MADALAND


 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 épicerie gasy au Canada

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
R@koto
Modérateur
Modérateur
avatar

Masculin Nombre de messages : 5876
Localisation : dans la brousse
Date d'inscription : 27/09/2005

MessageSujet: épicerie gasy au Canada   Ven 18 Jan - 20:10

source : http://www.editionbeauce.com/actualites.asp?nID=4594


Citation :
Des Beaucerons venus d’ailleurs
Ti Tune Chen de Madagascar


Photo: Paul-André Parent

Ti Tune Chen, le propriétaire du dépanneur épicerie L’Escale, située sur la 90e Rue, à Saint-Georges, où l'on retrouve des produits spécialisés de cuisine chinoise et aussi de judicieux conseils de la part de Chen.




Par Paul-André Parent
1/16/2008 6:36:45 AM
Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, votre quotidien électronique ÉditionBeauce.com vous présentera des Beaucerons qui ont choisi de le devenir et qui prouvent qu’on peut naître Jarret Noir ou choisir d’être Jarret Noir. Nous parlons d’eux, mais aussi, ils nous livreront une recette de leur pays d’origine qui sera publiée le samedi dans la chronique des recettes de la semaine.

Nous débutons cette série avec un vrai de vrai qui est bien connu, mais dont on ignore généralement l’origine. Ti Tune Chen, le propriétaire du dépanneur épicerie L’Escale, n’est pas chinois, mais Malgache. Son père était chinois, mais M. Chen est de Madagascar et c’est de là qu’il nous arrive via la France. Nous l’avons donc rencontré pour en savoir davantage sur sa situation de nouveau Jarret Noir.

Malgache
Madagascar est une immense île de plus de 10 millions d’habitants située en Océan indien et séparée de l’Afrique par le canal de Mozambique. C’est sur cette île que Ti Tune Chen est né en 1950, ce qui fait de lui un Malgache. Ce sont ses parents qui sont nés en Chine, d’où donc son nom chinois.

Comme Madagascar a longtemps été territoire français, comme l’île de La Réunion d’ailleurs, Ti Tune a une culture francophone et c’est donc via la France qu’il amorce son trajet migratoire en 1976. Il réussit à immigrer au Canada vers la fin des années 70 et tente sa chance en Beauce à compter de 1979.

Pourquoi la Beauce ?
Lors de son arrivée à Montréal, M. Chen décide de ne pas intégrer le ghetto chinois (Chinatown). Il recherche plutôt une façon de se démarquer et il entend une allocution de Fabien Roy qui parle du Japon du Québec. C’est pour lui une sorte de révélation et, avide d’informations et de connaissances à l’époque, il accumule toutes les informations qu’il peut trouver à Montréal sur la Beauce. Il s’informe aussi sur plusieurs autres régions et villes du Québec avant de finalement opter pour la Beauce vers où il se dirige finalement.

Et c’est à Beauceville, via Sherbrooke, qu’il fait en premier connaissance avec notre région. Il avait compris que Beauceville était la métropole régionale et n’y trouvait pas alors ce qu’il avait espéré. Et on le dirigea alors vers Saint-Georges où il devait s’arrêter et s’installer.

Début difficile
Avec en poche ses économies seulement, une chambre d’hôtel l’abrite pour quelques jours, le temps de voir ce qui s’offre à lui. On le regarde de haut et on lui demande toujours s’il a un emploi avant de lui louer un logement ou de lui offrir un emploi. Rien à faire. Finalement, les propriétaires de l’époque de l’Auberge Benedict Arnold, Marc Lapierre et son épouse, décident de lui donner un coup de main et lui cèdent un logement. Ti Tune Chen rappelle avec amusement qu’ils étaient venus lui offrir, pour le premier Noël, un pâté chinois, une attention qu’il n’oubliera jamais, même si le mets n’a rien de chinois.



Pour l’emploi, c’est en offrant gratuitement ses services au magasin Trans-Canada du Carrefour que M. Chen décroche son premier travail. Il offre de commencer gratuitement et d’être payé seulement s’il réussit bien. Et il devient meilleur vendeur rapidement.

Il fera alors venir son amie de Madagascar et l’épousera. Et pendant toute cette période, il fait des recherches et accumule les démarches pour trouver sa voie. Il sait qu’il veut œuvrer dans l’alimentation et prépare le terrain. Études de marché, rencontre avec des spécialistes et fonctionnaires et persévérance font partie de son quotidien. Le tout le mène vers le secteur nord de la ville et il recherche une épicerie ou quelque chose du genre qu’il pourra adapter.

Il décide alors de tenter sa chance pour le dépanneur de la 90e Rue. Il doit débourser 500 $ pour obtenir le bilan afin de l’étudier avant de faire une offre. Il ajoute la condition que s’il achète, le 500 $ sera son premier versement. Il présente son plan d’affaires à la banque et est accepté. C’est ainsi que naît L’Escale.

Ségrégation
Pour réussir dans ce domaine, Ti Tune Chen a eu à se vendre lui-même. On l’a dénigré au départ. Pas tout le monde, comme il l’explique. Mais c’est le 0,1% habituel qui s’est acharné et qui l’a condamné avant de le connaître. On le traitait alors de « maudit chinois » ou de « voleur de job » alors qu’il travaillait près de 100 heures par semaine pour arriver. C’était carrément de la discrimination.

Comme notre homme aimait travailler au public et s’impliquer, il a choisi de passer par-dessus ces affronts et continuer de bien accueillir ses clients et de leur offrir des services de qualité. Il avait étudié le fonctionnement de certaines chaînes de dépanneurs et avait implanté un concept amélioré à L’Escale.

On y trouvait des départements spécialisés (Revues internationales, boulangerie, épicerie chinoise, bières artisanales et autres). Il créait une attraction et un besoin et était innovateur dans son domaine.

Vivre et rendre
Au début, il n’avait pas d’amis en raison de son horaire de 7 jours et 12 heures par jour. Avec le temps, il s’est impliqué au niveau bénévolat et clubs sociaux et s’est crée des amis. De plus en plus d’amis et de fidèles clients. Tout ce qu’il recherchait alors, c’était un moyen de vivre décemment et de rendre à la population ce qu’elle lui donnait, ce qu’elle lui permettait.

Ti Tune Chen s’implique aujourd’hui de plus en plus dans sa communauté. Il respecte ses voisins, ses clients et sa région et on le lui rend de plus en plus. Son site Internet est réputé et si vous recherchez une recette chinoise, vous tomberez inévitablement sur son site qui est le plus connu. Si vous recherchez des produits chinois, c’est chez lui que vous trouverez le meilleur choix avec les meilleurs conseils. Peut-être même des cours de cuisine chinoise ?

M. Chen, Ti Tune de son prénom, est un homme de grande culture qui peut être une ressource de choix pour ses clients de l’épicerie L’Escale. Et le connaître, c’est aussi faire connaissance avec le respect et la courtoisie. Ti Tune Chen, c’est un nouveau Jarret Noir de Saint-Georges qu’on apprécie de plus en plus.

Pour consulter le site de Ti Tune Chen, www.chen.qc.ca où l’on trouve de nombreuses recettes chinoises.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
épicerie gasy au Canada
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» cherche travail fixe aupres musher pro scandinavie, canada
» Tremblement de terre au Canada
» élevage au Canada, plutôt au Québec.....
» Elodée du Canada
» Nouveau sur Air Canada

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MADALAND :: *******L'ILE EN PHOTOS******* :: Recettes Locales-
Sauter vers: