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 Le projet éthanol

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R@koto
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MessageSujet: Le projet éthanol   Lun 29 Déc - 19:54

une info du journal Tribune

source : http://www.madagascar-tribune.com/Le-projet-ethanol-mis-en-branle,10537.html

Citation :
Agro-carburant

Le projet éthanol mis en branle

lundi 29 décembre 2008, par RAW


12 millions USD de la Banque sud-africaine pour le Développement ou DBSA, c’est le fonds affecté par cette institution à la production d’agro-carburant. Trois sociétés sont prêtes pour la mise en œuvre de ce projet : le Groupe Raveloson Samuel, Jason World Energy et Madagascar Green Energy. Le projet a été présenté vendredi dernier à la presse et il réunit des investisseurs sud-africain, mauricien, indien, canadien, américain et malgache. Il consiste à cultiver de la canne à sucre pour en extraire de l’éthanol. Il envisage aussi de produire 250 000 tonnes d’engrais et de fournir de l’électricité aux localités impliquées dans le projet.

Trois unités de production seront pour l’instant installées à cet effet. Le projet intéresse trois sites d’une superficie totale de 50 000ha réparties à Katsepy et Mitsinjo dans la Région Boeny, Brickaville dans la Région Atsinanana et Nosy-Be dans la Région DIANA. Le projet sous régime de zone franche conduit précisément par une société indienne du nom de Chandli Oil Company prévoit de produire 28 millions de litres d’éthanol et, à terme, 100 millions de litres par an, dont la totalité est destinée à l’exportation. Cinq pour cent (5%) de cette production peut être écoulé sur le marché local, si besoin est, car pour l’instant, selon un responsable, l’usage d’agro-carburant n’est pas réglementé à Madagascar. La mise en œuvre du projet d’exportation d’éthanol procurera 40 millions USD à l’Etat malgache et génèrera 300 emplois directs et 6000 emplois induits. Les premières productions d’éthanol sont attendues en 2010.

========================
Et l’environnement dans tout çà

Lors de la présentation du projet, les responsables ont essayé de persuader l’opinion sur le caractère opportun du projet pour le pays : emplois directs et indirects durables, électrification des zones concernées et mise en valeur rationnelle des terres. Les rentrées de devises pour les caisses de l’Etat n’ont pas été oubliées et les avantages comparatifs de Madagascar par rapport aux autres pays, pour dire que les bas salaires de la main d’œuvre agricole malgache sont notre premier atout sur ce marché du travail. Le flou persiste en effet sur la masse salariale, précisément sur le salaire et les revenus réels des agriculteurs et ouvriers agricoles qui évoluent sur ces 50 000ha de canne à sucre. Les protecteurs de l’environnement sont eux aussi restés sur leurs inquiétudes. Ils relèvent que le gaz ou le charbon nécessaires à la distillation de l’éthanol provoque d’importantes émissions de gaz carbonique (CO2) et que le bilan n’est pas meilleur que pour le biodiesel. De ce point de vue, faire comprendre que l’agro-carburant est la panacée sur toute la ligne est faux. D’autant que la culture de canne à sucre, si elle devient intensive pour les besoins de l’unité industrielle en zone franche, pourrait induire un impact négatif sur l’environnement. Une trop forte utilisation d’engrais et de pesticides et un renforcement de l’irrigation augmenteraient les impacts négatifs de l’agriculture sur la biodiversité, la qualité des sols et la ressource en eau. Sans occulter le risque de porter atteinte aux agricultures vivrières.

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MessageSujet: Re: Le projet éthanol   Ven 10 Déc - 12:04

au 10/12/2010

A lire dans La Vérité
source : http://www.laverite.mg/economie-a-madagascar/production-dethanol-projets-de-promotion-en-cours.html

Citation :
Production d’éthanol - Projets de promotion en cours
Écrit par Donas Hanitriniony Ralay
Jeudi, 09 Décembre 2010 00:30




