de l'eau par rapport aux ressources, le choix des géniteurs, le choix de l'alimentation et son adaptabilité à la croissance des crevettes, la gestion zoosanitaire et la sécurité alimentaire. L'aquaculture de crevette de Madagascar dispose déjà de nombreux atouts par rapport à ces principes. L'isolement de la plupart des sites d'élevages, par exemple, favorise l'équilibre écologique et permet de mettre en place un développement intégré. Les mangroves ne sont pas menacées par l'existence des tannes ou “tany sira” à l'arrière plan. Ces tannes sont nécessaires pour l'implantation des bassins. Par ailleurs, la Paneus monodon est une spèce endémique à cycle court et qui permet de faire deux récoltes par an. Concernant la gestion zoosanitaire, les aquaculteurs malgaches utilisent un système semi-intensif à raison de 5 à 15 individus par m2. “Ce système semi-intensif presente des risques techniques et humains faibles et présente moins de stress pour les animaux élevés. Il permet aux éleveurs d'obtenir des crevettes de poids moyen de 20 à 40 grammes et un taux de survie élevé”, explique Mamy Andriantsoa, directeur de la pêche et des ressources halieutiques.
Mahefa Rakotomalala Date : 13-04-2007 |
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Ven 13 Avr - 7:33 | |
| Un autre article dans Tribune du vendredi 13 avril 2007 source : http://www.madagascar-tribune.com/| Citation: |
:: Crevettes malgaches : l’« or rose » du pays
Le prix est encore trop éloigné de sa qualité
Malgré une production annuelle engendrant 124 milliards d’ariary de devises, l'« or rose » malgache mérite d'être davantage valorisé. L'instauration d'une certification particulière des fermes d'aquaculture de crevettes permettra d'y remédier.
Pourvoyeur de devises et facteur de création d’emplois la production de crevettes d’aquaculture favorise la lutte contre la pauvreté. Actuellement cinq sociétés industrielles opèrent dans ce secteur. La production annuelle s’affiche à 8000 tonnes et engendrent 124 milliards d’Ariary de devises. Effectivement, les crevettes d'aquaculture malgaches sont reconnues dans le monde par sa qualité. Cependant, cette dernière n'est pas valorisée par rapport à celles des pays concurrents, tels la Chine, faute de justification. Un produit écologique Les crevettes d’aquaculture de Madagascar présentent des caractéristiques qui les distinguent des autres. L’on cite dans ce cadre, la méthode de production semi-intensive qui consiste à élever 5 à 20 individus par mètre carré contre 50 à 100 individus en Asie. Ce qui entraîne une réduction de la propagation des maladies et de moins stresser l’animal. Elle a aussi permis aux éleveurs d’obtenir des crevettes de poids moyens de 20 à 40 grammes, avec un taux de survie excellent de 120 à 160 jours d’élevage. Ces derniers ne sont non plus obligés d’utiliser les produits chimiques. Par ailleurs, les sites sont situés en arrière des mangroves, on aménage prioritairement des tannes au lieu de défricher les végétaux des mangroves. Dans un souci de préserver l’environnement. Attirer plus de clientèle Face à ces atouts, la crevette malgache mérite un prix plus juste, plus adéquat à sa qualité. Et, aussi une certification particulière. En effet, il existe des certifications pour ce produit tel le GAA (« Global Aquaculture Alliance »), mais selon Harifidy Ralison, responsable du programme marin du WWF, celle-ci s’avère trop moyenne pour Madagascar. Les membres du GAPCM a choisi de mettre en place la certification des fermes d’Aquaculture de crevettes, pour attirer plus de clientèle vers des produits écologiques. « Si en général, les consommateurs exigent des normes et certifications quant aux exportations des produits agricoles et d’élevage, cette fois, il revient de proposer un standard pour notre crevette qui est la meilleure de tous », a souligné ce responsable. De ce fait, on pourrait justifier la qualité de nos produits et les soumettre à un prix plus raisonnable. Pour que la filière contribue encore plus à la réduction de la pauvreté.
