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 Sommet de MAPUTO

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R@koto
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MessageSujet: Sommet de MAPUTO   Lun 3 Aoû - 19:45

DANS L'Express du 03 août 2009

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=28487

Citation :

Sommet de Maputo
Trois avions affrétés pour les participants


Les préparatifs vont bon train en vue du Sommet de Maputo au Mozambique, qui va s’ouvrir mercredi. La réunion va voir la participation de Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT) et des trois anciens présidents Albert Zafy, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana, en vue de l’adoption d’une charte de la transition.
Deux avions affrétés par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) devraient quitter Ivato mardi dans la mi-journée, pour rallier directement Maputo. Ils vont amener les quatre délégations, y compris Andry Rajoelina, qui comptent une cinquantaine de personnes en tout. La réunion d’information de la semaine dernière a arrêté les membres de chaque mouvance à 12 membres.
Un troisième avion est prévu pour le transport de l’ancien président Didier Ratsiraka, en exil à Paris, vers la capitale mozambicaine. Selon des sources au courant du dossier, l’aéronef est mis à disposition par le gouvernement français.
Pour sa part, l’ancien président Ravalomanana, qui se trouve en Afrique du Sud, devrait rejoindre la capitale mozambicaine par vol régulier.
Le Sommet de Maputo devrait se dérouler dans un centre de conférences. Selon l’organisation en place, les différentes délégations devraient être logées dans des hôtels séparés mais proches, pour favoriser les discussions informelles.

Iloniaina Alain
Date : 03-08-2009
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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Mar 4 Aoû - 18:58

lundi 3 août dans l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=28518

Citation :


Sommet de Maputo

La société civile fait pression
Le sommet de toutes les attentes. Les principaux acteurs de la société civile misent beaucoup d’espoir sur la réunion de demain à Maputo.

Les organisations de la société civile veulent que le sommet de Maputo ne constitue pas seulement une étape de négociations en vue de la résolution de la crise malgache. Elles exigent la signature d'un accord inclusif pour la gestion consensuelle de la Transition. En cas d'échec de dialogue, leurs dirigeants menacent de passer à l'acte et de prendre des mesures appropriées, sans toutefois entrer dans les détails.
Cette position a été ainsi adoptée par une douzaine d'entités de la société civile réunies hier à « La résidence » à Ankerana. Pour la PFNOSCM, le KMF/CNOE, le Sefafi, le CDE, le GESCI ainsi que le CCOC, entre autres, la gravité de la situation demande à ce que « les trois Présidents élus et Andry Rajoelina, accompagnés de leurs mouvances respectives » se mettent face à leurs responsabilités.
Roland Razafindramanitra, un des quatre facilitateurs des négociations tenues à l'ambassade de Sénégal, s'est ainsi montré sévère en officialisant la position du collectif.
Exigence et non demande
« La société civile exige l'apposition de signature de ceux qui se rendront à Maputo. C'est une exigence et non une demande. La crise devrait se terminer à Maputo », a-t-il déclaré hier à Ankerana, en présence des dirigeants de différentes formations.
Dans ses explications, le porte-parole de ceux présents à « La Résidence » a prévenu qu'en cas contraire de l'accord à Maputo, ceci engendrera des impacts économiques et sociaux graves dans la Grande île.
En clair, Noro Andriamamonjiarison a évoqué l'éventuelle prochaine rupture des accords, tant dans le cadre de l'AGOA (African Growth & Opportunity Act) américain que dans l'accord de Cotonou avec l'Union européenne. « Avec la rupture de l'AGOA, 100 000 personnes perdront leur emploi. La suspension du régime préférentiel en matière de droits de douanes rendra incompétitifs sur le marché international, nos produits comme les textiles, les crevettes ou les thons », a-t-elle soutenu.
De son côté, Imbiki Anaclet du « Groupe des 4 » a mis l'accent sur le problème de séparation des pouvoirs dans cette période où le Parlement est suspendu. « Le mandat des membres de la Haute cour constitutionnelle (HCC) expirera aussi ce mois d'août. Comment procéder au contrôle de constitutionnalité, à défaut de signature de la charte à Maputo ? », s'est-il demandé.

Fano Rakotondrazaka
Date : 04-08-2009
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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Mar 4 Aoû - 19:09

même réponse de la société dite " civile " dans Tribune ce lundi


source : http://www.madagascar-tribune.com/La-societe-civile-menace-les,12433.html

Citation :


En cas d’échec de Maputo

La société civile menace les politiciens


mardi 4 août 2009, par Rakotoarilala Ninaivo

En cas de non signature d’un accord à Maputo le 5 août prochain, la société civile prendre acte et prendra des mesures appropriées. Telle est la déclaration faite à la presse par les membres de la société civile dans l’après-midi de ce lundi 3 août 2009, à la résidence Ankerana. Elle souhaite ainsi que le sommet de Maputo ne constitue pas seulement une étape des négociations. Il n’est pas exigé que l’accord se fasse nécessairement à l’unanimité des mouvances en présence. Pour elle, ce qui importe, c’est que les délégations ne rentrent pas bredouille.

Les organisations de la société civile qui ont signé cette mise en garde sont PFNOSCM, KMF/CNOE, SEFAFI, MAMIMAD, FIZATO, CDE, GROUPE DES 4, GESCI, FISEMA, RARE et CCOC. Elles se disent être conscientes de la gravité de la situation et de la nécessité de rassembler leurs forces pour faire face à l’éventualité d’un échec de la rencontre à Maputo.

