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 Zones franches : 100 000 nouveaux chômeurs ?

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R@koto
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MessageSujet: Zones franches : 100 000 nouveaux chômeurs ?   Mer 8 Juil - 17:09

dans l'Express du 08 juillet 2009

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=27801


Citation:

Entreprises franches
Risque de 100 000 nouveaux chômeurs
La suite de l'AGOA à Madagascar est assujettie à des questions politiques. La visite du ministre de l’Industrie à New York n'a pas convaincu.

L’enjeu est de taille. Madagascar risque de ne plus bénéficier des avantages de l’Africa growth opportunity act (AGOA). Suite à la non-reconnaissance du régime de transition par la communauté internationale, la Grande île ne pourra pas participer à la rencontre annuelle consacrée à ce sujet entre les ministères américains et les pays de l’Afrique subsaharienne bénéficiaires de cette loi.
La réunion se tiendra au Kenya du 4 au 6 août. L’absence du pays à ce rendez-vous pourrait entraîner automatiquement la perte des avantages dont la suppression du droit de douane pour les produits comme le textile entrant sur le marché américain. Les 30 exportateurs malgaches vers les États-Unis, représentant 100 000 emplois, risquent de plier bagage.
Problèmes politiques
« Si le pays n’a plus accès aux avantages de l'AGOA, nous n'aurons plus aucun intérêt à rester à Madagascar », indique un gérant d'entreprise franche à Tanjombato. « Nous n'aurons plus accès à des matières premières à coût abordable. Or, l'énergie est coûteuse ici, et par rapport à l'Asie, le coût de la main-d'œuvre est élevé », précise-t-il.
L’Agoa était au cœur des préoccupations du ministre de l’Économie et de l’industrie Richard Fienena, lors de son passage à New York la semaine dernière. Au cours d’une rencontre avec la presse hier, il a affirmé avoir eu des contacts avec des hauts responsables qui travaillent sur le dossier. Une démarche qui fait suite également à des initiatives du secteur privé qui a déjà interpellé les autorités américaines sur cette menace. « Il est apparu que les problèmes ne sont pas du tout techniques mais politiques. Leur résolution ne peut donc être que politique et dépendra de notre volonté », constate le ministre. « Mais le plus important était d’avoir pu rencontrer et connaître des gens, ce qui pourra faciliter les négociations futures », poursuit-il.
L’échéance du mois d’août est vitale pour les entreprises textiles. C’est la date limite pour recevoir les commandes des clients dont le délai de livraison devra s’étaler sur six mois. Logiquement, les premières commandes devant être livrées au mois de janvier auraient déjà dû être enregistrées au mois de juin. Mais à cause de cette incertitude, les clients ont préféré jouer la prudence. Une situation qui a déjà contraint une dizaine d’entreprises à fermer leurs portes à l’heure actuelle.
Mahefa Rakotomalala
Date : 08-07-2009

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MessageSujet: Re: Zones franches : 100 000 nouveaux chômeurs ?   Sam 18 Juil - 13:16

Samedi 18 juillet 2009 dans l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=28109

Citation:

Entreprises franches
Crainte des employés à propos de l’AGOA
La menace des état-Unis de supprimer l’accès à l'AGOA inquiète les employés des entreprises franches. Ils interpellent les politiques.

