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 Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.

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R@koto
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MessageSujet: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Lun 10 Aoû - 17:09

La société civile est à la mode à Madagascar en 2009.

Mon avis personnel est que c'est une véritable machine de guerre contre les travailleurs.

Le débat étant lancé depuis ce lundi 10 août 2009 dans le journal Tribune , je vais essayer d'apporter ma contribution dans les prochains jours , faute de temps.


Source : http://www.madagascar-tribune.com/La-Societe-Civile-le-3eme-pouvoir,12474.html



Citation:
Madagascar, Volontaire pour un Développement Durable et Intégral - Groupes de Réflexions Constructives

La Société Civile, le 3ème pouvoir - Sommes nous prêts, Citoyens Malgaches ?
lundi 10 août 2009, par rota rakotomalala

J’aimerais apporter ici ma contribution à la construction d’une société malgache libre et de confiance en vous proposant en lecture une définition, qui me semble universelle, ainsi que quelques réflexions de personnes différentes concernant la société civile.

Suit une bibliographie d’auteurs qui se sont penchés sur le sujet. J’ai retenu plus particulièrement celui de Nicanor PERLAS dont j’ai déjà mentionné le nom et dont j’ai tiré mon article concernant l’engagement citoyen au pluriel.

Puisqu’il s’agit bien de cela : nous, Citoyens Malgaches, nous pouvons jouer le rôle de 3ème pouvoir au sein d’une triarticulation sociale Economie – Etat – Société Civile pour un développement durable et intégral.

Comme dit dans des articles précédents, Madagascar est entré de plein pied dans la mondialisation mais son insertion a été mal engagée du fait justement de la méconnaissance du phénomène ainsi que la non connaissance du peuple de sa capacité à contrer le pouvoir.

Définition de la Société Civile sur Ritimo

Le terme de société civile est employé pour parler globalement de personnes et groupes de personnes organisés collectivement, indépendamment de l’Etat. Sous cette appellation, on regroupe des mouvements, organisations, associations qui agissent en dehors de l’Etat et des pouvoirs constitués, pour faire prendre en compte leurs valeurs ou leurs intérêts par les décideurs politiques et économiques. Les ONG, les syndicats, les associations d’usagers, les groupements paysans, les entreprises par exemple, font en théorie partie de la société civile. Ainsi, la notion de société civile est assez floue, car elle regroupe sous une seule appellation des organisations dont les caractéristiques sont très variées et les intérêts parfois contradictoires. De plus, l’idée d’indépendance vis-à-vis de l’Etat, qui constitue son fondement, est très relative, ne serait-ce que si l’on prend en compte les subventions publiques dont bénéficient beaucoup de ces organismes. Avec la mondialisation et les débats autour de la gouvernance mondiale, la notion de société civile internationale est apparue à son tour. Malgré ce flou conceptuel, la notion de société civile est très utilisée dans le champ de la solidarité internationale et du développement durable lorsque l’on veut décrire des phénomènes de contre-pouvoir, par exemple : • lorsque les groupes de citoyens (les salariés, les habitants, les usagers...) peuvent donner un avis sur des décisions qui les concernent de près. Associer la société civile aux décisions, la consulter, fait partie des conditions de la démocratie participative ; • dans le cas d’une expertise complémentaire recherchée auprès d’acteurs non gouvernementaux ou à but non lucratif (exemple : statuts consultatifs des ONG auprès du Conseil économique et social de l’ONU) ; • dans le cas d’une mobilisation large d’acteurs différents pour une même cause (exemples : manifestation mondiale contre la guerre en Irak le 15 février 2003, Forum social mondial,...).

Quelle société civile à Madagascar ?

Yvette Sylla, épouse de l’ancien PM esquisse une définition dans l’Hebdo de Madagascar du 10 juillet 2009 « La société civile ne mène pas une lutte pour la conquête et l’exercice du pouvoir. Elle a le devoir de refléter l’opinion publique et de défendre les intérêts du citoyen. Elle peut aussi jouer le rôle de contre-pouvoir. Les membres de la société civile peuvent faciliter les discussions car ils n’ont pas d’ambitions politiciennes ».

« Sortir le pays du gâchis et du marasme »

Tel est le titre de la contribution du Dr Aimé Nato sur Madagascar Tribune et dont a été extrait le texte ci-dessous. […) est-il possible que les tenants du pouvoir fassent aujourd’hui appel à des représentants de la Société Civile nationale et internationale ? […] Des femmes et des hommes intègres, de bonne foi, de bonne volonté associés pour un projet qui puisse assurer le bon fonctionnement de la vie politique, de la vie sociale, la relance économique, le droit au travail, à l’éducation… pourraient-il préserver les Intérêts Supérieurs de notre Pays ? […]

Le cri de cœur du Père Pedro en date du 29 janvier 2009

Egalement extrait de la contribution ci-dessus. « Nous pouvons tous, dès maintenant, nous interpeller sous la forme d’une responsabilité collective : l’Etat, l’Eglise, la Société Civile, les artistes et les parents. Quand on sème l’égoïsme, l’indifférence, le chacun pour soi, le capitalisme sauvage, on ne peut récolter aucun progrès….. Il est temps de se demander ce que nous pouvons faire pour ceux qui n’ont plus rien à perdre… […]Sortons du sommeil, faisons notre travail avec un amour vrai qui débouchera nécessairement sur le partage, le respect et la dignité. Le temps est venu de commencer ce travail à long terme. La sagesse ancestrale s’en trouvera honorée. Et que tous ceux qui se disent croyants l’expriment par le concret de leur vie, de leurs actes et leur parole… »