La société civile se dit avoir pour rôle fondamental de veiller à l’intérêt de la population. C’est pourquoi elle exige la signature d’un accord inclusif pour la gestion consensuelle de la Transition au sommet de Maputo qui rassemblera les 3 présidents élus et Andry Rajoelina président de la Haute Autorité de la Transition (HAT), accompagnés de leur mouvance respective
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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Mer 5 Aoû - 18:59

communiqué de la société dite civile :


Citation :
POSITION COMMUNE DE LA SOCIETE CIVILE




Les organisations de la société civile ci-dessous, toujours conscientes de la gravité de la situation et de la nécessité de rassembler leurs forces, se sont réunies ce jour et se sont accordées sur les 4 points suivants :



1. La société civile a pour rôle fondamental de veiller à l’intérêt de la population.



C’est pourquoi :



2. Elle exige la signature d’un accord inclusif pour la gestion consensuelle de la Transition au sommet de Maputo qui rassemblera les 3 Présidents élus et M. Andry Rajoelina, accompagnés de leurs mouvances respectives.



Elle souhaite en effet que le sommet de Maputo ne constitue pas seulement une étape des négociations.



3. Il n’est pas exigé que l’accord se fasse nécessairement à l’unanimité des mouvances en présence.



4. En cas de non signature, la société civile prendra acte et prendra des mesures appropriées.





Antananarivo, La Résidence ,le 03 Août 09



Les 12 organisations de la société civile signataires de cette déclaration sont :







PFNOSCM Plate-Forme des Organisations de la Société Civile Malgache

KMF/CNOE Conseil National pour l’Observation des Elections

SEFAFI Sehatra Fanarahamaso ny Fiainam-Pirenena

CP-EGDVR Comité Préparatoire des Etats Généraux et des Valeurs Républicaines

MAMIMAD Malagasy Miray

FIZATO Fikambanan’ny Zanak’i TOamasina

CDE Club Développement et Ethique

GROUPE DES 4 FACILITATEURS

GESCI

FISEMA Fivondronan’ny Sendikan’ny Mpiasa Malagasy

RARE Rassemblement des Associations Régionales

CCOC Collectif des Citoyens et des Organisations Citoyennes

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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Mer 5 Aoû - 19:06

dans l'Express du jour

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=28539

Citation :


Crise
Quitte ou double à Maputo

Les quatre mouvances de la crise vont tenter de trouver un consensus à partir de ce jour à Maputo. Le pays tout entier sera à l’écoute de la capitale mozambicaine jusqu’au 8 août.

Ambiance bon enfant dans l’avion qui amenait une grande partie des délégations malgaches à Maputo. En attendant une transition consensuelle et inclusive, c’est « le vol vers Maputo qui est consensuel et inclusif », ont plaisanté les passagers, composés, entre autres, de la délégation d’Albert Zafy, dirigée par l’ancien chef d’État lui-même, des représentants de la mouvance Ratsiraka, et des membres de la mouvance Ravalomanana. La délégation « présidentielle », conduite par Andry Rajoelina, a déjà décollé quelques heures plus tôt, mais quelques-uns des partisans de ce dernier se trouvaient dans le vol « commun » du début de soirée.
Pour les quatre délégations, Maputo constitue une étape essentielle en vue de sortir la Grande île de la crise politique dans laquelle elle s’est enlisée depuis janvier. « Nous irons partout où une solution pour ramener la sérénité et la paix à Madagascar peut être trouvée », a déclaré le président de la Haute autorité de la transition (HAT), Andry Rajoelina, au cours d’un point de presse avant son départ.
Il reconnaît pourtant que « la décision de discuter n’a pas été facile ». Quelques jours plus tôt, il a encore refusé, presque catégoriquement, toute négociation. Mais « par patriotisme et pour l’intérêt général », il confie avoir fini par céder. « Cela fait mal, mais c’est nécessaire », a-t-il précisé.
Incertitude
Les autres mouvances, elles, se félicitent que la rencontre entre les quatre chefs puisse enfin avoir lieu. Elles espèrent même qu’une charte de la transition puisse être signée à Maputo.
« Parce que le peuple souffre », a déclaré le professeur Albert Zafy avant son départ.
Pourtant, la signature d’une convention reste pour l’instant encore incertaine. Les positions des uns et des autres sur l’amnistie et la répartition des sièges au sein des institutions, semblent encore difficiles à concilier.
La question de l’amnistie semble n’être qu’une
« broutille » pour Albert Zafy, mais constitue un enjeu capital pour les mouvances Rajoelina et Ratsiraka. La première, partie à Maputo avec la proposition du Panorama, continue de vouloir faire adopter une loi d’amnistie par le futur
congrès de la Transition. Les autres mouvances, en particulier celle de Didier Ratsiraka, réclament une amnistie générale dès la signature de la charte.
Dans tous les cas, pour la médiation internationale, le plus important ne semble pas encore la signature d’une convention, mais plutôt la rencontre entre les quatre « chefs ». Tomaz Salamao, secrétaire général de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a confié à l’Agence France presse (AFP), espérer que « lorsqu’ils (les chefs de mouvance) partiront d’ici, ils sauront ce qu’ils auront à faire, ce dont ils doivent discuter et à quel moment ils devront arriver à cet accord pour résoudre les problèmes (…) ».

Encadré
Un dîner brise-glace
Selon le programme établi par la médiation internationale, la réunion proprement dite ne devrait commencer que mercredi. En attendant, un dîner devait réunir les quatre chefs de mouvance ainsi que les quatre médiateurs internationaux, dirigés par Joaquim Chissano, ancien président mozambicain.
Comme prévu, les principaux protagonistes ne sont pas logés dans un même hôtel. Andry Rajoelina, premier arrivé dans la capitale mozambicaine, est hébergé à l’hôtel Southern Sun. Marc Ravalomanana, qui devait arriver de Johannesburg par la route, est accueilli à l’hôtel Aemeida. Didier Ratsiraka et Albert Zafy logent dans un même hôtel.
Les réunions se dérouleront au centre de conférences Joaquim Chissano. Aucune date n’est prévue pour la clôture. Celle-ci reste à la discrétion de Chissano, même si le secrétaire général de la SADC, Tomaz Salamao a prévu un « sommet » de quatre jours, soit jusqu’à samedi.