Plus de 99% de chances de non-éligibilité de Madagascar à l'Africa Growth & Opportunity Act (AGOA). Cette affirmation de John Hargeaves, vice-président du Groupement des entreprises franches souligne l'urgence d’une prise de mesures face à la menace de la suppression de l'AGOA par les États-Unis.
Madagascar ne répond plus aux critères d'éligibilité à cause de la situation politique qui y prévaut. Faute de garantie, les acheteurs ont réduit leurs commandes. Malgré les négociations entreprises aux États-Unis par le patronat, les employés ne sont pas rassurés, comme l'a déclaré Jeannot Rakotomalala de la société Cotona.
Unanimité
De ce fait, les employés ont lancé un appel aux politiciens afin de trouver une solution rapide et juste pour mettre fin à la crise. Une lettre ouverte des travailleurs en trois versions, a été adressée aux quatre mouvances politiques lors d'une réunion, hier à l'espace de verre Ankorondrano. « Nous partageons le point de vue de la communuauté internationale : le retour à l'ordre constitutionnel par l'élaboration d'une feuille de route consensuelle », avance John Hargreaves.
Présents sur les lieux, les représentants des mouvances Didier Ratsiraka, Zafy Albert et Marc Ravalomanana ont été unanimes dans leur réplique. C'est d'apporter leur contribution dans la bataille des employés. « Nous vous promettons une solution d'ici la fin du mois », avance Fetison Michel, de la délégation de Marc Ravalomanana. « Nous ne sommes pas insensibles à vos problèmes. La politique et l'économie vont de pair. Nous allons suivre de près ce dossier AGOA », avance pour sa part Emmanuel Rakotovahiny, de la mouvance Zafy Albert. La solidarité a aussi été évoquée par le représentant de la mouvance Ratsiraka.
Les membres du comité des travailleurs, par ailleurs, se sont déplacés au palais d'Ambohitsorohitra pour remettre la lettre à la Haute autorité de la transition.
La suppression de l'AGOA, si elle a lieu, se fera vers la fin du mois de décembre. Cette mesure qui ne dépend que du président des États-Unis pourra engendrer une perte de 100 000 emplois, et touchera environ 500 000 individus.
Lantoniaina Razafindramiadana
Date : 18-07-2009

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MessageSujet: Re: Zones franches : 100 000 nouveaux chômeurs ?   Sam 18 Juil - 13:31

et dans Tribune du 18 juillet 2009

source : http://www.madagascar-tribune.com/Les-travailleurs-de-l-AGOA-font,12329.html


