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 MAP : on veut y croire

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Langevine974
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MessageSujet: MAP : on veut y croire   Mar 23 Jan - 17:13

http://www.ambassade-madagascar.fr/diplomatie/MAP-DIAPO.swf

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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Mar 23 Jan - 17:26

Impressionnant comme programme, mais .....
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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Mar 23 Jan - 19:24

Merci à Langevine d'ouvrir un débat sérieux. Tout le monde vient sauf moi de participer au MAP à Mada et c'est bien normal car je suis en Andafy .
Comme ce " programme commun " est bien le même un peu partout dans le monde , et que pour moi c'est un copié-collé du FMI , j'ose me permettre de donner mon avis, car, c'est à la mode,il parait qu'il faut être participatif , s'exprimer .
mais c'est surtout le moyen de prendre date , car un plan de 5 ans , c'est long et çà permet de se retrouver pour le bilan , en 2012 et de revoir les positions de toutes les parties.

Rien de nouveau, c'est le programme du bon élève du FMI et de la banque mondiale.

Même vocabulaire sauf que le développement devient rapide et non durable , et que le mot "transformationnelle" est celui à la mode chez les militaires.


Relisons la présentation du MAP dès novembre 2006

Citation:
ALLOCUTION DE SEM MARC RAVALOMANANA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE MADAGASCAR - LANCEMENT DU MAP - 10 NOVEMBRE 2006

Excellences, Chers compatriotes, Mesdames et Messieurs,

Aujourd’hui est un grand jour pour nous. En effet, nous démarrons une nouvelle approche pour le développement de notre pays. Ce n’est pas mon approche. Ce n’est pas l’approche du Gouvernement. Ce n’est pas l’approche des bailleurs de fonds. C’est l’approche du peuple Malgache.

Les représentants de la société civile, du secteur privé, de la fonction publique, ainsi que les parlementaires, les chefs de régions, les maires et beaucoup d’autres ont discuté de cette approche dans les 22 régions. Ils nous ont parlé de leurs besoins urgents. Ils nous ont montré des rapports. Ils nous ont fait part de leurs priorités. Ils nous ont proposé des solutions.

C’est le MAP, Madagascar Action Plan, le Plan d’Action pour Madagascar, ou Madagasikara Am-Perinasa, élaboré depuis plus d’une année et discuté dans tous ses détails. On l’a discuté avec toutes les personnes et organisations concernées, pour atteindre un consensus, afin que tous les Malgaches ainsi que tous nos partenaires internationaux peuvent s’exclamer avec enthousiasme : « Voila notre programme commun. Joignons nos forces pour le mettre en œuvre ! »

Le MAP est une forme de concertation nationale. Ce n’est pas le programme d’un parti. Personne ne peut revendiquer la propriété du MAP. Le MAP nous appartient à tous. Le MAP est le programme du peuple malgache pour les cinq années à venir.



Le MAP c'est une nouvelle mouture de réformes structurelles de 2 ème génération , pronées par le FMI.
C'est Paul Wolfowitz, Président de la banque mondiale qui le dit lui même le 19 septembre 2006 :
"Partout dans le monde et -fait important- dans le monde en développement, on s'accorde de plus en plus à reconnaitre que le chemin de la prospérité se construit sur un socle solide, celui de la bonne gouvernance.Sans une bonne gouvernance, toutes les autres réformes n'auront qu'un effet limité"

le Président dit :


Citation:
Les représentants de la société civile, du secteur privé, de la fonction publique, ainsi que les parlementaires, les chefs de régions, les maires et beaucoup d’autres ont discuté de cette approche dans les 22 régions.


Après la théorie du livre blanc sur la bonne gouvernance , on passe à la mise en pratique
"assurer une participation plus large des citoyens et des organisations à la conception et à l'application des politiques .. "
C'est là on il faut saisir la signification du mot "consensus".
Le consensus ce fait sur la base des intérêts que d'une seule classe, c'est celle des exploiteurs.C'est nier l'existence de classes sociales aux intérêts différents comme les petits paysans et les ouvriers au salaire minimum.
la feuille de route du FMI c'est : le libre choix au marché.
Et donc le MAP
" De de fait , les recommandations politiques peuvent être réduites à des choix simples impliquant l'efficacité des marchés dans le but d'établir le cadre et un environnement économique sûr"
Les syndicalistes malgaches sont face à leur responsabilité historique : accepter ou refuser un consensus qui leur interdit d'exister en tant que classe, c'est à dire de s'organiser indépendamment de l'Etat et des Eglises , et de revendiquer pour défendre leurs intérêts : augmentation de salaire, droit à la santé, au logement, à la retraite.

Pascal Lamy ,directeur général de l'OMC , définit lui même à l'avance les grandes lignes de notre "concensus" à la mode malgache
Cette notion de gouvernance est une " coexistence et parfois une cohérence entre des points de vue différents et parfois divergents" et de "rechercher les éléments d'accord et de les élargir au point de trouver les possivilités d'actions communes"
C'est la définition même de l'association capital-travail ,le corporatisme c'est toute la doctrine sociale de l'Eglise.
Nos bons profs du FMI ,ressortent leurs petits classiques comme le très connu "Quadragesimo anno" de Pie xi en 1931 :
"l'objectif que doivent avant tout se proposer l'Etat et l'élite des citoyens, ce à quoi ils doivent appliquer tout d'abord leur effort, c'est de mettre un terme au conflit qui divise les classes et de provoquer et encourager une cordiale collaboration des professions"
Ce fut déjà tout le programme du sinistre Pinochet , on en connait tous les conséquences.

