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Madaphile V.I.P.


Nombre de messages: 248 Age: 66 Localisation: Hautes Alpes Date d'inscription: 08/11/2005
 | Sujet: Madaphile, automne 2008 Mar 13 Jan - 12:18 | |
| Ca y est, je me décide à venir vous raconter mon dernier voyage, le cinquième !
Les séjours se suivent et ne se ressemblent pas, uniformité et ennui sont exclus de cette destination. Cette fois la différence, entraînant les autres, a été la période choisie : fin d'année, jusqu'au mois de décembre; les conséquences en ont été un ciel plus chargé, moins souvent bleu que blanc, des averses et orages plus fréquents, une température difficilement supportable sur la côte ouest. Conséquence aussi, un ciel couvert ne fait pas briller les couleurs, et les photos s'en ressentent. Je m'attendais un peu à ces menus désagréments et m'étais choisi des résidences où j'avais des amis et/ou des activités même s'il pleuvait :
Ste Marie Ambalavao Majunga Diego Suarez
Ce 23 octobre, je décolle de Marseille, heureux et enthousiasmé par les nouvelles aventures qui m'attendent là bas. Tana... Longue attente pour les formalités d'entrée : les déclarations à remplir n'avaient pas été distribuées dans l'avion, et il a fallu attendre longtemps avant qu'on nous fournisse les formulaires.Comme je prends immédiatement la correspondance pour Ste Marie j'écourte les discussions avec les destinataires des colis que j'ai acheminés, et file vers l'embarquement. A Ste Marie comme toujours, la livraison des bagages est assez folklorique, mais cette fois avec un grain de sel supplémentaire : à la fin de la livraison nous restons une dizaine de personnes en attente, une attente qui se prolonge jusqu'à l'explication : lors du chargement des bagages dans l'avion à Tana, la soute était pleine avant que tout ne soit chargé ! Et ils nous ont laissé partir sans rien dire. On nous promet que tout arrivera dans l'avion du lendemain. Effectivement les bagages arrivent , tous, sauf le mien ! Je n'apprendrai que le 25 que mon sac s'était égaré à Tamatave, et j'ai pu le récupérer enfin le 26 après midi ! Ouf ! J'ai failli perdre le calme que j'ai habituellement à Mada, car la perte de mes affaires impliquait l'annulation de mon voyage et le retour en France ! Heureusement que j'avais ma trousse de toilette dans mon bagage à main ... Mais au bout de trois jours à transpirer sous une chaleur humide mes vêtements ne sentaient pas la rose. Quel plaisir de se retrouver sur cette île ! Je commence à faire le tour de mes amis, et partout l'accueil est chaleureux. Et pourtant, tous vont évoquer le cyclone qu'ils ont subi, et à ces moments je vois dans leurs yeux, j'entends dans leur voix que leur peur n'est pas éteinte. Ils ont subi, outre les dégâts matériels, un traumatisme qui va mettre longtemps à disparaitre. Certains me parlent aussi des fatigues et difficultés engendrées par les conditions du régime "Nourriture contre travail", obligatoire après le cyclone. Chez les opérateurs cela semble s'être (relativement) bien passé pour la plupart, les assurances et l'Etat mettant la main à la poche pour une remise en état rapide de l'infrastructure touristique. En se promenant dans la nature on voit beaucoup de souches de cocotiers, la végétation est encore un peu clairsemée,mais tout repousse rapidement grâce au climat tropical. Je suis retourné loger dans le même bungalow avec cuisine que l'année dernière, aux Palmiers, et je reprends mes habitudes, entre autre celle de déjeuner avec la visite d'un joli petit lézard ( vert avec des points rouges et la queue bleue) qui se promène sur ma table de terrasse pour trouver les grains de sucre égarés (parfois j'en éparpille à son attention). J'ai vu aussi un curieux insecte, comme une petite guêpe noire, mais ses deux pattes avant, terminées par une partie blanche, lui servent également d'antennes ! (il n'en a pas sur la tête). Dommage, je n'avais pas d'appareil photo à coté de moi. De façon générale les insectes de Mada sont fascinants et beaux, encore une raison d'aimer cette île. Comme d'habitude aussi j'ai loué une moto pour la durée de mon séjour, et comme d'habitude je me suis fait arrêter par la police parce que je n'avais pas mon casque (c'est tellement agréable de rouler cheveux au vent !) contravention à 2500 Ar, je n'ai pas rechigné, mais mon loueur m'avait fourni une attestation d'assurance périmée, et là l'attitude de la police est assez déroutante : c'est un cas qui entraine la mise en fourrière du véhicule ! donc j'ai