Un projet de production d’éthanol de la société Jason World Energy est actuellement en cours à Katsepy, Mahajanga. La pose de la première pierre de l’usine a eu lieu le 20 novembre. C’est la compagnie indienne Chandni Oil qui se chargera de la construction de l’usine pendant six mois à compter de la fin de la saison cyclonique. Ce projet de construction d’usine a été mis en veilleuse durant deux ans.
Il contribue également au développement de la Région avec une capacité de production de 28 millions de litres par an, essentiellement destinée à l’exportation. Les villages environnants ont déjà profité du projet d’adduction d’eau, grâce à l’existence de ce projet de création d’usine de production d’éthanol. L’usine de Katsepy aura besoin de près de 400 000 tonnes de cannes à sucre par an, dont la majorité sera importée.
La Fondation Tany Meva
La Fondation Tany Meva, une organisation non gouvernementale spécialisée en environnement, a entrepris des recherches sur la valorisation de l’éthanol et la réduction de l’utilisation du charbon de bois. Les opérateurs économiques, les producteurs de canne à sucre pourront profiter de ce projet. Il existe également des réchauds qui fonctionnent avec de l’éthanol. Accessibles à moindre prix, ils sont aussi économiques.
Le premier Salon de l’éthanol dans le pays est prévu du 13 au 16 décembre au Centre national d’études et d’application du génie rural. Il vise à promouvoir la filière éthanol en étant une plate - forme de rencontres pour une coordination efficace dans la sensibilisation sur les avantages de l’éthanol. Dans la Grande Ile, la plupart des ménages utilisent encore comme combustible le charbon de bois.
Toutefois, l’utilisation du charbon de bois peut être néfaste pour la santé des enfants. La recherche d’autres alternatives est en cours pour y remédier. Des projets pilotes d'utilisation de foyers à éthanol ont été lancés par la Fondation Tany Meva et la Banque mondiale en 2008. Les utilisateurs ont été satisfaits par cette nouvelle source d’énergie. La production artisanale de l’éthanol est possible dans le pays.
La filière éthanol dans l’Océan indien
Maurice et Madagascar sont en train de se positionner sur les filières biocarburants. Dans la Grande Ile, des projets sur la culture de jatropha sont en cours pour produire le biodiesel. A Toamasina, le projet industriel de bioéthanol est aussi en cours. L’objectif est de produire environ 90 000 litres d’éthanol par jour et en même temps assurer une plantation de 5 000 ha de canne à sucre. D’autres projets sont identiques à Nosy Be, Mahajanga et Moramanga.
La réforme de l’Organisation mondiale du commerce - sucre Mauricienne a poussé le Gouvernement à adopter un plan d’utilisation énergétique du sucre. L’objectif est d’atteindre une production de près de 30 millions de litres par an d’ici 2013. Les exportations locales priment avant la conquête du marché local. Le mélange bioéthanol - essence n’est pas encore permis par la législation mauricienne. Total et Alcodis ont expérimenté le mélange E10, constitué à 10% d’éthanol sur une trentaine de véhicules.
Au Brésil, 90% des véhicules roulent au bioéthanol fabriqué à partir de canne à sucre. Les Etats - Unis, l’Inde et l’Indonésie sont aussi en avance dans les projets d’exploitation de la canne à sucre.
Donas Hanitriniony Ralay



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MessageSujet: Re: Le projet éthanol   Mar 14 Déc - 11:47

14/12/2010 dans l'Express


source : http://www.lexpressmada.com/energie-madagascar/19087-l-ethanol-tente-de-s-imposer.html



Citation :
Energie
L'éthanol tente de s'imposer




Le fatanol est le clou de l’exposition au CNEAGR à Nanisana.

La fondation Tany Meva organise un salon de quatre jours. Elle présente, à l'échelle nationale, l'utilisation de l'éthanol domestique.

Un produit révolutionnaire. La fondation Tany Meva considère aujourd'hui que l'éthanol domestique est prêt pour alimenter le marché national. Cette constatation résulte des résultats positifs auprès des zones choisies à titre de phase pilote. Le salon de l'éthanol, organisé auprès du Centre national d'études et d'applications du génie rural (CNEAGR) à Nanisana, vise ainsi à sensibiliser les visiteurs sur les atouts acquis sur l'usage de l'éthanol, que ce soit d'ordre économique, environnemental ou social.