Dis moi qui te finances ?
C'est dans la revue de presse matinale, çà tombe à pic :

http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=4648

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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Mer 14 Fév - 17:24

voici les dernières infos sur le MAP :



http://www.youtube.com/watch?v=t8mgG5dKgXw

http://www.youtube.com/watch?v=8YJgCEfm4YY


et à lire :

http://www.madagascar-presidency.gov.mg/MAP/

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Dernière édition par le Jeu 15 Fév - 9:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Mer 14 Fév - 23:09

Vous pouvez acheter L'Express de ce matin 15 février 2007 :


Citation:
Questions à… Yvan Randriasandratriniony
“Nous devons trouver d'autres financements pour le MAP”
Le président du comité national pour le lancement du MAP parle des moyens à utiliser.

• Est-ce que le gouvernement malgache dispose de moyens suffisants pour concrétiser le MAP ?
- Des moyens sont déjà prêts. La réalisation du MAP est prévue dans le budget de l'Etat 2007. Il y a aussi des programmes avec nos partenaires dont les financements apparaissent déjà dans le budget. Nous admettons que les moyens disponibles ne sont pas encore suffisants. Mais il existe des bailleurs de fonds qui ont manifesté leur volonté de soutenir la réalisation du MAP. Ils sont prêts à contribuer. Ce qui importe, au-delà des moyens financiers, c'est l'adhésion des citoyens au MAP. Il faut que nous apportions notre contribution avant que les autres le fassent. C'est la raison de l'organisation des ateliers MAP dans toutes les régions.

• Sous quelle forme le financement du MAP s'inscrit-il dans le budget de l'Etat ?
- Puisque nous avons adopté un budget programme, le budget est destiné à financer un programme. Les ministères ne peuvent plus utiliser leur budget comme ils veulent. Prenons le ministère de la Décentralisation. Nous y avons un budget pour l'appui aux collectivités décentralisées. Dans cette rubrique figurent les subventions dont les communes bénéficient. Et les communes aussi, à leur tour ont des programmes adéquats. Ceux-ci doivent être conformes aux objectifs du MAP.

• Qui se chargera de la recherche des moyens financiers complémentaires ?
Tous les ministères se mobilisent dans ce sens. Il faut ainsi convaincre les bailleurs conventionnels afin qu'ils augmentent leurs apports. Mais outre les bailleurs conventionnels, nous devrons trouver d'autres sources de financements. Le renforcement de nos relations bilatérales avec les autres pays fait ainsi partie de notre stratégie. Concernant le secteur privé, les investisseurs internationaux sont encouragés à faire des investissements directs à Madagascar.

• Le MAP est-il un programme standard pour différents pays, dont Madagascar ?
- Non ! Le président de la République a sa vision. Il a essayé d'imaginer l'avenir souhaité pour Madagascar d'ici 20 ou 30 ans. C'était en 2004. C'est à partir de cette vision qu'on est arrivé à élaborer le Plan d'action pour Madagascar ou le MAP, tout en prenant en considération les objectifs du troisième millénaire pour le développement. Le MAP tient donc compte des réalités malgaches. Il s'agit d'un programme particulier pour Madagascar et non pas un programme standard, comme on dit souvent.

• Mais il existe beaucoup de ressemblances entre le MAP et les objectifs du millénaire par exemple !
- Si vous voulez, je prends à titre d'illustration ce que le document sur les objectifs du millénaire pour le développement définit. Il vise la réduction de moitié du taux de pauvreté dans le monde en 2015. Mais pour Madagascar, à travers le MAP, nous lançons le défi d'atteindre cet objectif en 2012. C'est-à-dire trois années en avance. Ce que je voudrais souligner, c'est qu'il y a une parfaite cohérence entre les idées inscrites dans le document. On ne peut pas espérer une augmentation du niveau de vie de chaque citoyen sans avoir, entre autres, un planning familial bien refléchi et réalisable.

Propos recueillis par

Fano Rakotondrazaka
Date : 15-02-2007

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source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=5286

Comme dit Langevine : "on veut y croire"

Je veux bien moi aussi , mais quand on annonce :


Citation:
" Si vous voulez, je prends à titre d'illustration ce que le document sur les objectifs du millénaire pour le développement définit. Il vise la réduction de moitié du taux de pauvreté dans le monde en 2015. Mais pour Madagascar, à travers le MAP, nous lançons le défi d'atteindre cet objectif en 2012. C'est-à-dire trois années en avance."


C'est difficile de croire qu'en 2012 on aura atteint cet objectif.


