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 Lutte contre le travail des enfants

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R@koto
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MessageSujet: Lutte contre le travail des enfants   Mar 28 Avr - 19:45

Premier bilan dans le Boeny

une info de l'Express du 28 avril 2009


source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=26076


Citation :

Boeny
Des enfants retirés du milieu du travail
La lutte contre le travail des enfants comporte deux étapes. Il s’agit d’abord de les retirer de ce milieu, leur scolarisation est ensuite envisagée.

Pour l’année 2008, le Comité régional de lutte contre le travail des enfants (CRLTE), dans la région Boeny, peut se prévaloir d’un bilan satisfaisant. C’est ce qui ressort du compte-rendu fait lors de la conférence de presse tenue à l’Ecole de métier du tourisme et de l’hôtellerie sise à Mangarivotra, jeudi 23 avril. La rencontre avec les journalistes a été dirigée par le président du CRLTE Lama Honoré Zafindrianompy.
Grâce aux actions de l’Association pour la promotion du Boeny (APB) et du Collectif des droits des enfants (CDE), avec le soutien du Bureau international du travail (BIT/IPEC), 2 478 enfants de moins de 18 ans ont été sauvés d’emplois non adaptés et 1 302 retirés du milieu du travail à caractère immoral dans la commune urbaine de Mahajanga I, Belobaka et Andranofasika en 2008.
Au total, le CRLTE a soustrait 3 780 enfants d’une position interdite pour leurs âges.
Les filles constituent 56% de cet effectif, 253 d’entre elles ayant travaillé dans la prostitution et l’exploitation sexuelle. Le reste provient du milieu de travail dangereux dont les carrières.
La plupart des 3 780 enfants ont pu être scolarisés et ont obtenu des allocations. Parmi eux, 529 ont bénéficié d’une formation professionnelle, tandis que 105 enfants ont été alphabétisés, car ils n’ont jamais connu les bancs de l’école auparavant.
Assistance médicale
Ces enfants ont également reçu des supports énergétiques en nourriture, des aides en fournitures scolaires. Ils ont bénéficié d’une assistance médicale et psychologique.
Les parents de ces enfants ont également été soutenus grâce à un projet d’appui pour améliorer le revenu familial. Pour 2008, 20 familles ont bénéficié de cette aide.
Le CRLTE participera cette année à la mise en place du système de suivi des enfants à Madagascar. Il entend continuer la lutte contre le travail des enfants dans tous les districts de la région Boeny.
Vero Andrianarisoa
Date : 28-04-2009
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Lun 25 Mai - 18:50

aujourd'hui dans l'Express


source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=26651


Citation :


Droits des enfants

Un système de suivi en place


Le bureau international du travail (BIT) entend continuer les efforts à l'endroit des enfants. Un système de suivi sera mis en place pour harmoniser les actions menées dans les 22 régions de Madagascar.
« Malgré les efforts engagés, le dernier rapport mondial du BIT sur le travail des enfants révèle que 26% des enfants travailleurs se trouvent encore dans notre région », déclare Christian Ntsay, directeur du bureau de l'OIT pour l'Océan Indien, lors d'un atelier organisé au complexe scolaire à Ampefiloha, vendredi.
« Il est indispensable pour Madagascar de disposer d'un véritable système de suivi du travail des enfants pour suivre durablement l'évolution de ce phénomène », poursuit-il.
Pour le cas de Madagascar, en particulier, la dernière enquête nationale sur le travail des enfants fait savoir que 28 % des enfants malgaches âgés de 5 à 7 ans participent à la vie active, dont 82%, soit 1 500 000 d'entre eux travaillent, et sont économiquement actifs.

Stephane Solofonandrasana
Date : 25-05-2009
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Mer 10 Juin - 18:36

un article intéressant dans l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=27069

Citation :


Travail des enfants

Des milliers d'enfants en danger


De très nombreux enfants vivent encore dangereusement au quotidien en exerçant des travaux qualifiés de dommageables et dangereux.

Le cas d'Andritiana mérite réflexion. Ce garçon âgé d’à peine 15 ans doit transporter des pierres taillées, de la carrière d'Ambatomaro à la cité universitaire. Hier encore, il est tombé trois fois au cours de ses va-et-vient et son orteil gauche a été écrasé sous une pierre.
Mais Andritiana n'est pas le seul à vivre dangereusement. Ariry a été recruté récemment comme receveur d'un taxi-be malgré ses 16 ans. Il doit sortir de chez lui à Ambodin'Isotry à 4heures du matin pour ne rentrer que vers 22heures. Sa famille attend impatiemment son gain qui la fait vivre. Ces deux cas ne sont que des exemples parmi tant d'autres.
Impacts sur la santé
Selon l'enquête nationale sur le travail des enfants, 1 530 000 enfants, soit 23% des enfants en milieu de travail, sont astreints à un travail dommageable, c'est à dire interdit par la loi internationale et la loi malgache. 400 000 autres exercent des travaux dangereux. Un chiffre représentatif car on compte actuellement 1 800 000 enfants qui sont économiquements actifs.
Cette enquête a été présentée hier lors d'un atelier organisé par le réseau des observatoires ruraux de Madagascar sur la place des enfants dans la société malgache. Elle a surpris l'audience venue nombreuse à l'hôtel Panorama.
« La plupart de ces enfants travaillent comme aides domestiques ou dans le secteur de la pêche ou encore dans les carrières. Ce sont les pires formes de travail », explique Tiaray Razafimanantena, ingénieur statisticien au sein de l'Institut national de la statistique.
L'enquête a révélé que ces enfants ont plus de chance de quitter l'école que les autres. Mais l'enquête a révélé une autre facette de ces travaux dangereux. Ceux-ci ont des impacts sur la santé des enfants. 37% des enfants exerçant ce genre de travail avouent que leurs activités leur ont causé du mal.
Beaucoup d'enfants en activité n'ont pas le choix. L'insuffisance de l'offre, le coût direct de l'éducation obligent parfois les parents à envoyer leurs enfants travailler. « Beaucoup reste encore à faire, malgré les différentes interventions qui ont permis de retirer des milliers d'enfants du milieu du travail », affirme Francesco D'Ovidio, du Bureau international du travail.

Fanja Saholiarisoa
Date : 10-06-2009
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Mer 1 Juil - 20:18

Dans l'Express du 1er juillet 2009

source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=27602


Citation :



Moramanga


Des enfants préservés contre le travail

La célébration dans l’Alaotra-Mangoro de la journée consacrée à la lutte contre le travail des enfants s’est déroulée à Moramanga.
Outre les diverses activités culturelles, elle a été marquée par la distribution de kits scolaires pour les 181 enfants, pris en charge par le projet «Kilonga»,. Il s’agit d’enfants issus des localités telles qu’Ampahatra de la commune rurale d’Ambohibary, Anevoka d’Andasibe où des carrières d’extraction de pierre emploient des mineurs, rendant ainsi la scolarisation de ces derniers impossible.
«Ces enfants retourneront à l’école puisqu’ils en ont encore l’âge. Moramanga figure parmi les zones rouges sur le thème du travail des enfants. Le Comité régional de la lutte contre le travail des enfants d’Alaotra-Mangoro (CRLTE) est
actuellement à pied d’oeuvre. Ce projet, dont la date du démarrage des activités était le début avril, produira davantage de résultats», note Lantoarimanana Rasoamanarivo, coordonnatrice régionale de ce programme financé par United States Department of Labor (USDOL) à Alaotra-Mangoro.
A long terme
A Moramanga, à peu près la moitié du nombre des enfants pris en charge est issue de neuf écoles de la commune urbaine de Moramanga. Le projet «Kilonga» dure quatre
années consécutives dans sept régions affichant les nombres les plus élevés des enfants travailleurs. Toute activité les empêchant à rejoindre l’école est considérée comme travail. Les régions concernées sont Diana, Alaotra-Mangoro, Atsinanana, Analamanga, Vakinakaratra, Haute Matsiatra et Anosy.