payé la fourrière, dont la durée pour défaut de papier est estimée à 3 jours, à raison de 1200 AR par jour, Et j'ai continué ma balade à moto sans casque et sans assurance, tranquille pour 3 jours !!! Côté photos durant ce voyage la récolte a été plus maigre qu'aux voyages précédents : à cause de la météo saisonnière d'une part, le ciel était plus souvent couvert ou voilé, ne permettant pas d'avoir de l'éclat dans les couleurs, mais aussi à cause de l'habitude parce qu'il ne sert à rien de photographier sans cesse les mêmes paysages même s'ils sont toujours aussi chaleureux et magnifiques au coeur et à la vue, générateurs d'émotions ... Et j'ai passé des moments merveilleux avec Cléo, qui vous l'a déjà évoqué sur ce site.Une femme qui a un moral et un humour du tonnerre ! Entre un apéritif à midi, un diner bien arrosé le soir, j'étais ravi, et au retour je calmais ma moto pour qu'elle n'aille pas batifoler pendant que nous traversions la digue ... Moins amusant, je me suis fait mordre par ça : j'étais pieds nus, et à un moment je me suis fait mordre par un gros scolopendre rouge, de plus de 10cm ! Ouille ouille ouille ! J'ai mis du Locoid et une poche de glaçons, puis suis allé dans un bar en ville pour rencontrer du monde et demander s'il y avait autre chose à faire : apparemment non, il fallait que je souffre pendant 2 jours. Ca brulait pas mal ... Le jour de la Toussaint je n'ai rien vu de particulier, mais le lendemain, "jour des morts", que de monde sur les routes et les chemins, bien plus que je n'en avais jamais vu à Ste Marie ! Tout le monde se pressait pour aller aux différents cimetières de l'ile, pour se recueillir sur la tombe d'un défunt, allumer des bougies, mettre de fleurs (toujours en plastique !) et rencontrer la famille. Tous le moyens de locomotion était mis à contribution, du camion-benne à la marche à pied, en passant par le vélo et les pirogues (pour les petits cimetière de l'île aux nattes). Ni pleurs ni rires, du recueillement ... Et je continue à me promener, la couleur du ciel, la pluie, les orages n'effacent pas mon sourire. Comment cela serait il possible en dégustant à l'ile aux nattes une fondue bourguignonne de zébu (!), les yeux dans le lagon, et le cœur au chaud ... Et j'ai enfin pu prendre la piste du nord, découvrir les splendeurs de "La Cocoteraie" et "la piscine naturelle" : Or donc me voilà parti sur mon coursier pétaradant, à l'assaut des contrées San-mariennes pointant le septentrion. Tout le monde m'avait dit le bon état du chemin, comblé de corail . Ce n'était plus l'enfer connu 2 années auparavant, mais un bon purgatoire avec ses bosses, ses creux, ses cailloux. Mes épaules se crispaient à maintenir les chevaux (vapeur) dans la piste, tant ils se cabraient, ruaient, sautaient de travers. Les forêts traversées semblaient belles et touffues, différentes des méridionales. De temps en temps une éclaircie sur le bord laissait voir des plages et des cotes superbes. A la cocoteraie "Robert" un bâtiment ruiné en cours de restauration abritait un restaurant ouvert, pris d'assaut par deux groupes adipeux et débraillés. Sur la plage un peu plus loin une eau turquoise très transparente caressait un beau sable blanc. Mais le charme du lieu était fracassé par des arbres morts et plusieurs bungalows de guingois à moitié enterrés dans le sable, souvenir du passage d'Yvan, qui là a été vraiment terrible. Retour vers l'embranchement et direction des "piscines naturelles". La piste cette fois est quelconque et bien cabossée. Mais au bout le bleu profond de l'océan indien, agité d'une belle houle, [center]  se transformait en superbes gerbes blanches au contact des rochers, à l'intérieur desquels étaient les bassins "piscines". Une végétation de cocotiers et de vacoas ajoutaient à la magnificence du lieu. Un petit restaurant sur la plage m'a servi trois carangues minuscules mais délicieuses. Balade pédestre sur les petits reliefs alentours, et retour à la moto pour le chemin du retour. Seule ombre au tableau : l'insistance des enfants qui tous mendient ... Et, point fort de mon séjour San-marien de cette année, ma participation à une fête traditionnelle, grâce à un ami malgache, requis par un vazaha pour organiser une fête en l'honneur de sa première année d'installation dans le village, et pour ce faire il avait invité tout le Fonkontany, ainsi que les officiels de l'île. Ce devait être une grande fête, avec plus de 600 invités, 3 zébus sacrifiés, 400 kg de riz, ... L'après midi les jeunes hommes se frottent