-------------------------------------------

La situation à Madagascar était la suivante en septembre 2006 :


On sait que 24 % des femmes ne connaissent pas les méthodes de coordination des naissances.
En 2003 , 19 % des femmes avaient une bonne compréhension du sida
Le faible pouvoir d'achat des ménages les empêche d'acheter la mondre pilule contraceptive.
Chez les femmes de 15 à 49 ans :
En 1992 , 17% prennent un moyen de contraception et 1 % utilisent le préservatif
En 1997 , 19 %prennent un moyen de contraception et 1 % utilisent le préservatif
En 2000 , 19 % prennent un moyen de contraception et 0 % utilisent le préservatif
En 2004 , 27 % prennent un moyen de contraception et 1 % utilisent le préservatif


Qui dit planification, dit baisse de la mortalité infantile et des femmes en couche.


En 2005 sur 1000 naissances on avait 94 décès.
En 1998 sur 1000 naissances on avait 95 décès ( Unicef)


Une autre source : http://millenniumindicators.un.org/unsd/mifre/mi_series_results.asp?rowID=561

En1990 sur 1000 naissances on avait 168 décès
En 1995 sur 1000 naissances on avait 156 décès
En 2000 sur 1000 naissances on avait 137 décès
En 2003 sur 1000 naissances on avait 126 décès
On remarque que le MAP se base sur les chiffres estimatifs de l'Unicef , et que ceux du Millénium , toujours estimation de l'Unicef sont différents.

Le gouvernement se fixe pour objectif de le réduire des 2/3 pour 2010 et de réduire des 3/4 le taux de mortalité des femmes en couches.


D' après un rapport : 100.000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année à cause du paludisme, de maladies diarrhéiques et d’infections respiratoires.( enquête démographique EDS de 2003)


La malnutrition infantile est-elle en diminution actuellement? 54% de décès d’enfants de moins de cinq ans sont attribuables à la malnutrition.

Au moment de sevrage , vers le 6 ème mois ,les taux de malnutrition sont respectivement de 33% à 3-5 mois, 59% à 12-23 mois et 50% à 24-35 mois.

La couverture vaccinale n’est que de 36,6% et la prévalence du sida qui est passée de 0,02% en 1989 à 1,1% en 2003 , en attendant de trouver les chiffres 2006

8 personnes sur 10 sont effectivement dépourvues d’eau potable dans le milieu rural, et seulement 3% de ménages disposent de latrines hygiéniques.


Assainissement :
En zone rurale : 14 % en 1990 et 34 % en 2004
En zone urbaine : 27 % en 1990 et 48 % en 2004
Ses sources sont vérifiables là :

http://gazety.malagasy.org/article.php3?id_article=1881


http://millenniumindicators.un.org/unsd/mifre/mi_series_list.asp


Autre problème : l’afflux massif dans les rues d’enfants et aussi de femmes abandonnées avec enfants qui augmente chaque année.

L' analphabétisme constitue un frein au développement du planing familial : les femmes sont majoritairement analphabètes à plus de 60% dans presque toutes les régions et la nuptialité est plus que précoce chez les jeunes filles.

Attention aux belles promesses , des fois il vaut mieux des objectifs plus modestes. On fera le bilan en 2012

http://www.madagascar-presidency.gov.mg/MAP/?id=23

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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Sam 24 Fév - 0:15

Toutes les conventions de l'OIT seront -elles bien respectées par le MAP ?

A Madagascar , les normes internationales du travail seront-elles bien respectées dans les 5 ans à venir?

- la convention 103 sur la protection de la maternité
- la convention 138 sur l'âge minimum
C'est une question de survie pour Madagascar

Premier exemple : le travail des enfants à Tuléar et le droit à la propreté



Citation:
Madagascar : les enfants des salines à l'école de la propreté
23/02/2007 ( Madagascar )
Océane Randrianantoandro

(Syfia Madagascar) Passer du travail dans les salines à l'école demande une adaptation qui n'est pas si simple. Au sud de Madagascar, reportage dans une école où de jeunes enfants découvrent, entre réticences et surprise, l'hygiène, les latrines et un autre monde...