Hery Fils Andrianandraina
Date : 01-07-2009
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Jeu 2 Juil - 19:51

dans l'Express du 02 juillet 2009

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=27637

Citation :


Belobaka
Le pré-scolaire contre le travail des enfants

Une aubaine pour les 130 enfants de la commune rurale de Belobaka dans la commune rurale dans le district Mahajanga II. Trois salles de classes et une cantine scolaire construites grâce à la contribution du BIT/IPEC, les accueilleront.
Le collectif des droits des enfants (CDE), responsable de la contruction en collaboration avec la commune, se chargera de l'encadrement des enfants.
« Malgré les efforts et les séances de sensibilisation, beaucoup d'enfants sont encore exclus de l’école. Les parents préfèrent les garder dans le but de les employer dans les carrières et l'agriculture, plutôt que les envoyer à l'école », déclare Sylvie Rakotoarivao, coordinatrice du CDE, en marge de la cérémonie pour la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre le travail des enfants, à Mahajanga. « La totalité des enfants seront placés en pré-scolaire », précise-t-elle.
Francesco d'Ovidio, chef du projet BIT/IPEC remet en cause les parents.
« Beaucoup de parents restent réticents. Mais nous sommes quand même optimiste, à condition que tout le monde se donne la main », lance-t-il.
Selon les initiateurs, une somme de 35 millions a été allouée dans la mise en place du pré-scolaire de Belobaka. Elle a servi à couvrir les dépenses d'achat des matériaux de construction et de l'équipement. Le coût de la main d'oeuvre est à la charge de la commune, du CDE, et de l'EPP elle-même.

Stephane Solofonandrasana
Date : 02-07-2009
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Lun 31 Aoû - 19:44

31 août 2009 dans l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=29166

Citation :
Fianarantsoa
La carrière devient une attraction
Le travail des enfants est loin d’être révolu à Fianarantsoa. Beaucoup de mineurs se rendent dans les carrières pendant leur temps libre.

Galère des enfants de la commune rurale d'Ambalakely, dans le district de Fianarantsoa. Beaucoup d'enfants sont obligés de subvenir aux besoins de leur famille. Ils participent activement aux travaux de carrière, accompagnant souvent leurs parents. La lutte contre le travail des enfants ne semble pas avoir d’un écho dans la localité.
« Nous quittons très tôt la maison pour nous rendre dans cette carrière. Nous travaillons à plein temps dans ce coin et ne pouvons rentrer qu'en début de soirée », déclare une mère de famille travaillant dans la carrière d'Ambalakely. « Nous n'avons pas d'autres moyens pour assurer notre quotidien », avance-t-elle.
Elle s'empresse d'expliquer la présence de ces nombreux adolescents, dont ses propres enfants. « Je n'ai jamais obligé les miens à venir ici. Ils sont là de leur plein gré. Ils savent peut-être ce qu'endurent leurs parents », dit-elle. Cependant, elle n'autorise pas ses enfants à répondre aux questions. « Ils sont trop jeunes. Il vaut mieux que vous me posiez les questions si vous voulez avoir plus d'informations », insiste-t-elle.
Ne pas quitter l’école
Plus loin, Mamitiana, un garçon âgé de 7 ans nous sourit en guise de signal.
« Je peux parler. Mes parents ne sont pas là », dit-il en laissant son marteau sur le tas de gravillons qu'il a concassés. « Je me rends ici pendant mes temps libres, surtout en cette période de vacances », raconte-t-il.
La directrice de l’École primaire publique d'Ambalakely se veut être sévère à l'égard de ses protégés. « Nous ne pouvons pas interdire l'exploitation de la carrière. Le peu qu'on puisse faire c'est de demander aux parents de continuer à envoyer leurs enfants à l'école », avance-t-elle. « Le problème est qu'ils ne sont pas très coopératifs », déplore-t-elle. Elle veint elle-même rendre visite aux parents d’élèves si jamais les enfants abandonnent l’école pour se rendre dans les carrières.

Flavie Haingo
Date : 31-08-2009
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Jeu 24 Sep - 22:30

dernier rapport IPS

source : http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=48552





Citation :
MADAGASCAR: Poverty Forces 2 Million Children into Hard Labour
By Fanja Saholiarisoa



This teenage boy spends his days cutting stones in a quarry.
Credit: Fanja Saholiarisoa/IPS

ANTANANARIVO, Sep 22 (IPS) - Poverty has increased dramatically in Madagascar since January, when a national protest movement to end the regime of former president Marc Ravalomanana plunged the country into a socio-economic crisis. Since then, the number of child labourers has risen by a whopping 25 percent.

Two million children under the age of 15 go to work every day instead of attending school, according to newly published research by the International Labour Office (ILO), United Nations children’s fund UNICEF and the National Institute of Statistics (known by its French acronym, INSTAT).

In Ambalakely, a rural town in the south of the island, more than a hundred children pitch up for physically gruelling work in the local stone quarry. They crush stones alongside their parents to produce rubble for the building industry. Due to widespread poverty and unemployment, day labour under the harshest conditions is their only means of survival.

"We leave home early each morning to reach the place. We don’t return until late in the evening," said Jeannine Raheriniaina, a mother of four. To justify the presence of her children at the quarry, she hastens to say: "We have no other means to ensure our livelihood. They are here on their own (free will) because they know what their parents endure."

Her seven-year-old son, Mamitiana complains about the hard and exhausting work he has to perform each day: "I have to crush two big bags of gravel per day to make my mother happy."

Crushing stones

The ILO, UNICEF and INSTAT study found about 1.8 million children between the ages of 5 and 17 years have to work, and most are performing hazardous occupations, despite the fact that child labour is against international and Madagascan law. Many children are working as day labourers in the fishing industry, in stone quarries or as domestic servants, and most have to leave school and miss out on receiving even the most basic primary education.

The fate of one exploited teenager recently received national attention. 17-year-old Jeannine Razananirina from Behenjy, 60 kilometres south of the islands capital Antananarivo, was seriously injured when her employer deliberately burnt her with boiling water in June, and social workers helped her to lay charges.

"I could not bear the hardship any longer. I had no-one to rely on. After my experience, I will advise girls in my countryside not to go working in Antananarivo any more," the teenager said.


Razananirina’s case is not an isolated one, but children's plight gets little attention on the island. Poverty forces parents to ignore laws prohibiting child labour.


"It's hard to educate parents who work in the stone quarries about the importance of sending their children to school," said Berthine Ralaivelo, director of Ilempona Primary School. She says many children come to school irregularly, depending on whether they have to work that day. As a result, enrolment figures fell this year from 50 percent to about 20 percent in the primary school, according to Ralaivelo.

Apart from denying children their right to education, child labour bears great health risks. According to the survey, 37 percent of child labourers said their activities have caused them harm. Many reported falling ill or being injured, with those performing physical tasks in the mining, manufacturing and agriculture sectors being the most vulnerable.

Health risks

Ever increasing poverty has turned child labour into normality in Madagascar. According to 2005 figures from UNICEF, almost 70 percent of the population live on under $1.25 per day. Although there are no recent statistics available, experts reckon the number of extremely poor people has increased substantially since the beginning of the socio-economic crisis earlier this year.


"Poverty is the main cause for child labour. Parents don’t have the means to feed their families, so they involve their children in work to increase the amount of money they make," explained Norotiana Jeannoda, president of the Association of Graduated Professionals in Social Work in Antananarivo.



