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 1947: un nouveau livre

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R@koto
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MessageSujet: 1947: un nouveau livre   Ven 23 Mar - 15:17

on peut même l'acheter au salon du livre Porte de Versailles du 23 au 27 mars 2007


http://www.ventsdailleurs.com/Titre.php?Livre_ID=58





Programme de signatures au Salon du livre de Paris, stand F129


Raharimanana et Randianina Ravoajanahary
samedi 24 mars à 17 heures

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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Ven 23 Mar - 15:24

Sous l'égide des echos du Capricorne : http://www.echoscapricorne.org/

Citation:
Rencontre-débat littéraire
le Jeudi 29 mars 2007 à 20h aux Voûtes (13ème)
avec l’écrivain RAHARIMANANA, autour de son dernier ouvrage :
Madagascar 1947 - Coédition Tsipika - Vents d’ailleurs

Photos du fonds Charles RAVOAJANAHARY

Rencontre littéraire, 5ème édition, organisée par Les Amis des Echos du Capricorne, animée par Michèle Rakotoson et Claudie Benoit

Stand librairie malgache : œuvres littéraires, dictionnaires, nouveautés & beaux livres, livres malgaches

PAF : 5 euros

Lieu : Les Voûtes - 19 rue des frigos - Paris 13ème M° BNF

Renseignements / réservations :
Claudia SOLOFOLANDY 06 66 19 54 67 / claudia@echoscapricorne.org

Possibilité de se restaurer sur place à partir de 19h
Renseignements / réservations : ChezGros 06 06 59 11 09


Page de Raharimanana sur le site Echos du Capricorne

Les rencontres littéraires organisées par les Amis des Echos du Capricorne


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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Sam 24 Mar - 20:17

photo souvenir de la dédicace du livre 1947 de ce samedi au salon du livre



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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Mar 27 Mar - 17:37

Jean-Luc en pleine dédicace au salon du livre 2007





Ses oeuvres sont

-Le prophète et le président, théâtre (1989)
-Le lépreux et dix-neuf autres nouvelles (Hatier, 1992)
-Rêves sous le linceul (Le Serpent à Plumes, 1996)
-Le puits, théâtre (Actes Sud Papier, 1997)
-Lucarne (Le Serpent à Plumes, 1999)
-Nour, 1947, roman (Le Serpent à Plumes, 2001) -Landisoa et les trois cailloux, pour la jeunesse (Edicef, 2001)
-L'arbre anthropophage, récit (Joëlle Losfeld, 2004)
-Madagasacar, 1947, livre de photos (Vents d'ailleurs, 2007)

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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Mar 27 Mar - 17:48



Randianina Ravaojanahary est la fille du grand Charles Ravoajanahary et conserve jalousement une partie des archives et du fond photographique qui lui reste de son père qui fut un des membres fondateur de l'AKFM et du MONIMA.
On peut aussi déplorer le vol et le plillage de ses archives , partie intégrante du patrimoine historique malgache un peu avant l'année 1996.

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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Jeu 11 Déc - 22:12

non à la censure , liberté d'expression


une brève de l'Express du 12 12 2008 : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=23016


[quote]Littérature
Jean-Luc Raharimanana censuré
La pièce «47» de Jean-Luc Raharimanana est en train de créer la polémique dans le milieu littéraire et culturel francophone. Elle est interdite dans les centres culturels français.