La société civile malagasy a un énorme devoir de responsabilité

Ainsi parle Patrick A. dans le même éditorial ci-dessus. Elle doit être écoutée, doit être capable d’envoyer des signaux de détresse et d’encouragements, pourquoi pas aux Autorités politiques, pour que celles-ci sachent que ces luttes pour les excès de pouvoirs, ces combats fratricides, ces crises politiques chroniques et ces débordements anarchiques n’apportent rien à la population laborieuse des villes et des villages. Cette société civile structurée peut faire appel à des autorités emblématiques du pays comme le Père Pedro et tant d’autres qui sont animés de conscience morale, ainsi qu’à des figures internationales ou à des responsables de grandes fondations et les clubs de philanthropes… Alors direz-vous, c’est encore de la nostalgie, je rêve éveillé, c’est impossible à réaliser… Non, c’est possible car je crois à la sagesse du Peuple Malagasy, un peuple tolérant, « nonchalant » mais très hospitalier, qui n’aime pas la violence et qui mérite de vivre en paix. Et je rejoins le père Pedro qui a écrit « Ceci est un vœu de tous ceux qui aiment Madagascar. La Paix de la Nation est entre les mains de chacun de nous ! » Que vive Madagascar et son peuple.

Bibliographie

La société civile : le 3e pouvoir - Changer la face de la mondialisation

PERLAS, Nicanor ; GINISTY, Bernard (préface) ; BERTRAND, Agnès (trad.) - BARRET SUR MEOUGE : EDITIONS YVES MICHEL, 2003, 331 P L’auteur est une figure des militants engagés dans la lutte contre la mondialisation néolibérale. […]Et c’est ainsi qu’il met la culture à égalité avec le politique et l’économique dans ce qu’il appelle la « triarticulation » (Marché, Etat et Société Civile) dont la finalité est de faire progresser la société vers un développement durable, vraiment global et intégré.

Les citoyens du Sud face au commerce mondial

DEFIS SUD, n°73, 2006/05, P. 17-37 Comment les citoyens du Sud peuvent-ils influencer les négociations que mènent leurs gouvernements à l’OMC ? […] Sur tous les continents le débat existe entre ceux qui veulent réformer les modes de fonctionnement du commerce international, tout en respectant les règles, et ceux qui refusent de participer à ce « jeu de dupes ».

Dynamisme et défis des mouvements sociaux dans le Sud

POLET, François - ALTERNATIVES SUD, n°4, 2006, 231 P. Ce numéro regroupe trente cinq contributions « portant sur des réalités régionales et nationales d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie ». Elles examinent le développement des mouvements sociaux du Sud, leur stratégie et leur portée dans le contexte socio-économique particulier de chaque pays. Les contributions ont été regroupées géographiquement : Amérique latine, Afrique subsaharienne, Maghreb, Proche Orient et Asie.

Agir en citoyen solidaire

ALTERNATIVES ECONOMIQUES, n°252 bis, 2006/10, 14 P. Par leur force de proposition et de pression, les organisations de solidarité internationale jouent un rôle déterminant. La palette d’actions du consommateur responsable et solidaire est plus large qu’on ne le croit. Les jeunes sont nombreux à se lancer dans un projet de développement. Les campagnes menées par les Organisations non gouvernementales pour le respect des droits économiques, sociaux et culturels sont un soutien aux sociétés civiles dans les pays du Sud.

Que serait la vie sans les associations ?

CONFERENCE PERMANENTE DES COORDINATIONS ASSOCIATIVES, 2007, 112 P. Ce rapport est la synthèse de la campagne menée par la CPCA en 2007. Des propositions sont faites afin de mettre en place une plate-forme de propositions destinées à interpeller les candidats aux différentes élections, sur tous les aspects du « contrat social associatif » : bénévolat, économie sociale, dialogue civil, citoyenneté active...

Les rapports société civile et pouvoirs publics en Europe

BELLEC, François - PARIS : CENTRE INTERNATIONAL LEBRET-IRFED ; EKUMENICKA AKADEMIE PRAHA, 2005/12, 70 P. + ANN. Le séminaire avait pour objectif de « contribuer à l’amélioration et au renforcement des processus démocratiques au sein de l’Union Européenne en favorisant le dialogue et la compréhension entre société civile et institutions ». Les exposés ont décrit l’état actuel de la société civile « organisée » en Europe ainsi que les situations dans d’autres continents. Au cours du séminaire les défis qui se posent à la société civile pour atteindre son objectif ont été énumérés, des « perspectives d’action commune » ont été esquissées.

Citoyenneté et art de vivre ensemble. Mémoires et leçons de 14 rendez-vous de la curiosité (1994-96)

MOUVEMENT CITOYENNETE ACTIVE - PARIS : CHARLES LEOPOLD MAYER ; LIBRAIRIE FPH, 210 P. Le MCA agit en vue d’inventer de nouvelles formes d’expression, en vue de proposer un nouveau modèle démocratique en Occident, d’« insuffler de la démoratie dans toutes les sphères où s’établissent des enjeux de pouvoir ». Ce mouvement s’est mis en place à l’initiative de différents réseaux (DAL, Adie, AC...) et s’est manifesté par les rendez-vous de la curiosité, rencontres publiques qui ont eu lieu durant trois ans. Ce sont ces rendez-vous qui sont présentés dans cet ouvrage.