"A day in a stone mine makes 1,900 Malagasy ariary ($1). The more family members work, the more money they make."

A countrywide campaign to fight child labour, launched four years ago by ILO, has shown only little success, despite the fact that it has found government support. "The campaign has helped to (rescue) thousands of children in the work field, but many need still help," said Francesco D'Ovidio, ILO coordinator in Madagascar.

Although Madagascar has signed and ratified the ILO International Convention on the Minimum Age for Labour in 2000 and passed a national law in 2007, which prohibits children under the age of 15 from performing any kind of work, no one has been arrested or prosecuted for child labour in the country. Experts believe the law is futile, since fighting for survival will continue to take precedence over sending children to school.

"There is no effective solution to hold families who are in need responsible," explained independent psychologist Victorine Rakotondranivo. Only if government provides the poor with grants to help them out of poverty and manages to drastically reduce unemployment will children be able to return to school, she says.

(END/2009)
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Mer 7 Oct - 22:11

7 octobre : journée du travail décent


une info de l'Express : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=30049

Citation :
Droits de l'homme
Les jeunes domestiques protégés
Employer des enfants dans les pires formes de travail sera désormais réprimé. Un projet de loi en gestation interdira ces actes.

Un drame secoue un garçon de 14 ans à Ankatso. Originaire d'Ambalavao, Tinarivo a été envoyé dans la capitale pour travailler chez un jeune couple. Au début, ses patrons paraissaient gentils, mais ils sont devenus violents. Tinarivo encaisse des coups de poings et de bâtons à la moindre petite maladresse.
«Je suis privé de repas si je commets des fautes graves », explique-t-il à son voisin, un petit garçon du même âge, avec qui il traîne de temps à autre quand ses patrons sont absents.
Ce cas n'est pas isolé, car beaucoup de mineurs travaillent dans les carrières et mines, certains sont soumis à une exploitation sexuelle. Ces tâches sont classées comme les pires formes de travail des enfants à Madagascar.
Projet de loi
Des statistiques récemment publiées par l'Office international du travail à Madagascar et l'Institut national de la statistique affirment que 1 500 000 enfants effectuent des travaux dommageables et 400 000 autres, dangereux. Une situation qui interpelle la commission des droits de l' enfance, qui veut impliquer ces pires exploitations des enfants dans le code de travail et dans le décret relatif au travail des enfants.
«Auparavant, les pires formes de travail, auxquelles sont exposés des enfants de 15 à 18 ans ,ne sont pas prises en compte. D'où leur prolifération. Il est temps de changer cette situation pour redorer le cadre juridique du droit des enfants », explique Laurette Randrianantenaina, directeur de la réforme législative au sein du ministère de la Justice.
Un projet de loi est en cours, afin de réprimer et punir ceux qui utilisent les enfants dans les ménages, ou dans les mines et carrières ou bien encore, les livrent au commerce sexuel. «Les travaux de rédaction sont terminés au niveau de la commission. Le document sera remis aux ministères concernés avant d'être validé en conseil des ministres », ajoute la responsable.

Fanja Saholiarisoa
Date : 07-10-2009
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Mar 20 Oct - 21:12

dans Madamatin du 19 octobre 2009

source : http://www.madamatin.com/articles/societe/societe972.html

Citation :

Travail des enfants :


Plan d’action à finaliser au Solimotel


Écrit par Solo Rabefiringa
Lundi, 19 Octobre 2009 00:00
Du 20 au 21 octobre 2009 au Motel d'Antananarivo, la CTM (Conférence des Travailleurs de Madagascar), le BIT-IPEC et le ministère de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales organisent un atelier sur le travail des enfants.
L’atelier servira de rencontre de finalisation du plan d’action des syndicats des travailleurs en matière de lutte contre le travail des enfants à Madagascar. Le rendez-vous, lui-même, entre dans le cadre de la finalisation du plan d'action des syndicats des travailleurs en matière de lutte contre le travail des enfants à Madagascar. L’action prend source dans la déclaration de La Confédération internationale des Syndicats libres, la Fédération mondiale des Syndicats et la Confédération mondiale du Travail déclarant que le travail des enfants est un domaine essentiel de l’action syndicale.
Les participants auront deux journées pour délimiter les objectifs et résultats attendus de l’atelier. Le contexte général de la LCTE (Lutte contre le travail des enfants) y occupera une place à part. Ce qui explique la présence du CNLTE (Conseil national de lutte contre le travail des enfants) afin d’affiner le rôle des CRLTE (Conseil régional de lutte contre le travail des enfants). Autre sujet à débattre au cours de l’atelier est le rôle des Organisations Syndicales dans la LCTE et la présence de la CTM et ses démembrements au niveau régional. La présentation des résultats de l’Enquête Nationale sur le Travail des Enfants 2007 sera ainsi, à suivre
Pour sa part BIT/IPEC, autre partenaire à part entière de l’atelier, présentera ses activités et zones d’intervention contenues dans les projets TACKLE et RAF. Au même titre qu’il se déroulera la présentation du draft de plan d’action des Syndicats des Travailleurs ainsi que les recommandations émises y afférentes.
Ces présentations seront suivies et étoffées par une discussion en plénière sur les secteurs d’intervention, les zones ciblées ainsi que sur les axes d’intervention. Des travaux de commission pour l’affinage du cadre logique essaieront de résumer le contenu de la restitution des travaux de groupes dans une proposition sur la mise en place d’une structure de pilotage pour l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi du programme d’action à élaborer. Et avant qu’une présentation de quelques outils de sensibilisation clôture l’atelier conjoint.

Solo Rabefiringa
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Jeu 22 Oct - 0:09

dans l'Express du 21 octobre 2009

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=30520

Citation :
Atelier
Les syndicalistes contre le travail des enfants


Les syndicalistes, à travers la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM), s'unissent contre le travail des enfants. Une initiative menée pour enlever les innombrables enfants du milieu du travail. Un atelier vient de se dérouler au Motel Anosy pour finaliser le plan d'action de lutte contre le travail des enfants. Le projet débutera en 2010.
« Nous avons finalisé toutes les procédures à adopter pour lutte contre ce fléau. Et ce, en essayant de découvrir et de dénoncer le travail des enfants aux niveaux local, national et international. Nous militerons aussi en faveur de la protection des enfants sur le lieu de travail », explique José Randrianasolo, coordonnateur national du CTM.
En partenariat avec le Bureau international du travail de Madagascar, cet atelier a fixé ses objectifs. Le premier est le renforcement de la participation des organisations syndicales dans la lutte contre le travail des enfants. Auparavant, le CTM participait à la lutte mais de façon discrète. Ce nouveau plan aidera les membres de cette organisation à mieux coordonner leurs activités.

Fanja Saholiarisoa
Date : 22-10-2009
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Mar 9 Fév - 11:19

Dans Madamatin

source : http://www.madamatin.com/articles/societe/travail-des-enfants-leducation-comme-strategie-de-lutte.html

Citation :



Travail des enfants : L’éducation comme stratégie de lutte

Écrit par Mirana
Mardi, 09 Février 2010 00:00
La lutte contre le travail des enfants poursuit son cours.

Le projet Bit-Ipec Tackle, axé autour de la lutte contre les travaux des enfants par l’intermédiaire de l’éducation vient de signer hier un accord avec deux bureaux d’exécution ayant leurs sièges respectivement à Marovoay et Fénérive-Est. La signature de ce protocole d’accord marque l’engagement de ces organismes dans la réalisation des tâches afférentes à ce projet. Parallèlement à cette signature, un atelier en faveur des acteurs a également été organisé à la Rotonde Besarety, avec comme objectif le renforcement de leurs capacités pour la bonne maîtrise de la gestion technique et financière du projet. A cela s’ajoutent l’élaboration d’une politique de lutte ainsi que le renforcement de la loi sur le travail des enfants à Madagascar.