aux zébus. Il s'agit de les faire tomber à terre, en s'accrochant à leur bosse. Quelques intrépides s'y essayent, sous œil goguenard d'une foule prête à s'égailler dans tous les sens dès que la bête s'avance. Des vétérans de ce sport étudient les réactions du zébu, et n'attrapent la bosse que sûrs de leur coup. Les novices par contre se précipitent dès que l'animal est à terre et grimpent dessus. Il s'agit ensuite de convaincre le zébu de se remettre debout pour un autre affrontement, et ils n'en ont guère envie ... Le riz est cuit le soir, par les hommes, dans de grandes marmites posées sur des feux de bois, puis enveloppé dans des feuilles de ravenales ramollies au feu. Pendant ce temps les femmes dansent en chantant une mélopée scandée par 2 tambours. Elles dansent sur 4 rangs en se tenant par la taille. 2 pas en avant, 2 pas en arrière, et on recommence, inlassablement. je n'ai pas attendu 3 h du matin ... Le lendemain, suite de la fête. Les zébus ont été sacrifiés et débités dans la nuit, puis cuits de différentes façons depuis le petit matin. J'arrive, comme les autres invités, un peu avant midi. Un énorme pique-nique se prépare, tous les malgaches assis sur des nattes, les moindres coins d'ombre occupés; ils ont tous amené des couverts et des carrés de feuilles de ravenale. Sur la plus grande des terrasses de bungalow est dressé une longue table : la place des vazahas ! Je m'étonne, puis suis ravi que le maître des lieux ait oublié de me compter. Je m'installe au milieu des malgaches, qui me prêtent une natte, et commencent à discuter. Puis arrivent les plats : le traditionnel bœuf cuit à l'eau, du hena ritra (excellent), et de délicieuses masikita alors que les vazahas ont de grosses brochettes très grasses. J'étais allé chercher des THB à la gargote du coin et les partage avec mes voisins. Je suis avec eux, et reçoit les clins d'oeil complices d'un zanatany installé comme moi sur la pelouse, avec sa famille. Un petit groupe se déplace avec seau, bouteilles et carrés de ravenales. Je ne sais pas m'y prendre avec celles ci et ce sont les malgaches qui me les plient en gobelet pour me servir le vin à la cannelle puis la betsa-betsa. Les vazahas sur leur terrasse me jalousent un peu et viennent me parler les uns après les autres, mais je pense que la beauté de ma compagne y était pour quelque chose ... Vient le moment du kabary, et d'une belle scène coloniale où malheureusement j'ai loupé les plus belles photos : les vazahas sur leur terrasse avaient tournés leurs chaises vers la pelouse, et , bras croisés, écoutaient les édiles du fokontany qui adressaient leurs discours au maître des lieux. Pluie la veille du départ, mais les pots se succédant réchauffaient encore l'atmosphère. Pluie aussi le lendemain pour prendre le bateau, avec quelques péripéties : le Cap Ste Marie s'est avéré avoir des problèmes de moteurs alors que tous les bagages étaient déjà embarqués, donc changement de bateau, à la limite de surcharge pour le second qui avait déjà ses propres passagers. Au milieu du trajet le moteur s'est mis à fumer énormément, causant beaucoup de toux et d'inquiétudes. La cabine était pleine de fumée, et un gros nuage noir sortait du compartiment moteur. Heureusement j'étais assis près d'une fenêtre ouverte ... L'arrivée à Sonierana Ivongo a été bienvenue ...
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|  | | Madaphile V.I.P.


Nombre de messages: 248 Age: 66 Localisation: Hautes Alpes Date d'inscription: 08/11/2005
 | Sujet: Re: Madaphile, automne 2008 Mar 13 Jan - 16:03 | |
| J'ai pris le bus Cap Ste Marie jusqu'à Fenerive, pour rencontrer enfin Langevine, qui était à Mahambo à ce moment, et continuer ensuite en taxi mora mora jusqu'à Tamatave. Mais une fois descendu du bus je commence à me renseigner, et je m'entends répondre "ah mais il n'y a pas de taxi ici ! Rien que des taxis-brousse." Négociations avec l'un d'eux grâce à un réunionnais résident, et finalement je loue le minibus pour moi tout seul pour le prix d'un taxi. Il m'a emmené à Mahambo, et reviendra le lendemain pour aller en allure de découverte touristique à Foulpointe et à Tamatave. La gérante de l'hôtel où j'étais descendu à Mahambo connaissait Langevine, une des personnalités du village, et de place en place quelqu'un finalement connaissait son numéro, et nous avons pu boire une bière , en compagnie de son mari. Rencontre courte mais bien sympathique, malheureusement le serveur ne savait pas trop se servir de l'appareil photo, et je n'ai que ce