Jean-Luc Raharimanana s’est toujours inspiré des réalités malgaches.
Une figure de la littérature malgache francophone se trouve en mauvaise passe avec l'autorité française. Après trois mois de création, la pièce théâtrale de Jean-Luc Raharimanana «47» vient d'être censurée par la Direction générale de la coopération internationale et du développement (DGCID), un service sous la tutelle de Bernard Kouchner, donc rattaché au ministère français des Affaires étrangères.
Créée en 2008 à Antananarivo avec une mise en scène du Français Thierry Bédard, et inteprétée par les comédiens malgache Sylvian Tilahimena et français Romain Lagarde, «47» a été présentée pour la première fois au Centre culturel Albert Camus, le vendredi 19 septembre. Durant les mois d’octobre et novembre, une tournée a été effectuée en terre française et a été saluée par la critique pour la qualité révélatrice de la pièce.
Par la suite, des dates en Afrique australe et dans l'océan Indien ont été annoncées pour décembre et en 2009, avec le soutien de CulturesFrance, une affiliation culturelle du ministère français des Affaires étrangères, partenaire institutionnel et «très» potentiel de plusieurs créneaux culturels de pointe dans l'univers francophone, tels «Prix découvertes RFI», «Danse l'Afrique danse», «Visa création», etc.
Détresse
Mais ordre est venu de la DGCID d'interdire la pièce dans tous les centres culturels français des pays concernés par la tournée. Aucune explication émanant de ladite autorité n'a été donnée sur la décision.
De son côté, Jean Luc Raharimanana exprime sa détresse à travers un courrier sur internet. D'abord, il s'en prend aux centres culturels : «Alors que la politique africaine de la France est déjà un désastre, obligerait-on les hommes et femmes de culture français à trahir leurs éthiques et convictions ? Faut-il qu’ils s’alignent sur le même plan que ceux qui ont terni pour longtemps l’image de la France : ces aventuriers politiques qui n’ont jamais considéré les Africains, ces barbouzes et autres prédateurs économiques du continent ?», s'insurge-t-il.
De même, l'écrivain ne manque pas de se demander sur les positions des centres culturels : «Il est vrai qu’accorder vitrine à l’histoire coloniale française, c’est plonger dans un puits de vérité vertigineux, c’est plonger dans une saleté sans mesure et inavouable. Mais la mission des centres culturels serait-elle politique, idéologique, partisane?».

Encadré
Témoignage engagé
«47» est une adaptation du livre de Jean-Luc Raharimanana «Madagascar : 1947», publié chez Vents d'ailleurs en 2007, dans le cadre du 60è anniversaire du massacre de 1947. Un document remarquable avec un témoignage d'un écrivain engagé et des photos du Fonds Charles Ravoajanahary, datées de fin XIXè siècle jusqu'en 1947.
« Ma mémoire demande des comptes à la mère patrie », écrivait-il dans l'avant-propos de son ouvrage.

Hernan Rivelo
Date : 12-12-2008

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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Ven 12 Déc - 8:48

un blog sur le sujet : http://notoire47.canalblog.com/



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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Ven 12 Déc - 10:55

Dans "libé" du jour : http://www.liberation.fr/theatre/0101304677-le-cas-47

Citation:
Le cas 47
6 réactions

RENÉ SOLIS et MARIE-CHRISTINE VERNAY







47 est tiré d’un texte de l’auteur malgache Jean-Luc Raharimanana, qui traite de la répression par l’armée française du soulèvement nationaliste de mars 1947. Mis en scène par Thierry Bedard, créé le 19 septembre dernier au Centre culturel Albert- Camus à Antananarivo, ce spectacle ne tournera pas dans la zone de l’Afrique australe orientale et de l’océan Indien. C’est pourtant là que cette pièce, déjà présentée en France (Limoges, Annecy, lire ci-contre), aurait pris tout son sens. Mais il semblerait que le ministère français des Affaires étrangères en a décidé autrement. Dans une lettre à Bernard Kouchner, datée du 15 novembre, les créateurs parlent de «censure d’Etat» et expliquent : «A la demande de la Direction générale de la coopération internationale et du développement (DGCID), le spectacle soutenu pourtant et coproduit par Culturesfrance, a été retiré des propositions de programmation.» Ce qui veut dire que la tournée prévue au printemps et en septembre 2009 s’écroule, puisque, bien qu’il ne s’agisse pas d’une interdiction officielle avec lettre ou circulaire à l’appui, aucun centre culturel ou alliance française ne se risquerait à présenter un spectacle «déconseillé», évacué de la liste des productions diffusables. Aucun argument artistique ou politique n’a été avancé quant à la raison de cette interdiction de fait.

Trouille. Que s’est-il passé ? Les autorités malgaches seraient-elles montées au créneau ? Il semblerait que non. La première du spectacle à Antananarivo n’a pas provoqué de polémique et le gouvernement malgache a plutôt intérêt à ce que ce pan douloureux de l’histoire, souvent passé sous silence, revienne sur le devant de la scène. De nombreux historiens malgaches ont participé à l’élaboration de 47 et ils devraient se réunir pour un colloque en mars 2009.

Qui a pu redouter que ce spectacle fasse des vagues au point de créer des incidents diplomatiques ? Sans doute pas l’ancien ambassadeur Gilles Le Lidec, en froid avec les autorités locales, qui a quitté son poste en août, un mois avant la première du spectacle. Et pas non plus son successeur, qui n’est pas encore en poste. Alors ? L’initiative d’un chargé d’affaires trop zélé ou d’un haut responsable du ministère tétanisé d’avance par la peur de l’incident ? Un connaisseur des habitudes du Quai d’Orsay émet l’hypothèse d’«une réaction de panique en chaîne qui remonte jusqu’à Paris, comme une trouille que la diplomatie s’impose à elle-même».