« Notre objectif est de remplacer l'usage du charbon et des bois de chauffes par l'éthanol. Ce combustible ne diffuse aucune odeur, et ne contient aucun risque d'explosion. De plus, il n'est pas dangereux pour la santé », explique Hermine Ranivosoa. Elle occupe la commercialisation du produit au sein du salon. Elle semble être très optimiste sur le succès de cette source d'énergie. « Je suis là depuis une heure et il y a déjà, au moins, 20 personnes qui ont passé une commande », énonce Hermine Ranivosoa. Le nouveau produit semble, en effet, intéresser les visiteurs. Ils ont été conquis par les démonstrations. De plus, le fatanol consomme peu.

Essais concluants

« Les essais que nous avons effectués à Ambositra ont demontré qu'il faut un litre et demi d'éthanol pour la cuisson quotidienne. Le litre coûte 500 ariary, soit 1500 ariary par jour en tout », expose Rivo Andriatsiferana, technicien, aux visiteurs.

« Pour le cas du fatanol, il faut payer 30 000 ariary pour l'achat en gros », poursuit-il. Ceux qui sont intéressés doivent ainsi laisser leur numéro, et seront contactés par la suite pour la remise du fatanol et de l'éthanol. Ce nouveau combustible sera par ailleurs vendu à Analamanga pour l'approvisionnement. Pour les autres régions, l'éthanol est déjà mis en vente à Ambositra. Pour le reste, « l'un des objectifs du salon de l'éthanol est de mobiliser tous les acteurs tels que des opérateurs économiques et des paysans, pour la diffusion à l'échelle nationale de l'éthanol domestique », énonce Njiva Ratsitoarimanga, manager qualité-innovations de la fondation Tany Meva.

Judicaëlle Saraléa
Mardi 14 decembre 2010

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MessageSujet: Re: Le projet éthanol   Mar 14 Déc - 11:55

14/12/2010 dans les Nouvelles

source : http://www.les-nouvelles.com/spip.php?article6283

Citation :
Énergie domestique
L’éthanol s’avère plus rentable que le gaz et l’électricité

Le « salon Ethanol 2010 » a ouvert ses portes hier au CNEAGR de Nanisana. Les objectifs de ce salon sont triples : promouvoir la filière, sensibiliser la population sur les avantages qu’on peut tirer de l’utilisation de l’éthanol domestique et mobiliser tous les acteurs intervenant dans la filière.

Le représentant résident de la Banque mondiale, Adolfo Brizzi, a été catégorique : les études qui ont été faites jusqu’à maintenant prouvent que l’éthanol domestique est plus rentable que le gaz ou l’électricité. Il l’est légèrement moins par rapport au charbon de bois ou au bois de chauffe. Toutefois, les recherches qui se poursuivent encore laissent espérer que les résultats à venir permettront de rentabiliser au maximum le produit.

Toutefois, il a ajouté qu’en considérant les autres avantages offerts par l’éthanol domestique, son utilisation est de loin plus profitable. C’est un produit propre. A ce titre, il a des impacts économiques sur la santé (moins de problèmes de pollution). Sa substitution au charbon de bois permet de réduire la déforestation. Ce qui bénéficie à l’environnement. D’où une intervention possible au niveau du marché de carbone. C’est aussi une filière qui pourra générer des emplois, du commerce (approvisionnement, vente).

C’est une filière qui est appelée à connaître un grand développement dans les années à venir quoiqu’elle soit encore à ses premiers balbutiements à Madagascar. L’épuisement inéluctable, à terme, de l’énergie fossile devrait renforcer les recherches pour rentabiliser les produits de cette filière qui a bénéficié de l’appui technique et scientifique de la Banque mondiale depuis 2001. Le partenariat avec la fondation Tany Meva a débuté en 2006.

Sans concurrence

L’utilisation de l’éthanol ne se résume pas à la cuisson. Il peut aussi servir de carburant pour les véhicules et de source d’éclairage. Il faut noter qu’il existe une certaine appréhension dans l’utilisation de l’éthanol. Selon le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures, il est erroné de penser que la production de biocarburants et celle des hydrocarbures sont concurrentes. Dans la situation actuelle, elles se complètent.