Madagascar




À l'heure du déjeuner, des dizaines d'enfants se bousculent devant les robinets pour se laver les mains. Mais il faut le faire soigneusement avec du savon, sinon la monitrice n'hésite pas à renvoyer ceux qui n'ont pas les mains trop propres. Ces écoliers, de 6 à 12 ans, sont des enfants des ouvriers de la saline d'Ankalika, un village à la périphérie de la ville de Tuléar, au sud de Madagascar. Auparavant, ils aidaient leurs parents à casser le sel.
Depuis 2000, le Programme international pour l'élimination du travail des enfants du Bureau international du travail (BIT-IPEC) s'est efforcé de les soustraire à ce dur travail. L'Ipec a fondé l'école de la saline en créant une classe primaire à plusieurs niveaux dans une baraque à sel. Bel Avenir, une Ong fondée par de jeunes Français, a pris le relais en construisant une nouvelle école avec deux salles et des latrines en 2006. Mais pour ces enfants qui n'ont jamais utilisé des installations sanitaires, l'apprentissage de l'hygiène est plus compliqué qu'il n'y paraît.
"Laver les mains ne me pose pas trop de problèmes, mais quand il s'agit d'aller aux toilettes j'ai peur de tomber dans le trou alors j'essaie de l'éviter", raconte Meltine, 12 ans en classe de CP2. Jocelyne évite, elle aussi, d'y aller. "Je saute les murs. Dans les bosquets c'est plus propre ! ", dit-elle sans l'ombre de l'hésitation. À l'école de la saline, une affiche avec des dessins, placardée sur la porte, montre comment utiliser correctement des latrines. Au début, la plupart des élèves faisaient comme Meltine et Jocelyne. Après plusieurs remontrances et beaucoup de patience de la part des enseignants, ils commencent à fréquenter les latrines.
Des enquêtes sur l'hygiène menées par l'Ong Wateraid révèlent que dans la culture de certaines régions à Madagascar, notamment au Sud et au Sud-Est, l'utilisation de latrines est jugée incongrue. Les gens ont l'habitude de faire leurs besoins dans la nature ou au bord de la mer. Pour Stéphane Hamouis, responsable de Bel Avenir, "demander aux enfants d'utiliser correctement les toilettes relevait et fait toujours partie du parcours du combattant". Ils n'y sont pour rien, explique-t-il, car à la maison ils ne trouvent pas de telles installations. Avec l'école, ils découvrent l'hygiène en plus de l'écriture, du calcul et de la lecture. "C'est l'habitude qui compte, commente Marie-Béatrice, institutrice de la CP2, car c'est sûr que les familles n'ont pas toujours même une miette de savon pour laver les mains. Mais si déjà les enfants se souviennent qu'on doit enlever les saletés avant de manger, nous avons rempli notre rôle."




Un grand changement


Afin de leur faire découvrir un autre univers que celui des marais salants, des maisons en branchages et des dunes de sable, Bel Avenir a emmené une partie des écoliers à Mangily, à une vingtaine de kilomètres au nord de Tuléar. Un centre de loisir équitable destiné aux enfants défavorisés les a accueillis. Olivia, Saista et Stéphanie sont allées de surprise en surprise. "Nous avons passé 5 jours agréables. Nous avons vu des baobabs, des tortues-araignées, des crocodiles et nous avons vraiment mangé à notre faim". Et le plus étonnant pour elles, on a donné à chacun une brosse à dents et un tube de pâte dentifrice. Posséder ces objets représente, à leurs yeux, un grand changement dans leur vie.
Les parents, d'abord réticents, comprennent à présent la nécessité de s'impliquer plus dans la scolarité de leurs enfants. "Au début, peu d'entre eux assistaient aux réunions trimestrielles des parents. Maintenant, ils sont fiers que leurs progénitures fréquentent l'école de la saline. Ils ont fait beaucoup d'effort pour préparer les sacs de voyage pour l'école verte", remarque le responsable de Bel Avenir. Même si le niveau de vie de la famille ne change pas vraiment, les parents estiment que l'instruction est un plus pour leurs enfants. " Nous sommes ignorants et analphabètes. Nous ne savons que casser le sel. Nous voulons qu'ils apprennent à lire et à écrire pour qu'ils aient plus de chance que nous", espère une mère de famille. Ils ont à cœur de payer les 400 Ariary (30 centimes d'euros), participation mensuelle symbolique pour la cantine et les frais de scolarité. À ce jour, l'ONG a pu retirer plus de 380 enfants du travail des salines. Certains poursuivent leurs études dans les écoles publiques. Quatre d'entre eux ont passé avec succès le CEPE (Certificat d'études primaires élémentaires).
Bel Avenir envisage d'étendre ses activités aux régions de Sakaraha et d'Ilakaka, plus au nord, où des enfants travaillent dans les mines de saphir car grâce à leur petite taille ils peuvent se faufiler plus facilement.




SOURCE : http://www.syfia.info/fr/article.asp?article_num=4636


[scroll]
Scène quotidienne de toilette à Tuléar

la reconquête du service public de l'eau doit être une priorité nationale à Madagascar .

- pour capter les sources
- pour potabiliser l'eau des rivières
- pour installer des conduites
- pour créer des réservoirs de stockage

il faut un service public national pour l'assainissement des eaux usées afin de garantir la salubrité, la santé publique et la sauvegarde de l'environnement malgache.

Une des premières qualité de l'eau, c'est qu'elle doit être potable , pour la boire, pour la cuisson et la toilette.
Pour celà , il faut un service public chargé de son contrôle , afin que l'eau à Madagascar soit conforme aux règles de l'OMS.

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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Sam 24 Fév - 12:11

Autre exemple :

C'est un article de l'Express du 23 février 2007


Citation:
Toliara
La diarrhée fait 43 morts
Une épidémie de diarrhée frappe Toliara depuis le début de l’année. 43 décès ont été enregistrés sur plusieurs centaines de malades hospitalisés. Les autorités ont pris des mesures pour juguler le mal.

Une poussée de diarrhée, résultant du manque d'hygiène et de l'insuffisance alimentaire, est enregistrée dans la Cité
du Soleil depuis le mois de janvier. Cela fait, en moyenne, un décès par jour depuis le début de l’année.