«Points de blocage».Dans leur lettre à Bernard Kouchner, les intéressés interrogent : «Est-il impossible de présenter notre travail, exemplaire, sous la responsabilité "morale" du ministère des Affaires étrangères ?» L’écrivain et le metteur en scène ajoutent : «Nous ressentons donc évidemment l’interdit de présenter notre travail comme une "censure d’Etat" rare et incompréhensible.» Une «censure» vigoureusement démentie par le cabinet de Kouchner. «Lors de la réunion d’évaluation des projets pour la région tenue début novembre à Addis-Abeba, celui-ci n’a pas été retenu. C’est une procédure parfaitement normale.» En attente de signature, la réponse du ministre devrait par ailleurs être rendue publique très prochainement.

Salvador Garcia, directeur de Bonlieu, scène nationale d’Annecy, où Thierry Bedard est artiste associé, déplore la situation. «Même si je ne sais pas où sont les points de blocage, ce spectacle, explique-t-il, pose le problème de la représentation française à l’étranger et c’est particulièrement sensible à Madagascar qui est une poudrière. Ce n’est pas un spectacle français puisqu’il est cocréé avec un auteur malgache. C’est absolument dommage qu’il ne soit pas vu dans l’océan Indien car il pose la question du traitement de la mémoire pour les Français, mais aussi pour les Malgaches. Il est juste sur tous les plans, y compris artistiquement.»

Thierry Bedard se souvient des représentations à Antananarivo :«C’était un moment très intense, il y avait beaucoup d’étudiants dans le public. Le sujet est sensible parce que c’est un Français et un Malgache qui traitent ensemble de l’effroi.»

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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Sam 20 Déc - 12:30

A lire dans l'Express : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=23232

Citation:
Jean Luc Raharimanana
Annulation et non censure de la pièce « 47 »
Les autorités françaises nient avoir censuré la pièce « 47 » de Jean Luc Raharimanana.

L'annulation de la tournée en Afrique australe est due à des restrictions budgétaires.

La représentation française à Madagascar met les choses au point dans l'affaire Raharimanana. « Il est tout à fait inapproprié de parler de censure », fait savoir Marie-Claire Gerardin, chargée d'affaires par intérim à l'ambassade de France.
Elle réagit ainsi aux protestations relatives à l'annulation de la représentation de la pièce « 47 », tirée de l'ouvrage « Madagascar 194 7», et mise en scène par Thierry Bedard, dans les centres culturels français d'Afrique australe et de l'océan Indien.
Selon les précisions de la diplomate, « il n'y a jamais eu d'ordre de la Direction générale de la coopération internationale et du développement (DGICD) d'interdire la pièce dans tous les centres culturels français des pays concernés par cette tournée ». A l'entendre, c'est à l'initiative de chaque centre culturel qui, « libre de choisir le spectacle qu'il souhaite diffuser », que la programmation de la pièce «47» a été annulée.
Raisons financières
Une tournée, soutenue par CulturesFrance a été prévue dans les circuits des centres culturels français et des Alliances françaises de l'océan indien. Celle-ci a pourtant été retirée de la programmation, suivant « le libre choix » des centres culturels, selon Marie Claire Gerardin, « sur ordre de la DGICD », avaient regretté l'auteur et le metteur en scène de la pièce. Ces derniers se sont insurgés contre l'annulation de la tournée, et ont même qualifié la «déprogrammation» comme étant une censure d'Etat.
Pour expliquer le caractère inapproprié du terme censure, la chargée d'affaires rappelle que la pièce en question avait été jouée à deux reprises au Centre culturel Albert Camus en septembre. « Les deux représentations avaient été précédées par un atelier d'écriture et un forum littéraire consacré à l'oeuvre dont il a été tiré», souligne-t-elle encore.
Du côté du ministère français des Affaires étrangères, ce sont surtout des raisons financières qui sont évoquées comme étant à l'origine de l'annulation de la tournée.
Dans un article paru hier dans Le Monde, Anne Gazeau-Secret, directrice de la DGCID, souligne qu'«on ne peut pas dire que le spectacle a été refusé pour des raisons politiques. Les raisons sont plutôt financières. Il y a entre 10 et 30% de restrictions budgétaires pour 2009. Les centres doivent faire des choix », ajoute-t-elle.
Dans une lettre reçue par Thierry Bedard, toujours rapportée par Le Monde, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères ajoute que « le budget disponible oblige à établir des priorités ». Et apparemment, comme l'a affirmé Victoire Bidegain Di Rosa, conseillère du ministre français chargé de la Culture, « le thème du spectacle n'intéressait pas forcément les pays de la région ».