Dictionnaire pratique des organisations non gouvernementales (ONG)

RUBIO, François - PARIS : ELLIPSES, 2004/04, 414 P. Ce dictionnaire présente, en 300 entrées, le cadre général dans lequel évoluent ces nouveaux acteurs de la société civile : histoire, enjeux, politiques, cadre juridique, réseaux internationaux, données économiques, codes de déontologie, principales organisations (extrait du résumé de l’éditeur).

Comment lutter ? Sociologie et mouvements sociaux

MATHIEU, Lilian - PARIS : TEXTUEL, 2004, 206 P. Lilian Mathieu, sociologue, chercheur au CNRS explique dans ce livre ce qu’est un mouvement social, ce qui déclenche les mobilisations, qui s’engage, comment les mouvements sociaux sont organisés, comment se font les mobilisations, quelles sont les formes de lutte à adopter, les influences qui pèsent sur les mouvements sociaux et l’efficacité de ces mouvements.

La société civile face au pouvoir

SUE, Roger - PARIS : PRESSES DE SCIENCE PO, 2003/09, 131 P. Pour l’auteur, « la démocratie est associationiste ou elle n’est pas ». Dans cette perspective, l’actuelle crise politique est davantage le fait du manque de considération par les pouvoirs politiques du mouvement associatif, pourtant en pleine voie d’expansion, qu’une régression de l’exigence démocratique comme on voudrait nous le faire croire. Les mouvements sociaux et citoyens ont de plus en plus largement la faveur de l’opinion publique et c’est sans doute par leur participation accrue à la vie politique que l’on évitera les dérives autoritaires et que se jouera l’avenir de la démocratie.

Sélection d’articles

Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) Implication de la société civile de l’Afrique Centrale dans les politiques des TIC : étude de cas de la République Démocratique du Congo

http://www.rinoceros.org/spip.php?a...

SIPAZ Mexique 2008 : turbulences à l’horizon ?

http://www.sipaz.org/informes/vol13...

ATTAC 7ème édition du FSM : une autre Afrique est possible !

http://www.france.attac.org/spip.ph...

Amnesty International Dignité et droits humains : une introduction aux droits économiques, sociaux et culturels

http://www.amnesty.org/fr/library/a...

NAJI Jamal Eddine Citoyens et média : guide pratique pour un dialogue entre citoyens et média

http://unesdoc.unesco.org/images/00...

UNESCO Le grand essor de la société civile

http://unesdoc.unesco.org/images/00...

Bilan critique de la société civile suite à la Conférence ministérielle de

l’OMC à Hong Kong (décembre 2005)
http://www.rinoceros.org/spip.php?article1910

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MessageSujet: Re: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Lun 10 Aoû - 20:50

Pour ouvrir le débat l'auteur affirme : " Madagascar est entré de plein pied dans la mondialisation "

Laolitique de mondialisation est construite sur un système social historique aujourd'hui condamné , celui du système capitaliste.
On nous avait pourtant bien promis la réussite de la mondialisation après la chute du mur de Berlin.
Et c'est le contraire qui est arrivé : désindustrialisation , délocalisation, destruction des codes du travail , des conventions collectives , privatisation, politique d'austérité.
On le voit ce jour à Madagascar avec l'autorisation de travail de nuit pour les femmes dans les zones franches.

C'est un véritable recul de société pour Madagascar , attendons donc de voir la position sur le sujet des signataires de l'accord de Maputo.

Attendons de voir aussi la position des syndicats malgaches et des associations de femmes.
La politique de mondialisation exige que les syndicats ouvriers deviennent les outils de ce recul de société : remise en cause des statuts, des services publics, baisse ou blocage des salaires , diminution des budgets réservés à l'instruction publique , à la santé , à la vieillesse , aux retraites.

C'est tout le danger des assises régionales et nationales avec la participation-intégration des syndicats.

Il faut que les travailleurs malgaches restent indépendants du système politique en place.

Le but de toutes ces réunions , c'est de transformer les organisations ouvrières en ONG.
Un syndicat par définition est constitué pour défendre les intérêts particuliers des travailleurs et non les intérêts généraux de la société.
L'intérêt général des assises , l'union sacrée des accords de Maputo, où tout le monde est égal à l'autre , c'est une tromperie.
La citoyenneté dans l'entreprise , les assises , les accords,c'est une machine de guerre contre les travailleurs.
D'un côté , il y a les paysans et travailleurs malgaches et de l'autre les patrons locaux , les multinationales , les gouvernements , les eglises et les sectes.
Un syndicat n'est donc pas une ONG , car l'ONG se bat sur des thèmes et des actions qui s'adressent à la société toute entière.
Depuis la charte d'Amiens , les travailleurs sont organisés en classe , et la société civile c'est la mise à mort de cette classe , dissoute dans une nébuleuse où se cotoient tous les acteurs du classe contre classe: les patrons , les multinationales , les églises et sectes , l'UE , l'UA ,le FMI etc etc
Et dans ce cadre là , les travailleurs sont toujours en minorité.