Les épidémies se succèdent dans la Grande Ile. Après la fièvre dans la Sava, c'est une maladie diarrhéique mystérieuse qui sévit dans la province de Toliara depuis le mois de janvier de cette année.
Jusqu'ici, plus d'une centaine de personnes en ont été affectées. Pis, des décès ont été enregistrés. "Le seuil diarrhéique est atteint. Quarante trois personnes sur les 344 hospitalisées à l'hôpital de Tanambao entre le 1er janvier et le 21 février 2007 sont décédées. 191 ont été guéries et le reste a abandonné le traitement pour diverses raisons", fait savoir le Dr Manambimanana Serge Marie Venance, directeur régional sanitaire (DRS) de la région Atsimo Andrefana.
Cela fait en moyenne un décès par jour. Les enfants en bas âge sont les plus vulnérables à la maladie. A ce propos, les 176 personnes hospitalisées au mois de janvier sont toutes âgées de moins de 15 ans. " Le service de pédiatrie de l'hôpital est actuellement bondé de monde et les lits sont tous occupés", confie un médecin dudit service.
Une poussée de diarrhée suivie d'un vomissement et d'un accès de fièvre sont les symptômes de la maladie, tels que décrits par les proches de certaines victimes. "Au début, Vonjy s'est plainte de maux de ventre aigüs. S'ensuivirent des selles liquides à longueur de journée pendant deux jours", raconte Evelyne Zara. Sa fille âgée de sept ans a été victime de la diarrhée.
"Ce n'est qu'au deuxième jour que nous avons décidé de consulter un médecin qui nous a conseillé d'hospitaliser l'enfant dans les plus brefs délais", poursuit-elle.
Maladie des saletés
L'insuffisance alimentaire conjuguée à la saleté sont les principaux facteurs à l'origine de la maladie, constatent les médecins de la Cité du Soleil. "La plupart du temps, le système immunitaire de la personne touchée est affaibli car elle est malnourrie et ses anticorps sont insuffisants", explique le Dr Manambimanana Serge Marie Venance.
Une victime de la diarrhée confirme cette thèse. "J'ai commencé à me sentir mal après avoir bu de l'eau de puits et consommé un beignet que j'ai acheté au marché", note Taheza, un homme résidant dans le fokontany d'Anketa.
Malheureusement, le respect des us et coutumes de la région favorise la propagation des microbes.
En principe, la construction de toilettes à l'intérieur ou autour de la maison est considérée comme une transgression des coutumes de cette partie de l'île. Aussi, beaucoup font leurs besoins sur la plage. Ce qui facilite la transmission de la
maladie.
Pour l'instant, les médecins ignorent la nature de la mystérieuse maladie diarrhéique. "Une équipe de l'Institut Pasteur de Madagascar (IPM) est à Toliara depuis quelques jours pour faire des prélèvements. C'est seulement après leur analyse que nous en saurons plus", lâche le DRS d'Antsimo Andrefana.
En attendant, le ministère de la Santé et du planning familial a pris diverses mesures, notamment le renforcement de l'effectif de l'équipe médicale de l'hôpital de Tanambao à Toliara, la désinfection des chambres et de divers foyers...
"L'initiative revient au Dr Jean-Louis Robinson. L'objectif est d'améliorer la prise en charge et le suivi de l'état de santé des malades", note le Dr Moussa Milasoa, directeur des urgences et de la lutte contre les maladies transmissibles.
De leur côté, les autorités régionales et communales sensibilisent la population sur le respect de l'hygiène. Ceci, en vue d'éviter que la situation ayant prévalu sur place à l'époque de l'épidémie de choléra ne se reproduise.

Henintsoa Andriamiarisoa
Date : 23-02-2007

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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Lun 26 Fév - 0:03

Depuis des années les conditions d'hygiène se dégradent à Madagascar .

Manakara est en émoi .
Suffit de lire l'Express de ce lundi matin ,26 février 2007 :



Citation:


Santé
Poussée de la fièvre typhoïde à Manakara


Après les cyclones, les maladies font rage à Manakara. Plus de 70 cas de fièvre typhoïde ont été recensés dans le centre hospitalier du district en deux semaines.
“Pour le moment, aucun décès des malades pris en charge au sein des centres de santé n'a été déclaré dans la commune urbaine. La situation est encore maîtrisable grâce à une grande campagne de sensibilisation”, rassure Rakoto Noël Rafamantanantsoa, médecin inspecteur de Manakara, qui écarte une situation de sinistre.
Il souligne que les gens sont encouragés à rejoindre les hôpitaux pour bénéficier d'un meilleur traitement. Un comité a été mis au place avec le district, les chefs quartiers et même les opérateurs économiques pour assurer avec l'organe mixte de conception l'assainissement de la ville.
Pour renforcer la prévention, chacun a mis du sien dans le grand nettoyage qui a été effectué à Manakara. “Une grande mobilisation sociale a été menée. Même la commune a apporté son appui en mettant un camion à disposition. Ceci est indispensable pour prévenir le pire dans la ville. A noter qu'en ce moment-même, les intempéries continuent de s'abattre sur Manakara”, précise Martial Rakamisilahy, maire de la ville.
Médicaments suffisants
Comme lui, d'autres habitants sont préoccupés par la situation et veulent apporter leur contribution dans les efforts. “C'est vrai que les opérations d'assainissement ont commencé au grand marché de la ville qui a été submergé par les eaux. Il y a eu un temps où la fièvre touchait beaucoup de personnes, mais depuis, la situation s'est améliorée”, soulève Cécile Ralaivao, une enseignante à Manakara qui ajoute que les élèves du primaire sont les plus concernés et qu'une mobilisation est aussi nécessaire au sein des établissements scolaires.
“Les gens peuvent se rassurer car les stocks de médicaments sont encore suffisants. D'ailleurs, le
ministère de la Santé et du planning familial vient de nous doter de trois cartons de médicaments. En plus, les trois radios locales nous appuient dans la diffusion d'émissions éducatives”, précise Rakoto Noël Rafamantanantsoa, médecin inspecteur.

