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 La parole au peuple : élections libres et démocratiques

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R@koto
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MessageSujet: La parole au peuple : élections libres et démocratiques   Jeu 6 Aoû - 19:21

Depuis des mois c'est notre mot d'ordre sur la page d'accueil


Elections libres et démocratiques



Enfin un éditorial sur la voix de la raison dans Tribune

source : http://www.madagascar-tribune.com/Au-nom-du-peuple-ou-a-sa-place,12447.html

Citation :
Editorial

Au nom du peuple, ou à sa place ?
jeudi 6 août 2009, par Patrick A.
Depuis une petite semaine, l’actualité est dominée par des déclarations dont la portée est surtout médiatique, et des écrits qui n’engagent vraiment que ceux qui les signent. Convention du Panorama, déclarations de dignitaires de l’Armée, déclarations du Comité du Suivi des Résolutions des Assises Nationales, chacun clame bruyamment ce qui lui apparaît comme étant la volonté souveraine du peuple qui, pendant ce temps, regarde, pas vraiment amusé.

Même la HCC se mêle de ce qui ne la regarde pas, et se pique de donner un avis sur les équilibres politiques. Encore heureux qu’il ne s’agisse que d’un avis, et pas d’un arrêt. Scoop : pour coller à la tendance, mes cousins et moi avons l’intention de nous réunir ce week-end dans l’intention de proposer notre oncle Mily comme cuisinier intérimaire à la Présidence. Telle est la volonté du peuple, ou au moins de nos estomacs (le poulet au coco de l’oncle Mily est délicieux, et je défie quiconque à la SADC ou à l’Union Africaine de connaître une meillleure recette à la Malagasy que lui).

Tentons de reprendre un peu de notre sérieux, et saluons que les discussions actuelles se passent à distance de la grande île pour garantir un minimum de recul vis-à-vis de ce genre d’animations folkloriques. Saluons également que l’on ait cette fois directement affaire aux « grands garçons » plutôt qu’à leurs émissaires, aussi respectables soient-ils. Le Professeur Zafy Albert a clairement compris tout le parti que l’on devait tirer de cette situation inédite, en obtenant que le sommet commence par un huis-clos entre les chefs de délégations, ainsi mis à l’abri des oreilles des membres de leurs délégations respectives. On ne pourra donc pas connaître ce qui se sera dit hier entre quatre murs, mais espérons que l’exercice, s’il n’aura vraisemblablement pas manqué d’être animé, aura permis de gagner un temps précieux.

Recentrer sur l’essentiel
Après avoir écrit qu’un échec ne serait pas toléré, nous voici un tant soit peu contraints de décrire ce que nous attendons véritablement de Maputo.

Un accord complet serait miraculeux. Si communiqué final il devait y avoir Samedi, il pourrait volontairement laisser dans l’ombre certains points par trop délicats. Avouons ne pas attendre grand chose en matière de répartitions de postes ou d’amnistie. Nous serions les premiers à féliciter Joachim Chissano et ses collègues de toute avancée en ces domaines pavés de polémiques politiciennes, mais qu’il nous soit permis de maintenir aujourd’hui une certaine prudence, voire un scepticisme de bon aloi.

Par contre, nous espérons du fond du coeur qu’un accord sur les principes de détermination du calendrier électoral soit affirmé. Il est plus que temps de proclamer que seuls les électeurs pourront trancher définitivement les querelles qui sont apparues cette année, et ce serait bien le diable si l’on ne trouvait pas une formule mêlant techniciens malgaches et experts internationaux pour avancer très concrètement dans la préparation technique d’élections. Ce n’est pas demander la lune que de prier les prétendants au pouvoir de demander ensemble à la Communauté internationale de s’impliquer dès aujourd’hui dans la garantie d’élections libres, équitables et sincères.

Une déclaration de Maputo, si elle devait se limiter à cela, frustrerait certainement bien de ceux qui se prétendent « hommes politique s ». Mais elle éviterait de prolonger stérilement les débats sur la durée de la Transition. Plus qu’il n’en faut pour éviter une nouvelle insurrection, celle des chômeurs et des désespérés.


Dernière édition par R@koto le Mar 22 Déc - 20:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La parole au peuple : élections libres et démocratiques   Mar 22 Déc - 20:16

dans Madamatin

source : http://www.madamatin.com/articles/politique/preparation-delections-credibles-et-transparentes.html
*
Citation :
Préparation d’élections crédibles et transparentes
Écrit par Boaza
Mardi, 22 Décembre 2009 00:00
Grand rassemblement d’acteurs politiques aujourd’hui

La situation politique laisse bon nombre de citoyens perplexes. Le président de la Haute Autorité de Transition, Andry Rajoelina, a décidé d’enclencher la vitesse supérieure en vue de remettre le pouvoir de dernier mot au peuple détenteur du pouvoir souverain. Mais la tenue des prochaines législatives en mars 2010 nécessite de nombreux préalables. Après avoir nommé un militaire à la tête de la Primature, le gouvernement de la Haute Autorité de Transition décide d’organiser un grand rassemblement d’acteurs politiques dans l’optique d’organiser un débat public sur les bases à asseoir avant l’organisation de ces élections voulues crédibles, transparentes et acceptées par tous.
Le ministre des Télécommunications, des Postes et des Nouvelles technologies, Augustin Andriamananoro, a confirmé hier sur une station de radio privée la tenue de ce grand rassemblement d’acteurs politiques en vue de préparer les futures élections législatives. Il lance ainsi un appel solennel à tous les partis politiques et à toutes les forces vives de la nation à venir en nombre aujourd’hui afin de discuter de ces futures consultations populaires.
D’ailleurs, le ministre Augustin Andriamananoro a précisé que l’objet de ce grand rassemblement est de discuter avec tous les acteurs de la vie politique sans distinction sur l’ensemble du processus électoral. Il s’agira, par exemple, de discuter de l’opérationnalisation du bulletin unique, de la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante, etc. D’aucuns s’accorderaient à dire que cette initiative permettrait à toutes les mouvances de participer activement et en toute égalité à la préparation des futures législatives. Quoi qu’il en soit, il s’avère difficile de croire que le front anti-Rajoelina y participera étant donné l’animosité qui prévaut entre les deux camps.


De la vie politique


Lors de son intervention, le ministre des Télécommunications, des Postes et des Nouvelles technologies, Augustin Andriamananoro, a noté l’impossibilité de la mise en place d’un gouvernement parallèle. D’ailleurs, ceux qui ont l’intention de former ce gouvernement n’ont plus, ne serait-ce qu’une once de compétence dans la mesure où un décret a déjà ordonné leur limogeage. De plus, le bruit court que le front anti-Rajoelina, composé des trois mouvances, va procéder aujourd’hui à un grand meeting devant le palais de l’Assemblée nationale à Tsimbazaza. Augustin Andriamananoro de souligner qu’il s’agit là d’une volonté délibérée d’atteinte à l’ordre et la tranquillité publics. Il exhorte ainsi le peuple, sans distinction, de ne pas répondre à cet appel des trois mouvances. Il préconise également à la population d’éviter tout genre de réunion publique afin de prévenir tout conflit. Par conséquent, il incite tout un chacun à observer la trêve politique annoncée il y a quelques jours. Il invite ainsi tous politiciens à ne pas proférer des propos qui pourraient inciter les citoyens à toute forme de conflit. De plus, les fêtes de fin d’année approchent à pas de géant et la majorité aimerait bien les passer dans une ambiance sereine.

Boaza
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MessageSujet: Re: La parole au peuple : élections libres et démocratiques   Mar 12 Jan - 22:51

notre mot d'ordre est-il repris ?

Dans le Courrier de Mada

source : http://www.courrierdemada.com/mg/index.php?option=com_content&view=article&id=3043:election-transparente--q2010-annee-de-defiq-selon-andry-rajoelina&catid=34:politique&Itemid=60

Citation :
Election transparente : "2010, année de défi" selon Andry Rajoelina
Écrit par Manjakahery Tsiresena
Mardi, 12 Janvier 2010 13:41
"2010, année de défi pour une élection transparente". Tel a été le mot d'ordre du Président de la Haute Autorité de la Transition (HAT) Andry Rajoelina lors de la rencontre avec tous les chefs de district de tout Madagascar. Conduits par le Vice-premier Ministre chargé de l'Intérieur Madame Manorohanta Cécile, les 119 chefs districts ont rendu visite au président de la HAT au Palais d'Etat d'Ambohitsorohitra ce 11 janvier 2010. Le locataire d'Ambohitsorohitra, Andry Rajoelina a exhorté ses hôtes à se donner la main afin d'œuvrer ensemble pour un grand pas vers le vrai changement.

Lors de cette présentation de vœux, Andry Rajoelina a fait savoir aux chefs de district présents à cette cérémonie qu'ils sont les premiers acteurs de changement. Ils tiennent une place considérablement importante dans la réalisation des élections libres selon le locataire d'Ambohitsorohitra. La responsabilisation mais surtout le contrôle de toutes les collectivités locales décentralisées restent une des conditions sine qua none de l'exercice d'un Etat de droit pour la HAT.