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MessageSujet: Re: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Lun 17 Aoû - 18:28

Tout le contraire de mes positions dans l'article ci dessous



dans Tribune du lundi 17 août on peut lire :

source : http://www.madagascar-tribune.com/Andry-Rajoelina-sur-TVM-RNM,12530.html



Il n'y a qu’un seul intérêt à défendre, l’intérêt supérieur de la Nation. Ce qui signifie que dorénavant il s’agit non plus d’une portion du « vahoaka » mais de tout le « vahoaka » : le citoyen contribuable, l’opérateur, le patron, le travailleur, les acteurs économiques et sociaux en milieu rural.


source : http://www.madagascar-tribune.com/Andry-Rajoelina-sur-TVM-RNM,12530.html

Citation:
Maputo

Andry Rajoelina, sur TVM-RNM
lundi 17 août 2009, par Ben
Ce que j’ai retenu de l’émission « One man show » du vendredi 14 août 2009 sur les chaînes nationales c’est deux choses. La première est la suivante : Andry Rajoelina ira à Maputo comme convenu. Il participera activement comme les autres chefs de file. Il parlera au nom et pour le « vahoaka » qui n’est plus celui de l’opposition ni celui du pouvoir mais le « vahoaka » entier. La seconde est qu’il y va dans un esprit constructif (handamin-javatra). Fini la pagaille ; fini l’esprit destructeur et de diversion ; il n’est plus temps de semer le doute dans les esprits car il n’y a qu’un seul intérêt à défendre, l’intérêt supérieur de la Nation.
Ce qui signifie que dorénavant il s’agit non plus d’une portion du « vahoaka » mais de tout le « vahoaka » : le citoyen contribuable, l’opérateur, le patron, le travailleur, les acteurs économiques et sociaux en milieu rural.

Andry Rajoelina est apparu ce vendredi soir comme persuadé qu’il va participer à Maputo II sans aucun esprit partisan.

Quant aux autres idées développées lors de cette rencontre du président de la Haute Autorité de transition (HAT) avec trois journalistes, c’était un peu la confusion dans les esprits car finalement, nous n’avons pas compris grand chose surtout si on considère que les débats se sont déroulés dans le contexte des déclarations multiples au sein de la mouvance Andry Rajoelina. Les forces armées ont pris position ; les gendarmes ont pris position, la Police aussi par rapport à Maputo. Les formations politiques membres de la mouvance Rajoelina ne manquent pas de critiques à l’endroit des accords de Maputo. Ils ne sont pas rares les partis membres de la HAT qui refusent certains paragraphes ou rejettent carrément les accords que leur chef a signé.

Mais le temps presse, l’économie se meurt et l’horizon financier de la Nation est de plus en plus sombre. Doit-on subir davantage les conséquences de la crise ? Apparemment, Andry Rajoelina en est conscient car il n’y a pas que les habitants des grandes villes ou citadins. Il n’y a pas que les politiciens. Il faut compter avec les autres acteurs pour relever le défi de la relance économique

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MessageSujet: Re: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Lun 17 Aoû - 20:30

quote]Il n'y a qu’un seul intérêt à défendre, l’intérêt supérieur de la Nation. Ce qui signifie que dorénavant il s’agit non plus d’une portion du « vahoaka » mais de tout le « vahoaka » : le citoyen contribuable, l’opérateur, le patron, le travailleur, les acteurs économiques et sociaux en milieu rural.
[/quote]

"l’intérêt supérieur de la Nation." c'est le retour au mythique "bien commun" thomiste.

C'est pas une invention nouvelle , c'est la doctrine de l'encyclique Rerum Novarum de 1891.
C'est dans cette encyclique que le pape Léon XIII admet les syndicats.Mais un syndicat " mixte" composé d'ouvriers et de patrons , c'est à dire une structure corporatiste.
Les honorables signataires de la charte de Maputo connaissent leurs classiques et le maitre de cette doctrine Albert de Mun :
" Au lieu de mettre face à face , en position de combat , les organisations patronales et les organisations ouvrières , les syndicats mixtes , en réunissant employeurs et employés , permettraient compréhension et entente"
source : discussion de la loi de 1904 sur la création des syndicats en France.

Le corporatisme est la doctrine fondée sur le principe suivant : c'est l'organisation de la profession telle que toutes les catégories sociales qui lui appartiennent participent à la règlementation et à sa protection. La profession ( on dira maintenant la société civile ) ainsi organisée devient une institution nantie du pouvoir de décision, de représentation, de discipline, dans le domaine social, économique et même politique.

C'est un peu la définition des partisans de la " troisème voie" : à mi-chemin entre l'individualisme libéral et le collectivisme.

Dans sa lettre aux cardinaux le 3 mai 1892 , le pape confirme :

"lors donc que, dans une société , il existe un pouvoir constitué et mis à l'oeuvre , l'intérêt commun se trouve lié à ce pouvoir et l'on doit, pour cette raison, l'accepter tel qu'il est "

Et çà nous mènera droit au soutien à Mussolini, Salazar , Hitler et Franco.



Mais à Madagascar , quelle que soit la situation de chaos économique , politique et social , ce sont les hommes qui font l'histoire et forgent leur destin.

Informer de la réalité des faits pour comprendre , comprendre la situation politique pour agir.

Pour en revenir aux accords de Maputo , ceux-ci sont basés sur le " principe de subsidiarité " de l'UE et du petit rappel des évêques européens

" Chacun de nous est une partie d'un Tout , et l'objectif de l'organisation sociale doit être que chaque partie soit soumise au bien du Tout dont elle est subsidiaire "



Tout le monde réclame la traduction des accords de Maputo en bon malgache.



En résumé : Moi ( Dieu, la commission africaine , la commission européenne, les signataires de Maputo ) je décide ce qu'il faut faire à Mada , et je vous octroie la divine "liberté" d'appliquer la charte, quitte à définir vous-même quelques modalités de gestion , ce que j'ai décidé de faire.

C'est la méthode du totalitarisme : l'autorité supérieure maputosienne décide , et vous appliqué ce qui a été décidé.

Ce n'est donc pas une charte démocratique , car venant d'un mouvement descendant et non ascendant issue de la démocratie par délégation ou chaque individu comme citoyen , participe à l'élaboration des lois par l'entremise de représentants élus.