Fanja Saholiarisoa
Date : 26-02-2007

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source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=5582


On sait tous que cette maladie sévit dans les pays à faible niveau d’hygiène .

C’est une maladie qui se développe à cause de la mauvaise qualité des infrastructures sanitaires.


Cette infection bactérienne due à Salmonella enterica sérotypes Typhi (bacille d’Eberth) et Paratyphi A, B ou C est à transmission oro-fécale par l' ingestion d’aliments (crus ou peu cuits) ou de boissons contaminés ou souillés par les selles d'un homme infesté, souvent porteur chronique.

48 heures après la contamination , on observe des diarrhées transitoires, pour une phase d'une dizaine de jours , phase de l' l'incubation avec multiplication des salmonelles dans les ganglions mésentériques.
Arrive la phase septicémique, : maux de tête , insomnie, puis la fièvre monte à 40°C.
Mal soigné le malade , peut avoir des ulcérations responsables d'hémorragies et des perforations digestives.
Ce sont ses graves complications qui peuvent entraîner le décès dans 30 % des cas en l'absence de traitement en temps et en heure.



iIl faut avoir immédiatement sur place à Manakara des fluoroquinolones de 2éme génération comme de la Ceftriaxone.

On espère bien qu' à Mada cette grave maladie est à déclaration obligatoire .



Il faut une volonté politique et un plan santé de 1 ère urgence pour améliorer la situation sanitaire de la population .


La prévention passe par l'amélioration des conditions d'hygiène ( toujours les problèmes de ramassage des ordures ménagères, d'épuration des eaux usées et des égoûts)l'éducation à la propreté et aux règles élémentaires de sécurité sanitaire.

On doit mettre immédiatement en place une campagne nationale de vaccination , et acheter en masse pour les enfants des vaccins :le TyphimVi® ou le Typherix®, qui protégent contre Salmonella enterica typhi en cause dans 80-90 % des cas , pour les plus de 2 ans.

Mais pour celà , il faut un service public de qualité .

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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Mer 28 Fév - 1:06

On peut ouvrir des centaines d'ateliers pour disserter sur le MAP , mais maintenant plus de bla bla , des résultats.

Manakara , Tuléar, chaque jour la typhoïde gagne du terrain.

Le gouvernement doit annoncer la mobilisation générale contre la thiphoïde

Le journal l'Express nous informe ce mercredi :


Citation:
Santé
Des cas de fièvre typhoïde à Toliara
Ayant sévi dans la région Atsimo Andrefana, la poussée de diarrhée s'est vite transformée en épidémie. C'est une fièvre typhoïde associée à la toxicose.

C'est confirmé. Les résultats des analyses biologiques réalisées à Toliara, après la multiplication des cas de diarrhée depuis le début de l'année, sont connus. Ceci, une semaine après qu'elles aient été effectuées par une équipe de l'Institut Pasteur de Madagascar.
“La diarrhée ayant engendré le décès de plus d'une quarantaine de personnes est une fièvre typhoïde associée à la toxicose, elle se traduit par une déshydratation aigüe”, a fait savoir le Dr Jean-Louis Robinson, ministre de la Santé et du planning familial, mardi, à Ambohidahy, en marge d'une réunion du comité pour la survie de l'enfant.
Le doute sur un éventuel cas de choléra est ainsi levé. Malgré la crainte de bon nombre d'habitants de la Cité du Soleil, les résultats des prélèvements n'ont indiqué aucun cas de choléra. Ceci, malgré 43 décès depuis le début d'année.
Les dernières statistiques disponibles au niveau de la direction régionale sanitaire Atsimo Andrefana démontrent que cette épidémie de fièvre typhoïde a affecté près de 400 personnes depuis le 1er janvier 2007 jusqu'ici.
“La maladie qui s'est vite transformée en épidémie est une des retombées de la saleté jugulée à l'insuffisance alimentaire”, “Enfants, jeunes, adultes et personnes du troisième âge sont touchés par la diarrhée. Néanmoins, les enfants sont les plus vulnérables” mentionne le Dr Serge Marie Venace Manambimanana, directeur régional sanitaire
(DRS) de la région Atsimo Andrefana.
Prévalence élevée
Jusqu'à hier, la prévalence de la maladie demeure assez élevée. D'une part, la plupart des lits, notamment dans le service pédiatrie de l'hôpital de Tanambao, sont occupés. D'autre part, les malades n'ayant pas la possibilité de payer les frais d'hospitalisation restent chez eux et s'y soignent.