Citation:
Economie

Entreprises exportatrices
Les travailleurs de l’AGOA font pression


samedi 18 juillet 2009




Le Comité des travailleurs pour la défense de l’AGOA a rencontré la presse ce vendredi 17 juillet 2009. Né voici deux semaines, ce Comité des travailleurs a mis en place des plans d’action pour mettre la pression sur les décideurs et les autorités compétentes. Une lettre ouverte a été remise à toutes les forces vives (partis politiques, société civile, partenaires financiers et techniques, secteur privé, syndicats,…) pour les sensibiliser sur les conséquences d’une rupture des accords commerciaux AGOA dont le pays a bénéficié. L’objectif est de pousser toutes les entités à prendre des décisions éclairées pour éviter la suspension de Madagascar de cet accord.
Riches des expériences professionnelles acquises dans le cadre de l’AGOA pour un travail de qualité et compétitif, les travailleurs malgaches ne veulent pas laisser leurs efforts réduits à néant. Ils veulent aller jusqu’au bout de leur initiative. Et ils disposent d’un plan d’action bien ficelé pour défendre leur cause. « Cette lettre ouverte aux forces vives constitue notre premier plan. La deuxième étape consiste en l’envoi d’une lettre ouverte au Président des Etats-Unis, Barack Obama. Nous avons déjà recueillis des signatures auprès des travailleurs », ont-ils déclaré. Ils avouent qu’ils vont se faire représenter au 8e Forum de l’AGOA prévu se dérouler à Naïrobi (Kenya) du 4 août au 6 août 2009. Le Comité entend ainsi y faire un plaidoyer pour Madagascar.
Les travailleurs ne sont pas les seuls à être conscients de l’imminence de cette suspension et des conséquences qu’elle peut provoquer dans le pays. Voici un mois de cela, le patronat a déjà tiré la sonnette d’alarme. Il a diffusé une lettre ouverte dans laquelle il fait état des enjeux économiques et sociaux de l’AGOA pour le tissu économique. Le secteur privé par le biais des groupements des employeurs, a souligné dans cette lettre ouverte, les enjeux socio-économiques des activités dans le cadre de cet accord.
Aujourd’hui, la situation n’a guère changé malgré les efforts déployés par le ministre de la Haute Autorité de Transition (HAT) en charge des Finances, Benja Razafimahaleo, pour convaincre les Américains de la nécessité de maintenir Madagascar dans la liste des bénéficiaires des accords commerciaux de l’AGOA. Aussi, les employés, les ouvriers et les travailleurs en général des zones franches et partenaires ne pouvaient-ils demeurer indifférents.
Face à l’imminence de la suspension de Madagascar de l’AGOA, le Comité pour la défense de l’AGOA demande aux forces vives de se pencher sérieusement sur la question. Au lendemain du 17 mars, les Etats-Unis ont fait part de leur position et des sanctions qui pèsent sur Madagascar du moment que les critères d’éligibilité aux accords commerciaux de l’AGOA ne sont pas satisfaits. Parmi ces critères, on citera la démocratie et le respect des libertés démocratiques, le respect de l’état de droit et la liberté d’opinion et de la presse.
En tout cas, il y a 100 000 emplois directs, 300 000 emplois induits et 50 entreprises qui sont menacés directement par la rupture des accords commerciaux dans le cadre de l’AGOA. Les activités de l’AGOA représentent 12 millions d’ariary de salaires directs chaque mois et assurent 60% des recettes d’exportation en devises. Ce qui traduit l’importance du secteur mais surtout l’urgence de la situation. Voir 100 000 personnes dépourvues d’emplois et se rendre chez le Père Pedro ou se bousculer devant les resto du cœur de la Croix Rouge est un spectacle inimaginable.
Les exportations dans le cadre de cet accord équivalent à 80% de l’ensemble des exportations de Madagascar. L’industrie pèse 12% dans le Produit intérieur brut (PIB) bien qu’elle n’emploie que 2,5% de la main d’œuvre (Source : World Development Indicators. 2001-2006).
Bien sûr on ne peut ignorer les contrecoups de la crise financière mondiale sur les commandes et les activités des entreprises franches dépendantes des accords de l’AGOA mais cela n’empêche que la crise politique malgache et ses incertitudes encouragent les détournements des commandes vers d’autres destinations. « En effet, les délais d’approvisionnement et de fabrication font que les clients donneurs d’ordre n’ont plus que quelques jours pour passer leurs commandes. Au-delà de ce délai, et sans assurance de toujours bénéficier des préférences AGOA, les commandes passées à Madagascar s’arrêteront brusquement » précise la lettre ouverte du secteur privé communiquée le 16 juin dernier.
Sachant que la solution au problème est politique, le Comité des travailleurs de l’AGOA ont invité à cette conférence de presse, les mouvances et les partis politiques. Les mouvances Zafy Albert, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana ont promis de prendre en compte les préoccupations des travailleurs et de porter la question devant les instances de discussions dans les prochains jours. Par contre, la mouvance Andry Rajoelina a brillé par son absence.
Recueilli par Valis

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MessageSujet: Re: Zones franches : 100 000 nouveaux chômeurs ?   Sam 24 Oct - 22:03

dans l'Express du 24 octobre 2009

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=30596

Citation:
Entreprises franches
Les employés dans l'incertitude


« Si l'Agoa (Africa Growth & Opportunity Act) n'est pas maintenu, nous serons dans l'obligation de fermer l'usine ». L'affirmation qui émane d’un gérant d'entreprises franches, augmente l'incertitude des employés. La menace de perdre leur emploi pèse dans le secteur, néanmoins ils ne comptent pas baisser les bras.
Une deuxième interpellation aux quatre mouvances politiques annoncée durant une conférence de presse au Radama Hôtel, n’est pas pour arranger les choses. La reconnaissance du régime transitoire constitue le seul soulagement pour les employés.
« Nous avons déjà interpellé les décideurs politiques et cette action a eu des impacts, dont la prise de conscience des enjeux de l'Agoa », explique Jeannot Rakotomalalasolo, membre du comité des travailleurs pour la défense du maintien de l'Agoa.
« Malgré les rencontres avec des autorités américaines le 19 octobre, nous n'avons aucune garantie sur le maintien de l'Agoa. C'est pourquoi nous prévoyons une deuxième rencontre avec les décideurs politiques, étant donné que les Américains attendent une solution à la crise politique. La reconnaissance est notre seul espoir », ajoute-t-il.
Les travailleurs des entreprises franches prévoient d'autres actions de lobbying au cas où les négociations piétinent.