cliché flou à mettre dans les archives des rencontres madalandiennes. l'hôtel où j'étais descendu à Mahambo brille par une extraordinaire collection d'art malgache ! Des bois sculptés de toute beauté. Entassée pour l'instant à la réception provisoire, d'autres bâtiments ayant été balayés par Yvan. Mon bus-taxi était à l'heure pour poursuivre mon chemin sur cette portion de côte qui ne manque pas d'intérêts Et un père noël permanent, en béton ! A l'entrée de Foulpointe un chemin mène au fortin, qui mérite une visite (guidée), les lieux historiques sont rares à Mada Foulpointe : une station balnéaire à la française, avec parasols en paille, sans rien de gasy ,.. Quel dommage cette tendance des malgaches aisés de vouloir imiter ce que nous sommes, alors qu'ils ont tant de beautés propres. Je continue la route vers Tamatave, c'est l'époque des flamboyants, magnifiques, et des letchis,j'en ai enfin goûté des frais, un délice! Juteux, sucrés, gouteux, mmmmhhhh !, j'ai l'impression que je ne pourrai plus supporter ceux de Leclerc, à l'instar des bananes ! Me voilà à Tamatave. Ce matin Gasy Bus (un des successeurs de Mada Bus) m'a confirmé qu'ils n'avaient pas assez de demandes pour faire rouler leur bus vers Tana. Je me suis donc précipité vers la gare pour réserver une place sur le train Tamatave - Moramanga qui , m'avait-on dit, circulait le jeudi ... Ouais ! Le jeudi il vient de Tana et ne repart que le vendredi ! MERDEUUUU !!! D'autant que le train arrivant à Moramanga à 18h, il faut y passer la nuit !! Je vais être obligé de prendre un taxi brousse demain pour Tana, puis un autre après demain pour Fianar. Mon dos, déjà sensible, ne va pas aimer ça du tout... Et puis surprise : à la station de taxi brousse je rentre par hasard dans le bureau de la compagnie Vatsy qui assure une liaison en grand bus, moderne et confortable, non stop jusqu'à Tana ! Départ à 7h, arrivée à Tana vers 16h ... En attendant le départ je me balade, et suis effaré de la circulation dans cette rue de Tamatave : Pendant le trajet j'ai vu entre autres une très grande palmeraie, mais je ne me souviens pas du nom de la compagnie qui exploite l'huile de palme. Plus loin, la route longe fréquemment le chantier du pipe line qui doit acheminer le cobalt vers Tamatave Tana, que j'ai juste traversé d'une station de taxi brousse à l'autre, et la chance a continué à me sourire :j'ai trouvé un bus en partance le soir même à 19h pour Ambalavao direct (arrivée le lendemain matin à 6h). Le bus n'était pas plein, du coup j'ai pris 3 places et j'ai pu m'allonger !!! Je voyage en Pullman ! Et c'est moins cher que de passer la soirée et la nuit à Tana. Ambalavao! Après 24h de bus, dont une nuit au confort relatif, Je suis sale, hirsute, attendant que ma chambre se libère, mais heureux de l'accueil qu'on m'a fait. Ici la pluie semble s'installer, au grand bonheur de certains, l'eau est toujours une richesse à Ambalavao. Les heures de soleil se raccourcissent, la pluie risque de tomber dès 15h, mais j'aime vraiment ce coin, et aujourd'hui en allant à Anja dans la voiture de Pascal je me sentais intégré à ce paysage, Il n'y a pas grand chose à Ambalavao, pas de cyber café, pas de magasin digne de ce nom, pas de banque, pas de librairie ou bibliothèque, mais comment expliquer que je m'y sente si bien ? Je ne saurais répondre, je le ressens, c'est tout .... Je pense que si la prochaine fois je trouve une moto pas trop chère ou d'occasion, j'en prendrai une, quitte à la laisser en garde pendant mes absences, il n'y en a aucune en location. Mais les amis se sont débrouillés, et c'est un particulier qui va me louer la sienne pendant mon séjour! à moi les piste d'Ambalavao. Mais dès le deuxième jour je me suis fait arrêter à un barrage de police, sans casque, sans papiers ... Ca s'est soldé par un avertissement, parce que je leur ai dit que n'ayant pas mon portefeuille, je n'avais sur moi pas plus d'argent que de papiers. Je roule prudemment sur les pistes, mon engin n'est vraiment pas fait pour ca, ce n'est pas une moto tout terrain, les roues sont petites et les pneus pas crantés, dès qu'il y a du sable ou du gravier elle dérape. Mais les paysages sont trop beau pour que cela arrête mes balades de découvertes. J'ai des dizaines de photos de cette région, mais je risquerait de saturer le forum si je mettais toutes celles que j'aime. Un dimanche en début d'après midi je suis allé voir un combat de coqs, je n'ai rien compris au déroulement du spectacle, mais l'ambiance était chaude bien que