Henintsoa Andriamiarisoa
Date : 28-02-2007

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source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=5631

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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Jeu 22 Mar - 14:23

Un commentaire plus qu'officiel

lu dans l'Express du 22 mars 2007

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=6243

Citation:
Plan d'actions
Jean Claude Boidin note des manquements au Map


L'ambassadeur, chef de mission de la délégation de l'Union européenne à Madagascar, Jean Claude Boidin, s'est exprimé ouvertement sur le Plan d'actions pour Madagascar (Map), mardi face aux étudiants du Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) à Androhibe
Ainsi, avec une certaine franchise, Jean Claude Boidin n'a pas hésité à évoquer les lacunes qui pourraient faire entrave à la mise en œuvre du Map, après avoir étalé les six points forts du plan. Pour lui, des chiffres traduisant le coût de la concrétisation du programme auraient dû figurer dans le Map.
"Le premier manquement se manifeste par l'absence de chiffrage dans le document de Plan d'actions pour Madagascar. Le Map promet des résultats sans signifier combien ça coûte", expose-t-il à l'assistance composée de responsables provenant de différents secteurs.
Restant toujours sur les moyens financiers de réalisation du programme, l'ambassadeur veut que la répartition des contributions soit mise en lumière. "Le Map devrait définir avec clarté la part de contribution des investisseurs privés, les aides internationales sous forme de dons, les financements par des prêts. Il faut expliquer si Madagascar sera de nouveau un pays endetté", ajoute-t-il.
Stratégies de prévention
Mais les critiques de Jean Claude Boidin ne se limitent pas aux chiffres. Le chef de mission de la délégation de l'Union européenne évoque l'absence de stratégies sectorielles, ainsi que de la stratégie de prévention des risques. "Si on parle, par exemple, de planning familial, il faut définir en détail les chemins pour atteindre les résultats. Il ne faut pas se contenter d'annoncer l'objectif. Le Map est aussi silencieux sur la question des risques naturels comme les intempéries et les accidents. Il ne s'agit pas, simplement, d'envoyer des vivres aux sinistrés après les dégâts ou de mobiliser les élements de la Croix rouge", soulève-t-il.
Face à la curiosité des étudiants du CEDS, le diplomate a tenu à préciser, mardi, à Androhibe, qu'il n'est pas là pour juger.
Pour preuve de sa bonne foi, Jean Claude Boidin explique qu'il a déjà avancé les mêmes critiques à certains responsables étatiques.

Les points forts du Map
Malgré les critiques, le chef de mission de la délégation de l'Union européenne, Jean Claude Boidin, trouve le Plan d'actions pour Madagascar (Map) comme un programme
ayant obtenu l'adhésion de chacun.
Selon lui, les objectifs du Map coïncident avec les objectifs du Millénaire pour le développement. "Les huit engagements du Map ressemblent aussi, une coïncidence heureuse, aux neuf priorités de l'Europe pour le développement. Et le degré d'ambition du programme a pour effet de mobiliser les acteurs pour sa réalisation. Cela veut dire que chacun est déjà engagé dans le Map", lance-t-il.

Fano Rakotondrazaka
Date : 22-03-2007

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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Mer 25 Juin - 8:39

je viens juste de lire çà dans le journal Tribune
source : http://www.madagascar-tribune.com/MAP-o-entre-espoir-et-crainte,7139.html

Citation:
Dans la rue

MAP • entre espoir et crainte

vendredi 13 juin 2008


La plupart des gens que nous avons interviewés dans la rue hier ont de l’espoir sur l’aboutissement du Madagascar Action Plan. Mais beaucoup se posent des questions sur sa réalisation et ses résultats. Certains craignent même ce qu’ils qualifient de vente en gros de Madagascar pour séduire les bailleurs de fonds et les investisseurs.

Parmi les gens les plus pessimistes, il y a Johnny, un jeune homme que nous avons rencontré du côté d’Ambatomitsangana. Pour lui, les dirigeants vont trouver les 5 milliards de dollars nécessaires pour le MAP, mais en contrepartie, ils vont vendre Madagascar aux plus offrants.

• Madagascar Tribune : Est-ce que vous croyez au Madagascar Action Plan ?

Johnny : « Le MAP est un plan de développement. Donc, il devrait être un bon instrument au service du peuple. Mais ce n’est que théorique. La réalité est une autre chose. Il ne s’agit que d’un instrument pour endormir la vigilance de la masse populaire face à l’aggravation de la pauvreté »

• Croyez-vous que les dirigeants vont trouver les restes des 5 milliards de dollars nécessaires à la réalisation du MAP ?

« Oui, le régime actuel est très fort en matière de recherche de financement. Mais ils vont vendre Madagascar au plus offrant pour atteindre leurs objectifs, et c’est le peuple qui va supporter le coût de la folie du régime actuel ».