Lova Rabary-Rakotondravony
Date : 20-12-2008

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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Sam 20 Déc - 22:05

la lettre du Monde

source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/12/19/une-tournee-theatrale-annulee-fait-naitre-des-soupcons-de-censure_1133158_3246.html




Une tournée théâtrale annulée fait naître des soupçons de "censure"

LE MONDE | 19.12.08 | 16h24 • Mis à jour le 19.12.08 | 20h08

Le 19 septembre, le metteur en scène Thierry Bédard créait 47 au centre culturel Albert-Camus de Tananarive, à Madagascar. Ecrite par l'auteur Jean-Luc Raharimanana, né en 1967 dans cette ancienne colonie française, devenue indépendante en 1960, cette pièce traite d'un épisode mal connu et peu glorieux : la répression par l'Etat français de l'insurrection qui a éclaté, à Madagascar en mars 1947 et fait des dizaines de milliers de victimes.


Pour Raharimanana, "le chiffre même de 47 sonne douloureux sur la Grande Ile, la fin d'un monde, la perte et la défaite, le silence lourd d'une période qui n'en finit pas de nous ronger, de nous hanter". L'auteur a travaillé à partir de témoignages et d'archives. Il en a tiré une pièce-documentaire qui revendique le "je" et fait parler les morts à travers deux acteurs, dont Thierry Bédard a voulu que l'un soit malgache et l'autre français.

Après sa création à Madagascar, 47 a été présentée aux Francophonies de Limoges, puis à Blois, à Cavaillon et à Annecy, où Thierry Bédard est artiste associé à la scène nationale de Bonlieu. Une tournée était prévue pour 2009 dans l'océan Indien et l'Afrique australe, avec le soutien de Culturesfrance, l'organisme de promotion de la culture française à l'étranger. Elle a été annulée en novembre, après une réunion régionale de programmation à laquelle assistaient des représentants de l'Etat et des directeurs de centres culturels et d'Alliances françaises.

Pour Thierry Bédard et Jean-Luc Raharimanana, il ne fait aucun doute que la décision relève de la "censure d'Etat". "Ce n'est pas nous qui employons ce terme, dit Thierry Bédard. On le reprend parce qu'il a été utilisé par des personnes présentes à cette réunion, mais soumises au devoir de réserve. Selon elles, et à leur grand étonnement, la réunion a commencé par une intervention du ministère des affaires étrangères, souhaitant que le projet soit retiré des discussions avant toute analyse."

Dans une lettre adressée le 15 novembre à Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, Thierry Bédard et Jean-Luc Raharimanana mettent directement en cause Anne Gazeau-Secret, directrice de la DGCID (direction générale de la coopération internationale et du développement), qui serait à l'origine de la demande d'interdiction. "C'est une déformation de la vérité, répond Anne Gazeau-Secret. J'ai effectivement présidé une réunion régionale, mais je n'ai pas assisté à la réunion où les centres culturels français et les Alliances françaises font leur marché parmi les propositions qui leur parviennent. On m'a rapporté que 47 n'avait pas été retenu."



"RESTRICTIONS BUDGÉTAIRES"



"On ne peut pas dire que le spectacle a été refusé pour des raisons politiques, poursuit Anne Gazeau-Secret. Il a été présenté à Madagascar et dans plusieurs villes françaises. Les raisons sont plutôt financières. Il y a entre 10 et 30 % de restrictions budgétaires pour 2009. Les centres doivent faire des choix."

Bernard Kouchner confirme. Dans une lettre reçue par Thierry Bédard, mercredi 16 décembre, le ministre des affaires étrangères insiste sur le fait que "le budget disponible oblige à établir des priorités". Rien à voir, donc, avec la nature du sujet. Pourtant, Victoire Bidegain Di Rosa, conseillère du ministre chargée de la culture, avance que "le thème du spectacle n'intéressait pas forcément les pays de la région. Si tous les postes l'avaient voulu, ils l'auraient pris. Mais cela n'empêche pas ceux qui veulent 47 de l'acheter, à condition qu'ils trouvent le financement".