Ce système "descendant " nie toute notion de séparation des pouvoirs , base de la démocratie.

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MessageSujet: Re: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Lun 24 Aoû - 18:27

dans Tribune du 24

source : http://www.madagascar-tribune.com/Signature-d-adhesion-aux-accords,12575.html

Citation:


Politique
Signature d’adhésion aux accords de Maputo
lundi 24 août 2009
Pour Joachim Chissano, le principal objectif du déplacement à Antananarivo était de contribuer à la réalisation de l’article 46 de la Charte de la Transition.

Cet article stipule que toutes les forces vives du Peuple Malgache (confessions religieuses, syndicats, forces armées et de sécurité, opérateurs économiques et organisations représentatives de la société civile) sont invitées à adhérer à ladite charte.


Une cérémonie de signature collective à l’hôtel Carlton a eu lieu tard dans la soirée de samedi soir, avec la présence inattendue parmi les signataires d’hommes politiques qui n’avaient pourtant pas ménagé leurs critiques sur ces accords de Maputo.




premiers commentaires :

On peut donc déjà se prononcer sur la nature des syndicats signataires de la charte de Maputo .

Mouvement ou institution.

Indépendance ou corporatisme?

Charte d'Amiens ou charte du travail?



La charte de Maputo ne permet pas de maintenir une relative indépendance des organisations syndicales ouvrières d'un côté et patronales de l'autre.

C'est toute la différence entre la forme d'association capital-travail et le corporatisme.Le corporatisme lui fusionne les deux parties dans le même organisme.

La charte de Maputo vise donc à neutraliser le plus possible les représentants des travailleurs et à les associer à la réalisation des objectifs définis à Maputo et ailleurs.



Les syndicats ne sont plus destinés à améliorer les conditions d'existence des travailleurs et des paysans malgaches , mais bel et bien à cautionner les accords de Maputo et pour l'application des directives de ce sommet.



De la charte de Maputo à la charte du travail

" la Charte du travail, c'est l'intégration du syndicat dans la " famille professionnelle " sous le contrôle d'un Etat fort , qui lui impose sa doctrine et assigne tout ensemble des objets déterminés et des limites précises à son activité ... La Charte du Travail fait du syndicat le moyen de la corporation et subordonne la corporation à l'Etat. " 1942 L O Brossard dans sa brochure ; " du syndicat à la corporation"

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MessageSujet: Re: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Jeu 8 Oct - 17:42

la nébuleuse société civile


dans Madamatin cet article


source : http://www.madamatin.com/articles/politique/fauteuils-ministeriels-hors-quota-mouvance.html

Citation:
Des fauteuils ministériels hors quota mouvance - Entre société civile et secteur privé le cœur balance
Écrit par Léon Razafitrimo
Jeudi, 08 Octobre 2009 00:30
Le concept société civile englobe un espace si vaste que les définitions que l’on en donne ne parviennent pas toujours à bien l’enlacer.
Y trouvent place, autant les porteurs d’élan généreux que des individus calculateurs, qui y décèlent une opportunité dans la seule intention de réaliser des objectifs d’intérêt personnel. Les acteurs politiques ne voient pas toujours d’un mauvais œil les initiatives de regroupement des associations et mouvements dans la société civile avec la pensée de constituer une force apte à peser sur les décisions d’ordre politique. Les politiciens voient une possibilité d’entretenir une pépinière pour en faire un jardin de sous-classe politique. L’occasion est trop belle, les femmes et hommes qui se sentent une fibre politique, mais qui ne trouvent pas parti pour faire carrière, n’auraient pas rêvé d’un pareil tremplin. Dans la situation actuelle, la société civile jouit d’une bonne médiatisation mais ne bénéficie pas nécessairement d’une bonne presse. Dans le pays, la société civile est divisée entre plusieurs courants d’idées, souvent inspirés par des mouvements politiques. Cela ne suffit pas pour autant d’accorder des faveurs particulières à tel ou tel autre. Le secteur privé constitue un grand ensemble, industrie, commerce et services ont comme destination de faire des affaires et pratiquent leurs activités sans complexe, en appartenant au monde des affaires. Les gens de ce monde n’ont pas vocation à faire de la politique, même si dans leur grande majorité, non seulement ils s’y intéressent, mais en suivent de près l’évolution. En cette période de transition, afin d’être représentés dans les instances de décision pour remettre en marche la machine et pour poser les règles du jeu afin de signer pour l’avenir que les évènements politiques ne puissent plus prendre en otage la vie économique, les divers groupements patronaux ont exprimé leur souhait de pouvoir participer à la Transition .

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MessageSujet: Re: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Ven 16 Oct - 20:41

un article de Madamatin

source : http://www.madamatin.com/articles/politique/chaises-ministerielles-vacantes.html



de la société civile à la politique où comment des membres non élus par les citoyens visent des postes au gouvernement de transition