Iloniaina Alain et Lova Rabary-Rakotondravony
Date : 05-08-2009


Citation :
Brèves
A chaud


Les forces armées avertissent. Les forces de l'ordre mettent sous condition leur accord sur la résolution de Maputo. Dans un communiqué, elles avancent que toute décision n'allant pas dans le sens de l'intérêt supérieur de la Nation, mais que les participants seront obligés de signer ne peut en aucun cas être acceptée et appliquée à Madagascar. Elles rejettent catégoriquement l'éventualité de retour de l'ancien président de la République au pouvoir « parce que cela entrainera inévitablement des graves troubles dans le pays ».
source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=28540
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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Mer 5 Aoû - 19:34

dans Tribune cette tribune libre


SOURCE : http://www.madagascar-tribune.com/Conditions-de-reussite-a-Maputo,12439.html

Citation :
> Tribune libre
Conditions de réussite à Maputo
mercredi 5 août 2009
Après le dernier voyage à Antananarivo du Groupe international de Contact dirigé par l’ancien président du Mozambique, Joachim Chissano, les anciens présidents de Madagascar – Didier Ratsiraka, Albert Zafy, Marc Ravalomanana – et l’actuel président du pouvoir de transition – Andry Rajoelina – vont se rencontrer à Maputo, capitale du Mozambique, le 5 août 2009. On y discutera dit-on d’une charte de transition en vue de l’établissement de l’ordre constitutionnel, de la forme et du contenu de la transition et des futures élections.

Quelles sont les conditions de réussite de cette rencontre ?
La première est de se départir de toute simplification, de tout manichéisme. Cette condition doit être observée en premier lieu par la Communauté internationale à propos de la qualification du changement de régime. Celui-ci est le résultat incontestable d’une insurrection, mais ses ressorts sont plus complexes au vu de l’ensemble des événements, de l’attitude et de la position des différentes personnalités et des différentes institutions y compris la Haute cour constitutionnelle. Certaines positions, certaines attitudes de certaines composantes de cette Communauté internationale à ce sujet peuvent contribuer à aggraver la situation en suscitant des espoirs chez une partie des protagonistes, des ressentiments chez une autre partie.

La bienveillante attention de cette Communauté internationale à l’égard de Madagascar devrait être entourée de nombreuses précautions. Elle doit dissiper tout sentiment d’un traitement de deux poids de mesures par rapports à d’autres Etats qui ont connu des changements de régime en dehors de la procédure constitutionnelle. Elle doit éviter que certaines interprétations d’accords et de conventions n’apparaissent comme une nouvelle forme de néocolonialisme habillée de l’idéologie des droits de l’homme, de l’Etat de droit et de la démocratie ; idéologie que l’on imposerait à Madagascar mais que l’on imposerait pas à d’autres Etats… Elle doit être attentive au fait que malgré tout Madagascar est un Etat souverain comme les autres qui peut et doit trouver le chemin de la démocratie sans que l’on lui dicte une solution extérieure toute faite.

La seconde est de partir de la réalité au regard du droit international et du droit constitutionnel : un régime a disparu, un autre le remplace. Les bases, la forme et le contenu du nouveau régime restent à définir, à déterminer, à élaborer.

Ce ne sera pas la première fois que la classe politique malgache aura à gérer une transition, mais celle-ci s’avère cruciale pour l’avenir du pays. Justement, compte tenu des transitions du passé, il est impératif d’éviter que l’actuelle ne soit qu’une nouvelle répétition des anciennes.

Elle doit rompre avec les formules de transition déjà expérimentées à Madagascar avec les résultats que l’on connaît. Il ne s’agit pas seulement ici – même si c’est important à court terme–d’apaiser les conflits au sein de la classe politique malgache et de répartir les portefeuilles ministériels entre les différents partis et mouvances politiques au sein d’un gouvernement de transition. Au regard des pratiques internationales en la matière, cette double solution souvent proposée par la Communauté internationale, et notamment par l’Union africaine, a apporté des résultats mitigés et n’a pas résolu les problèmes de fond pour ne prendre que les exemples de la Côté d’Ivoire et de la Mauritanie.

Si l’on veut espérer crever l’abcès, repartir sur de saines et nouvelles bases, mieux vaut donc ne pas se contenter des recettes faciles véhiculées par des slogans artificiels comme « processus inclusif et consensuel ». Si les protagonistes doivent dialoguer, la mise en place d’une démocratie véritable implique l’émergence d’une majorité et d’une minorité que le peuple doit départager lors d’élections libres, sincères, indépendantes, équitables. Il semble que, dans ce type de situation, le rôle le plus important de la Communauté internationale est moins de veiller à un processus de transition inclusif et consensuel que de veiller à la liberté, à l’équité, à la sincérité des élections.

Car il faut le dire, le droit constitutionnel et le droit international ne connaissent qu’un seul mode de légitimation d’un nouveau pouvoir et d’un nouveau régime : les élections démocratiques. Celles-ci doivent être l’occasion pour Madagascar de se doter d’institutions fortes et stables qui permettent de prévenir quatre maux endémiques de la vie politique malgache : le culte du chef patriarcal (la figure patriarcale du président permet à celui-ci d’entretenir une relation de chef de famille à enfants avec les gouvernés créant de nombreux effets pervers des deux côtés) ; l’ultra domination habituelle de la majorité présidentielle sur l’opposition (l’écrasement de la minorité est un terreau favorable à l’insurrection) ; la sclérose de la classe politique dominée par le népotisme et la consanguinité (certains d’entre eux ont été à la fois des soutiens successifs des présidents successifs et des soutiens successifs des insurrections et des soulèvements populaires successifs…) ; l’interférence entretenue entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel (l’appel incessant à la divinité justifie chez beaucoup la certitude d’avoir raison et le fanatisme).