Pression

Le chef d'Etat a encouragé ces chefs de district à ignorer toutes formes de pressions afin de montrer une figure exemplaire en vue de l'organisation des élections transparentes, libres et démocratiques. Le Président de la HAT Andry Rajoelina n'a pas manqué d'expliquer brièvement la raison pour laquelle Madagascar doit entrer dans cette option qu'il qualifie de plus démocratique. C'est-à-dire la voie des urnes ainsi que le principe d'une Assemblée constituante qui se poursuit par la mise en place d'un Premier Ministre issu du parti majoritaire.

Andry Rajoelina n'a pas manqué de rappeler également que les tâches de ces chefs de district ne seront pas faciles. Ils se sont engagés à prêter main forte dans la réalisation de ce défi de l'année 2010 et à avancer ensemble vers la mise en place d'une élection libre et transparente. Parmi les défis annoncés aux chefs districts, il y a entre autres l'établissement d'une nouvelle liste électorale, l'opération Carte d' Identité Nationale ainsi que le paiement des indemnités des chefs fokontany. Effectivement, la lenteur administrative pourrait être un blocage dans l'accomplissement de cet engagement. De ce fait, le Chef d'Etat a encouragé ces chefs de district.

Pour sa part, le chef de district de Lalangina dans la Région Haute Matsiatra, au nom de tous les chefs de district de Madagascar, a exprimé sa volonté de lever ce défi afin de respecter le ferme engagement du régime transitoire et pour le bien du peuple et de la Nation.
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MessageSujet: Re: La parole au peuple : élections libres et démocratiques   Lun 8 Fév - 12:37

coup d'état ou révolution ?

un élément de réponse trouvé ce lundi dans l' E xpress

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=33552

Citation :



Monja Roindefo


« C’est le peuple qui voulait aller au Palais »


L’ancien Premier ministre, revient sur les événements du 7 février. Il affirme avoir été le seul à avoir accepté le danger.