riante, les paris allaient bon train. L'après midi des amies (Batistine et Charline, réceptionnistes de l'hotel) m'ont emmené avec elles au centre français où se déroulait leur cours de danse de salon. J'ai vu dans ce centre qu'il existait une bibliothèque française ! Encore un point pour cette ville :-). En soirée d'autres amies m'ont elles aussi amené à un cours de danse, à la mairie cette fois. Il y a un véritable engouement actuellement pour ces cours dont certains commencent à 6h du matin alors que d'autres finissent à 23h, et il y a toujours du monde pour apprendre de tout, du tango au rock. Un matin, pendant mon petit déjeuner j'ai vu passer un impressionnant troupeau de collégiens. Renseignements pris ils se rendaient au stade pour "l'ouverture solennelle de l'année scolaire". J'ai sauté sur ma moto pour aller au stade, et là j'ai vu l'ensemble des écoles de la région d'Ambalavo qui arrivaient séparément, avec une petite pancarte. Renseignements pris il y avait environ 5000 élèves pour une population de 40000 habitants (20000 à Ambalavao ville). J'ai commencé à prendre des photos et à poser des questions, lorsqu'un officiel s'est approché de moi et m'a proposé de m'asseoir dans la tribune, en m'enjoignant de photographier et filmer tout ce que voulais. Et me voilà, seul vazaha, au milieu de gens en cravate et costard, moi en short et chemise débraillée, discrétion assurée ... Les officiels attendus n'étant toujours pas là au bout de 2 heures je suis parti.  Je suis allé souvent au parc Anja, à l'entrée duquel mon ami Jean Pascal a ouvert un restaurant (en attendant l'hôtel), merveilleusement situé Nulle part ailleurs à Mada j'ai autant de vrais amis qu'à Ambalavao, et les invitations reçues et rendues agrémentent beaucoup de soirées, j'ai été invité également à une fête familiale. On me raconte la vie ici, les potins aussi. je pense que plus aucun voyage à Mada ne se fera sans un séjour dans cette petite ville. Dommage que plus aucun avion ne desserve Fianarantsoa. |
|  | | Madaphile V.I.P.


Nombre de messages: 248 Age: 66 Localisation: Hautes Alpes Date d'inscription: 08/11/2005
 | Sujet: Re: Madaphile, automne 2008 Mar 13 Jan - 16:08 | |
| Tout le long de la route vers Tana le ciel était gris, les averses fréquentes, les orages sporadiques. Pour une fois le taxi brousse était suffisamment confortable et sûr pour que je puisse somnoler à l'aise. . J'ai logé à hôtel "La Ribaudière", agréable, et comme je n'avais aucune envie de goûter les nuits de Tana j'ai dîné, bien, au restaurant de l'hôtel Air Mad pour le vol Tana-Majunga : mon billet dit MD820, à 8h50, comme je n'ai pas pu les joindre pour confirmer (le standard ne répondait plus depuis vendredi après midi) je me lève de bonne heure pour aller à Ivato avec 2h d'avance, et sur place je vois un seul vol au départ : MD824 à 7h30 ! Personne ne m'avait prévenu, et pourtant ils avaient mon numéro de téléphone. Pour cette fois là c'est un coup de chance que je me sois réveillé suffisamment tôt... Mais au moment d'embarquer, une annonce au haut parleur : nous attendons des passagers en provenance de Bangkok qui doivent prendre la correspondance.Nous décollons à 8h50 et 10 secondes ! Je n'ai que 10 s de retard sur le 1er horaire !!! Il semblerait que les erreurs d'Air Mad augmentent en même temps que leurs tarifs. A propos : "Mad" en anglais signifie "fou" ! Notre abréviation colle assez bien à cette compagnie. j'ai déjà passé plus de la moitié de ce séjour à Mada, ça passe trop vite !!! A Majunga où je ne resterai qu'une semaine en raison du manque de disponibilité de mon studio, j'ai retrouvé des visages amis ou connus dès mon arrivée. Hier le ciel était tout gris, et il faisait assez chaud, ce matin bonne heure il y avait plein soleil, je suis sorti pour faire des photos d'arbres fleuris, mais je suis assez rapidement revenu au frais dans mon appartement, il fait vraiment très chaud (alors que je viens de recevoir des mail me racontant les fortes chutes de neige à Gap et à Riga)! Les nuages sont en train de revenir.j'ai vu quelques fleurs restant sur le grand baobab, en même temps que quelques fruits. Mais je m'attendais à une plus grande profusion de floraison dans cette ville dite "cité des fleurs" Ce matin en me levant j'ai vu une grande flaque dans la rue, probablement un orage cette nuit, mais je n'ai rien entendu, je dors bien sous la climatisation. Ah merci Ste climat ! La vie serait trop pénible sans son aide. En ville je rase les murs pour profiter de toute les traces