Préalablement aux solutions constitutionnelles à ces problèmes, Madagascar doit panser les plaies de plus de trois décennies de luttes fratricides.

La classe politique dans son ensemble et le peuple malgache se doivent de se dire la vérité sur l’histoire post indépendance de Madagascar. Cela permettrait une véritable réconciliation et la mise en place d’une véritable refondation de la vie politique et institutionnelle.

La mise en place d’une Commission vérité et réconciliation paraît indispensable. Cette institution qui a fait ses preuves ailleurs a plusieurs avantages. Composé d’experts indépendants (juristes, politistes, historiens, sociologues notamment), elle est chargée de recueillir les témoignages de victimes d’abus de pouvoir, de violence, de corruption, de confronter les membres de la classe politique, des institutions, des forces de l’ordre aux victimes et au peuple malgache. De cette façon, un éclairage nouveau est apporté à l’histoire, une recherche commune de la vérité est entreprise, la polémique sur l’amnistie et l’impunité des auteurs de crimes est en partie atténuée car les crimes concernés sont publiquement débattus et consignés pour l’Histoire. Cela n’empêche pas la poursuite des crimes de sang et des crimes les plus graves devant la justice pénale, mais permet de préparer le terrain du pardon mutuel, préalable à la réconciliation nationale. Cette démarche favorisera la réussite de la marche vers une nouvelle République basée sur une nouvelle constitution véritablement démocratique.

Jolami
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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Jeu 6 Aoû - 18:35

dans l'Express de ce jour

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=28584


Citation :


Maputo

Réunion à huis clos entre les présidents

Le sommet de Maputo a débuté, hier en fin d’après-midi. Les chefs des quatre mouvances se sont réunis à huis clos.

Les retrouvailles ont été plutôt froides hier au centre de conférences de Maputo entre Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana, Albert Zafy et Andry Rajoelina. La réunion de la résolution de la crise malgache initiée par le Groupe international de contact (GIC) n'a pas débuté sous les meilleurs auspices. Même le geste fondamental du «Fihavanana» a été occulté par les protagonistes qui ont oublié de se saluer.
Une politesse qu'ils ont quand même dû exécuter lors de la prise de photo à l'issue de la cérémonie d'ouverture présidée par Joaquim Chissano. L'ancien président mozambicain a souligné dans son discours d'ouverture que l'Afrique et le monde avaient les yeux tournés vers eux et qu'il compte sur la ferveur patriotique des quatre mouvances.
Seuls Ravalomanana et Didier Ratsiraka se sont serré la main. Un geste qui n'a pas effacé la rancune du second, évincé par le premier en 2002 à l'issue d'un bras de fer de six mois, relatif au litige sur les résultats des élections présidentielles. Didier Ratsiraka a tenu à souligner que signer une charte est une chose, la respecter en est une autre, faisant allusion à l'accord de Dakar en 2002 qui avait été signé par Ravalomanana mais qu'il n'avait pas respecté. Une pique adressée à qui de droit.
La flèche a atteint sa cible puisque Marc Ravalomanana a réagi mais de façon très conciliante, annonçant qu'il reste le président de Madagascar et qu'il est capable de travailler avec tout le monde, sinon avec n'importe qui. Une prudence cauteleuse pour le grand perdant de cette crise et qui a tout à gagner à Maputo. Ravalomanana est d'ailleurs à l'origine de l'implication des pays de l'Afrique australe et de l'Union africaine dans cette crise. «On peut même rentrer ensemble dès demain», a-t-il lancé pour illustrer son optimisme et sa détermination à trouver une solution.
Réunion à huis clos
C'est aussi la conviction du président de la Haute autorité de la transition, Andry Rajoelina , rival direct de Ravalomanana, qui a tout de suite remis les pendules à l'heure. Il a souligné que les structures de la Transition sont bel et bien en place et qu'il n'est plus question de président de la République. «Nous sommes ici pour chercher la solution la meilleure, qui convient au peuple malgache. Je crois qu'on en trouvera à l'issue de la réunion», a-t-il affirmé.
En bon raiamandreny, le professeur Albert Zafy s'est interposé pour demander une réunion à huis clos entre les quatre principaux acteurs de la réunion. Demande acceptée par le GIC dont les membres assistent au «règlement de comptes» entre les protagonistes. En revanche les membres de délégation des mouvances ont dû rester à l'extérieur de la salle, avec les nombreux journalistes qui suivent l'événement. Marc Ravalomanana, accompagné de sa femme, s'est emmené avec une équipe de presse qui lui est restée fidèle. Andry Rajoelina est également venu avec une armada de médias de la presse écrite, de la radiodiffusion et de l'audiovisuel.
Didier Ratsiraka, dont le problème de vue s'est compliqué sérieusement, compte parmi ses accompagnateurs sa fille Annick. Aucun membre de la presse ne figure dans le camp d'Albert Zafy. Comme quoi, la bataille de Maputo risque d'être une guerre de communication. À ce propos, Rajoelina semble avoir pris l'avantage aux dépens de Ravalomanana dont le groupe de presse avait été anéanti par les pillages du 26 janvier.
La réunion s'est terminée tard dans la soirée et reprend ce matin.