D’autres personnes ne voient pas le MAP du même regard que Johnny. Pour Dieu Donnée, un habitant du quartier d’Ambatomitsangana, le MAP, comme son nom l’indique, n’apporte que du bien pour Madagascar. C’est un outil de développement.

• Madagascar Tribune : Que représente le MAP pour vous ?

Dieudonné : « C’est un instrument de développement pour notre pays. Je crois beaucoup au développement de Madagascar, si l’Etat arrive à le mettre en œuvre et à respecter toutes les promesses et les mesures mentionnées dans ce plan ».

• Et d’après vous, qu’est-ce qui empêcherait l’Etat de réaliser les promesses et les mesures indiquées dans ce plan ?

« Il y a plusieurs paramètres qui entrent en jeu. Il y a l’envolée du prix du pétrole. C’est un problème mondial, et Madagascar n’y échappe pas. Il y a aussi les catastrophes naturelles. Tous ces problèmes sont incontrôlables, et constituent un obstacle pour l’accomplissement du MAP ».

Henriette, une passante que nous avons rencontrée dans le quartier d’Ampandrana, partage presque la même vision que Johnny. Pour elle, il faut l’implication de tout le monde pour faire aboutir le MAP.

• Madagascar Tribune : Est-ce que vous croyez en la réussite du MAP ?

Henriette : « Bien sûr que oui. C’est, comme son nom l’indique, un plan qui permet à Madagascar de se développer. Mais j’ai pas encore senti le moindre développement jusqu’à présent. Et j’attends des changements ».

• Ne croyez-vous pas qu’il faut l’implication de tout le monde pour la réussite du MAP ?

« Oui. C’est l’union qui fait la force. Il ne suffit pas de faire confiance aux dirigeants et les laisser seul dans la recherche de la voie du développement de notre pays. Nous sommes tous responsables devant notre patrie ».

Recueilli par MANJAKAHERY Tsiresena


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MessageSujet: Re: MAP : on veut y croire   Mar 29 Juil - 17:31

Donc , même pas la peine d'attendre 2012 pour faire un premier bilan

Le Map , on le savait dès le départ n'était qu'un fabuleux montage pour attendrir les " généreux" bailleurs de fonds.

Premier bilan officiel : et c'est dans la presse de ce matin

CQFD

SOURCE du journal Tribune : http://www.madagascar-tribune.com/Pas-d-argent,8031.html

Citation:
« Pas d’argent »
mardi 29 juillet 2008, par Eugène R.


Le président Marc Ravalomanana a reconnu publiquement lors de sa visite à Antsirabe que l’argent n’existe pas pour la réalisation du MAP. "Notre problème, c’est l’argent", a-t-il déclaré devant la directrice exécutive de l’UNICEF, Ann Veneman, censé avoir représenté à l’occasion la communauté des bailleurs de fonds multilatéraux. Le chef de l’Etat a publiquement imploré Ann Veneman de convaincre le secrétaire général de l’ONU et les organisations internationales rattachées à aider Madagascar dans ses efforts. En tout cas, c’est confirmé à partir de ces déclarations présidentielles que la mise en œuvre du MAP est confrontée à des problèmes de financement. Et ce malgré les différents ateliers et conférences internationales qui ont été organisés pour solliciter l’appui des bailleurs. Alors qu’on est déjà à la moitié de la seconde année de ce programme quinquennal du président Marc Ravalomanana, sa réalisation proprement dite se trouve ainsi remise en cause.

15 régions oubliées

Le président Marc Ravalomanana a réaffirmé que sept régions bénéficieront d’actions intensives de développement dans le cadre de la réalisation du MAP (Madagascar Action Plan). Il s’agit de la région d’Analamanga, de Vakinankaratra, d’Itasy, de Bongolava, d’Atsinanana, de Boeny et d’Alaotra Mangoro. A bien entendre le chef de l’Etat, c’est à partir de son discours d’Antsirabe que le vrai développement régional commence. Comme s’il a voulu laisser entendre que tout ce qui a été jusqu’ici entrepris au niveau des 22 régions a échoué. Plus d’un s’interrogent pourquoi les 15 autres régions n’auront pas droit à ces actions intensives de développement. Le président Marc Ravalomanana a-t-il été inspiré par son farouche attachement au chiffre 7 ? Avec ce style de gouvernance, il y aura certainement du déséquilibre régional en matière de développement.





mon commentaire :
le constat arrive peut de temps après le sommet du G8 au Japon de juillet 2008.
Déjà en 2005 , sous Tony Blair, au sommet de Gleeneagles en Ecosse , il avait été promis une aide de 50 000 millions de dollars aux pays africains dont Mada pour lutter contre le sida , la tuberculose etc etc
Au début juillet le bilan des sommes promises est un aveu des fausses promesses.
Les travailleurs aficains et malgaches n'ont touchés que 14 % des sommes promises de leurs "amis".
Vous ne me croyez toujours pas? Je vous conseille de lire le très officiel rapport sur le budget du G8 pour 2010 : aucun rattrapage des 50 000 de dollars promis en 2005 , mais seulement 20% soit 10 000 millions de dollars.
Les conséquences seront dramatiques pour tous : des milliers de morts annoncées en Afrique.

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MAP : on veut y croire

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