d'ombre, et je m'aperçois que les Malgaches font de même, je me déplace au ralenti, tout effort entrainant une grosse transpiration. A midi je me fais mes repas dans l'appartement, et ne vais au resto que le soir quand il fait un peu moins chaud ... A un moment je me rends compte que mon ombre est juste sous moi, jamais encore je n'ai eu d'ombre aussi petite. Je fredonne "Sous le soleil, exactement ..." de Gainsbourg. Comme souvent à Majunga il y a des problèmes de téléphone et d'internet. Tiens, à propos de téléphone, je me suis rendu compte que beaucoup de Malgaches avaient maintenant 2 portables sur eux, de deux opérateurs différents, pour être toujours joignables en cas de défaut de l'un d'eux. Joignables, parce que pour appeler, ..."j'ai pas de crédit". Les averses sont fréquentes pendant trois jours, et le parapluie n'est pas superflu. Heureusement qu'il y a le délicieux restaurant "La petite cour", puis les rencontres et conversations au Bord, pour garder quand même de bons souvenirs de ce court séjour Majunguais. Me voilà arrivé à Diego, la dernière étape de mon voyage, et cette idée de la fin prochaine commence déjà à me déplaire ... Ma première impression sur cette ville est bien meilleure que la 1ère fois, carrément positive, probablement parce que je passe d'un milieu urbain à un autre plus verdoyant. Pour l'instant, dimanche, ville somnolente, tous commerces fermés. La chaleur est à l'égal de Majunga, mais il y a constamment un petit vent qui rend la chose plus supportable. Dans la rue en allant déjeuner, j'ai eu la surprise de m'entendre appeler par mon nom, c'était le personnel de l'hôtel restaurant où j'avais séjourné pendant une semaine seulement, il y a 4 ans. Ca fait plaisir de ne pas être oublié.Aujourd'hui la ville m'a paru très belle, plus de grands arbres, plus d'arbres en fleur qu'à Majunga, plus de belles maisons, beaucoup plus de nature autour ... Un soir après diner j'avais envie d'une glace. Je vais dans un bar, "vous avez des glaces ? "oui monsieur" et il m'annonce tous les parfums. Je lui demande vanille-coco, il revient, plus de vanille, puis il m'annonce qu'il n'a pas de glace à la boule, mais au pot. Je demande pistache, et il revient avec un pot ... d'un demi litre !!! Malheureusement Tiko a un gout juste passable. Je craignais l'addition : 3000 Ar ..,sacrée Mada! De partout la municipalité, les opérateurs, les habitants, semblent faire beaucoup pour rendre cette cité propre et agréable à vivre. C'est très cosmopolite, peut être plus que Majunga, les karanes tiennent le commerce, les vazahas gèrent les entreprises de services, je ne sais pas encore ce que font les malagasy si ce n'est d'être employés des précédents, ou le petit commerce alimentaire, ou taxi, ou pousse pousse. Mais la vie estplus chère d'au moins 10 à 15%, il n'y a pas de supermarché comme à Majunga, les transports et locations pèsent lourd dans le budget. Diego et ses environs se prêtent bien aux balades à moto, mais les loueurs que je connaissais en ville ont presque tous arrêté cette activité. Heureusement mon logeur loue un scooter amélioré, qui a la mauvaise habitude d'avoir des crevaisons à répétition : Les clients qui m'avaient précédé ont rappelé 2 heures après leur départ pour qu'on vienne les chercher sur la route de Ramena, roue arrière crevée. Du coup ils ont résilié leur location. Réparation le lendemain, un employé de hôtel s'en sert pour faire quelques courses, et revient avec la roue arrière crevée !! Pierre, le propriétaire de l'hotel et du bungalow, prend le taureau par les cornes et achète pneu et boudin de qualité, m'appelle hier soir pour me dire que tout est en état et que je la prendrai ce matin. Effectivement, je peux enfin me déplacer dans tout Diego sans transpirer, découvrir des quartiers et places très agréables. Et puis pouf-pouf ... Crevaison ! la roue avant cette fois ! Dommage ! Mais je deviens encore un peu plus philosophe, je suis à Mada, non ? Mais si chaque balade doit finir par un pneu à plat et une immobilisation, ça ne va pas m'arranger ... Mais la cause de ces pannes finit par être découverte : pas de bandeau de protection entre la jante et la chambre. Tout rentre dans l'ordre. Evidement pendant mes balades dans la campagne je me fait héler par la police parce que je n'ai pas le casque (et de trois !), mais ils sont débonnaires, allongés à l'ombre d'un manguier, et il suffit que je leur fasse comprendre qu'il fait trop chaud pour qu'ils n'insistent pas. Le temps n'est pas encore à la pluie, même