(Envoyé spécial)

Iloniaina Alain
Date : 06-08-2009


«Nous sommes ici pour chercher la solution la meilleure, qui convient au peuple malgache. Je crois qu'on en trouvera à l'issue de la réunion»
mon commentaire : il suffit de donner enfin la parole au peuple et pour celà il existe le vote des citoyens dans les élections présidentielles , législatives et municipales.

la première des solutions c'est déjà la révision des listes électorales avec l'inscription de milliers de jeunes et de non inscrits des derniers scrutins
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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Dim 9 Aoû - 12:38



Pendant qu'ils boivent le champagne , le peuple trinque !



Toute la presse se félicite de cette historique sortie de crise !

Les hommes politiques signataires de l'accord se donnent donc 15 mois pour organiser des élections .

4 parties vont jouer la cohabitation dans une union sacrée d'un nouveau genre ,mais il faudra tenir 15 mois.
15 mois pour quoi faire :
- pour mettre à jour les listes électorales ,et organiser le vote des malgaches de l'étranger ?

15 mois , c'est à dire jusqu'en novembre 2011 , le combat pour des élections libres et démoctatiques doit être le premier des devoirs pour tout parti qui se réclame du peuple malgache.
Les travailleurs malgaches se moquent bien de la " compassion " de ceux qui depuis 50 ans les plongent dans la misère , les travailleurs et paysans cherchent une issue à la crise , elle passera d'abord par les élections , mais de toute façon, avant 15 mois ou après 15 mois , un peu plus tôt , un peu plus tard, la mobilisation des masses pour assurer sa survie doit avoir lieu car le conservatisme de l'élite politique actuelle est en contradiction totale avec les mesures d'urgence à prendre.
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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Dim 9 Aoû - 18:38

Dimanche 9 août 2009

Communiqué conjoint Union Africaine, SADC, Organisation des Nations Unies et Organisation Internationale de la Francophonie.

Le Sommet des Chefs de file des mouvances politiques malgaches de Maputo, qui s’est tenu sous l’égide de l’Union africaine dans le but d’échanger sur les moyens d’accélérer la résolution de la crise politique qui dure depuis 6 mois à Madagascar, s’est clôturé ce dimanche 10 août au Centre de Conférence Joaquim Chissano à Maputo, Mozambique.

Les conclusions du Sommet découlent des larges consultations conduites par l’Equipe Conjointe de Médiation du 5 au 9 août avec les Chefs de file des mouvances politiques malgaches Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy. L’objectif était d’identifier les points d’accord et de désaccord ainsi que d’explorer les moyens de faire face aux obstacles restant afin de restaurer la normalité à Madagascar.

Pendant ce sommet historique des Chefs de file, qui se sont rencontrés pour la première fois et se sont mis d’accord sur un cadre pour une transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle ainsi que sur la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale dirigé par un Premier Ministre de consensus, 3 Vice Premier Ministres et 28 Ministres.

Le Sommet de Maputo s’est conclu sur les accords suivants :

L’Accord politique de Maputo ;
La Charte de la Transition ;
La Charte des valeurs, visant à promouvoir un esprit de non-violence, de tolérance, de pardon, de réconciliation et de respect mutuel ;
Un accord sur l’annulation des condamnations liées aux évènements de 2002 à Madagascar ;
Un accord relatif au cas du Président Ravalomanana ;
Un accord sur l’annulation des condamnations envers des personnalités politiques, civiles et militaires sous le régime Ravalomanana.

Les participants se sont mis d’accord sur la durée de la période de transition, qui ne devra pas aller au delà de 15 mois à partir de la date de signature de l’Accord politique de Maputo. La transition prendra fin avec la tenue d’élections crédibles organisées sous supervision internationale et menant à la mise en place d’institutions démocratiques et stables à Madagascar.

Les parties se sont également mises d’accord sur les institutions de la transition, l’amnistie, la réconciliation nationale, le statut des anciens Chefs d’Etat et les réformes constitutionnelles.

L’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar félicite les Chefs de file pour leur sens des responsabilités et leur engagement remarquable à accompagner le retour de Madagascar à la normalité. Elle appelle tous les acteurs politiques malgaches à maintenir le consensus de Maputo qui permettra le retour à la paix et la stabilité ainsi que la reprise de la marche du pays vers la prospérité.

L’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar espère que l’esprit de Maputo accompagnera les parties dans la mise en œuvre de cet Accord historique.

L’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar espère également que le Peuple Malgache demeurera uni derrière ses leaders politiques et soutiendra les objectifs et Accords signés lors du Sommet de Maputo.

Quant à elle, l’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar s’engage à soutenir, avec l’appui du Groupe International de Contact et la communauté internationale toute entière, le processus de transition jusqu’à son aboutissement.

En son nom ainsi qu’au nom des mouvances politiques malgaches, l’Équipe Conjointe de Médiation pour Madagascar remercie le peuple et les autorités du Mozambique pour leur hospitalité durant le Sommet.

Maputo, le 9 août 2009.
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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Dim 9 Aoû - 18:49

Revue de presse :

RFI : http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83475.asp

Citation :
Madagascar
Un accord de transition a été signé à Maputo
par RFI

Article publié le 09/08/2009 Dernière mise à jour le 09/08/2009 à 04:45 TU


L'ancien président malgache Marc Ravalomanana (g) et l'ancien président mozambicain Joaquim Chissano à Maputo, au Mozambique.
(Photo : Carlos Litulo/AFP)
Depuis mercredi, Andry Rajoelina, le président de la Haute Autorité de la transition et ses trois prédécesseurs à la tête de l'Etat malgache étaient réunis autour d'une même table. Les quatre acteurs politiques ont signé dans la nuit de samedi à dimanche un accord mettant fin à des mois de crise sur la Grande Ile. Le texte stipule la tenue des élections générales au plus tard dans quinze mois. Lors d'une conférence de presse, l'ancien président Marc Ravalomanana, évincé en mars dernier, a affirmé qu'il ne participerait pas personnellement à la transition. Mais il est bel et bien amnistié. Le sort de l'ancien président était l'un des principaux points d'achoppement entre les participants.