13/04/07 - Lanto |
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Mar 17 Avr - 8:08 | |
| On parle de prévention dans Tribune du 17 avril 2007 source : http://www.madagascar-tribune.com/ | Citation: |
:: Pêche et élevage de crevettes
L’exploitation est assurée pathologiquement
Davantage la prévention de l’apparition des maladies que les mesures de lutte ! Madagascar se dote, aujourd’hui, de par le biais de l’Institut Pasteur de Madagascar, d’un Laboratoire d’Epidémio-Surveillance (LES) des pathologies de la crevette. L’investissement initial (aménagement et équipements), une assistance technique de quatre ans, et aussi la formation du personnel du laboratoire, de l’autorité sanitaire halieutique et des fermes sont financés par l’Agence française de développement (AFD) pour un total de 1.400.000 euros. Dans le cadre du commerce international des animaux aquatiques, des crustacés en particulier, l’« Office International des Epizooties » (OIE) intègre trois maladies considérées comme sources potentielles de risque pour les élevages qui sont à déclaration obligatoire. Ce sont les syndromes du « White Spot », du « Yellow Head » et du « Taura ». Certes, actuellement, Madagascar est déclarée indemne de ces trois maladies. Mais, l’objet principal du « Code sanitaire international pour les animaux aquatiques » et du « Manuel de diagnostic » est d’harmoniser les garanties sanitaires applicables aux échanges internationaux d’animaux aquatiques et de leurs produits. L’aquaculture, une véritable industrie Les produits malgaches sont qualifiés jusqu’ici de haut de gamme et suivant les normes internationales. Le principal client étant l’Union Européenne. Le LES apporte une dynamique du développement du secteur, en ce sens qu’il sécurise l’exportation, à partir d’une excellence scientifique. « Cette initiative conjointe (ministère de la Pêche, du ministère des Finances, du Groupement des opérateurs dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture, de l’Institut Pasteur de Madagascar, de l’AFD) contribue à un production compétitive sur le plan international, souligne le ministre de la Pêche, Marius Ratolojanahary. Le LES prévoit les risques importants d’insémination et de dissémination d’agents pathogènes ». Selon Dr Iony Razanajatovo, collaborateur de recherches au sein du LES, « qu’il s’agisse de crevettes sauvages ou en élevage, il existe toujours des échanges d’eau de mer. Le domaine est en perpétuelle extension à Madagascar, ce qui augmente l’intensité de l’épidémie en cas de non-prévention ».
17/04/07 - Volana |
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Jeu 19 Avr - 7:38 | |
| avril De plus en plus technique cet article de l'Express du source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=6905 | Citation: | DOSSIER
Dorothée Marie Ravomanana
"L'Autorité sanitaire halieutique agit sur l'exportation des crevettes"
Le directeur exécutif de l'Autorité sanitaire halieutique (ASH) parle de certaines attributions de cet organisme.
• Pouvez-vous présenter l'Autorité Sanitaire Halieutique ? L'ASH est entrée en fonction en mars 2006. Elle est l'autorité compétente, chargée du contrôle officiel de la qualité sanitaire des produits halieutiques destinés à l'exportation. La crevette prend une place prédominante mais il existe également d'autres produits, comme les conserves de thon, les crabes, les poulpes et calmars. L’ASH, placée sous tutelle technique du ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, est une entité dotée d’une autonomie administrative et financière. A sa tête est nommé un directeur exécutif.
• Quelles sont donc ses attributions ? L’ASH exerce les contrôles dès la production primaire, aussi bien pour la pêche que l’aquaculture. Dans les deux cas, ces contrôles portent sur les bonnes pratiques de pêche et d’élevage. L'Autorité est également chargée de l’élaboration de la réglementation de la filière, en matière de sécurité sanitaire, ainsi que de sa mise en œuvre. Elle est le garant de la certification sanitaire des produits halieutiques à l’exportation.
• L’ASH tient-elle compte de l’évolution de la réglementation européenne ? En tant que pays tiers autorisé à exporter vers les membres de l’Union Européenne, Madagascar doit intégrer dans sa réglementation nationale, les dispositions du "Paquet hygiène" décliné dans sa version initiale en cinq points. Celui-ci insiste sur la séparation des responsabilités en mettant en exergue celle de l’exploitant vis-à-vis de la qualité sanitaire des produits et celle de l’autorité compétente, assurant ainsi un contrôle de second niveau. En effet, l’application généralisée des principes HACCP doivent renforcer cette responsabilité des opérateurs. Le contrôle officiel intervient par la suite sur la base d’analyse des risques et sur des exigences réglementaires en matière d’inspection.
• Comment procédez-vous dans le suivi de chaque établissement ? Nous disposons actuellement de 14 inspecteurs officiels, répartis dans toute l'Ile et au niveau de 12 sites, appelés communément "Postes d'Inspection à l'Exportation" (PIE). Le rang de ces agents sera bientôt étoffé par quatre autres. La formation étant un des critères de performance de l’Autorité Compétente, cette composante est conduite de manière régulière sur tous les agents de l’ASH, notamment sur les procédures d'inspection. L’ASH s’appuie également sur les outils d'analyse, comme le laboratoire LHAE de l’Institut Pasteur de Madagascar et le Laboratoire d’Epidémio-surveillance des maladies de la crevette, récemment inauguré au sein du même institut.
• Quels moyens financiers disposez-vous ? C'est l'un des grands changements ayant marqué la création de l'ASH. L'Etat a appuyé sa mise en place par l’engagement de moyens financiers, représentant 1 à 1,5% de la valeur des exportations de produits halieutiques, en vue d’assurer le relais avec les subventions européennes, principales sources de financement de l’Autorité Compétente. Le Fonds de Développement Halieutique et Aquicole (FDHA), devenu désormais l’Agence Malgache de la Pêche et de l’Aquaculture (AMPA), est chargé de la gestion et de la répartition des redevances de pêche, lesquelles seront réinjectées dans la filière.