Dans une situation extrême, on craint également que l’éthanol domestique ou le biocarburant n’arrive à concurrencer l’agriculture vivrière. En effet, dans certains pays développés, le développement de la production du biocarburant se fait au détriment de celui de la production vivrière. Mais il faut savoir que dans ces pays, même le maïs est utilisé pour produire du biocarburant.

De ce fait, la concurrence est rude entre ces deux objectifs de production. Cependant, selon un spécialiste du développement intégré, cela ne risque pas d’arriver dans un pays comme Madagascar où de vastes espaces inexploités existent encore. D’autant plus que la culture de canne à sucre ne nécessite pas de terres spécifiques propices à l’agriculture vivrière.

Ranaivo Lala Honoré
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MessageSujet: Re: Le projet éthanol   Mer 22 Juin - 11:40

du nouveau ce mercredi 22 juin 2011

Citation :
Commercialisation de l'Ethanol : En attente de l'autorisation de l'Etat Écrit par Manitriniaina Colombe Hier, l'Association nationale des cultivateurs d'éthanol a tenu une conférence de presse pour informer, exposer, démontrer, les multiples avantages de l'utilisation de l'éthanol dans la vie quotidienne devant des représentants d'ONG et des ministères. Le thème de cette rencontre a été intitulé "Ady amin'ny fahantrana". En effet, c'est un grand projet qui lutte contre la pauvreté, car celle-ci touche plusieurs secteurs, et qui promeut une activité génératrice de revenus pour la population. Le projet durera un an et l'association attend une intense collaboration avec les bailleurs de fonds, et même avec l'Etat. "Jusqu'à cet instant, nous attendons leurs réponses pour cette autorisation pour la commercialisation afin de formaliser notre projet afin que la population puisse l'utiliser et profiter de ses divers avantages. D'ailleurs, nous sommes prêts pour développer ce secteur car il crée des emplois. Par ailleurs, il intéresse une grande partie de la population et seule cette autorisation fait blocage", déclare le Président de cette association Zanakoto Jean Chrysostome.

Plus économique

Selon les explications fournies par un responsable de l'association, l'éthanol est moins cher par rapport aux prix du charbon actuel car selon la référence sur le marché international, le litre vaut 1 000 Ar.

De plus, un hectare est en mesure de produire 5,000 l d'éthanol. Actuellement, 2 300 000 ha de terres sont occupés par la canne à sucre. Ainsi quand l'autorisation sera octroyée, l'éthanol sera d'un grand secours pour la population car cette superficie peut facilement être augmentée car l'association envisage d'exporter à l'étranger.

L'éthanol présente également de nombreux avantages, que ce soit du point de vue sanitaire et hygiénique à cause de sa propreté et de l'inexistence de CO2, ou du côté économique de par son prix. En outre, par rapport au charbon, il protège et préserve l'environnement et n'encourage pas la déforestation, continue Zanakoto Jean Chrysostome.

A part la canne à sucre, le maïs et le manioc contiennent aussi de l'éthanol.

çà cool de source : http://votemfm.com/mg/index.php?option=com_content&view=article&id=18093:commercialisation-de-lethanol-en-attente-de-lautorisation-de-letat&catid=35:economie&Itemid=61
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MessageSujet: Re: Le projet éthanol   Sam 19 Nov - 10:29

19/11/2011

source :

Citation :
Énergie
L’éthanol en réponse à la déforestation et à la pollution
Selon les estimations, 95% des ménages à Madagascar utilisent principalement du bois de chauffe et du charbon de bois comme source d’énergie ménagère. Cela entraîne forcément de fortes pressions sur la couverture forestière nationale. C’est ce qui a amené la Banque mondiale à effectuer des études sur les possibilités de faire de « l’éthanol un combustible domestique à Madagascar ». Le rapport traitant ce sujet a été présenté hier dans les locaux de cette institution financière internationale.


La consommation nationale annuelle est d’environ 17 millions de m3 de bois de chauffe dont 8 millions sont utilisés en tant que charbon de bois. Le bois de chauffe est le combustible prédominant dans les ménages les plus pauvres et à revenu moyen tandis que le charbon de bois prédomine chez les riches. L’électricité, le gaz naturel et le pétrole lampant ne servent de combustible de cuisson que pour une très petite minorité.

Cette consommation de bois comme principale source d’énergie ménagère pèse lourdement sur les ressources environnementales. Alors que la couverture forestière constitue moins de 25% de la superficie de Madagascar, selon les estimations, 50.000 ha de forêts sont perdus par an. « Cette utilisation du bois et du charbon de bois comme combustible domestique risque de nuire aux efforts engagés depuis des années pour gérer la couverture forestière de Madagascar » a souligné Adolfo Brizzi, country manager de la Banque à Madagascar.

En plus de son impact sur l’environnement, cette utilisation du bois et du charbon de bois pour la cuisson a également des conséquences sur la santé publique. Presque 12.000 décès par an dans le pays, dont plus de 10.000 concernant des enfants de moins de 5 ans, sont attribués à des infections respiratoires provoquées par l’inhalation de la fumée issue des combustibles solides brûlés.

Dans le contexte de ces deux problèmes, le gouvernement a demandé à la Banque mondiale de réaliser une analyse sur le potentiel de mise à l’échelle de l’éthanol (produit à partir de la canne à sucre ou de mélasse de canne à sucre) en tant que combustible de cuisson amélioré. Les résultats de cette étude faite à partir de l’expérience d’autres pays sont favorables. « L’éthanol fait à partir de canne à sucre par des micro-distilleries pourraient être compétitive avec le charbon de bois, tout en apportant des bénéfices économiques ainsi que des avantages pour la santé et pour l’environnement » a souligné Paul Marti, auteur principal du rapport.

Création d’emplois

Bien que la production d’éthanol soit déjà pratiquée à Madagascar, les niveaux de production sont actuellement bas dans le secteur formel de grande échelle. En effet, celui-ci est en déclin dans la production et la productivité des dernières années, alors que la production artisanale d’alcool issu de la canne’ à sucre, à petite échelle, continue. Toutefois, il ne convient pas pour une utilisation en tant que combustible domestique.

Une estimation initiale du marché potentiel de l’éthanol pour la cuisson ménagère a été réalisée avec un prix courant prudent de 35 cents dollar par litre, soit environ l’équivalent de 700 ariary. Elle montre que, sur une période de 30 ans, l’on peut s’attendre à ce que plus d’un million de ménages remplacent leur principal combustible de cuisson actuel par l’éthanol. Ceci équivaudrait à plus de 5 millions de personnes au total, approximativement 16% de la population nationale de 2042.

L’adoption de l’éthanol comme combustible domestique réduirait de 34 millions de dollars les coûts de santé au cours de ces trois décennies. De plus, un scénario de production d’éthanol à grande échelle aurait un impact significatif sur les forêts de Madagascar grâce à l’utilisation réduite de bois et de charbon de bois pour la cuisson ménagère, ce qui sauverait l’équivalent d’environ 10% de la superficie forestière de Madagascar.

Enfin, il y aurait aussi un impact important en termes d’activité économique autour de la production agricole, la distillation, la distribution et également dans le système de production et de distribution de réchauds. Au cours de la période de 30 ans (2010-2040), la consommation impliquerait la création d’environ 814.000 emplois par rapport à un équivalent de 242.000 emplois dans la production de charbon. Approximativement, 25% de ces emplois concerneraient la production de matières premières et les 75% restants les micro-distilleries. Ces emplois prédomineraient en milieu rural.

Ranaivo Lala Honoré


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MessageSujet: Re: Le projet éthanol   Sam 19 Nov - 10:32

19/11/2011

dans la Gazette : http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=17268:combustible-domestiqueethanol-jusqua-625-millions-usd-davantages-economiques&catid=45:newsflash&Itemid=58

Citation :
Combustible domestique/Ethanol: Jusqu’à 625 millions USD d’avantages économiques
Vendredi, 18 Novembre 2011 09:10
Le programme initié par la Banque mondiale en partenariat avec plusieurs ministères devrait dégager ces avantages sur 30 ans si 16% des ménages utilisent l’éthanol au lieu du bois de chauffe ou du charbon. Hier à la 20ème session du dialogue pour le développement organisée par la Banque à Anosy, l’expert de la Banque Paul Martin a ventilé ces avantages dans la suppression des coûts des soins liés à la pollution de l’air ménager (34 millions USD), l’économie de temps (368 millions USD), la création de 814 000 emplois (contre 242 000 dans la production de charbon). Il y a aussi la non-dégradation de 4 millions d’ha de forêts non gérées ou 10% de la superficie forestière du pays, la suppression du coût de reforestation de 87,5 millions USD… L’un des panelistes de la session, José Yvon Raserijaona, chercheur en développement et secrétaire général de Telma évoque toutefois les risques liés à cette filière. Il cite le détournement de surfaces dédiées aux cultures vivrières, les dérives vers l’alcoolisme, la fabrication de réchauds contrefaits.
Toutefois, les avantages ne sont pas négligeables à ses yeux :