Collaboration avec les parents


Financé par l’Union européenne, le projet Bit-Ipec Tackle intervient dans quatre zones dans le pays. Dans ce cadre, l’APB (Association pour la promotion de la région Boeny) sise à Marovoay se fixe comme tâche de retirer 1 000 enfants du monde du travail. Les responsables entament dans ce sens une collaboration avec les parents. « Au début, nous donnons des aides aux parents pour la scolarisation des enfants suivies par des sensibilisations progressives. Le but étant de pérenniser le programme », a noté Sylvia Raharijaona, responsable exécutif au sein de l’APB. Dans la ville de Fénérive-Est, l’ONG Sunlight (bureau exécutif du projet dans cette localité) dispense pour sa part des formations professionnelles aux parents et ce, dans le cadre de la lutte même. L’augmentation de leurs revenus ouvrira dans ce sens une possibilité d’éduquer les enfants. A noter que le projet Bit-Ipec Tackle œuvre pour une durée de 4 ans dans onze pays de par le monde.

Mirana

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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Mer 10 Mar - 21:59

13 mars 2010 dans Madamatin

source : http://www.madamatin.com/articles/societe/situation-des-enfants-travailler-pour-nourrir-la-famille.html

Citation :
Situation des enfants : Travailler pour nourrir la famille
Écrit par M.S.
Mercredi, 10 Mars 2010 00:00
Bon nombre d’élèves des écoles primaires publiques abandonnent précocement l’école.
Et pour cause, les parents ne parviennent plus à payer les frais de scolarité. Les enfants sont dans ce sens contraints de quitter l’école. Citons, entre autres, le cas de Jean-Claude Rakotonirina, qui suit actuellement des cours au sein de l’« Action scolaire d’appoint pour les Malagasy adolescents » (ASAMA) à Andohatapenaka, pour décrocher le diplôme de CEPE. Ayant abandonné l’école à la classe de 7ème en 2009, il a été contraint de travailler comme porteur d’eau. Après la mort de son père, la mère de Jean-Claude Rakotonirina n’arrive plus à nourrir ses quatre enfants avec ce qu’elle gagne en tant que lavandière.
« Après une année de pause, j’ai eu la chance de pouvoir m’inscrire auprès du Centre de développement d’Andohatapenaka (CDA) pour m’atteler au programme Asama », a-t-il confié ; ajoutant en outre qu’après l’école ou durant les jours fériés, il continue d’exercer son petit boulot pour quelques sous de plus.
Le cas de cet élève n’est pas du tout isolé. « Nous avons ramassé ces enfants en train de fouiller les ordures pour trouver de quoi se mettre sous la dent », explique un responsable au sein du Centre. Les formations dispensées ouvrent la porte des écoles publiques. Ce sont des enfants de 12 ans et plus et qui ont abandonné l’école faute de moyen. Les cours qui leur sont dispensés sont classés parmi les éducations non formelles puisque la durée des études est fixée à 10 mois seulement.


Trois classes


Crée sous l’initiative de la plate-forme des associations chargées de l’Asama, ce système est aussi adopté par plusieurs centres dans les autres régions de Madagascar. Par ailleurs, le cycle scolaire de l’Asama comprend trois classes : l’« ambohitsoratra » ou classe de remise à niveau, l’Asama et le post-Asama.
L’« ambohitsoratra » accueille des enfants de 8 à 12 ans. Après 3 à 5 mois d’études en classe de remise à niveau, ils passent ensuite en classe Asama. La classe post-Asama leur dispense des formations professionnelles. « Malheureusement, à Madagascar, un nombre infime de centres adoptent encore le post-Asama ; ce qui entraîne un grand problème pour nous puisque les élèves, après avoir obtenu le CEPE, ne savent plus quoi faire », a expliqué la présidente de Paca.


Des kits scolaires


C’est dans l’optique d’alléger, un tant soit peu, la charge des parents que le ministère de l’Education nationale a fait don de kits scolaires aux quelque 632 élèves qui suivent des cours Asama auprès d’une dizaine de centres dans la capitale. « Le ministère de l’Education nationale encourage l’Asama d’aller toujours de l’avant. La réussite d’une éducation est la combinaison de l’éducation formelle et non formelle », a souligné Aristide Ratsimandresy, Directeur général de l’Education fondamentale et de l’Alphabétisation au sein du ministère de l’Education nationale.


M.S.

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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Mar 18 Mai - 12:37

18 mai dans l'Express

source :http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=36336

Citation :
RéGION

Vakinankaratra
Antsirabe bannit le travail des enfants


Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet contribuant à la prévention et au retrait des enfants travailleurs dans la région Vakinankaratra, l’ONG Sarobidy en partenariat avec le comité régional de lutte conte le travail des enfants appuyé par le BIT-/IPEC/Tackle, a organisé une formation de renforcement de capacité pour les leaders et autorités locales qui seront les principaux acteurs de cette lutte.
Cette formation qui a eu lieu à l’Hôtel restaurant Niavo d’Antsenakely le 11 et le 12 mai derniers a été centré sur la familiarisation des différents partenaires de cette association sur la lutte qu’elle mène et sur les droits de enfants. Les différentes normes existantes sur le travail des enfants et les stratégies et activités à mettre en œuvre durant la réalisation de ce projet ont été également au menu de cette formation.
Responsabilité
50 personnes dont des enseignants, de chefs fokontany, des membres du personnel de la police des mineurs ainsi que des responsables issus de différents domaines de la commune rurale d’Andranomanelatra et de la commune urbaine d’Antsirabe, les deux principales zones d’intervention de Sarobidy ont participé à l’atelier.
La région Vakinankaratra est identifiée comme la région la plus touchée par le travail des enfants. Selon les enquêtes, plus de 330 000 enfants âgés de 5 à 17 ans engagés dans des travaux dommageables comme domesticité, la prostitution, dockers...sont recensés dans cette région.
« C’est pour diminuer les pratiques consistant à faire participer les enfants au revenu familial que l’on a choisi ces deux communes de la région pour ce début » explique Lalaina Razanapera, coordinatrice de l’ONG Sarobidy.
Après la formation, Lalason Razafindrakoto, police des mineurs affirme :
« les informations que j’ai obtenues durant ces deux jours me seront vraiment utiles pour l’accomplissement de la mission qui m’est attribuée. Elles me permettent de mieux savoir mes responsabilités dans ce domaine un peu compliqué.»
De son côté, Lantomandimby Rakotonirina, maire de la commune rurale d’Andranomanelatra trouve que les notions de droits des enfants qu’il a obtenues durant cette formation servira de référence. « Nous allons prendre les parts de responsabilité correspondant à nos tâches afin de contribuer à la réalisation de ce projet qui assure l’avenir des enfants dans notre village» dit-il.

Angola Ny Avo
Date : 18-05-2010
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Mar 18 Mai - 12:41

Le problème est de voir comment sa décision sera réellement appliquée
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Mer 16 Juin - 11:38

a lire dans le Matin du lundi 14 juin 2010

source : http://www.madamatin.com/articles/societe/travail-des-enfants.html

Citation :

Travail des enfants
Écrit par M.S.
Lundi, 14 Juin 2010 00:00
Un fait inhérent à la pauvreté
L’on célèbre chaque année la Journée internationale de lutte contre le travail des enfants mais le fléau est encore loin d’être éradiqué. Certes, bon nombre d’organismes, associations ou encore d’organisations non gouvernementales ne ménagent pas leurs efforts dans ce sens mais force est de constater que beaucoup restent encore à faire pour retirer les quelque milliers d’enfants soumis précocement au travail, involontairement ou de leur propre gré. La pauvreté semble par ailleurs l’une des principales causes qui favorisent cet état de fait, mais par ailleurs, la déficience de l’application des lois régissant le travail des enfants ne fait aussi qu’encourager la pratique.