• Quelle a été l'issue de la dernière mission d'inspection de l'Office alimentaire et vétérinaire (OAV) ? Le rapport officiel de mission de l'OAV de la Commission Européenne ne nous est pas encore parvenu à ce jour. Ses inspecteurs sont donc venus pour évaluer l'efficacité et la fiabilité de l'ASH dans sa mission de contrôle officiel. La visite des établissements et des bateaux était donc réalisée afin de s'assurer que l'ASH est à même de démontrer que les dispositions nationales en vigueur répondent aux exigences d’équivalence à la réglementation européenne. Par la même occasion, les experts de l’OAV ont loué l’effort d’investissement réalisé par les opérateurs locaux.
Propos recueillis par
Mahefa Rakotomalala Date : 19-04-200 |
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Dim 13 Mai - 21:09 | |
|  Attention danger | Citation: | L'objet "qui tue" : cette semaine, la crevette d'élevage Par Terra Economica dim 13 mai,
La culture de la crevette a fait un bond prodigieux en dix ans. 1,5 million de tonnes sont écoulées chaque année. Mais cette activité n'est pas toujours rose.
Avez-vous déjà entendu parler du "penaeus monodon", de "tigre noir" ou de "tigre géant" ? Non ? Pas étonnant. C'est sous l'étiquette "crevette pré-cuite", que ce produit est commercialisé. Et les Français en raffolent. Malheureusement, la culture de la crevette n'est pas sans poser problème. Considérée il y a une quinzaine d'années comme une "opportunité de croissance économique pour les pays en voie de développement" par l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et par la Banque mondiale, elle semble aujourd'hui beaucoup moins convaincante. Pour au moins deux raisons. La crevetticulture est destructrice de mangrove - cette forêt qui empiète sur la mer et qui abrite poissons et crustracés - et très exposée aux maladies.
A titre d'exemple, la production taïwanaise a chuté en une seule année de 100 000 tonnes à seulement 20 000 tonnes. Des cas de maladies sont aussi apparus en Chine et en Inde. Le bât blesse aussi du côté des conditions de travail comme en Thaïlande ou à Madagascar, où les salariés sont souvent exploités. Pour autant, la culture de la crevette s'est refait une toilette en améliorant l'impact environnemental de son cycle de production, en particulier ses rejets d'eau. Mais le chemin est long. Pour accrocher la cinquième place mondiale du secteur, Madagascar a par exemple converti 200 000 m2 de mangroves et de terres fertiles en bassins d'aquaculture. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
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un lecteur pense le contraire
| Citation: | | Vous citez malheureusement Madagascar. Dans ce pays il y a aujourd’hui 7 fermes crevetticoles qui produisent 8000 tonnes de crevettes, et emploient directement 10 000 personnes (premiere exportation du pays). Ce developpement s’est appuye sur un "schema d’amenagement" et un "code de bonne conduite". Madagascar est l’un des rares pays producteurs ou la prise en compte de l’environnement au sens large a ete integree des le demarrage de l’activite. Ce pays est meme considere comme un modele de developpement aquacole harmonieux par des organisations comme le WWF. Parler d’exploitation de l’homme et de degradation de l’environnement, montre une meconnaissance totale de la realite aquacole malgache. |
source : http://www.terra-economica.info/La-crevette-d-elevage,2362.html?var_recherche=crevettes _________________ korana mangingina
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Lun 14 Mai - 21:45 | |
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Lun 21 Mai - 23:19 | |
|  manquait plus que celà à lire dans l'Express de ce matin 22 mai 2007 source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=7776 | Citation: |
Ressources halieutiques
Surstockage de crevettes à la Pêcherie de Nossi be
Un phénomène inhabituel à la “Pêcherie de Nossi be”, à Nosy be. Plusieurs centaines de tonnes de crevettes restent bloquées dans la chambre froide de la société. Le bateau cargo qui aurait dû les exporter n'est pas passé depuis le début du mois de mai, date à laquelle il a été attendu à Nosy be. Ce cargo appartient à la compagnie de transport maritime CMA-CGM qui a décidé de n'affrêter que des petits bateaux pour assurer la liaison avec Madagascar. Et pourtant, ces types de bateaux à faible capacité ne sont pas adaptés au transport de ces crevettes. “Nous avons, par conséquent, décidé de stopper les activités de pêche parce qu'il n'y a plus de place pour stocker les crevettes”, explique un responsable de la société. La perte risque d'être lourde pour la société, à l'heure où la saison de la pêche crevettière arrive à une période importante. Jusqu'à hier, aucune solution n'a été avancée et la reprise des activités de pêche n'est pas encore annoncée. Mais si la situation perdure, la conséquence pourra être encore plus importante pour toute la filière crevettière. La livraison de la nourriture pour la ferme d'aquaculture de la société Aqualma enregistre à l'heure actuelle un retard de 54 jours à cause des mêmes problèmes.