« La filière devrait aider notre agriculture à se restructurer via l’agriculture contractuelle et l’organi-

sation de plantations intensives. Sinon, il faut mettre en place un dispositif de traçabilité et de commercialisation et stimuler la création de micro entreprises qui sont l’avenir de l’économie ». Pour la première fois depuis environ une décennie, le programme sur l’éthanol prend une tournure plus concrète. L’expertise scientifique des 2 modèles de réchaud inventés par deux chercheurs malgaches est bouclée. Elle est envoyée au ministère de l’Energie pour autorisation de fabrication. Le spécialiste de l’environnement de la Banque, Bienvenu Rajaonson a précisé que cette autorisation devrait sortir courant décembre. Pour les réchauds, la capacité de fabrication est de 4 000 unités par jour. Il faut 4 000 l d’éthanol par jour pour les faire fonctionner car un ménage de 4 à 5 personnes a besoin de 1 l/jour pour cuire ses repas. La plantation de cannes à sucre devrait suivre. L’expansion de la production d’éthanol nécessite près de
100 000 ha d’ici 2040, soit 3,5% des terres arables du pays.

Le country manager de la Banque, Adolfo Brizzi souligne l’importance de la rentabilité de l’éthanol. Pour l’heure, le charbon de bois est plus compétitif. Selon le Dr. Haja Andrianantenaina du laboratoire de physique de l’université de Fianarantsoa et inventeur de l’un des réchauds à éthanol, le litre est à 2 000 Ar et le réchaud à 60 000 Ar. Il faut une économie d’échelle pour vendre le réchaud à 20 000 Ar. Pour l’éthanol, le prix pourrait être subventionné plus tard par le fonds carbone de 16 dollars par réchaud par an. Pour le chercheur cité plus haut, il faut régulariser la situation des 140 000 producteurs de rhum artisanal (« toaka gasy ») : « Tant qu’ils ne le sont pas, le programme ne marchera jamais. Ces producteurs peuvent être structurés en groupements et incités à devenir des producteurs agréés ». Il faut noter que la production ne peut pas se faire avec les équipements traditionnels. Il faut une micro distillerie dont le coût est dans les 4 millions Ar et dont la production répond aux normes. Des mesures incitatives seront les bienvenues pour inciter le privé et les producteurs de rhum artisanal à y investir.





Utilisation des produits forestiers: Risque d’une crise majeure à multiples dimensions

Hors bois d’œuvre, les produits forestiers représentent 45,8% du revenu annuel des ménages agricoles d’après l’étude de la Banque mondiale sur la filière éthanol comme combustible domestique. Comme quoi, les activités liées à la forêt sont la 1ère source de revenu de rente en milieu rural, surtout à travers l’emploi avec plus de 16 millions de jours de travail par an. La couverture forestière est pourtant en déclin : elle représente 25% de la superficie du pays alors que 80% de l’écosystème forestier naturel ont disparu, sans parler des 200 000 ha par an partis en fumée ou faisant l’objet de déforestation. Si le taux de réduction des zones forestières reste à son niveau actuel, toutes les forêts du pays disparaîtront d’ici 40 ans. Avec un tel scénario, les conséquences seront multiples : la pauvreté rurale augmentera beaucoup parce que les forêts procurent près de 46% du revenu annuel des ménages agricoles, l’écosystème sera détruit et l’agriculture avec ainsi que la sécurité alimentaire, etc. A l’heure actuelle pourtant, 95% des ménages utilisent la biomasse pour la cuisson. La consommation nationale est estimée à 9 millions de m3 pour le bois de chauffe et à 8 millions pour le charbon de bois.