Citation:
Chaises ministérielles vacantes - Dans le collimateur d’une frange de la société civile
Écrit par Boaza
Vendredi, 16 Octobre 2009 00:30
A l’issue des négociations du Carlton, le 6 octobre 2009 dernier, 8 postes ministériels sont à octroyer aux membres de la société civile.
Seulement, les ministères en question ne sont pas encore déterminés. Si une partie de la société civile refuse de prendre part au futur gouvernement d’union nationale, l’autre va dans le sens diamétralement opposé. L’UNMDH ou « Vondrona Nasionaly Miaro ny Zon’Olombelona » a convié hier tous les membres de la société civile pour un atelier au Cercle Mess Betongolo. Une trentaine d’associations ont répondu à cet appel. L’objet de l’atelier était de déterminer le profil des représentants de la société civile dans les futures institutions et organes de la Transition. D’autant que la répartition des sièges se fera dans les prochaines semaines.
Point de non-retour
Une trentaine de membres de la société civile ont été présents hier au Cercle Mess Betongolo. Il s’agissait en l’occurrence de représentants d’ONG, de syndicats, d’associations, etc. Après la présentation de l’ordre du jour, des travaux de commissions ont été entamés. Mais en marge de ces travaux de commissions, la présidente nationale de l’UNMDH, Hanitriniala Rafolisisoa, a donné un point de presse. Constatant les différents travaux déjà effectués par d’autres membres de la société civile, Hanitriniala Rafolisisoa les ont remercié pour les efforts déployés depuis le début de la crise jusqu’à aujourd’hui. Il s’agit concrètement des tentatives de réconciliation et de recherche de solution de sortie de crise. Par ailleurs, elle n’a pas manqué de présenter les diverses travaux que l’UNMDH a réalisés depuis le début de la crise. En effet, elle a affirmé que son association n’est pas restée les bras croisés. Suivant de près l’évolution de la situation politique, l’UNMDH a réalisé des travaux relatant l’état des lieux quant au respect des droits de l’homme au cours de cette crise, travaux qu’elle continue du reste à effectuer. Ainsi, la présidente nationale de l’UNMDH a conclu que les droits de l’homme dans la Grande Ile ne sont pas respectés. Des gens sont morts, qu’elle considère comme des « martyrs », le peuple s’appauvrit de plus en plus, toutes les couches sociales sont en butte à des difficultés de divers ordre, etc. Le pays est arrivé à un point de non-retour. Par conséquent, elle préconise de ne plus attendre face à la situation de paupérisation et de non-respect des droits de l’homme. Les gens ont soif de changement. Ainsi, Hanitriniala Rafolisisoa trouve logique que des représentants des membres de la société civile occupent des postes ministériels, outre leur participation dans d’autres institutions, objet de l’atelier qui a été organisé.
Pas de politique politicienne
D’aucuns estiment que si un membre de la société civile brigue un poste ministériel, il fait incontestablement de la politique. Contrairement à cette vision, la présidente de l’UNMDH a avancé qu’il ne s’agit pas de faire de la politique telle qu’elle est pratiquée par les politiciens. Politiciens et membres de la société civile ont chacun leur propre façon de faire de la politique. Affirmant que tout le monde, sans exception, fait de la politique, Hanitriniala Rafolisisoa se défend à corps et à cri qu’il ne s’agit en aucun cas de faire de la politique politicienne. Pour les membres de la société civile, dont l’objectif principal est le bien-être de la population par le biais de meilleures conditions de vie, il ne s’agit pas de faire de la politique politicienne, c'est-à-dire de conquérir le pouvoir et y rester le plus longtemps possible, il s’agit plutôt de faire et d’appliquer une « politique de développement dont la finalité est l’homme ». La position du KMF-KNOE s’oppose ainsi à cette vision de l’UNMDH. Pour ce dernier, si un membre de la société civile occupe un poste ministériel, il sera incontestablement amené à faire de la politique car il va obéir aux ordres et décisions du Président de la Transition ainsi que du Premier ministre.
Critères de choix des représentants
L’objet principal de l’atelier d’hier était de dégager les critères qui devraient être pris en compte dans la désignation des représentants de la société civile au niveau des organes et des institutions de la Transition. Ainsi, le profil (la neutralité et l’âge), le cursus académique (diplôme, stages et formations, publications, etc.), les expériences professionnelles ainsi que les activités réalisées ont été débattus lors des travaux de commissions. Trois principaux critères ont été dégagés. L’un portant sur les représentants de la société civile au niveau des ministères, l’autre concernant le Congrès et le dernier avait trait au Conseil Economique et Social. Ainsi, l’UNMDH compte participer activement au niveau de ces différentes entités, aux dépens des organisations de la société civile qui ne veulent pas occuper de postes ministériels qui n’attendent plus que leurs titulaires.

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MessageSujet: Re: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Lun 19 Oct - 7:43

dans Mada matin

source : http://www.madamatin.com/articles/politique/politique971.html


Citation:


UNMDH
: Sélection des représentants de la société civile

Écrit par Boaza
Lundi, 19 Octobre 2009 00:00
Jeudi dernier, l’Union Nationale Malagasy des Droits Humains (UNMDH) a convié toutes les organisations issues de la société civile pour tenir un atelier au Cercle Mess Betongolo.
Environ une trentaine d’associations ont répondu à l’appel. L’objet de cet atelier était de se préparer, plus précisément de définir les critères de sélection des représentants de la société civile au niveau des futures institutions et organes de la Transition. L’atelier qui a débuté jeudi dernier, s’est poursuivi hier dans les mêmes locaux. A l’issue des travaux de commissions de jeudi dernier, de nombreux critères de sélection ont été retenus. Cependant, ces critères ont encore une fois été passés au crible d’autres membres de la société civile qui étaient absents jeudi. Cela permettait du reste d’apporter de nettes améliorations à ces critères de sélection. L’objectif principal étant d’avoir des représentants capables et dignes de confiance. Sur les trois institutions proposées par les politiciens et à laquelle la société civile devrait participer activement, à savoir le gouvernement, le Congrès de la Transition et du Conseil Economique et Social, trois critères différents ont été retenus après délibération par les participants bien que des points de ressemblance existent. Les points convergents des critères sont en fait nombreux. Les membres de la société civile ont été exigeants quant au critère de nationalité (être d’origine malgache), le casier judiciaire (qu’ils ne traînent pas encore de casseroles derrière eux), d’appartenance à la société civile et de non-affiliation aux partis politiques.
Néanmoins, les critères n’ont pas été uniformes. Effectivement, la société civile exige que leurs représentants au niveau du Congrès de la Transition soient de bons communicateurs outre une grande expérience dans le domaine juridique. Pour le Conseil Economique et Social, les critères sont plus exigeants car ce Conseil est octroyé uniquement à la société civile. Mis à part le fait que les représentants devront avoir une bonne connaissance de l’environnement de la société civile, ils doivent également disposer de bonnes connaissances du secteur économique et social. Enfin, le représentant de la société civile au niveau du gouvernement doit être un cadre de haut niveau soit du secteur privé soit du secteur public et doit posséder des expériences réussies dans le domaine de la bonne gouvernance et de la démocratie.