Quant à Olivier Poivre d'Arvor, directeur de Culturesfrance, qui s'était engagé à soutenir la tournée de 47, il dit ne pas avoir de point de vue sur l'affaire : "Je n'ai pas vu le spectacle et je n'ai pas assisté aux réunions de programmation. Culturesfrance est intervenu très en amont, pour apporter son soutien à la création. Et je n'ai aucun état d'âme à l'avoir fait."

Ainsi, chacun se renvoie la balle, dans un contexte où les intérêts diplomatiques, financiers et artistiques s'emboîtent les uns dans les autres. Reste, comme le dit Salvador Garcia, directeur de Bonlieu, à Annecy, que "le théâtre est l'art de faire parler les morts. Il y a des morts plus difficiles à faire parler. C'est le cas de ceux de 47".

Brigitte Salino
Article paru dans l'édition du 20.12.08.

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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Sam 20 Déc - 22:16

Une autre page sur le sujet avec des extraits

http://remue.net/spip.php?article2957






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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Mar 23 Déc - 11:34

Dans "Libé "

source : http://www.liberation.fr/theatre/0101307169-47-dementi-ministeriel

Citation:
«47», démenti ministériel
Théâtre. Le ministre Kouchner nie avoir interdit la tournée du spectacle «47», et invoque une raison budgétaire.

Réagir
RENÉ SOLIS.






Le spectacle 47, évoquant la répression par l’armée française du soulèvement de 1947 à Madagascar n’a pas fait l’objet d’une «censure d’Etat» (Libération du 11 décembre). C’est du moins ce qu’affirme Bernard Kouchner dans une lettre à l’auteur, Jean-Luc Raharimanana, et au metteur en scène, Thierry Bédard. Les deux artistes s’étaient étonnés que ce spectacle franco-malgache, créé en septembre au centre culturel français de Antananarivo, et présenté notamment au festival des Francophonies de Limoges, ait été, sur consigne du ministère des Affaires étrangères, interdit de programmation dans les centres culturels français de la région.

Veto. Dans une réunion de prévisions culturelles pour la zone, tenue au mois de novembre à Addis-Abeba (Ethiopie), la direction générale de la coopération internationale et du développement au ministère des Affaires étrangères, avait en effet émis un veto catégorique vis-à-vis de 47. Une décision étrange, eu égard à la qualité esthétique du spectacle, à son intérêt historique mais aussi à sa pertinence politique : une collaboration franco-malgache pour explorer les non-dits de l’Histoire entre les deux pays.Dans sa réponse, Bernard Kouchner parle de motifs purement «budgétaires», et indique que rien ne s’oppose à ce que les directeurs des centres culturels concernés décident de programmer 47 quand même.

Zèle. En fait, le spectacle a apparemment été la victime d’un quiproquo politique doublé d’un zèle administratif intempestif. 47 a été répété et créé à Madagascar, dans un contexte de tension diplomatique entre les deux pays. Récusé par les autorités malgaches, l’ambassadeur de France avait dû quitter le pays cet été. Avant même d’avoir vu le spectacle, certains fonctionnaires du ministère ont dû estimer qu’il était susceptible d’envenimer encore les relations entre les deux pays.

Ne reste plus, pour le Quai d’Orsay, qu’à réhabiliter totalement 47. En décidant de soutenir sa programmation dans la zone dès la saison prochaine ?

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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Dim 28 Déc - 21:53

a lire dans l'Express de lundi matin

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=23391


Citation:
Jean-Luc Raharimanana
« La déprogrammation de « 47 » est une censure de fait »
L'écrivain soutient la thèse de censure à l’encontre de sa pièce «47». Cependant, il tient au devoir de mémoire pour éviter les mêmes erreurs du passé.

• Marie-Claire Gerardin, ambassadeur par intérim de la France à Madagascar, affirme que l'annulation de la tournée prévue de la pièce « 47 » ne relève pas d'une censure mais tout simplement d'une «déprogrammation pour cause budgétaire»…
- Je ne pense pas vouloir polémiquer avec Marie-Claire Gerardin, qui, somme toute, ne reprend que la teneur de la lettre de réponse du ministre Bernard Kouchner à notre courrier du 15 novembre. Thierry Bédard et moi-même avions écrit à Kouchner, et n’attendons aucun autre interlocuteur. De toute façon, à notre connaissance, l’ambassade n’a rien à voir avec cette censure. C’est la Direction générale de la coopération internationale et du développement (DGCID) qui a pris la décision de retirer notre spectacle de l’ordre du jour de la réunion d’Addis-Abeba. C’est donc au ministère des Affaires étrangères que nous demandons des explications, non pas à l’ambassade de France à Madagascar.