Maltraitance


On n’imagine plus le nombre d’enfants qui travaillent en tant que domestiques sur tout le territoire de Madagascar, mais aucune réaction émanant des responsables n’est toutefois répertoriée jusqu’à maintenant quant à l’application de la loi. Dans la société où l’on vit, les gens savent très bien que le fait d’employer un mineur est puni par la loi mais d’aucuns s’y mettent, faisant comme si de rien n’était. Les parents de ces enfants travailleurs ne font d’ailleurs pas d’état d’âme pour manifester leur satisfaction car leurs progénitures ont trouvé une activité rémunératrice. En tout cas, le fait n’est évoqué que lorsque l’enfant est maltraité ou encore confronté à d’éventuels problèmes en tous genres. Et l’intervention ne commence qu’à ce moment-là. De ce fait, si aucune forme de maltraitance n’est commise, les patrons employant des mineurs, ainsi que les parents de ces derniers sont tranquilles.

Une partie seulement

A Ambohijatovo, des enfants d’à peine 12 ans vendent sur les trottoirs de la soupe dans des grandes marmites. « Je travaille pour aider mon père puisque ce qu’il gagne n’arrive pas assurer notre survie », a confié l’un d’eux. Le cas de ce petit garçon n’est pas du tout isolé. Des centaines d’enfants, rien que dans la capitale, exercent des petits métiers pour subvenir aux besoins familiaux. Faute de financement, seule une frange infime de cette partie de la population est concernée par les programmes de lutte contre le travail des enfants. Et le pire, c’est qu’il existe des enfants qui préfèrent aller travailler au lieu d’être à l’école pour étudier. Quoi qu’il en soit, la lutte contre le travail des enfants est indissociable de la lutte contre la pauvreté puisque l’argent récolté par les enfants dans leurs petits métiers est souvent utilisé pour assurer la survie de la famille toute entière.

Mirana Solofonanahary

Un fait inhérent à la pauvreté
L’on célèbre chaque année la Journée internationale de lutte contre le travail des enfants mais le fléau est encore loin d’être éradiqué. Certes, bon nombre d’organismes, associations ou encore d’organisations non gouvernementales ne ménagent pas leurs efforts dans ce sens mais force est de constater que beaucoup restent encore à faire pour retirer les quelque milliers d’enfants soumis précocement au travail, involontairement ou de leur propre gré. La pauvreté semble par ailleurs l’une des principales causes qui favorisent cet état de fait, mais par ailleurs, la déficience de l’application des lois régissant le travail des enfants ne fait aussi qu’encourager la pratique.

Maltraitance


On n’imagine plus le nombre d’enfants qui travaillent en tant que domestiques sur tout le territoire de Madagascar, mais aucune réaction émanant des responsables n’est toutefois répertoriée jusqu’à maintenant quant à l’application de la loi. Dans la société où l’on vit, les gens savent très bien que le fait d’employer un mineur est puni par la loi mais d’aucuns s’y mettent, faisant comme si de rien n’était. Les parents de ces enfants travailleurs ne font d’ailleurs pas d’état d’âme pour manifester leur satisfaction car leurs progénitures ont trouvé une activité rémunératrice. En tout cas, le fait n’est évoqué que lorsque l’enfant est maltraité ou encore confronté à d’éventuels problèmes en tous genres. Et l’intervention ne commence qu’à ce moment-là. De ce fait, si aucune forme de maltraitance n’est commise, les patrons employant des mineurs, ainsi que les parents de ces derniers sont tranquilles.

Une partie seulement

A Ambohijatovo, des enfants d’à peine 12 ans vendent sur les trottoirs de la soupe dans des grandes marmites. « Je travaille pour aider mon père puisque ce qu’il gagne n’arrive pas assurer notre survie », a confié l’un d’eux. Le cas de ce petit garçon n’est pas du tout isolé. Des centaines d’enfants, rien que dans la capitale, exercent des petits métiers pour subvenir aux besoins familiaux. Faute de financement, seule une frange infime de cette partie de la population est concernée par les programmes de lutte contre le travail des enfants. Et le pire, c’est qu’il existe des enfants qui préfèrent aller travailler au lieu d’être à l’école pour étudier. Quoi qu’il en soit, la lutte contre le travail des enfants est indissociable de la lutte contre la pauvreté puisque l’argent récolté par les enfants dans leurs petits métiers est souvent utilisé pour assurer la survie de la famille toute entière.

Mirana Solofonanahary


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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Jeu 8 Juil - 12:05

7 juillet dans les Nouvelles

source : http://www.les-nouvelles.com/spip.php?article2213

Citation :
Constat alarmant
54% des enfants du Vakinankaratra travaillent
54% des enfants et jeunes de moins de 18 ans du Vakinankaratra sont des travailleurs. Constat alarmant sachant qu’ à l’échelle nationale, 28% des enfants sont dans cette situation.


Le chômage des parents entraîne généralement l’abandon scolaire des enfants. C’est l’une des principales raisons qui incitent les enfants à travailler. L’ONG Sarobidy est venu à la rescousse à travers le projet Ipec/BIT Tackle afin de venir en aide à 1000 enfants dans 16 fokontany d’Antsirabe I et II. « La majeure partie des ménages n’arrivent plus à payer les frais de scolarisation de leurs enfants à cause de la pauvreté. Certains enfants ont dû abandonner leurs écoles et n’ont pas passé les épreuves du CEPE au mois de juin 2009 », a expliqué la coordinatrice de l’ONG Sarobidy, Lalaina Razanapera. Pour le cas de la commune d’Andranomanelatra en particulier, la fermeture de Tiko et de Kobama a été déplorable car les parents s’étant retrouvés sans emploi, beaucoup d’enfants ont abandonné l’école. A ce problème s’ajoute la baisse du niveau d’instruction des parents qui n’accordent aucune sinon peu d’importance à l’éducation de leurs progénitures.

Parents et enfants à sauver

L’ONG Sarobidy est intervenu depuis mars 2009 pour sauver près de 1 000 enfants et 185 parents. Cet ONG fait partie des quatre agences d’exécution du projet Ipec/BIT Tackle et bénéficie d’un financement de l’Union européenne à hauteur de 100.000 dollars. Il intervient dans neuf fokontany d’Antsirabe et dans sept autres à Andranomanelatra, ciblant 405 enfants prévenus et 510 enfants travailleurs. « Ces enfants, âgés de 6 à 17 ans, ont été identifiés lors des enquêtes menées au sein des fokontany et des EPP avant la conception du projet de lutte contre le travail des enfants », selon toujours Lalaina Razanapera.

La plupart de ces enfants travaillent dans le secteur informel, l’agriculture, l’élevage, la domesticité, les travaux de carrière. Pour l’ONG Sarobidy, « l’objectif est d’œuvrer pour la bonne cause des enfants et de leurs parents en même temps. Le projet se charge d’améliorer les activités génératrices de revenus des parents », a poursuivi ce responsable. Les activités sont axées sur l’amélioration du rendement agricole à travers l’utilisation d’engrais biologiques et de semences, la prise en charge de la scolarité afin d’éviter l’abandon scolaire surtout pour les enfants prévenus. Les enfants travailleurs devront suivre des cours de remise à niveau pour fréquenter à nouveau les écoles dès la prochaine rentrée scolaire.