Pas d’ambitions politiques

Depuis que l’UNMDH a tenu cet atelier pour mettre en exergue les critères des représentants de la société civile au sein des institutions de la Transition, les attaques de divers membres de la société civile, à tort ou à raison, se font de plus en plus fréquentes et gagnent en intensité. La présidente de l’UNMDH, Hanitriniala Rafolisisoa a souligné hier qu’il ne s’agit nullement d’ambition politique, c'est-à-dire la conquête et la détention du pouvoir. Le but est de pratiquer une politique de développement et non une politique politicienne car c’est la société civile qui y est impliquée et non la société politique.
L’objet de ces différents ateliers était de dégager les qualités de ceux qui vont représenter la société civile dans la Transition, qui est la base de la IVème République. Ainsi, ces représentants sauront protéger les intérêts supérieurs de la population tout en accomplissant les missions assignées à la société civile. Une fois les différents critères finalisés, un large appel d’offre aux membres de la société civile sera lancé, a poursuivi Hanitriniala Rafolisisoa, pour que tout le monde puisse soumettre leur candidature à ces différents postes au niveau de la Transition.
Et la présidente de l’UNMDH de continuer que cette Transition est une occasion inespérée pour les membres de la société civile de partir sur de nouvelles bases. La société civile a une place importante au niveau du pays car elle joue le rôle d’interface, de force de proposition, de force d’interpellation ainsi que de force de pression.


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MessageSujet: Re: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Mar 20 Oct - 19:08

ce mardi 20 octobre dans le Courrier de Mada


source : http://www.courrierdemada.com/mg/index.php?option=com_content&view=article&id=603:debats-dans-la-societe-civile&catid=42:editorial

Citation:
Débats dans la société civile
Écrit par RAW
Mardi, 20 Octobre 2009 14:27
Le Conseil économique et social ou CES est réservé à la société civile. Sera-t-il vraiment une force d'interpellation de la société ou bien le genre " béni Oui-Oui " face au gouvernement ? Le risque est grand pour que le CES soit réduit à n'être que la caisse de résonance des discours des gouvernants, et c'est ce que craignent de nombreux citoyens qui se désolent profondément de cette culture "mitady seza", d'où qu'elle vienne, que ce soit de la société politique, de la société civile ou de l'Armée.

On convoite le "seza" sans examiner si on la mérite, sans se demander si on répond aux compétences requises et si on est capable d'assumer les charges qui incombent à ce poste, sans scruter qu'il y a des résultats auxquels il faut s'atteler. La chasse aux honneurs matériels que confère le poste convoité prend le dessus sur des considérations de devoirs et de services qui engendrent l'honneur et la dignité. Rares sont ceux qui pensent et croient que les honneurs matériels consacrés (privilèges et autres) sont la contrepartie et le fruit de la sagesse et de la productivité ou des résultats attendus d'une personne qui occupe un poste quelconque.

L'adhésion de la société civile dans un gouvernement de transition ou non continue de soulever des commentaires et des débats. Accusés de " mpitady seza ", des membres de la société civile s'en défendent et expliquent, car il ne s'agit pas seulement de gouvernement, mais aussi dans le cas de cette transition que l'on veut mettre en place, de Conseil économique et social ou CES.

Beaucoup de citoyens, en effet, perçoivent la société civile comme l'un des refuges des soi-disant politiciens depuis l'indépendance et l'objectif que se sont fixés des membres de la société civile est de changer cette mauvaise image. Les uns avancent qu'il faudrait peut-être offrir une nouvelle éducation de la politique pour la société et déployer des efforts dans ce sens. D'autres par contre, saisissant l'opportunité du CES, trouvent que c'est le moment de montrer que la société civile peut agir autrement, et que les membres de la Société Civile ne sont pas des "mpitady seza".... malgré le comportement de certains ! ! !

Dans tous les cas, il faudrait être bien fixé sur la nature du CES et de son rôle avant que la société civile ne se lance dans l'affaire ou y renonce, déclarent les plus avertis. Nombre de ces membres de la société civile définissent le CES comme étant une valeur de concertation et une force de proposition. Le CES ne doit pas être la caution d'un gouvernement ou d'un Etat, souligne une fervente militante de la société civile.

