R@koto Modérateur


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 | Sujet: Le droit de se syndiquer : le cas de Bodo Ranivoarisoa Ven 25 Sep - 18:02 | |
| merci au courrier de Mada pour cet homage à source : Bodo Ranivoarisoa | Citation: |
Bodo Ranivoarisoa : Une héroïne de la lutte syndicale
25 septembre 2009 par Franck RAJ

Justice est rendue à la syndicaliste Bodo Ranivoarisoa. (Photo Mami.R)
Récemment, Bodo Ranivoarisoa, SG du SEMPAMA, Sendikan’ny Mpampianatra Malagasy ou le syndicat des enseignants, journaliste mais aussi responsable de la communication au sein du ministère de l’Education nationale (ex-Mineseb ou ministère de l’enseignement de base), a entièrement recouvré ses droits de fonctionnaire. Des droits qui ont commencé à être bafoués 3 jours seulement après qu’elle ait osé porter de vive voix les revendications de ses collègues enseignants et rapporter leurs problèmes au ministère de tutelle de l’époque. Depuis lors, elle a été poussée à la démission et a été soumise à un régime disciplinaire sévère (affectation arbitraire à Ambatomanohina Anjozorobe). Pire, elle a subi un gel de salaire pendant près de 5 ans, toujours pour le motif d’avoir fait un abandon de poste, une situation qui n’a jamais réellement existé.
"Ce sont les amis enseignants qui m’ont nourrie pendant cette sombre période. A un certain moment, beaucoup d’entre eux ont pris leur distance parce qu’on m’a accusée d’avoir insulté le ministre. Toutefois, grâce aux documents officiels sur ma situation que j’avais en ma possession, j’ai pu les convaincre qu’il ne s’agissait que d’une autre manœuvre de mes détracteurs destinée à me discréditer aux yeux de mes collègues", raconte-t-elle. Cela sans parler des exploitations de ses supérieurs qui l’ont envoyée d’un service à un autre telle une balle de ping-pong, les véritables humiliations et même les supplices physiques qu’elle a endurés durant tant d’années. Ces derniers temps, elle a eu gain de cause contre le ministère, son principal détracteur malgré son passage devant un conseil de discipline, véritable tribunal des fonctionnaires. Un ministère qui a reçu le coup fatal après que Bodo Ranivoarisoa ait porté l’affaire auprès de la chambre administrative, une démarche couronnée de succès et aboutissant à la réintégration définitive de la concernée au sein de la grande famille des fonctionnaires. Mieux, loin de se contenter de régulariser sa situation (professionnelle), le nouveau ministère a pris la décision de fournir un local de bureau à l’usage du SEMPAMA (actuellement fusionné avec le FSF).
•Revalorisation de la valeur syndicale A travers son histoire, la jeune SG de ce syndicat a voulu sensibiliser les futurs enseignants sortants de l’ENS (Ecole Normale Supérieure) sur leurs droits en ce troisième millénaire. Elle reconnaît qu’elle doit sa victoire sur le ministère grâce surtout à l’action syndicale. Ce qui a convaincu une fois de plus Bodo Ranivoarisoa à sensibiliser les jeunes à adhérer un syndicat. Car en dehors de cette institution, toute revendication ou autre défense des causes du travailleur risque tout simplement de ne pas être valable, du point de vue de la loi. En d’autres termes, elle insiste pour qu’on remette la valeur syndicale à sa véritable place, une chose qui n’a pas de prix. Pour Bodo Ranivoarisoa, la prochaine étape vise à mettre en place un conseil national de l’éducation. L’objectif serait de permettre d’éviter que les enseignants, d’ailleurs comme le reste des fonctionnaires, ne soient plus les jouets des politiciens
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_________________ korana mangingina
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