Noro Niaina

Tendance inquiétante
La tendance est inquiétante concernant le travail des enfants. Sur 215 millions d’enfants, 115 millions effectuent des travaux dangereux. Dans la région de l’Afrique subsaharienne, le nombre d’enfants travailleurs est estimé à 58 millions (28,4%). A Madagascar, sur les 1,8 million d’enfants concernés par le travail et les pires formes de travail, les 28% qui sont âgés de 5 à 17 ans exercent dans des activités économiques dont 31% dans le monde rural et l’agriculture. En outre, le nombre des garçons travailleurs âgés de 15 à 17 ans a augmenté de 20% contre une baisse de 15% chez les filles. Le travail des enfants continue à diminuer mais modestement par rapport aux prévisions. Si on regarde la tendance, les objectifs d’éradiquer le travail des enfants en 2016 ne seront pas atteints.
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Ven 8 Avr - 10:11

08 avril 2011

dans l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/droits-des-enfants-madagascar/22457-l-etat-pointe-du-doigt.html

Citation :
Droits des enfants
L'État pointé du doigt

Envoyer à un ami Imprimer Andrianirainy Rasamoely, président de la Confédération nationale des plates-formes en droits humains, pointe du doigt l'inertie de l'ÉtatLe respect des droits des enfants reste encore aujourd'hui sur papiers. La société civile interpelle ainsi l'État pour une participation effective.


«L'État malgache a créé diverses lois et se présente comme une tête de liste dans la protection des droits des enfants. Mais l'application de ces lois laisse à désirer », annonce Andrianirainy Rasamoely, président de la Confédération nationale des plates-formes en droits humains. Ce membre du comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant a même pointé du doigt les agents de l'État d'être passifs devant le non- respect des droits des enfants. « Tout le monde, y compris les fonctionnaires, connaît la réalité du réseau d'exploitation sexuelle des enfants dans les bords de mer et dans les boites de nuit, mais personne ne mène une action pour les démanteler », continue-t-il.
Abandon
Dans le domaine de l'éducation, ce non-respect des droits des enfants gagne de plus en plus de l'ampleur après les crises politico-économiques. « Le taux d'abandon des enfants connaît une augmentation aujourd'hui. Ce taux était de 12 % en 2008, il avoisine les 20 % en 2010 », interpelle Andrianirainy Rasamoely.
L'augmentation des frais de scolarité dans les écoles publiques s'avère la première cause de cet abandon. « Notre enquête menée récemment révèle une tendance de l'augmentation des charges des parents
dans l'éducation de leur progéniture », indique Margarita Focas Licht, chef du volet de l'éducation au sein de l'Unicef Madagascar. Pendant cette période de crise de l'emploi et de période de soudure, les parents décident ainsi de suspendre l'envoi à l'école de leurs enfants. « Je suis une fille mère qui ne gagne que 1500 ariary par jour. Et la directrice de l'école primaire publique m'a demandé de payer 10 000 ariary cash pour ma participation dans le fonctionnement de l'école. N'ayant pas cette somme, j'ai décidé de cesser la scolarisation de mon garçon », se plaint Delphine Rasoanandrasana, une lavandière dans la zone basse de la capitale. Ainsi l'appui financier de l'État est souhaité dans ce domaine pour faire fonctionner « normalement » les écoles publiques. « Car la situation devient inquiétante actuellement », affirme Margarita Focas
Licht. L'État est ainsi invité à s'engager davantage pour un respect effectif des droits des enfants, « mais à ne pas jouer sur une politique de complaisance », conclut Andrianirainy Rasamoely.
Vonjy Radasimalala
Vendredi 08 avril 2011
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Sam 18 Juin - 11:24

18 juin 2011

dans les Nouvelles : http://www.les-nouvelles.com/spip.php?article1419

Citation :
Travail des enfants
Près de 4.300 enfants risquent l’exploitation
Le travail des enfants devient un phénomène social de plus en plus préoccupant surtout en cette période de crise. Malgré les efforts déployés par les ONG et projets pour mettre fin au travail des enfants à Madagascar, près de 4.300 enfants travailleurs courent le risque de tomber dans l’exploitation, d’après le projet Kilonga.


« Combattre le travail des enfants à travers l’éducation », tel est le but du projet Kilonga bénéficiant de l’appui financier du département des Etats-Unis pour le travail (United States department of labour ou Usdol) à hauteur de 4,5 millions de dollars et mis en œuvre par l’ONG international Pact Madagascar et l’ONG national « Sehatra ivoaran’ny vehivavy » (Sive). Les activités du projet ont démarré au mois de décembre 2008 et prévoient de prendre en charge près de 9.000 enfants et de retirer les enfants du monde du travail dans les régions d’intervention à savoir Alaotra-mangoro, Analamanga, Anosy, Atsinanana, Diana, Haute-Matsiatra et Vakinankaratra. Actuellement, le projet Kilonga a atteint son objectif en identifiant à ce jour 9.375 enfants travailleurs dont 5.075 sont des travailleurs dans les pires formes de travail et 4.300 autres courent le risque de tomber dans des formes d’exploitation par le travail comme la prostitution, les travaux dans les carrières et autres.

Le projet Kilonga prend en charge 8.378 enfants à travers des activités d’éducation formelle et une remise à niveau ou encore des actions d’apprentissage et d’alphabétisation. 681 suivent une formation professionnelle. En fait, les enfants pris en charge par le projet jouissent aussi de leurs droits à une scolarisation suivie par 478 marrains et parrains dans les écoles et centres de formation professionnelle, à d’autres services tels que la nourriture, les soins sanitaires et le soutien psychologique.

Pour marquer la journée de lutte contre le travail des enfants, le projet a prévu d’organiser des manifestations dans ses sept sites d’intervention depuis le 14 juin jusqu’à ce jour. Il s’agit d’une semaine de sensibilisation et d’information des communautés sur les conséquences néfastes du travail des enfants et l’importance de l’éducation. L’objectif est aussi de mobiliser les intervenants à plaider pour la lutte contre le travail des enfants et de partager les meilleures pratiques du projet Kilonga en misant sur l’éducation. Diverses manifestations sont prévues au programme de la semaine dont des témoignages des enfants, des animations socio-culturelles et des émissions radiophoniques…

Noro Nia
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Sam 18 Juin - 11:33

18 juin 2011

dans le Courrier : http://votemfm.com/mg/index.php?option=com_content&view=article&id=17954:exploitation-dans-les-carrieres-de-granit--les-enfants-restent-une-main-duvre-pratique&catid=36:societe&Itemid=62


Citation :
Exploitation dans les carrières de granit : Les enfants restent une main-d'œuvre pratique Écrit par Sitani Dans les zones éloignées de la capitale comme Ampanotaovana Ambohimalaza et ses environs, les carrières de pierre sont les principales rentrées d'argent des familles. Les habitants connaissent généralement des problèmes financiers mais également des problèmes d'infrastructures scolaires et sanitaires. Ils vivent simplement et en harmonie avec le peu qu'ils ont et les enfants s'intègrent volontiers à la vie d'adulte un peu trop tôt. Bien sûr, ils gambadent dans les forêts et clairières durant les heures vaquées mais ils se mettent également très tôt dans le monde du travail. Des travaux éprouvants pour leurs jeunes âges car ils rejoignent les carrières de granites avec leurs parents, un marteau à la main.