• Quelle est l’image que vous gardez de ce 7 février 2009, un an après ?
- La joie des gens sur la Place du Treize Mai lorsque le Premier ministre a enfin été nommé. Rappelez-vous, les gens avaient commencé à douter et se demandaient si le gouvernement allait enfin être nommé ou pas. Mais au-delà de cette euphorie, je me rappelle aussi la détermination des gens à accompagner le Premier ministre à ses bureaux.
• Quand avez-vous su que vous seriez le Premier ministre ?
- Le vendredi 6 février à 17 heures, je suis intervenu sur les ondes de la radio Viva pour galvaniser les gens, pour les appeler à venir nombreux sur la Place du Treize Mai. À ce moment, il n’y avait encore aucun deal sur un quelconque engagement de ma part … La décision de me désigner Premier ministre n’a été prise qu’après.
• Quand exactement ?
- Vendredi soir, après mon intervention sur Viva, j’ai été consulté. J’ai confirmé ma disponibilité le samedi matin. Beaucoup d’autres personnes avaient été pressenties, j’ai été le seul à être prêt à faire face au danger : je savais qu’au mieux, ce serait la prison, au pire la mort. Renverser une dictature n’est pas tâche facile.
• Quand la décision de prendre Ambohitsorohitra a-t-elle été prise ?
- Cela relève du pouvoir discrétionnaire du président, je n’ai aucun commentaire à faire là-dessus. Quand j’ai été désigné Premier ministre, le palais a été offert pour abriter mes bureaux, et le peuple voulait qu’on le prenne tout de suite. Moi, je ne savais rien avant ma désignation. J’ai toujours cru que les bureaux du Premier ministre étaient à Mahazoarivo.
• Diriez-vous que vous avez été envoyé à
l’abattoir ?
- J’ai été prédisposé à conduire la lutte populaire, quelles que furent les difficultés.
• L’expérience du 10 août 1991 nous a montré que prendre un palais présidentiel finirait un bain de sang. La stratégie de prendre Ambohitsorohitra n’était-elle pas destinée
à sacrifier les manifestants ?
- C’est pourquoi nous leur avons d’abord demandé s’il fallait y aller ou pas. C’était le peuple qui voulait y aller.
• Les gens cherchent toujours de l’action, mais la prise du palais ne relève-t-elle pas de la responsabilité des dirigeants ?
- Après 1991, nous avons aussi connu des périodes où la prise des bâtiments publics s’est faite dans le calme, après des négociations avec les forces de l’ordre. À Ambohitsorohitra, il n’y avait aucune sommation. Les émissaires que j’ai envoyés discuter n’étaient même pas encore revenus que les tirs à balles réelles avaient commencé. J’en étais encore à me demander où étaient mes compagnons, mais il n’y avait déjà plus personne.
• Sans le 7 février, pensez-vous que vous seriez là où vous êtes aujourd’hui ?
- Pensez-vous que la lutte aurait abouti si Monja Roindefo n’avait pas été Premier ministre ? Qui peut affirmer qu’il aurait pu diriger la lutte comme Monja Roindefo l’avait fait ? Détrompez-vous, Monja Roindefo avait une existence politique avant le 7 février. Ceci étant, il ne faut pas oublier que dès septembre 2009, j’ai été parmi les hommes politiques conviés par Andry Rajoelina à une réunion. A l’époque, nous lui avons dit qu’il était nécessaire de lutter contre le régime Ravalomanana. Puis, il y a eu La Rotonde. J’étais dans ce groupe. Je n’ai certes pas pu être présent lorsque le mouvement a été lancé parce qu’entre temps, je suis allé rendre visite à ma famille.
• Mais vous n’aviez pas l’envergure que vous avez maintenant, non ?
- La seule différence, c’est que j’ai été amené à être sur le front. Ce que beaucoup avaient refusé.
• N’êtes-vous pas en train de faire du 7 février un fonds de commerce ?
- Le 7 février est un pacte, un engagement. Si Andry Rajoelina n’avait pas pris la décision de se présenter aux municipales de 2007, pensez-vous qu’il serait aussi connu qu’aujourd’hui ? Et si moi, j’étais resté consultant ou opérateur économique ? J’ai pris la décision de faire de la politique, et le 7 février, j’ai été prêt là où tous les autres ont dit non. Ce n’est pas moi qui fais du simulacre en politique. Ce n’est pas moi qui me suis enfui face au danger.
• Où en sont les enquêtes aujourd’hui ?
- Comme tout ce qui se passe aujourd’hui dans la direction du pays, rien ne va comme il faut. Ce n’est pas faute de l’avoir exigé, pourtant.
• Aviez-vous un programme commun avec le président pour diriger le pays ?
- Nous nous sommes mis d’accord sur les principes, ceux de ne pas refaire ce que les dirigeants précédents avaient fait. En tant que chef de gouvernement, j’avais déjà mes plans de gouvernance. Comme le disait Louis Pasteur, « le hasard ne favorise que l’esprit préparé ». Et sans fausse prétention, je dirai que Monja Roindefo s’est préparé depuis longtemps à diriger le pays.
• A votre avis, pourquoi votre tandem avec Rajoelina n’a-t-il pas marché ?
- Je ne sais pas (hésitation). Peut-être parce qu’il y avait deux cabines pour diriger le pays ? Et comme on ne savait plus qui, dans la cabine Ambohitsorohitra, appuyait sur le frein, qui maniait l’embrayage, qui accélérait … Prenez l’exemple de la gestion du dossier Union européenne. Lors du premier dialogue politique, il y avait une lueur d’espoir. Puis soudain, le Premier ministre a été écarté du voyage pour Bruxelles. Les dossiers que nous avons déjà préparés avaient été remplacés par la convention d’Épinal. L’idée de se débarrasser du Premier ministre était déjà dans l’air bien avant Maputo.
• Aujourd’hui, avez-vous une dent contre Rajoelina ?
- Je ne suis pas rancunier de nature. Je suis plutôt rationnel. Tout a bien marché avant, quand nous dirigions la lutte d’Ambatobe et de Manakambahiny. Nous étions en contact permanent. Il me faisait même confiance quand il a dû se cacher dans des endroits plus sécurisés et m’avait confié la direction la lutte à sa place. Plus tard, quand le pouvoir est devenu effectif, les choses ont changé.
• Avec les tournées que vous faites aujourd’hui, vous préparez-vous déjà à la future élection présidentielle ?
- Depuis le 7 février, beaucoup de gens veulent me féliciter d’être resté en vie. Avant, je n’ai jamais eu le temps. Quand je devais me déplacer lorsque j’étais Premier ministre, c’était toujours pour des raisons d’État, et je devais gérer des problèmes. Maintenant que je suis libéré de toutes ces contraintes, pourquoi ne pourrai-je pas me mettre en contact direct avec les gens ?