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MessageSujet: Re: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Mar 20 Oct - 19:16

dans Mada matin

source : http://www.madamatin.com/articles/politique/politique972.html

Citation:
PANEC : Redressement socio-économique
Écrit par Boaza
Lundi, 19 Octobre 2009 00:00
La participation des membres de la société civile à la vie de la nation se concrétise de plus en plus actuellement.
Le nombre exact des organisations de la société civile est encore inconnu en ce moment, quoi que certains avancent que le chiffre avoisine les 1000 ou 1500. La Plate-forme des acteurs non-étatiques catholiques (PANEC) est l’une de ces organisations issues de la société civile. La particularité de celle-ci par rapport aux autres réside dans le fait qu’elle regroupe en son sein des centaines d’associations catholiques. Cette plate-forme, présidée par Yvette Sylla, a tenu sa première session ordinaire samedi dernier au Falda Antanimena. La séance fut également mise à profit pour faire connaître au public l’association et a vu la participation des diverses entités qui la composent. La PANEC s’est formée à l’issue de deux synodes, celui des prêtres et celui du diocèse d’Antananarivo, en 2007 et 2008. D’après toujours sa présidente, les actions de la PANEC s’inspirent des idées des enseignements de l’église sur la société. Elle ajoute également que le sujet politique, si intéressant et prédominant soit-il actuellement, ne constitue pas la préoccupation première de la PANEC, qui se focalise surtout sur les questions économiques et sociales. C’est le tissu social même qui est déchiré actuellement et nous nous proposons de le ravauder, dans les mesures de nos moyens, a-t-elle expliqué.

Vision de la société actuelle

Ainsi, la PANEC accorde une importance particulière au domaine social. Les crises politiques qui se sont succédé dans la Grande Ile ont mis encore plus à mal une société qui était déjà fortement fragilisée. La crise que le pays traverse actuellement apporte son lot de dégâts et les conséquences se font surtout ressentir au niveau socio-économique. Parlant au nom de la PANEC, Yvette Sylla estime que la société dans laquelle nous évoluons est fissurée. Elle n’est pas fondée sur l’idée de Justice et le plus navrant, c’est surtout ce qui se passe au niveau économique, premier facteur de blocage au niveau social où un redressement s’avère plus que jamais urgent. C’est dans ce sens que la « commission Justice et Sociale » a été créée au sein de la PANEC.



La PANEC et les postes ministériels

Depuis le début de la crise, la société civile a été amenée à s’impliquer de plus en plus dans la vie politique du pays. La question de la participation de la société civile à la gouvernance du pays est de plus en plus présente. Questionnée sur le sujet, la présidente de la PANEC a répondu que briguer un poste ministériel revient à faire de la politique politicienne, ce que condamne fermement l’association. D’après la présidente de la PANEC, les membres de la société civile n’ont pas le droit de prendre part au gouvernement au nom de la société civile dont ils sont issus.
En revanche, toute initiative individuelle des membres de la société civile qui veulent personnellement entrer au sein du gouvernement est vivement encouragée. En effet, la prise de responsabilité est une leçon que l’église enseigne, a-t-elle poursuivi. Mais Yvette Sylla ajoute que la société civile se doit de mettre des balises, balises qui sont toujours fondées et tirées à partir des enseignements de l’église sur la société.


Boaza

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MessageSujet: Re: Société civile contre syndicalislme libre et indépendant.   Sam 14 Nov - 6:31

dans l'Express du 14 novembre 2009

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=31167

[quote
Mise en place du CES

Réserve de la société civile


Différentes entités, membres de la société civile hésitent à avancer des noms pour siéger au Conseil économique et social.

La société civile se montre méfiante quant à la mise en place du Conseil économique et social (CES). Ses dirigeants n'ont pas voulu se prononcer sur leur organisation, en réponse à l'appel de l'autorité de la transition qui leur a demandé de tenir une assemblée générale afin de pouvoir proposer un nom pour le poste de président de l'organe ainsi que trente deux autres personnes pour siéger en tant que membres.
Le secrétaire général du Comité national d'observation des élections (KMF/CNOE), Bruno Rakotoarison, a dénoncé hier l'intégration des représentants des mouvances politiques dans le CES. « Cela n'est pas conforme à la charte de Maputo. Il a été conclu que le Conseil économique et social serait confié à la société civile et au secteur privé », a-t-il soulevé au téléphone en ajoutant que même une consultation d'avis auprès de la société civile n'a pas eu lieu avant de modifier la composition du CES.
Modalité de désignation
Bruno Rakotoarison a, ainsi déclaré, que le KMF/ CNOE va mettre au clair sa position, probablement lundi.
De son côté, Aristide Velompanahy, président du Groupement des entités de la société civile pour la défense de la démocratie et des valeurs républicaines (GESCI), a adopté la même attitude. Il a avancé qu'une rencontre entre les membres de la société civile devrait se tenir afin de rapprocher les points de vue. « Nous ne comprenons plus la modalité de désignation des membres du Conseil économique et social », a-t-il affirmé hier au téléphone. L'interlocuteur, lui aussi, a avancé que le GESCI fixera sa position au début de la semaine prochaine.
Madeleine Ramaholimihaso, coordinatrice de l'Observatoire de la vie publique (Sefafi), était la première à manifester sa réserve sur les 40 membres issus des quatre mouvances politiques, à raison de 10 personnes par mouvance, au sein du Conseil économique et social. Elle a même menacé de s'abstenir de siéger au sein du CES au cas où cette composition de la structure de la transition serait maintenue. « Avec une telle situation, le Sefafi n'entrera pas dans la structure. Personnellement, j' ai été déjà sollicitée par certaines personnes pour présider le CES mais j'ai réfusé », a-t-elle déclaré, il y a quelques jours.
Le pouvoir transitoire a donné un délai jusqu'au 19 novembre pour que la société civile remette au secrétariat général de la présidence de la Transition les noms du président et les membres qui vont la représenter au sein du CES.

Fano Rakotondrazaka
Date : 14-11-2009[/quote]

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