Mahefa Rakotomalala Date : 22-05-2007 |
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Mer 6 Juin - 23:03 | |
| sur une mauvaise pente? C'est une info de l'Express du 7 juin 2007 source :http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=8226 | Citation: | Pêche La crevette sur une mauvaise pente Les opérateurs malgaches se retrouvent aujourd'hui dans une impasse. Une véritable restructuration de la filière est à envisager. Les pêcheurs et les aquaculteurs de crevettes tirent la sonnette d'alarme. Une diminution de la ressource guette actuellement la filière. “Son exploitation rencontre effectivement divers problèmes”, avance Claude Brunot, président du groupement des aquaculteurs et des pêcheurs de crevettes de Madagascar (Gapcm), lors de l'atelier sur la gestion de la pêche traditionelle à Madagascar, tenu au Hilton Madagascar en début de semaine. La baisse du cours mondial de la crevette et l'accroissement des coûts d'exploitation, dû notamment à la hausse du cours du pétrole, contribuent également à la détérioration de l'environnement direct de l'exploitation. Parallèlement, la diminution de la quantité de crevettes pêchées s'accentue chaque année. “Nous assistons en ce moment un véritable effondrement des réserves dans la baie de Narindra, Mahajanga”, fait savoir le président du Gapcm. Les premières causes que ce dernier avance portent sur un effort de pêche trop important, surtout de la part des pêcheurs traditionnels. “Nous avons remarqué un accroissement du nombre de pêcheurs sur les littoraux”, explique-t-il. L'intensification des activités de pêche pourrait d'ailleurs s'expliquer par une forte migration de population vers les zones côtières. “C'est une activité très rentable, du moins par rapport à l'agriculture et l'élevage, pour ceux qui vivent au bord de la mer”, fait ressortir le président du Gapcm. De ce point de vue, les pêcheurs traditionnels constituent, en partie, une menace pour les pêcheurs industriels. “La baisse du volume des captures est devenue importante à partir de 2005”, révèle-t-il. De près de 8 000 tonnes en 2004, il est descendu à 6 500 l'année suivante. Des mesures réductrices Les conséquences s'enchaînent. Le tonnage de produits finis exportés en 2004 s'est élevé à environ 6 800 tonnes contre seulement 5 300 en 2005. Une diminution de 40 % a été enregistrée en 2005. Une petite amélioration a été constatée en 2006, mais la tendance se confirme pour cette année. “Un fléchissement de 8 à 10 % est constaté depuis le début de la campagne”, affirme Claude Brunot, commentant les prévisions pour cette saison. Pourtant, plusieurs mesures ont été prises depuis les premières menaces en 2005. La réduction des périodes de pêche et le gel de délivrance de licences de pêche figurent en bonne place dans la liste des décisions prises. De nouvelles dispositions techniques, notamment sur les filets à utiliser ou encore sur la protection des tortues, sont également adoptées. “La réduction de l'effort de pêche doit être maintenue”, évoque le président du Gapcm. Pour cette année, seuls 53 chalutiers sur les 69 possédant une licence sont partis en mer. “Les bâtiments restés à quai ont decidé d'arrêter l'exploitation”, confie Georges Ramorasata, secrétaire général du Gapcm.
Le prix du carburant trop élevé L'incessante hausse du prix du pétrole sur le marché mondial remet en cause l'avenir de la filière crevette à Madagascar. Selon les opérateurs du secteur, les coûts engagés pour les carburants sur les bateaux de pêche sont devenus trop importants pour l'exploitation. La situation ira en s'empirant dans les années à venir. Le conjoncture mondial veut que le prix du pétrole continue sur cette pente ascendante. "Avec le prix actuel du pétrole, près de 50 % des charges d'exploitation des bateaux de pêche sont engagés dans le carburant", explique un opérateur. Le prix du baril tourne à l'heure actuelle aux alentours des 65 dollars. "Une hausse de plus de 100 % a été enregistrée en trois ans", continue cet opérateur. Dans cette ligne d'idée, une restructuration de la filière devra être entamée dans les prochaines années, aussi bien pour préserver l'intérêt sur l'or rose que pour permettre aux acteurs de la filière de survivre. Doda Andrianantenaina Date : 07-06-2007
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Jeu 20 Sep - 8:06 | |
| a lire dans Tribune du 20 septembre 2007 source : http://www.madagascar-tribune.com/| Citation: | Exportation de crevettes
Une cargaison d’Ar. 160 millions, irrécupérables
Nos crevettes sont pourries ! Autrement dit, rendues invendables car la chaîne de froid a été coupée par le délestage. Or ces crevettes sont destinées à l’exportation ; donc devant rapporter des devises fortes, selon une société exportatrice qui a requis l’anonymat. 130 fokontany sur 138 continuent à vivre le calvaire du délestage. L’on se demande s’il s’agit vraiment d’un délestage, car à défaut de bénéficier normalement de l’électricité, ils peuvent se féliciter s’ils peuvent avoir quatre heures de courant dans la journée. Sinon, rien. La situation sévit depuis dimanche dernier, en fait, contre quelques heures de répit ou de coupures périodiques, auparavant. Le besoin est de 13,8 mégawatts, or il ne reste plus que 2 et quelques mégawatts, à partager aux usagers. Particuliers, magasins ou usines. Ces derniers ont eu le malheur, mardi dernier, de devoir fermer boutique. Une source locale souligne alors, non sans désespoir, qu’une société exportatrice de crevettes accuse une perte d’Ariary 160 millions depuis cette calamité, pas du tout naturelle. La Jirama, société nationale qui détient le monopole de l’électricité jusqu’à maintenant ne fait aucun signe de vie, pour expliquer la situation. La seule chose sûre : la panne technique des groupes d’Henri Fraise, qu’elle utilise, ne sont donc pas encore réparées.