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Le camp Ravalomanana se réjouit : avec l’accord signé à Maputo, le président déchu obtient l’amnistie générale. Les poursuites judiciaires sont abandonnées et il pourra rentrer au pays. En échange Marc Ravalomanana devra être patient avant de, peut-être un jour, jouer un rôle politique de premier plan.

« Dans l’intérêt supérieur de la nation et après concertation, il me semble raisonnable de ne pas participer personnellement à la transition. Cependant la mouvance Marc Ravalomanana participera activement au sein de différents organes de la transition. », a déclaré l'ancien président, Marc Ravalomanana.

Accord inachevé

Pour la transition un gouvernement d’union nationale de 32 membres va être formé. Il s’agit d’un régime présidentiel fort. Le chef de l’Etat a le pouvoir de nommer tous les chefs militaires. Il proclame l’état d’urgence ou la loi martiale.

L’actuel homme fort de Madagascar va donc devoir partager le pouvoir qu’il détenait. « J’avoue que nous avons fait beaucoup de concession et nous sommes venus pour chercher des solutions, afin que le peuple malgache puisse vivre dans la paix et dans la sérénité.», a assuré Andry Rajoelina.

Il s’agit pourtant d’un accord inachevé. Andry Rajoelina, devrait être président de la transition mais les quatre mouvances ne se sont pas encore mises d’accord sur la répartition des postes du gouvernement. Les négociations vont donc se poursuivre.
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JDD : http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Actualite/Accord-entre-les-rivaux-malgaches-125367/



Citation :
Accord entre les rivaux malgaches

L’ancien président Marc Ravalomanana et l’actuel dirigeant Andry Rajoelina ont annoncé avoir trouvé un accord de partage du pouvoir et promis d'organiser des élections à Madagascar d'ici la fin 2010.


Après cinq mois d’instabilité politique , un accord de sortie de crise vient d’être trouvé entres les dirigeants rivaux de Madagascar. D’une part, l'ancien président Marc Ravalomanana, destitué par un coup d'Etat en mars, exilé en Afrique du sud, et qui se proclame toujours chef d’Etat légitime. De l’autre, le chef du gouvernement Andry Rajoelina, acteur du coup d’Etat avec le soutien de l’armée, et boudé par la communauté internationale. Les deux hommes négociaient depuis mercredi, à Maputo, au Mozambique.A leurs côtés se trouvaient également deux ex-chefs d'Etat malgache, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, dont la présence était considérée comme un gage d’équilibre dans les négociations. Samedi soir enfin, les dirigeants ennemis ont annoncé avoir conclu un protocole de partage du pouvoir. Cet accord prévoit un gouvernement de transition, qui ne doit pas excéder 15 mois, et la tenue d’élections, « sous observation internationale », à l’issue de cette période. Ce contrôle démocratique était réclamé par l’opposition, qui s’opposait à la tenue d’un scrutin sous le seul contrôle de l’actuel dirigeant de l’île, qui a mis de côté la constitution.

Ravalomanana « disponible »
Certains détails, toutefois, doivent encore être précisés lors des discussions qui se poursuivent ce dimanche à Maputo. Reste en effet à établir la composition du gouvernement de consensus. Il comportera un Premier ministre, trois vice-Premiers ministres et 28 ministres, ont annoncé les deux politiques rivaux. Ce casting est d’importance car l’accord prévoit que les membres du gouvernement de transition ne pourront pas se présenter aux futures élections, à l'exception du président de l'instance.

Marc Ravalomanana a annoncé que son mouvement participerait aux organes de transition, mais que lui-même resterait en exil…jusqu’à ce que « la situation soit favorable » à son retour à Madagascar. L’ancien président a déclaré être « totalement disponible pour aider à résoudre cette crise ». Bref disponible pour les prochaines élections. Son retour serait d’ailleurs facilité par l’accord de samedi. Ce denier lève en effet la condamnation de Ravalomanana à quatre ans de prison prononcée en juin par un tribunal malgache pour abus de pouvoir dans l'achat d'un jet privé présidentiel en 2008. Le texte accorde aussi l'amnistie à tout membre d'un gouvernement ou de l'opposition «entre le 1er janvier 2002 et la signature» de la charte de transition. Un protocole qui vise à ramener la paix sur la Grande île, encore secouée par une crise qui a contribué à effrayer les investisseurs ainsi que les touristes étrangers.

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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Dim 9 Aoû - 18:53

Réouverture de TOPMada

source : http://www.topmada.com/2009/08/special-maputo-accord-de-paix-signe-pour-une-nouvelle-transition/

Citation :
Spécial Maputo : Accord de paix signé pour une nouvelle transition !
9 août 2009

Andry Rajoelina, Joaquim Chissano et Marc Ravalomanana applaudissent la signature de l'accord de Maputo (08/08/09)

L’ancien président Marc Ravalomanana, destitué par un coup d’Etat en mars, et le chef du gouvernement de facto (HAT), Andry Rajoelina, se sont mis d’accord sur un nouveau gouvernement de transition afin de sortir le pays de la crise politique.

Accord de paix et mise en place d’un nouveau gouvernement de transition
Les deux camps ont trouvé un accord dimanche matin à Maputo, après quatre jours de négociations sous la médiation de l’ancien président du Mozambique, Joaquim Chissano. Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina sont parvenus à un accord sur la mise en place d’un gouvernement de transition destiné à ramener le calme dans le pays.