• L'ambassade n’a-t-elle pas joué un rôle important dans la création de la pièce ?
- Comme le dit Madame chargée de l’intérim, l’ambassade a eu la dignité de soutenir ce spectacle qui met en scène une histoire pas toujours très glorieuse pour la France, c’est tout à son honneur d’assumer ce qui s’est passé en 1947 : massacre colonial, trahison des valeurs de la révolution française, trahison de l’honneur de la Résistance et des principes des Droits de l’Homme. Par contre, l’ambassade peut légitimement demander des explications à sa hiérarchie sur le retrait d’un spectacle qu’elle a soutenu et que le Centre culturel Albert Camus est allé défendre à Addis-Abeba.

• Les centres culturels n’ont-ils pas le libre choix sur leur programmation ?
- Parler de « libre choix » des centres culturels et des alliances françaises de cette zone serait forcément déformer la vérité. Il n’y a pas eu de choix car il n’y a pas eu de discussion. C’est une censure de fait, une décision politique. Parler d’une déprogrammation pour cause budgétaire, c’est aussi se moquer du monde. «47» a eu l’avis favorable de Culturesfrance qui permettait justement de circuler dans la zone, et la production a juste bénéficié d’une petite subvention que ne gérait pas le ministère français des Affaires étrangères. C’est un dispositif proposé aux metteurs en scène qui engagent un travail à l’étranger (Théâtre sur mesure).

• En réponse à la lettre que vous et Thierry Bédard avez écrite, Bernard Kouchner évoque des projets et des « priorités à établir »…
- C’est assez amusant de dire qu’au niveau théâtre, parmi les nombreux projets en question, seul « 47 » a eu l’avis favorable de Culturesfrance pour pouvoir circuler dans une zone bien définie. Mais cause budgétaire ou pas, quand le ministère des Affaires étrangères décide d’une programmation, sommes-nous toujours sur le terrain de la culture ou au contraire sur le terrain de la politique ? Une programmation soutenue par Culturesfrance et retirée par la DGCID ne ressemble-t-elle pas à une intrusion du politique dans le culturel ? Une censure de fait, une censure d’Etat qui ne dit pas son nom ? Que fait la DGCID dans une programmation culturelle ? Et si on veut réellement connaître la vérité, pourquoi imposer le « devoir de réserve » aux responsables ayant participé à cette réunion ?

«Les aliénations se réactualisent à défaut de mémoire »

• Vous êtes parmi un groupe d'écrivains ayant écrit le livre «L'Afrique répond à Sarkozy» pour se positionner contre le discours du président français à Dakar. Ne trouvez-vous pas normal si certaine « position politique française » tend à vous fermer les portes de ses centres culturels ?
- Si l’État, c’est Sarkozy, alors oui c’est normal que les portes des centres culturels se ferment. Mais jusqu’à preuve du contraire, Sarkozy n’est pas encore Louis XIV, et la France est encore un État démocratique, du moins comme on aime l’imaginer, un pays où les débats sont possibles. Le livre « L’Afrique répond à Sarkozy » est un livre de réflexion, une réponse intellectuelle à un discours manquant singulièrement de pertinence sur l’Afrique. Je refuse de trouver normal qu’on m’envoie balader sous prétexte que je suis Malgache ou Africain, sous prétexte que ma voix indispose l’instance officielle. La question n’est pas d’ouvrir les portes des centres culturels, il s’agit ici d’une censure, d’une tentative de réduire au silence une pièce qui revient sur la mémoire, sur une histoire trop longtemps réduite au silence. L’enjeu n’est pas la tournée dans les centres, il s’agit bien de faire entendre la voix de ces rebelles morts en 1947. Et ce sont ces voix que l’Etat français refuse d’entendre et de faire entendre. C’est contre cela que je m’oppose.