Casser des blocs de pierre peut être divertissant au début, les enfants sont d'ailleurs de nature curieuse. Cependant, le "petit essai" devient un emploi fixe et ils y mettent tout leur cœur. Accablés par la chaleur ou assaillis par le froid, ces enfants sont toujours vêtus de haillons et sont surchauffés par cette rude activité. Contre toute attente, ces enfants ne se plaignent pas, ils le vivent et le prennent avec beaucoup d'optimisme et un sourire innocent. A noter que beaucoup d'entre eux ne vont pas à l'école, beaucoup d'entre eux ne savent même pas ce que sont une école et un foyer standard.
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Sam 19 Nov - 10:27

19/11/2011
dans l'Express : http://www.lexpressmada.com/vie-sociale-madagascar/29295-les-droits-des-enfants-loin-d-etre-respectes.html


Citation :
Vie sociale
Les droits des enfants loin d'être respectés




Les enfants participants à la conférence-débat sur le non-respect des droits des enfants (Photo Mamy Mael)

La plupart des enfants ne jouissent pas de leurs droits, et ils deviennent des victimes de sévices moraux et physiques. Parmi ceux qui n'en tiennent pas compte figurent en tête de liste les parents. Il est temps de rémédier à tout cela.
Selon les statistiques publiées par les services et les organisations chargés de l'éducation des enfants ayant subi des maltraitances, ces derniers sont encore peu nombreux à jouir des droits qui leur sont dévolus.
Pour Antananarivo en particulier, un enfant sur deux habitant les bas quartiers est frappé et maltraité physiquement. Sur les 469 898 recensés en âge d'être scolarisés, 63 105 d'entre eux fréquentent effectivement l'école. En outre, la majorité des enfants ne possèdent pas d'acte d'état civil.

D'une manière générale, les difficultés dues à la crise actuelle sont les sources des problèmes inhérents au non-respect des droits des enfants.

« Les parents sont préoccupés par les impacts de la crise. Alors, c'est sur leurs enfants qu'ils reportent leur colère et leur insatisfaction », ont remarqué les responsables de l'éducation des enfants victimes de mauvais traitements des parents.

Les enquêtes effectuées auprès de ces foyers à problèmes ont fait ressortir ce constat.

Mesures sévères

De fait, le non-respect des droits des enfants transparaît à travers ces difficultés familiales. Cette violation a d'ailleurs tendance à prendre de l'ampleur, actuellement. Il faut donc redresser la situation avant qu'elle n'empire.

« Nos parents nous envoient travailler quand ils ne trouvent pas d'argent. Si nous n'en rapportons pas, ou pas assez, ils nous maltraitent et nous frappent. Ils ne nous donnent pas à manger, et parfois ils nous jettent dehors », témoigne Fredo Nirina, un jeune garçon admis et éduqué à l'Espace jeunes de Enda océan Indien.

« Les parents gaspillent l'argent que nous gagnons, en jeux et en boissons alcooliques, au lieu de l’utiliser pour l'achat de nourriture pour toute la famille », se plaint-il.

Face à ces problèmes, les enfants appellent à l'aide, au soutien et à la prise de décision des responsables directement concernés.

« Nous sollicitons la collaboration des médias pour diffuser et faire connaître à tout le monde les droits dont nous, les enfants, devons jouir. Nous demandons à l'État de prendre des mesures sévères contre ceux qui violent nos droits », ont proposé les enfants ayant participé à la conférence-débat organisée à l'ambassade de France, mercredi 16 novembre.

Douze droits plus ou moins violés et ignorés
– Pouvoir exprimer ses idées

S'exprimer

Être écouté

Être respecté

Être inscrit à l'état civil

Fréquenter l'école

Bénéficier de soins médicaux

Jouer et se distraire

Être nourri convenablement

Vivre au sein d'une famille stable

Être logé décemment

Jouir de protection





Volana Rakotoharimanana
Samedi 19 novembre 2011

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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Sam 26 Nov - 13:12

26/11/2011

dans l'Express : http://www.lexpressmada.com/droits-des-enfants-madagascar/29506-madagascar-invite-a-geneve.html

Citation :
Social Actualité Madagascar » Social » Droits des enfants
Droits des enfants

Madagascar invité à Genève

Depuis 20 ans d'engagement, le progrès de Mada­gascar dans l'application des droits des enfants est minime. Selon l'Unicef, en 2012, la Grande île est invitée à soumettre son rapport périodique de mise en œuvre de la convention, relative aux droits de l' enfant, devant le comité des droits de l'enfant (CDE) à Genève. « Ce sera une occasion pour le gouvernement de recevoir des observations et des remarques sur la manière dont peut être amélioré, le sort des enfants malgaches », a lancé hier l'Unicef, dans un communiqué. 
Vingt ans après la ratification par le gouvernement malgache de la CDE, le pays a connu une avancée en matière de santé et d'éducation. Mais la pau­vreté, les crises politiques et socio-économiques,retardent celle d'autres domaines. Selon le BIT/IPEC, un tiers des enfants âgés de 5 à 17 ans travaillent comme domestiques. Mais en général selon l'enquête périodique auprès des ménages (EPM) 2010, 24,7% exercent une activité économique. Des reculs sont même constatés,  en terme de pauvreté. L'EPM résulte que la pau­vreté des enfants est passée de 76,6% en 2005 à 82% en 2010. 
Michella Raharisoa
Samedi 26 novembre 2011
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Sam 10 Déc - 13:21

10/12/2011

dans la Gazette : http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=17968:ambatondrazaka-152-enfants-retires-des-pires-formes-du-travail&catid=42:societe&Itemid=57

Citation :
Ambatondrazaka: 152 enfants retirés des pires formes du travail
Samedi, 10 Décembre 2011 05:19
Ils ont entre 15 et 17 ans et ont travaillé dans des conditions trop difficiles pour des enfants de cette tranche d’âge. 40 d’entre eux ont travaillé dans l’agriculture, 2 dans les carrières et mines, 88 dans l’exploitation sexuelle, 21 dans les travaux domestiques et 1 enfant dans le secteur de la pêche. Pris en charge par le projet de lutte contre le travail des enfants « Kilonga » financé par les Etats-Unis, ces enfants ont pu suivre une formation leur permettant de quitter ces dures conditions. Notons que ce projet est mis en œuvre avec le partenariat de l’association nationale SIVE. Après avoir suivi avec succès une formation professionnelle, les 152 enfants ont eu droit à une cérémonie de sortie de promotion le 8 décembre dernier à Ambatondrazaka. Cet événement a permis de leur remettre leur diplôme de fin d’études. 142 enfants ont suivi une formation auprès du centre MECAPRO d’Ambatondrazaka, 10 autres ont été au centre de promotion féminine d’Andreba. Ces différents groupes se répartissent dans les filières suivantes : la mécanique automobile, l’informatique, la coupe et couture. Ces enfants sont issus des communes urbaines et suburbaines d’Ambatondrazaka dont Ambatosoratra et Ambohitsilaozana. Des représentants de l’ambassade des Etats-Unis ont assisté à la sortie de promotion pour marquer leur soutien à la lutte contre le travail des enfants à Madagascar. Kilonga est un projet visant à protéger 9.000 enfants malagasy des pires formes du travail. Il assure leur réinsertion et leur maintien dans le système éducatif. Le projet entame actuellement sa 4ème année d’existence. Jusqu’ici, plus de 9 000 enfants ont bénéficié des appuis du projet : 4 895 enfants ont été retirés des pires formes du travail et 4 161 prévenus des dangers du travail des enfants.