Sans une politique claire sur l’énergie incluant les combustibles domestiques, le pays risque ainsi de connaître une crise majeure à multiples dimensions d’ici quelques décennies. Car il n’y a pas que le volet économique et environnemental. Selon l’étude de la Banque, près de 12 000 décès par an dont plus de 10 000 enfants de moins de 5 ans sont attribués à des infections respiratoires provoquées par l’inhalation de l’air pollué dégagé par le foyer traditionnel utilisant de la biomasse. Sinon, l’énergie ménagère devrait présenter d’importantes opportunités d’investissement dans les pays en développement comme Madagascar. Elle représente 75 à 90% du total de la demande en énergie. Une fois de plus, une politique claire sur le secteur énergie est indispensable pour exploiter ces opportunités, résoudre une bonne fois pour toutes les problèmes de la Jirama, augmenter le taux de l’électrification rurale qui n’est que de 4% à l’heure actuelle, promouvoir les énergies renouvelables… Une simple exonération fiscale sur les matériels utilisés dans la production d’énergies renouvelables ne suffit pas.

Cette mesure fiscale est inscrite dans la loi de finances 2011 mais elle ne résout pas tous les problèmes au développement de la filière des énergies renouvelables. Le cadre légal et réglementaire fait encore défaut. Il en est de même pour l’organisation de la filière, l’identification des réserves foncières adaptées… Il fut un temps où un projet de cadre légal a fait le va-et-vient dans les ministères concernés. Il n’a pas encore vu le jour.

Fanjanarivo






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MessageSujet: Re: Le projet éthanol   Sam 26 Nov - 13:10

26/11/2011

source : http://www.lexpressmada.com/ethanol-madagascar/29509-le-cadre-juridique-attendu.html

Citation :
Ethanol
Le cadre juridique attendu



Démonstration de l’utilisation d’un réchaud à l’éthanol (Photo Claude Rakotobe)

La filière éthanol pourrait devenir un secteur important pour l'économie. Mais l'absence de cadre juridique constitue un frein.
Lancée bien avant la crise, l'élaboration du cadre juridique régissant la filière éthanol n'a pu jusqu'ici voir le jour. Toutes les activités relatives ont été suspendues. La reprise de la création de ce cadre réglementaire dépendra de la volonté politique. « Pour le moment, il n'y a pas encore d'avancement concernant la mise en place du cadre juridique de la filière éthanol. A cause de la situation politique, les travaux menés auprès des différents ministères, dont l'Agriculture et l'Energie, sont en instance », déclare Ranai­vosoa Ravaka, responsable du programme Énergie auprès de la Fondation Tany Meva, une entité qui intervient dans la promotion des énergies renouvelables. « La reprise dépendra de la volonté des dirigeants politiques, indépendamment des acteurs privés.
Initiative privée
Il n'y a pas de calendrier pour pouvoir avancer», poursuit cette dernière, lors d'un entretien avec des membres de la presse, en marge d'une cérémonie de remise de prix organisée par la Fondation à l'hôtel Panorama.
L'existence de ce cadre juridique est incontournable. En effet, il définira les grands points dans chaque phase, à savoir la production, le processus de fabrication voire la com­mer­cialisation. Le secteur privé, comprenant les producteurs et les investisseurs ainsi que les bailleurs ont pourtant montré leurs détermination à promouvoir la filière. La Banque mondiale a financé la mise en œuvre d'un projet pilote.Les recherches dans la fabrication des réchauds à éthanol se multiplient. Un des promoteurs, Marcel Hajamalala Andria­manantena, a été félicité pour sa réalisation et encouragé à procéder à la vulgarisation. Il a été le premier lauréat du concours Tosika Meva 2011.
Par ailleurs, de grandes sociétés commencent à s'y investir. Selon les propos de Ravaka Ranaivosoa, une grande firme implantée à Mahajanga est prête à produire. Les travaux de construction de l'unité de production ont pris fin. Une industrie sucrière, régie sous le régime d'entreprise franche, exporte déjà la totalité de sa production.



Lantoniaina Razafindramiadana
Samedi 26 novembre 2011



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MessageSujet: Re: Le projet éthanol   Aujourd'hui à 2:13

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Le projet éthanol
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