Perte financière et économique
Au total, la pêche fournit à Madagascar, à l’exportation, environ 168 millions de dollars pour 35.250 tonnes. Les crevettes représentent 73,3% du total. La crevetticulture connaît un essor considérable d’année en année. La production de crevettes d’aquaculture atteint actuellement la moitié de celles pêchées en milieu naturel. Ce qui rejoint la politique nationale, celle d’augmenter la production tout en diminuant la pression sur les ressources naturelles. En gros, le potentiel halieutique malgache donne 12.000 tonnes de crevettes côtières, 2.000 tonnes de crevettes en eaux profondes, 1.000 tonnes de langoustes et 7.500 tonnes de crabes. D’autre part, 70 bateaux travaillent en pêche industrielle et 36 en pêche artisanale. Pour la société qui enregistre une perte à cause du délestage en question, il s’agissait de crevettes prêtes à exporter. Donc, mises en emballage et conditionnées. Et enfin, méritant une certaine disponibilité d’électricité continue. Joint au téléphone, le directeur général de Réfrigépêche – Est, une des entreprises qui évoluent dans l’Est du pays, explique que sa société n’a aucun problème quant aux normes exigées en de telles circonstances. « Si ce n’est que la Jirama ne nous informe jamais avant une coupure ». Ce qui engendre un retard dans la mise en marche de nos groupes électrogènes. Et d’un. « Nous consommons davantage de gas-oil », de deux. Et de trois, « nous devons bloquer une équipe de travailleurs de nuit ». Ces aventures peuvent passer inaperçues au moment où cela se passe. Mais à la longue, comme ces trois dernières journées, il est indéniable que les pertes sont considérables. .: Imprimer 20/09/07 - Volana R
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Mar 16 Oct - 18:00 | |
| on continue d'enrichir notre dossier sur la crevette malgache avec cet article trouvé dans le journal " Libération " source : http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/285080.FR.php| Citation: | Eco-Terre chronique Carte postale. Chaque mardi, la mondialisation en histoire
Madagascar goûte aux bienfaits de la crevette bio Lionel Astruc
QUOTIDIEN : mardi 16 octobre 2007
A Madagascar, nul n’aurait misé la moindre crevette sur les «tannes», ces vastes dégagements infertiles cachés au milieu de la mangrove. Pourtant, en l’espace de cinq ans seulement, une fois transformées en bassins naturels, ces étendues se sont remplies de l’or rose tant convoité sur les côtes tropicales : les crevettes d’élevage. Aujourd’hui, la production de 14 tonnes de Penaeus Monodon par jour occupe 750 personnes à plein-temps.
Avec une particularité : les élevages intensifs pratiqués ailleurs (Asie et Amérique du Sud) et leur cohorte de pollutions (mangroves coupées, nappes phréatiques souillées, etc.) ont servi de contre-exemple à la crevetticulture malgache, beaucoup plus récente. Déjà reconnus par l’Unesco et le WWF comme le meilleur exemple au monde d’aquaculture écologique, les élevages de crevettes de Madagascar viennent d’ailleurs de décrocher un nouveau sésame : la ferme de la compagnie OSO est la première au monde à obtenir le label Agriculture biologique (AB). Situés au pied du parc national des Tsingy de l’Ankarana, ces bassins implantés sans déboisement sur des tannes, affichent tous les critères de l’aquaculture propre. Une moindre densité de crevettes (8 par mètre carré en moyenne contre 100 dans les élevages intensifs) et une eau vivante, qui se défend naturellement des agressions, garantissent des effluents exempts de résidus. Selon le cahier des charges bio, la nourriture de ces crustacés se constitue de granulés biologiques. Cela pourrait constituer un autre atout écologique, si cette nourriture n’était en grande partie importée d’Europe (par bateau), et partiellement constituée de produits de la pêche, puisant sur les ressources marines. Outre le respect de l’environnement, ces aquaculteurs ont aussi la volonté de ne pas bouleverser la vie locale. La plupart des habitants du village de pêcheurs voisin, Ambavanankarana, ne travaillent donc pas pour la ferme et préfèrent continuer leur activité traditionnelle. Ils profitent cependant des retombées sociales de cette filière digne du commerce équitable : «A travers les quatre villages qui nous entourent, nous avons entre autres créé des points d’eau, rénové les écoles, instauré des dotations en fournitures scolaires et réhabilité un centre de santé», énumère Isabelle Valade, responsable environnement de la ferme, sans préciser que les revenus de ces employés dépassent largement la moyenne locale : «Avant que je ne travaille ici, mes revenus étaient très instables, se rappelle Flavienne Renaly, une ouvrière de 31 ans qui conditionne les crustacés. Ils dépendaient du bon vouloir des collecteurs [poissonniers grossistes, ndlr] pour lesquels je décortiquais des crevettes sauvages. Or ces négociants jouaient sur l’absence de concurrence pour nous imposer des prix très bas, déplore-t-elle. Aujourd’hui, je peux compter sur un salaire fixe et 30 % plus élevé que ce que je touchais avant», sourit cette mère de trois enfants.