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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Mer 5 Déc - 10:36

05/12/2012

Conso et Santé

Industrie - Services Conso et Santé Actualités


Madagascar: 20.000 enfants travaillent dans la production de vanille


04/12 | 15:29
Vingt-mille enfants et adolescents de 12 à 17 ans travaillent dans la production de vanille à Madagascar, soit plus de 30% de la main d'oeuvre totale du secteur, a affirmé mardi l'Organisation Internationale du Travail (OIT).
"Nous avons fait une étude depuis 2009 dans la région Sava (nord) et nous avons constaté que 20.000 enfants, entre 31 et 33% des employés travaillent dans la production de vanille", a déclaré mardi, Christian Ntsay, directeur de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) pour l'Océan Indien, joint par l'AFP au téléphone.
"Nous avons un plan d'action d'urgence qui nécessite 100.000 dollars (76.000 euros) et qui consisterait à identifier les enfants pour les retirer, puis sur le plan juridique à renforcer la législation en la matière et à aider le comité de lutte nationale contre le travail des enfants, mais nous préférons aider à réparer le problème plutôt que sanctionner", a ajouté M. Ntsay.
Premier pays exportateur de vanille, Madagascar produit 60% de la vanille dans le monde, entre 1.200 et 1.500 tonnes par an. 80 % des plantations se trouvent dans le nord, zone humide et tropicale qui favorise son développement.
"Les Malgaches veulent perpétuer la tradition, apprendre à cultiver la vanille à leurs enfants fait partie de la culture", explique M.Ntsay.
"Les plantations sont fragiles, cultiver la vanille c'est une activité compliquée, si on confiait ça à des enfants, les cultures seraient mortes ou endommagées", rétorque un exploitant de vanille ayant requis l'anonymat
"Les parents transmettent leur savoir à leurs enfants parce qu'il n'y a pas d'école pour ça mais cela ne nuit pas à leurs études", soutient-il.
Dans les villes du nord-est, des milliers de gousses de vanille sèchent au soleil sur des nattes de paille, partout où il y a des surfaces planes, sur les toits, dans les cours intérieures, près des écoles, répandant une odeur parfumée. La vanille fait partie du quotidien des Malgaches du Nord et a permis à la région Sava de se développer rapidement.
Une fois préparée et séchée, elle est vendue entre 20 et 40 dollars (15 et 30 euros) le kilo sur le marché international et permet de faire vivre environ 80.000 cultivateurs.



source : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/afp-00482366-madagascar-20-000-enfants-travaillent-dans-la-production-de-vanille-517225.php
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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Jeu 20 Déc - 10:21

20 déc 2012

Dans l'Express : http://www.lexpressmada.com/droits-des-enfants-madagascar/39487-l-impunite-pointee-du-doigt.html




Citation :
Droits des enfants

L'impunité pointée du doigt











Gulnara Shahinian (à g.), rapporteur spécial de l’ONU et Fatma Samoura du PNUD, lors de la rencontre avec la presse, hier à Andraharo

L'experte des Nations unies, interpelle l'État à agir au nom de l'humanité pour sauver des enfants. Mais beaucoup reste à faire pour endiguer cet esclavage moderne.

Les lois pour prévenir les pires formes de travail des enfants, entre autres, le travail domestique, dans les mines, le mariage forcé etc., existent, mais elles ne sont pas appliquées. Aussi, les coupables restent impunis, a annoncé Gulnara Shahinian, rapporteur spécial de l'ONU, lors d'une rencontre avec la presse, hier à Andraharo.
Cette déclaration de l'experte indépendante sur les formes contemporaines de l'esclavage, après un séjour à Madagascar, semble confirmer le rapport effectué par le département américain sur « Les pires formes de travail des enfants en 2010 ». Il n’y aurait eu aucune évolution depuis deux ans. « Le gouvernement malgache ne fait pas d'effort pour lutter contre les pires formes de travail des enfants. Les 90 inspecteurs de travail n'arrivent pas à faire des enquêtes fructueuses et les données issues de la Police des mineurs, font défaut », souligne le rapport du département américain. Le rapporteur spécial de l'ONU enfonce le clou, en énonçant les failles en matière de protection de l'enfant. « Le gouvernement est absent dans les régions. La protection assurée par l'État est limitée. La population se sent abandonnée et les gens préfèrent se tourner vers les droits coutumiers », a t-elle ajouté.
Responsabilité de l’État
Le rapporteur spécial de l'ONU interpelle ainsi l'État pour qu’il prenne ses responsabilités, face à l'enfer vécu au quotidien par les enfants malgaches dans les mines, à la maison et sur les trottoirs. « Ce rapport sera transmis au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, avec des recommandations. Et l'État, en partenariat avec les agences des Nations unies, les ONG et la société civile, sont invités à les appliquer », souligne t-elle. En attendant la rédaction finale du rapport, Gulnara Shahinian avance d'ores et déjà des suggestions pour atténuer les dégâts. « Les différents services au sein de l'État doivent se mettre en coordination, car la lutte contre les pires formes de travail des enfants, doit mobiliser tout un système. Et il ne suffit pas seulement d'éduquer ou de promouvoir la prévention mais il faut établir un plan précis pour le développement économique du pays », a t-elle avancé.
Fatma Samoura, coordinatrice résidente du Système des Nations Unies à Mada­gascar, annonce son optimisme quant à l'application de telles recommandations. « Le fait d'avoir accepté l'arrivée de ce rapporteur spécial de l'ONU constitue déjà une volonté du gouvernement à aller de l'avant dans cette lutte. Il faut ainsi attendre sa concrétisation », conclut –t-elle.

Vonjy Radasimalala

Jeudi 20 decembre 2012


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MessageSujet: Re: Lutte contre le travail des enfants   Ven 19 Juil - 9:56

19 juillet 2013

Citation :
Société
86 000 enfants travaillent dans les mines à Madagascar
Publié : vendredi 19 juillet 2013 à 05:45 - Modifié : 19/07/2013 à 05:46
86 000 enfants travaillent dans les mines à Madagascar


Dans le sud-ouest de Madagascar, 86 000 enfants sur 438 000 travaillent dans les mines, notamment, au niveau des gisements aurifères.



La mine est l’un des secteurs qui emploient le plus d’enfants à Madagascar, constate le Bureau International du Travail qui fait état de 86 000 enfants actifs rien que pour la région sud-ouest.

L’exploitation des enfants a été spécifiquement observée dans 3 communes, lesquelles ont été choisies pour le TACKLE BIT/IPEC, un projet qui a duré de septembre 2012 à mai 2013.

En 8 mois d’existence, celui-ci a donné des résultats probants. Ainsi, 830 enfants de 6 à 15 ans ont pu être réinsérés dans le système éducatif, dont 500 ont franchi pour la première fois la cour des écoles, selon Ntsay Christian, directeur du BIT au niveau de l’Océan Indien. Dans des propos rapportés par Midi Madagascar, ce dernier a indiqué entre autres que 200 enfants ont pu également obtenir leur acte de naissance tandis que 80 autres ont été sélectionnés pour suivre des formations professionnelles.

Récemment, la ville de Tuléar a accueilli un atelier d’évaluation de ce projet, durant lequel un pacte social a été signé. Ce document qui devra être promulgué par arrêté communal prévoit des sanctions pour les parents qui choisissent d’envoyer leurs enfants dans les gisements plutôt qu’à l’école.

« Le projet s’est soldé par un changement de comportement des acteurs locaux et les indicateurs répondant aux objectifs sont atteints à 98% », s’est félicité le directeur régional du BIT qui a insisté sur la consolidation des acquis « qui consiste en la prévention et le retrait des enfants des pires formes de travail ». Aides & Action International-Océan Indien ainsi que l’Union européenne-ACP vont appuyer Madagascar dans cette perspective, a-t-il fait savoir.

source : http://www.linfo.re/522815-Madagascar-86-000-enfants-travaillent-dans-les-mines
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