Lantoniaina Razafindramiadana
Date : 24-10-2009

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MessageSujet: Re: Zones franches : 100 000 nouveaux chômeurs ?   Dim 25 Oct - 9:12

sur orange.mg cette info des Nouvelles

source : http://www.orange.mg/index.php?option=com_orangeinfo&newscatid=1&infoid=5007&task=view&Itemid=99999999

Citation:
La grogne dans les zones franches

Plus de 20 000 emplois directs et la vie de 500 000 personnes sont suspendus à l'éligibilité de Madagascar au sein de l'Agoa. Les employés tirent de nouveau la sonnette d'alarme et tiennent pour responsables les décideurs et les hommes politiques du pays.

Le comité des employés pour la protection de l'Agoa (KMM Agoa), présidé par Jeannot Rakotomalalasoa, a interpellé de nouveau hier à Isoraka les responsables politiques, économiques et la société civile face aux enjeux que représente l'éligibilité de la Grande île au sein de l'African growth opportunity act (Agoa).

En effet, les employés des zones franches bénéficiant des avantages de l'Agoa tiennent pour responsables de la situation actuelle et des éventuelles sanctions à l'encontre de la Grande île les hommes politiques et les hauts responsables du pays qui devront répondre de leurs actes selon le KMM Agoa si jamais Madagascar n'est plus éligible à l'Agoa.

Plus de 20 000 employés seraient concernés directement par cette situation selon le KMM Agoa, tandis que le Bureau international du travail (Bit) a fait état de 35 000 à 40 000 emplois directs de perdus en cas de non éligibilité de Madagascar au sein de l'Agoa.

1000 emplois par semestre

L'Agoa apporte 1000 emplois par semestre et fait vivre 500 000 personnes d'après le KMM Agoa. Toutes ces personnes ne devraient pas être les dommages collatéraux de la situation politique actuelle étant donné qu'elles ne font même pas de la politique et sont occupées à survivre avec le peu de salaire qu'elles gagnent.

La situation devient de plus en plus tendue au niveau des employés des zones franches concernées puisque certains d'entre eux veulent exprimer ouvertement leur crainte à travers des manifestations. Le KMM Agoa essaie actuellement de calmer le jeu et poursuit ses actions de lobbying auprès des responsables locaux et internationaux. La dernière action en date du KMM Agoa était l'envoi d'une lettre aux différents responsables américains le 19 octobre dernier lors de la réunion du congrès et le début des études des conseillers du président Barrack Obama sur les pays éligibles à l'Agoa.

Le cas de l'Agoa préoccupe encore plus les employés qui craignent de se retrouver au chômage par rapport aux entreprises qui, de leur côté, pourront s'installer dans un autre pays éligible et stable pour reprendre leurs activités.

Les statistiques du commerce aux Etats-Unis, d'après les chiffres issus de la mise à jour économique de la Banque mondiale du mois d'octobre annoncent une baisse de 15 % des importations malgaches aux Etats-Unis en valeur entre août 2008 et 2009, y compris une diminution de 18% dans le textile. Par ailleurs, les perspectives ne sont pas très optimistes avec le risque croissant de la crise financière et la récession économique de Madagascar causée par la combinaison des pressions sur les finances publiques, sur le taux de change ainsi que la baisse prononcée dans le commerce international qui pourrait être accentuée par la suspension de la Grande île auprès de l'Agoa en fin décembre.

Pour l'heure, les employés tout comme les employeurs n'ont aucune idée de la décision finale des Etats-Unis mais les actions déjà entamées auraient permis aux USA de changer de vision sur le cas de Madagascar. Les premières idées sur l'éligibilité ou non de la Grande île au sein de l'Agoa seront perceptibles vers la première dizaine du mois de décembre mais la décision finale reviendra au président américain qui annoncera officiellement la liste des pays élus à la fin de l'année.




Loïc Henintsoa

2009-10-24


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