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Jeu 13 Déc - 18:29 | |
| A LIRE CE JOUR dans votre Express source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=13018| Citation: | Ressources halieutiques Filière crevette : l’or rose en danger Effet de la flambée du prix de l’or noir et du repli du prix de l'or rose en Europe, la filière crevette traverse une période trouble que les professionnels qualifient de crise.
http://www.lexpressmada.com/photos/2007/3879/p7.jpg" border="0" alt="" /> Chaleureuses poignées de main entre Aziz Ismail, président du groupe Unima et Jean Paul Paddacc de Wwf international, lors de la signature de l’accord au Carlton. A. g. Nanie Ratsifandrihamanana et Amyne Ismail. Lors de la signature d'un accord de partenariat avec le World Wide Fund (Wwf) lundi, les responsables du groupe Unima, leader de la production et de l'exportation de crevettes à Madagascar, ont évoqué les nombreux problèmes qui menacent leurs activités, tant au niveau de l'aquaculture que de la pêche. La hausse du coût de production due à la flambée du prix du carburant, la flambée du prix de la farine de poisson pour l'aquaculture et le repli du prix de la crevette sur le marché européen font que la filière crevette est dans une phase de morosité économique. Commerce déficitaire « Le commerce de la crevette est déficitaire aujourd'hui avec une baisse des tarifs estimée à 30 % sur le marché européen », explique Amyne Ismail, directeur géneral du groupe Unima. Selon lui, « les acheteurs imposent des normes de qualité et des pratiques de pêche de plus en plus exigeantes et coûteuses qui ne sont pas compensées au niveau des prix d'achat ». L'exportation de crevettes représente 10 % des ressources en devises pour Madagascar. Sur les 14 000 tonnes qui sont annuellement exportées par le pays, le groupe Unima en fournit à lui seul près de la moitié, dont 5 000 tonnes obtenues par acquaculture, avec 70 millions d'euros de chiffre d'affaires. C'est également une source importante d'emplois avec près de 4 000 emplois directs et près de 30 000 indirects. Ce poids de la filière dans l'économie impose de trouver des solutions pour garantir sa pérennisation. Le partenariat avec la Wwf s'inscrit justement dans cette optique. Son objectif est la mise en place d'un éco-modèle pour une pêche responsable avec l'appui technique des experts de la Wwf qui étudieront les activités de pêche et de crevetticulture, notamment leurs impacts sur l'environnement, et proposeront des solutions, appuyées d’indicateurs de performance. Le groupe Unima dispose déjà d'une solide réputation en matière de protection environnementale, avec seulement 7 % de pêche accidentelle contre une moyenne mondiale de 25 %. Mahefa Rakotomalala Date : 13-12-2007
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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Lun 7 Jan - 17:37 | |
| c'était à lire ce matin dans le journal Tribune source : http://www.madagascar-tribune.com/Les-declarations-a-l-exportation,3933.html| Citation: | Filière crevettes
Les déclarations à l’exportation faussées lundi 7 janvier 2008, par Lanto
Outre la quantité de crevettes déclarée à l’exportation, les prix de cette ressources halieutiques sont aussi faussés par les pêcheurs professionnels. Environ 100 bateaux exploitent actuellement l’or rose des eaux marines malgaches.
Selon les propos avancés par Lucien Razafindraibe, un officier de la Marine marchande, non moins secrétaire général du syndicat Général Maritime de Madagascar, ce nombre de navires sera réduit compte tenu de la baisse de la production. Une régression qui a été constatée depuis 2005. Cette situation s’explique par la quasi-inexistence de moyens de surveillance de pêche favorisant la pêche illicite, et parallèlement les fausses déclarations. En principe, un bateau reste en mer pendant dix mois, et pendant cette période, il capture en moyenne 10 tonnes de crevettes. Or, force est de constater que la quantité déclarée tourne autour de 3 tonnes. Par ailleurs, les prix sont modifiés. Les crevettes de quatrième choix sont vendues à 15 euros le kilo, or le prix du kilo est déclaré à 4 euros pour diminuer le montant des impôts à payer. De plus, la production, soi-disant de mauvaise qualité est introuvable sur le marché local.
