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 Bilan des Assises par un ancien diplomate.

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R@koto
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MessageSujet: Bilan des Assises par un ancien diplomate.   Jeu 16 Avr - 22:06

une analyse sur la tenue des dernières assises nationales

dans le courrier des lecteurs du journal l'Express du 15 avril 2009

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=25782

Citation :

La Transition avance malgré tout
Le 2 Avril 2009, une délégation conduite par monsieur Ny Hasina Andriamanjato, ministre des Affaires étrangères s’est adressée aux membres du Conseil Permanent de la Francophonie à Paris.


Lors de cette session extraordinaire, le CPF a constaté que « le transfert des pouvoirs par le président Marc Ravalomanana au directoire militaire est anticonstitutionnel ». Par conséquent, « l’ensemble du processus de transfert arrivé à la Haute autorité de la transition présidée par monsieur Andry Rajoelina constitue une rupture de l’ordre constitutionnel ».
Ce constat du CPF nous fait savoir que c’est le président de la République lui-même qui a introduit la Transition dans la voie extra constitutionnelle. Il n’est donc pas entièrement juste de taxer le président Andry Rajoelina d’avoir fait un coup d’état.
Par ailleurs, les Assises nationales tenues à Antananarivo, les 2 et 3 Avril ont réuni plus de 1200 personnes des sociétés politique et civile de toute tendance pour tracer la feuille de route de la Transition et fixer le calendrier électoral. Les anciens présidents, l’amiral Didier Ratsiraka et le professeur Albert Zafy y ont été fortement représentés. Quant aux partisans du président Marc Ravalomanana, à part la présence de hautes personnalités dont Rajemison Rakotomaharo et Benjamin Andriamparany Radavidson, ils ont organisé une rencontre à l’hôtel Carlton.
La société civile a joué un rôle important aussi bien dans la participation aux travaux des Assises que dans leur organisation. Ces Assises seront suivies au mois de mai des conférence régionales dans les chefs lieux des 22 Régions. Une conférence nationale clôturera cette vaste consultation des forces vices. Il est vrai que pour le moment cette démarche à caractère consensuel n’est pas partagée à l’unanimité par tous les acteurs politiques.
Le représentant personnel du secrétaire général des Nations Unies, monsieur Tlébilé Dramé, impliqué depuis février 2009 au cœur des manœuvres de sortie de crise, connait aux moindres détails ce qui s’est passé. Peut-on alors lui poser des questions ? Pourquoi a-t-il persuadé le président Ravalomanana de ne pas démissionner comme ce dernier en avait l’intention le vendredi 06 Mars ? Pourquoi a-t-il accepté de recevoir à Iavoloha l’ordonnance 2009-001 du 17 Mars, signée par le président de la République, pourtant entachée d’illégalité ? Pourquoi a-t-il pris la responsabilité d’annoncer officiellement au peuple malgache la teneur de cette ordonnance ? Quand le vice amiral Hyppolite Ramaroson lui a dit à l’évêché d’Antanimena qu’il ne voulait pas de ce directoire militaire et qu’il allait transmettre les pouvoirs à monsieur Andry Rajoelina, pourquoi a-t-il approuvé cette démarche ?
Aujourd’hui monsieur Tlébilé Dramé élabore une nouvelle forme de transition avec les représentants des trois anciens chefs d’état et du président Andry Rajoelina. A défaut d’être conforme à l’ordre constitutionnel, celle-ci sera t-elle plus consensuelle que le processus initié par les Assises nationales? La question se pose. Un pouvoir de transition ne peut que s’ouvrir à toutes les forces politiques présentes sous peine d’être bloqué.
Le peuple malgache a définitivement tourné la page du régime Ravalomanana. Comme a dit le président Andry Rajoelina :
« Il n’est plus question de remettre en cause le socle de la Transition ». Si la Transition est réellement consensuelle et ouverte à toutes les sensibilités politiques, Madagascar ne saurait être sanctionné ni isolé au sein de la communauté internationale. Au contraire, après l’expulsion brutale de l’Ambassadeur Gildas Le Lidec, du père jésuite Sylvain Urfer et des journalistes français, on peut espérer que la relation de Madagascar avec la France va retrouver un nouvel élan. De la même manière, Madagascar pourrait retrouver bientôt sa place au sein de la grande famille de la Francophonie et garder ses liens d’amitié avec les pays voisins de l’océan Indien. Avec l’appui de l’Union européenne, la Transition pourrait organiser des élections libres, fiables et transparentes. Les routes continueraient à avancer comme auparavant.

André Rasolo
Ancien diplomate


Date : 15-04-2009
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