• 60 ans après, parler du drame amer de l'événement «47» est-il plus important que la construction de la paix du futur ?
- La mémoire ne fait-elle pas partie de l’identité d’un peuple ? Un régime totalitaire commence toujours par effacer la mémoire. Ainsi la colonisation a voulu nous faire croire que nous étions de jeunes pays, sans mémoire, sans passé, un pays à doter d’une culture moderne, celle du maître en définitive, installant ainsi la domination. J’observe d’abord notre présent. Il est remarquable de constater que les aliénations que nous subissons aujourd’hui pour une large part sont dues à un passé violent, que les mêmes faits reviennent avec des acteurs qui ont juste changé de figure. Aujourd’hui, les dirigeants en Afrique ont pris la place des colons. Si nous avions regardé en face le drame amer de « 47 », si nous avions reconnu la lutte de nos anciens, si nos dirigeants avaient pris en compte l’importance de cette mémoire, auraient-ils pris par exemple cette décision incroyable de vendre la moitié de nos terres cultivables à cette entreprise coréenne Daewoo ?

• Qu'est-ce qui vous gêne dans de telles décisions ?
- N’est-ce pas de fait accepter encore une autre colonisation, car qu’est-ce qu’une colonisation sinon l’exploitation des terres d’abord et l’abandon de nos prérogatives sur un territoire ? Dans la pièce, j’interroge : « Les rebelles seraient tombés pour ça ? ». N’est-ce pas notre manque de mémoire qui permet ces exploitations présentes et actuelles ? Demander à quelqu’un d’être sans mémoire, c’est lui enlever une grande part de son identité, de sa personnalité, de sa légitimité d’être même.

• On dit que les écrivains d'opinion africains «s'attardent» à parler des méfaits de la colonisation, et que cela sert toujours de belle cachette pour les actuels régimes totalitaires du Continent noir…
- Je l’ai entendu aussi, on me l’a reproché également à propos de cette affaire de « 47 ». Mais ce sont des reproches qui tombent toutes seules si on prend la peine de lire l’ensemble de l’œuvre de ces écrivains. Qui peut réellement dire après avoir lu « Le prophète et le président » qui m’a valu la vindicte du pouvoir que je sers de cachette à un régime totalitaire ? Qui aura l’indécence de soutenir après la torture qu’a subie mon père en 2002 que je protège un potentat local et insulaire, des faits que j’ai relatés dans « L’arbre anthropophage » ? Qui après avoir lu mon dernier roman « Za », paru en 2008, peut croire que je ne jette aucun regard sur le présent et que je ne dénonce pas la situation actuelle de l’Ile ? C’est un argument trop facile et reposant sur l’ignorance des gens, car c’est là aussi notre drame : qui entend les intellectuels africains ? Qui lit les écrivains africains dans le marasme actuel de l’édition africaine ? Nous revenons toujours à cette question d’espace de parole, de tribune pour se faire entendre. Tant que nous n’aurons pas nos propres espaces d’expression, nous serons toujours à la merci de ce genre de mésaventure qui arrive à l’équipe du spectacle de «47».

Propos recueillis par

Hernan Rivelo
Date : 29-12-2008

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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Dim 4 Jan - 22:45

a lire lundi matin dans le courrier des lecteurs de l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=23567

Citation:
Censure 47
Suite à la parution de votre article «Annulation et non censure de la pièce 47» paru le 20/12,
… et les déclarations de la chargée d'affaires de l'Ambassade de France, je conteste totalement ses déclarations. En voici ci-dessous quelques raisons, adressées de même à la presse française :

La réponse de Bernard Kouchner, une précision et un commentaire :
Je vous joins la lettre du ministre Bernard Kouchner, que Jean Luc Raharimanana et moi-même allons certainement commenter dans les prochains jours (elle n'était pas arrivée lundi 15, malgré sa date d'envoi, je l'ai trouvé le jeudi 18). Il y a un mensonge et une grosse manipulation (à propos du «budget»), et à la fin, une contradiction étonnante : on peut présenter 47 aux CCF, mais les directeurs actuellement sont soumis à un «devoir de réserve» sur le sujet. Je vais leur demander comment gérer ce paradoxe ...

Pas de censure ...