Pour ces raisons, le renforcement du contrôle halieutique s’impose. En effet, comme les crevettes, les autres poissons sont aussi victimes de cette exploitation illicite des ressources. Lors des captures, notamment dans les trois premiers mois de pêche, 30% des captures sont formées par les poissons. Au cours des séances de triage, une quantité importante vient à mourir et est déversée dans la mer alors que ces poissons devraient être destinés à la consommation de la population. Autant de pertes en matière économique.
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propos démentis? source : http://www.madagascar-tribune.com/Les-fausses-declarations,3954.html
| Citation: | « Les fausses déclarations… impossibles ! » mardi 8 janvier 2008, par Lanto, RAW
Face aux affirmations émises par le secrétaire général du syndicat Général Maritime de Madagascar, Lucien Razafindraibe, sur les fausses déclarations à l’exportation de crevettes, certains opérateurs se sont emportés. Selon eux, cela suppose que les services concernés sont incompétents. Pour eux, cette pratique est irréalisable d’autant plus que la quantité exportée vers l’Europe est minime à raison de 5 300 tonnes environ et qu’il est impossible de procéder à une fraude quelconque. D’autant plus que les produits qui entrent dans les pays européens doivent être validés par un certificat sanitaire de l’Union Européenne.
Par ailleurs, la déclaration du Chef de l’Etat sur les 750 millions d’euros pour le montant des exportations illicites en ressources halieutiques a été aussi contestée. Ce chiffre signifie que 100 000 tonnes de produits, à base de 10 USD le kilo disparaissent sans être vus alors que plusieurs moyens sont mis en œuvre dont les satellites, les douanes et les rapports établis par les centres de surveillance de pêche.
Le président s’est-il alors trompé ou veut-il mettre de l’ordre dans le sérail après avoir appris des informations douteuses ? En tout cas, il a laissé entendre qu’on nous subtilise nos ressources halieutiques. Qui peut dire le contraire ? N’est-ce pas pour cette raison que les partenaires nous appuient en matière de surveillance côtière ? Quant à la quantité et à l’équivalent en devises de ces pertes, personne n’est en mesure de le dire ; et personne ne l’a dit clairement, sauf le président.
Lors d’une visite du centre de surveillance de pêche à Ampandrianomby, le mois de décembre dernier, des questions ont été posées par des membres de la presse sur la véracité de certaines données mais elles ont été esquivées par les responsables présents sur les lieux. D’ailleurs l’atmosphère qui y régnait, a donné l’impression qu’il y avait anguille sous roche.
Et l’on dit que les journalistes ne font pas bien leur "boulot", et ne font aucun recoupement des informations car ces propos sont soi-disant du Président de la République.
De plus, ils ont demandé à ce que la différence entre les prix de départ de Toamasina et de Mahajanga et le prix du magasin soit faite. Il faut tenir compte des coûts de logistique. En fait, les crevettes ne sont acheminées vers Marseille qu’après 45 jours de voyage contre 30 jours auparavant. Les cargaisons devant passer par Maurice et Bombay.
Quoi qu’il en soit, il est incontestable que nos ressources viennent à diminuer. À qui la faute ? L’on sait seulement qu’hier, un arrêté réduisant le nombre des bateaux de pêche crevettière à 20 % a été pris.
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|  | | jipi zanatany V.I.P.


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 | Sujet: jipi zanatany Ven 11 Jan - 18:11 | |
| au lieu de se disputer sur le poids des captures qu ils surveillent un peu mieux ( s il en n ont les moyens) leur cote car il a multitudes asiatiques qui pechent sans licence et sans vergogne!!! |
|  | | R@koto Modérateur


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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Ven 8 Fév - 18:17 | |
| mauvaise nouvelle ce matin dans Tribune du 8 février 2008 source : http://www.madagascar-tribune.com/L-avenir-est-sombre-selon-le-GAPCM,4670.html| Citation: | Pêche crevettière
« L’avenir est sombre », selon le GAPCM vendredi 8 février 2008, par Alphonse M.
La filière crevettière est en danger. Ce constat est du secrétaire général du GAPCM (Groupement des Aquaculteurs et Pêcheurs de Crevettes de Madagascar), Georges Ramorasata, lors de sa rencontre avec quelques journalistes hier, au Relais de la Haute Ville, en présence des hauts responsables du ministère de l’Agriculture et de la Pêche.
Devant cette menace réelle pour ce secteur, le ministère en partenariat avec les opérateurs a conçu un nouveau texte permettant de définir les conditions d’exercice de la pêche traditionnelle, artisanale et industrielle des crevettes côtières. En clair, ce nouveau décret a pour objectif de mieux gérer l’exploitation des crevettes côtières.