Concessions de taille de part et d’autre
Marc Ravalomanana a indiqué qu’il ne prendrait pas part au futur gouvernement de transition, mais que son parti y serait représenté. Il affirmé qu’il « contribuerait activement au fonctionnement de l’administration de transition ». Du côté d’Andry Rajoelina, il n’est plus assuré d’être à la tête de la transition et de pouvoir se présenter aux futures élections présidentielles puisque il semblerait qu’aucun changement de la constitution ne serait prévu par la déclaration de Maputo.

Nouvelle et longue transition
Les parties se sont par ailleurs accordées sur une durée de la transition ne pouvant excéder 15 mois, avec à l’issue les élections présidentielles et législatives « transparentes sous supervision internationale ». La composition du gouvernement de transition, prévue pour être inclusive et consensuelle devrait être déterminée ce dimanche. Il comprendra un président, un vice-président, un Premier ministre, trois vice-Premiers ministres et 28 ministres. Ce casting exact est d’importance car l’accord prévoit que les membres du gouvernement de transition ne pourront pas se présenter aux futures élections, à l’exception du président de l’instance.
Certains détails, toutefois, doivent encore être précisés lors des discussions qui se poursuivent ce dimanche à Maputo.

Ravalomanana « disponible »
Marc Ravalomanana a déclaré être « totalement disponible pour aider à résoudre cette crise ». Bref disponible pour les prochaines élections. Son retour est d’ailleurs facilité par l’accord de samedi. Ce denier lève en effet la condamnation de Ravalomanana à quatre ans de prison en juin par un tribunal malgache pour abus de pouvoir dans l’achat d’un jet privé présidentiel en 2008.

Libération des prisonniers politiques
L’accord prévoit aussi l’amnistie à tout membre d’un gouvernement ou de l’opposition « entre le 1er janvier 2002 et la signature » de la charte de transition. Sont exclus de l’amnistie les « crimes contre l’humanité, crimes de guerre et violations des droits de l’Homme », selon l’accord.

(Avec Agences)

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MessageSujet: Sommet de Maputo   Dim 9 Aoû - 19:53

Depêche de l'AFP



Madagascar : accord sur la transition mais pas sur les postes-clés
De Alexandra LESIEUR (AFP)

MAPUTO — Les leaders malgaches réunis à Maputo ont décidé de mettre en place un gouvernement de transition qui organisera des élections d'ici à fin 2010, mais ne se sont pas entendus dimanche, au dernier jour de leur "sommet", sur l'attribution des postes, sujet qui devrait être discuté mi-août.

Dans la nuit de samedi à dimanche, les quatre chefs de file malgaches, représentant les principales mouvances politiques, ont signé un accord mettant en place une période de transition politique de quinze mois maximum et visant à mettre fin à la crise politique qui affecte la Grande Ile depuis janvier.

La période de transition prend effet à la date de la signature de ce document.

Madagascar est actuellement dirigé par Andry Rajoelina, après le départ forcé en mars, sous la pression de la rue, du président Marc Ravalomanana. Depuis, la communauté internationale réclame le retour à l'ordre constitutionnel dans ce pays de l'océan Indien.

"Maputo est un succès pour les Malgaches. C'est l'intérêt supérieur de la Nation qui a gagné", a déclaré M. Rajoelina, 35 ans, peu après son retour à Madagascar dans l'après-midi.

Les quatre mouvances politiques représentées au "sommet" de Maputo, organisé de mercredi à dimanche, vont participer aux nouvelles institutions de la transition, mais les chefs de file, dont MM. Rajoelina et Ravalomanana, ne sont pas parvenus à s'entendre sur la répartition des postes dans ses organes (président, vice-président, ministres....).

Faute d'accord, la médiation leur a donné rendez-vous "dans une dizaine de jours" toujours dans la capitale mozambicaine, a annoncé à l'AFP l'émissaire de l'ONU pour Madagascar, Tiébilé Dramé.

"Nous n'avons pas discuté du partage des places. Nous n'avons discuté que de l'interêt de Madagascar. Le partage de ces postes n'est pas pour l'instant prioritaire", a expliqué M. Rajoelina.

"Je suis satisfait avec les résultats de la réunion", a déclaré de son côté le président évincé Ravalomanana.

Ce dernier, qui avait été condamné en juin à quatre ans de prison et qui vit en exil depuis son départ forcé du pouvoir, a en effet obtenu l'"annulation des chefs d'accusation" contre lui, ce qui équivaut à une amnistie.

Il s'est en outre engagé à ne pas participer à la transition et à ne rentrer au pays que quand les conditions politiques et sécuritaires lui seront favorables.

Aux termes de l'accord conclu à Maputo, les membres du gouvernement de transition ne pourront pas se présenter aux élections qui seront organisées d'ici à fin 2010, à l'exception du président de la transition.

Le sujet de l'amnistie et du retour de M. Ravalomanana était l'un des principaux points d'achoppement entre les participants au "sommet" de Maputo.

M. Ravalomanana avait été condamné en juin par un tribunal malgache pour "conflits d'intérêts" dans l'achat fin 2008 d'un avion présidentiel qui avait en partie contribué à sa chute.

Le sommet de Maputo a rassemblé pour la première fois les rivaux Rajoelina et Ravalomanana et deux anciens chefs d'Etat malgaches, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, qui a également regagné Antananarivo dimanche.

A Antananarivo, des habitants endimanchés se rendant à la messe ont estimé que l'accord de Maputo pouvait mettre un terme à la crise politique.