Propos recueillis par

Lova Rabary-Rakotondravony et Iloniaina Alain
Date : 08-02-2010
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MessageSujet: Re: La parole au peuple : élections libres et démocratiques   Lun 8 Fév - 16:48

tout est dit dans le titre de l editorial...Au nom du peuple, ou à sa place ?

comme dit Emilienne le fil rouge de mon blog malgache

http://1000et1entreprises.over-blog.com/

c'est tous des egoistes phrase entendu au cours du voyage sur toutes les couche de la sociéte
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MessageSujet: Re: La parole au peuple : élections libres et démocratiques   Ven 12 Mar - 21:27

Lu le 12 mars 2010 dans la Tribune libre de l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=34525

Citation :
Légitimité, représentativité et légalité



Le régime de Ravalomanana n’avait pas assez de légitimité en 2002. Mais l’évolution de la situation sur terrain a forcé la légitimité et la légalité de son régime. Toutefois, il restait toujours la question de la représentativité qui ne peut venir que par les urnes. Le deuxième tour des élections présidentielles qui n’a jamais eu lieu a mis en doute la représentativité du régime de Ravalomanana à la tête de Madagascar.
Certes, il y a eu les élections présidentielles de 2006, mais son régime n’a jamais pu régler une bonne partie des contentieux de 2001-2002. Il ne restait au régime de Ravalomanana qu’une puissance publique bien plus que questionnable. La suite, nous la connaissons tous. Andry Rajoelina est élu à la mairie de la Capitale de Madagascar avec une majorité sans appel.
J’imagine sans l’ombre d’un doute que l’élection d’Andry Rajoelina à la mairie n’était pas le fruit du hasard. Le ver était déjà dans le fruit pour Ravalomanana et son équipe. Andry Rajoelina constituait le sommet de l’iceberg dans les contentieux de 2001-2002 que le régime de Ravalomanana n’a pas su gérer correctement. Il faut le dire. Lorsque Andry Rajoelina a pris la tête du mouvement orange, il était alors drapé d’une certaine légitimité qui lui conférait la représentativité en tant que contre-pouvoir et la légalité de l’opposant au régime en place. Un régime qui, il faut l’avouer, n’arrivait bon plus à colmater les nombreuses brèches dans son bateau donnant surtout l'impression de naviguer à vue en mer houleuse. Un régime composé d’un ensemble hétéroclite mal géré.
Le problème d’Andry Rajoelina ne devait commencer qu’avec ce qui donnait la nette impression que son mouvement voulait forcer la main du destin en dehors de la voie des urnes. La mutinerie du Capsat et le 17 mars ont enlevé à Andry Rajoelina et son équipe la toge de légitimité et de représentativité obtenue lors des élections municipales. Côté légalité, l’avis boiteux de la HCC qui, en plus, n’était déjà pas en odeur de sainteté avec la légalité, ne jouait pas en faveur d’Andry Rajoelina.
Par contre, Andry Rajoelina et sa suite ont démontré qu’il pouvaient mieux jouer le même jeu que Ravalomanana et son équipe. Nous connaissons tous la suite. Et nous voilà donc rendus en mars 2010 face à un atelier qui ne pouvait, au point de départ, prétendre à grand chose côté légitimité, représentativité et légalité. Et ce, pour la seule et bonne raison que les forces motrices de cet atelier sont basées sur une certaine usurpation de pouvoir commise depuis le 17 mars 2009. N’ayons pas peur des mots.
L’atelier en question ne peut certainement pas prétendre décider en toute légitimité de l’avenir de la population de Madagascar estimée à quelques 20 millions d’individus actuellement. N’en déplaise à ses organisateurs qui ont dû, je n’en disconviens pas, travailler fort pour réunir dans une même salle tout ce beau monde. Il ne reste donc que la puissance publique obtenue dans des circonstances que nous savons plus que questionnable. Cette puissance publique ne devait conférer à ses détenteurs la prétention de pouvoir se passer de négocier pour les intérêts supérieurs de la Nation de Madagascar et de ses 20 millions de citoyens. Une telle puissance publique ne devait donner à ses détenteurs le droit de décider de ce qui est faisable et de ce qui ne l’est pas pour Madagascar.
Les négociations sous l’égide de la Communauté internationale ont certainement des défauts, et je suis le premier à le crier fort, mais à ce stade-ci de la crise politique à Madagascar, elles constituent encore et de loin le chemin de la sagesse. Le pays a grandement besoin d’un État légitime, représentatif et légal. Cela ne peut s’obtenir que par des élections justes et transparentes. La seule puissance publique d'un régime ne suffit pas et ne devrait plus suffire.

Jean Razafindambo
Date : 12-03-2010
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