« L’objectif visé dans la gestion de l’exploitation des crevettes côtières est d’atteindre, en concertation avec les organisations professionnelles représentatives, suivant le principe du « Partenariat Public – Privé », la production maximale équilibrée économique dans l’ensemble des zones de pêche, tout en préservant la ressource, l’environnement et les intérêts des acteurs déjà historiquement présents et restés opérationnels dans la pêcherie crevettière malgache ».
A l’instar de la diminution des captures, cette filière est concurrencée sur le marché international par les produits d’aquaculture en provenance du Chine, le Vietnam, du Brésil... D’ailleurs, le coût de production des crevettes est très élevé à Madagascar.
Vers un gel de l’effort de pêche
Pour pallier à ce problème récurrent, le ministère a prorogé d’un mois, soit trois mois au total, la période de fermeture de la pêche crevettière. En outre, l’administration envisage de geler l’effort de pêche afin d’éviter la surpêche provoquant des dégâts énormes. Le nombre de bâteaux de pêche industrielle est limité à 65 tandis que celui des pêcheurs artisanaux est de 21. Des nouvelles conditions d’attribution de licences ont été adoptées. Le pays est divisé en quatre zones de pêches et c’est en fonction de celles-ci qu’on a délivré les licences de pêche et le montant de redevances à payer.
« Impossible de frauder »
Contrairement aux déclarations du chef de l’Etat, M. Ravalomanana, le secrétaire général du GAPCM a affirmé qu’il est pratiquement impossible de frauder au niveau des déclarations d’exportation. Les Européens sont exigeants, a-t-il martelé, en matière d’hygiène alimentaire. Des contrôles sanitaires sevères s’imposent avant toutes les embarcations vers l’Europe, a-t-il ajouté. Or, lors de son intervention au cours du dialogue présidentiel à Iavoloha, M. Ravalomanana a pointé du doigt les opérateurs véreux ainsi que les pillages de nos ressources halieutiques. Les pertes du pays s’élèvent à plusieurs centaines de millions d’euros, s’indigne le chef de l’Etat. L’heure est grave !
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|  | | R@koto Modérateur


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 | Sujet: Re: La crevette à Mada Ven 8 Fév - 18:20 | |
| et précisions dans l'Express du 8 février 2008 source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=14747| Citation: | Pêche crevettière Baisse programmée de la capture L'exportation de crevettes constitue un des piliers de l'économie malgache. Les autorités essaient aujourd'hui d'améliorer la gestion de cette ressource. De nouvelles réglementations dans la pêche crevettière. Le ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche a publié le nouveau décret 2007-957 pour gérer les ressources halieutiques, surtout crevettières. «D'une manière générale, le nouveau décret qui va régir la pêche crevettière prévoit une baisse au niveau de la capture», affirme Etienne Randimbiharimanana , directeur de la pêche et des ressources halieutiques. « Il s'agit d'une mesure visant la pérennisation de cette ressource», continue-t-il. Toutes les catégories de pêche seront concernées par le nouveau décret à savoir la pêche traditionnelle, artisanale et industrielle. A la taille du filet Le décret 2007-957 détermine clairement les règles du jeu. L'une des grandes décisions qui y figurent est sans doute la fixation du nombre de licences pour les pêches artisanales et industrielles. « Le nombre maximal de licences de pêche crevettière est limité à soixante-cinq pour la pêche industrielle, et à vingt et une pour la pêche artisanale», avance Randimbiharimanana Etienne. « Désormais, tout navire doit disposer d’une autorisation annuelle de pêche crevettière et d’une allocation d’un nombre défini de filets «, poursuit encore le directeur de la pêche. L'application de nouvelles dispositions sur les redevances constitue également un point important de ce décret. « Elles seront désormais calculées en fonction de la taille du filet utilisé et non plus par rapport à la motorisation du bateau», explique Georges Ramorasata, secrétaire général du Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar (Gapcm). Du côté de la pêche traditionnelle, des mesures sont aussi prises pour limiter la capture et le Centre de surveillance de pêche sera particulièrement sévère dans l'application des nouvelles réglementations.
Le marché de luxe pour les crevettes malgaches Le marché de niche ou de luxe serait la seule alternative pour les crevettes de Madagascar. Les produits malgaches sont encore réputés pour leur qualité jusqu'à maintenant. « La concurrence devient de plus en plus rude actuellement», explique Georges Ramorasata. «Nous ne pouvons pas nous mesurer aux pays asiatiques au point de vue de la quantité», continue-t-il. La Chine prévoit de produire près d'un million de tonnes de crevettes de culture pour 2008. La zone de libre échange entre l'Inde et l'Union européenne pourrait également faire baisser le cours mondial du produit. De toute façon, Madagascar n'est pas très compétitif par rapport aux autres pays producteurs. Doda Andrianantenaina Date : 08-02-2008
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