"Il y a eu beaucoup de concessions de la part des participants. C'est une bonne résolution pour le redémarrage de Madagascar sur le plan social et politique", s'est félicité Michel Andrianirina, 62 ans, qui travaille dans l'enseignement supérieur.
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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Lun 10 Aoû - 18:24

la photocopie du texte est en ligne sur :

http://www.koolsaina.com/forum/actus.php?msg=16184&return=1#top
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MessageSujet: Re: Sommet de MAPUTO   Lun 10 Aoû - 18:38

Dans l'Express du 10 août 2009

source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=28671

Citation :


L’après Maputo : Les quatre chefs se confient



à l’issue de la réunion de Maputo, les quatre chefs de mouvance ont livré leurs impressions. Confessions.

Andry Rajoelina, président provisoire de la Transition

• êtes-vous content des résolutions du Sommet de Maputo ?
- C’est exact, je le suis. Mais vous savez, dans les négociations, on ne peut pas être satisfait à 100% et on ne peut pas tout avoir. Nous avons fait beaucoup de concessions. Mais nous sommes là pour chercher une solution pour les Malgaches.
• Seriez-vous à la ligne de départ des présidentielles ?
- Ce n’est pas encore le moment d’en parler. À l’heure actuelle, la priorité est la lutte contre la pauvreté. Il faut chercher des solutions pour des milliers de gens. Entre aujourd’hui et la date des élections, il peut encore se passer beaucoup de choses.

Ravalomanana Marc, ancien président

• Allez-vous revenir au pays ?
- Je n’y retourne pas tout de suite pour préserver la paix et la sécurité. C’est pour cette raison aussi que je demande aux gens de retourner à leurs occupations.
• Quel est le deal que vous avez passé lors du Sommet de Maputo pour obtenir l’abandon des poursuites contre vous et vos partisans ?
- Il n’y a pas eu un quelconque deal. C’est mon amour pour la patrie qui m’a poussé à agir ainsi.
• Qu’allez-vous faire maintenant ?
- D’ici une quinzaine de jours, je vais voir comment contribuer à la mise en place des responsables des institutions, voire de l'instauration de la transition tout court. Je vais voir comment aider la population, comment faire revenir au pays les investisseurs.
• Où allez-vous vous installer ?
- Je vais voyager un peu partout. Je dispose d'un visa long séjour en Afrique du Sud, je peux également aller en Europe. D’ici peu, je vais faire un safari, visiter le Parc Krueger et aller au Brésil.
• Vous ne toucherez plus à la politique ?
- Pas du tout. La politique, une fois qu'on est entré dedans, on ne peut plus en sortir.
• Allez-vous donc participer aux élections présidentielles ?
- C’est encore trop tôt pour en parler. La transition durera encore 15 mois.

Didier Ratsiraka, ancien président

• Quand allez-vous rentrer au pays ?
- Dieu seul le sait. Mais ce n’est pas encore pour tout de suite. Je le ferai quand on restituera et réhabilitera mon patrimoine comme nos maisons à Faravohitra et à Ambodiantafana.
• Allez-vous briguer le poste de président de la Transition ?
- Tout ce que j’ai fait est de contribuer au redressement de la situation. C’est le plus important.
• Comptez-vous encore vous présenter aux élections présidentielles ?
- Personne ne peut prédire l’avenir. Dieu seul
le sait.
• Sinon, pensez-vous à une retraite politique ?
- Si vous me demandez de me retirer, je me retirerai ; si vous me demandez le contraire, j'en ferai autant.

Albert Zafy, ancien président

• êtes-vous content de l’issue des négociations de Maputo ?
- Bien sûr. Les parties prenantes ont montré de la bonne volonté et les problèmes qui avaient paru insolubles ont été résolus. La question de la répartition des sièges au sein des institutions, ne devrait plus poser de problème. Pour notre part, l’issue du Sommet de Maputo montre que nous avons enfin réussi à nous faire entendre.
• Allez-vous briguer le poste de président de la Transition si on vous sollicite ?
- Il n’est pas encore question de cela pour l’instant. On verra cela le moment venu.
• Ce qui est sûr c’est que vous allez batailler pour diriger le Comité national de la réconciliation.
- On peut le dire. Le Comité pour la réconciliation nationale a été mis en place le 20 juin 2002 pour sensibiliser sur la nécessité d’une réconciliation nationale. La transition consensuelle et inclusive devrait répondre à cette préoccupation. Les expériences sont déjà là depuis les événements de 1991.

Propos recueillis par

Iloniaina Alain
Date : 10-08-2009
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MessageSujet: Sommet de Maputo   Mer 12 Aoû - 14:13

Petit article de "courrier international"

Lors du sommet organisé du 5 au 9 août dans la capitale du Mozambique, les rivaux politiques se sont entendus pour amnistier l'ex-président Marc Ravalomanana, déposé en mars par Andry Rajoelina, et pour se partager le pouvoir au sein de l'autorité de transition. "Les accords de Maputo ont mis un terme à la IIIe République et à ses institutions", explique le site Internet malgache Madagascar-Tribune.com. "Le pays se trouve sans gouvernement pendant trente jours, ce qui signifie que l'autorité de transition ne peut régler que les affaires courantes. Dès lors, il faut que les quatre mouvances travaillent d'arrache-pied pour que cette transition soit reconnue par tous, par les contribuables, par les entrepreneurs, par les hommes d'affaires et les investisseurs comme étant crédible pour un espoir de vraie relance des activités et des programmes de développement", indique le webzine. Pour Madagascar-Tribune.com, la priorité du gouvernement doit être d'assurer la continuité de l'Etat et de rétablir des relations économiques, financières et de confiance avec les partenaires nationaux et internationaux. Le quotidien en ligne émet des doutes quant à la légitimité des dirigeants politiques pendant cette période de transition, craignant "un enrichissement facile" et appelant la société civile à "une vigilance des plus actives".
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