si tous les soirs de gros nuages montent de partout sur l'horizon. Hier soir le ciel m'a fait un grand sourire : il y avait juste un croissant de lune, dirigé vers le bas, et tout près de chacune des pointes du croissant, une étoile brillante, le sourire et les yeux ! La photo ne pourra pas rendre ce que j'ai ressenti ... (Photo Clicanoo, si j'arrive à l'avoir) Hier soir je suis allé à l'Alliance Française pour un concert d'un chanteur malgache, Tovo j'hay. Le concert était censé commencer à 18h, mais à 19h ils commençaient à peine à installer la sono ! Et le spectacle a commencé à 20h ! La technique était déplorable, le son franchement mauvais, et c'est dommage parce que le chanteur était bon. Le chanteur était très bien connu du public, et les nanas se déchainaient lorsqu'il entamait les premières notes d'une de ses chansons à succès. Il était accompagné de trois choristes, dont l'une semblait plantée sur un piquet, bougeant autant qu'une moule, et le visage fermé. Par contre un couple de danseurs m'a ravi par leur chorégraphie. Le concert s'est terminé brutalement à 22h, sans longs applaudissements, sans demande de bis, sans rappel ...  Lors de l'entracte, en fait un mini récital d'un chanteur moins connu, la technique s'est croisé les bras, et ce pauvre garçon , debout, muet, devant son micro, subissait les moqueries du public. Mais j'ai apprécié son professionnalisme lorsque la sono a bien voulu fonctionner, il a commencé à chanter avec une voix très juste, sans montrer du tout son stress. Ce matin je suis allé à Ramena à moto, très belle balade, l'eau dans la baie avait une couleur superbe, les arbres étaient très verts et non jaunes comme en 2005. Le pin de sucre se mirait joliment Je viens seulement de me rendre compte d'une chose : la quasi absence de mendicité à Diego (il semble plus difficile de se rendre compte de l'absence que de la présence de quelque chose). Quelques vieilles femmes sollicitent un billet,sans insister, et c'est tout. Pas de "vazaha donne l'argent", "vazaha donne bonbon", pas de main tendue sur le trottoir ... Par contre la prostitution informelle est omniprésente, partout et toujours, c'est trop. Beaucoup de filles sont très belles, coquettes, à l'affut du moindre regard intéressé. Mais mon épicurisme prend le dessus "fuis les plaisirs qui doivent être suivi d'une peine plus grande", je fuis les sangsues et encore plus les mineures. Et lors d'un passage à la fameuse discothèque qui m'avait impressionnée lors de ma première visite à Diego (Le nouvel hôtel), j'ai été bien déçu sur le plan de la danse, il n'y avait plus la danse des fesses qui m'avait tant amusé, rien que du dandinement disco. Mais quelle chasse au vazaha ! j'ai répondu à quelques demandes de boissons, et ai essayé de discuter, en vain, mais le sommeil m'a gagné, et je les ai toutes plantées là, dépitées ... Je deviens trop méfiant et sauvage. Souvent à Mada le célibat prudent est un gage de bonheur. Une petite réflexion rigolote qui me vient sur le mot "vazaha" : nous connaissons bien en France les "vaches à lait", au sens figuré. Les Malgaches ne prononcent pas les 'j' et les 'ch', cela nous donne "vaze à lait" qui se prononce "vazalait". On simplifie, et on rajoute une touche de langue malgache, et voici un beau "vazaha" Parmi les effets positifs que je ressens à Mada, j'aimerais bien que mon médecin m'explique pourquoi je n'ai plus aucune lourdeur dans les jambes, bien que je n'ai pas pris un seul comprimé de Daflon depuis mon départ (pas plus qu'aucun de mes médicaments quotidiens) ! Pourquoi je n'ai pas mal au dos malgré des literies défoncées et des journées secouées à moto ! Et bien sûr le confort des voies nasales, qui ne soufrent plus de la sécheresse !Rem-bour-sez Ma-da ! Rem-bour-sez Ma-da ! Il fait chaud, et cela incite à aller se baigner, à Diego même il y a la piscine du Grand Hôtel, mais il faisant 35° à l'ombre, et l'eau était à 31° ! Pas très rafraichissant. Alors j'ai fait une sortie à le mer d'émeraude. Mais la première partie de cette journée était décevante car le marin nous avait emmené jusqu'aux bancs de sable, lieu habituel où ils emmènent les touristes, parce que c'est aménagé pour prendre les repas, mais les couleurs sont moins belles qu'après la passe, et l'eau était tellement chaude et trouble qu'on aurait dit de la soupe ! En accord avec les autres passagers je demande à notre marin d'écourter notre présence sur ce site, et de nous arrêter à un endroit plus propice à la plongée. On jette l'ancre dans la