Une précision (je vous joins l'article de votre confrère du journal réunionnais) :
Max Etangsale, directeur adjoint de l'Office départemental de la culture à La Réunion, vient de «parler» à un journaliste du «Quotidien de la Réunion» (journal daté du 17 décembre). Il était donc présent à la réunion à Addis Abeba, non soumis au devoir de réserve. Au journal, il «avoue, sans vouloir entrer dans la polémique, avoir été surpris «quand elle a été retiré de l'ordre du jour. Après on conclut ce que l'on veut mais une chose est sûre, cette pièce doit gêner». Je vous joins l'article (Il est question d'un concours de beauté, à hurler de rire !)
J'avais adressé lundi 15 un mail à Max Etangsale, demandant qu'il se prépare à dire la vérité. Je n'ai pas encore de réponse, mais il a parlé, mardi après-midi au journaliste (Frédéric Banc) qui a cherché et certainement découvert que cet homme était présent. Il m'avait assuré de son soutien, consterné par cet acte de censure. Avec fermeté.
Il y avait à cette réunion une autre personne, non soumise au devoir de réserve, qui m'a informé et qui était très étonné, pour ne pas dire plus, de la pratique de la DGCID, mais je pense qu'il est difficile de le solliciter, du fait de ses fonctions professionnelles.

Un commentaire :
Le ministre m'adresse donc ce courrier en oubliant l'auteur Jean Luc Raharimanana signataire d'une première demande d'explication, ce qui au moins doit être un acte manqué ! et en oubliant de même Jutta Hepke, signataire, directrice de la maison d'édition qui a publié en bilingue Madagascar 1947 (co-édition Tsipika), je dois dire que c'est assez cavalier d'oublier cette femme de grande valeur. Je vous rappelle par ailleurs que ce travail était présenté par le CCAC. L'équipe du CCAC est soumise à un devoir de réserve, mais elle est la première concernée, le CCAC étant l'organisateur de cette tournée.

La légèreté de la réponse du ministre est frappante, comme si c'était un ramassis de plusieurs notes. Et elle est truffé d'inexactitudes :
Sur le «budget» : le ministère évidemment n'a pas à gérer les choix d'aide à la diffusion de Culturesfrance, et la subvention qui avait été engagée sur 47 (10 000€?) venait d'un dispositif (Théâtre sur mesure) autre que celui de la direction citée ; d'autre part, ce spectacle a été pensé pour tourner avec une économie très serrée, bien en dessous des normes françaises. Je répondrais précisément, sur les coûts, et sur nos responsabilités liées à l'économie d'un spectacle. Par ailleurs on peut noter une imprécision, voire une méconnaissance du sujet quand on sait que ces tournées régionales ne présentent pas seulement des productions françaises, le programme Afrique en création (FSP géré par Culturesfrance) représente quasiment la moitié des projets retenus !
Sur les «priorités» face «à de très nombreux projets de tournée» : je crois savoir qu'il n'y avait finalement qu'un projet retenu pour le théâtre, un seul, 47 avec avis favorable ! un des «champs de la création française contemporaine» ? Il reste la musique et la danse ... (évidemment personne ne peux le savoir puisque la liste de programmation est confidentielle, pourrait-elle être rendue publique ?)

Mais le plus grave est de nier l'évidence d'une censure ...
Il y a eu retrait, sur ordre, sans discussion, et de le justifier soudain pour des raisons budgétaires ... (ce qui en plus n'a pas forcement de l'importance puisqu'il est évidement possible de tourner un spectacle sans aide à la diffusion de Culturesfrance ! (20% d'un budget) C'est un +, mais pas fondamental)
Et le plus drôle, car absurde, est donc de demander de se taire aux directeurs de CCF - l'étonnant «devoir de réserve»- et de nous proposer en même temps de converser avec eux et de leur vendre le spectacle ! J'ajoute que dans le cas précis de 47, c'était le CCAC, pilote de la tournée ...
Mais ce qui est le plus incroyable dans cette histoire, c'est que le ministre, ou ses conseillers, n'ont toujours pas compris l'importance de ce travail réalisé ensemble français et malgaches, sur un sujet aussi difficile et complexe à traiter. Il sont gênés car ils savent que là ou les politiques ne veulent pas ou plus discuter, des artistes sont prêts, ensemble, à s'y confronter.
C'est là que le problème réside. Le reste est finalement risible.
On est confronté là, à un État en perte de repère invraisemblable. Ce qui nous conforte dans notre défense.

Thierry Bedard


Date : 05-01-2009

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MessageSujet: Re: 1947: un nouveau livre   Mar 31 Mar - 15:10

Au 29 mars 2009 , 2 nouveaux livres dans ma bibliothèques






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A Mada aux éditions Tsipika - 5 rue Laroche -Amparibe - 101 Antananarivo
tel : ( 261 ) 20 22 623 15 - tsipikae@malagasy.com








prix : 11,45 euros
Editions l'Harmattan 5-7 rue de l'Ecole Polytechnique
75 005 Paris

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1947: un nouveau livre

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