petite passe, et je découvre de superbes fonds de corail et de prairie d'algues. Il a fallu l'insistance amusée des autres personnes pour que je regagne le bateau au bout de plus d'une heure. Au marché ou dans la rue j'achète régulièrement des fruits : 1kg de letchis succulents pour 1000 Ar, un gros ananas pour 2000 Ar, des mangues ... J'en fais une consommation gourmande et effrénée, surtout au petit déjeuner. Mordre dans un ananas sucré au possible, dégoulinant de jus, passer à des mangues tout aussi savoureuses, des petites bananes extraordinaires, picorer des litchis à longueur de journée ... la vie est belle ! Il s'est mis à pleuvoir, régulièrement, continuement, désespérément ... Hier déjà, journée à la maison avec bouquins, et sorties juste pour les restos, aujourd'hui ca va être encore un peu plus triste, même quand il fait beau les rues de Diego sont désertes le dimanche, alors quand il pleut ... Et la plupart des restaurants sont fermés mais je n'ai quand même pas envie de rentrer en France! Les découvertes de nouveaux lieux se trouvent reportés à mon prochain passage à Diego, ce sont pour la plupart des sites accessibles en 4x4, et donc chers, et je ne voulais pas prendre le risque d'une averse lors de la visite. Et voilà, ça se termine, plus qu'une journée à me balader à Diego, avec peut être un intérêt supplémentaire : un grand bateau de croisière Costa a jeté l'ancre ce matin, un flot de touristes du 3ème age débarque, et l'office de tourisme a prévu des "animations", qui comme d'habitude à Mada se résument à quelques stands de vente d'artisanat. Vol sans problème vers Tana avec une escale à Majunga, ce qui m'a permis de revoir la côte des iles vierges, et de survoler Nosy Komba qui attend mon retour, de revoir ces grands estuaires rouges déversant sans cesse la latérite ... [center] A Tana je vais prendre le vol pour Marseille le soir même, pas le temps d'aller au marché-digue pour les derniers achats. Dernière boulette d'Air Mad : le siège que j'avais réservée pour être à l'aise avec mes longues jambes a été réattribué, et pourtant mon dossier et mon billet le mentionnaient bien. A Marignane le froid me saisit, hier il faisait 34°, aujourd'hui -2 ! Je file à Aix pour prendre le train devant me ramener à Gap, mais "En raison d'un mouvement de grève ce train ne circule pas". Bonjour la France. Je m'installe dans un café devant moult chocolats chauds en attendant qu'une amie vienne me convoyer. Vivement le printemps prochain, que j'y retourne !!! |
|  | | Langevine974 V.I.P.


Nombre de messages: 1137 Age: 52 Localisation: Ile de la Réunion Date d'inscription: 21/11/2005
 | Sujet: Re: Madaphile, automne 2008 Mar 13 Jan - 18:39 | |
| Que du bonheur, merci Madaphile. Tes photos sont comme d'hab sublimes et tes commentaires très justes. Vivement le mois de mars !!! |
|  | | pimprenelle V.I.P.


Nombre de messages: 476 Age: 44 Localisation: Dans le Sud ! Date d'inscription: 16/02/2007
 | Sujet: Re: Madaphile, automne 2008 Mer 14 Jan - 9:21 | |
| Heureusement qu'il y a des courageux pour faire le récit de leur voyage...et faire "saliver" les autres ! Merci Madaphile !!!  _________________ De retour en France...hélas...(mais contente d'être parmi vous!)
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|  | | cléo VAOVAO

Nombre de messages: 57 Date d'inscription: 24/12/2007
 | Sujet: Re: Madaphile, automne 2008 Jeu 15 Jan - 5:05 | |
| Wouhaou Merci ..de belles photos...et surtout un souvenir  |
|  | | Benyowski VAOVAO


Nombre de messages: 20 Age: 68 Localisation: midi Date d'inscription: 18/11/2008
 | Sujet: chapeau ! Jeu 15 Jan - 18:27 | |
|  Chapeau ! Quel magnifique reportage ! |
|  | | laurentmazan Mbre TOP


Nombre de messages: 322 Age: 45 Localisation: mazan - vaucluse Date d'inscription: 24/03/2006
 | Sujet: Madaphile, automne 2008 Sam 17 Jan - 17:13 | |
| Madapahile comme toujours, ce n'est que du bonheur de te lire  _________________ Le soleil n'est jamais aussi beau que le jour où l'on se met en route... Jean Giono Laurent
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|  | | Mélodie FONDATRICE


Nombre de messages: 1850 Age: 30 Localisation: Mon corps en France, Le reste à Mada Date d'inscription: 03/08/2005
 | |  | | Robinson V.I.P.


Nombre de messages: 1116 Localisation: France SUD Date d'inscription: 29/08/2005
 | Sujet: Re: Madaphile, automne 2008 Jeu 29 Jan - 17:45 | |
| Beaucoup de plaisir à te lire aussi Madaphile ! Tes photos sont magnifiques |
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