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 Défense du bois de rose

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R@koto
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Jeu 18 Mar - 19:44

18 mars dans Tribune :

source : http://www.madagascar-tribune.com/Communique-CMA-CGM,13739.html

Citation :
Communiqué CMA CGM
jeudi 18 mars 2010
CMA CGM et sa filiale DELMAS démentent formellement toute accusation de trafic de bois précieux à l’exportation de Madagascar, interdisent tout chargement illégal, et condamnent les campagnes de dénigrement dont elles font l’objet.

Le Groupe réalise l’ensemble du chargement des marchandises qu’il transporte dans le plus strict respect des réglementations nationales et internationales. Les exportations de bois de Madagascar sont réalisées dans un cadre strict, défini légalement par les autorités malgaches compétentes.

Afin de se prévenir de tout chargement illégal CMA CGM a également, à son initiative, mis en place des procédures renforcées supplémentaires à Madagascar (triple vérification des documents et du chargement : deux contrôles par les douanes et un contrôle par la Task Force environnementale).

CMA CGM et sa filiale DELMAS ne chargent à bord de leurs navires que du bois ayant fait l’objet d’autorisations émises par les plus hautes instances gouvernementales (Premier Ministre et Ministères Malgaches du Commerce, des Finances & du Budget, de l’Environnement & des Forêts) ainsi que de vérification et de validation pour l’exportation par les services des douanes et de la Task Force. Tous les chargements respectent scrupuleusement les règles imposées par les réglementations nationales, internationales ainsi que les procédures renforcées mises en place par le Groupe CMA CGM.

CMA CGM condamne les campagnes de dénigrement dont elle fait l’objet alors que les conteneurs contenant du bois qui sont chargés à Madagascar ont reçu toutes les autorisations et garanties nécessaires à leur exportation par les autorités malgaches compétentes. À ce titre, le Groupe CMA CGM met à disposition de toutes les organisations soucieuses de protection de l’environnement et de développement durable ces autorisations de chargement.

Par ailleurs le Groupe CMA CGM réaffirme les engagements qui ont toujours été les siens en faveur du respect de l’environnement.
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R@koto
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Jeu 18 Mar - 19:46

info du 18 mars 2010 dans le journal Tribune

source : http://www.madagascar-tribune.com/Bois-illegal-un-trafic-qui-reste,13738.html

Citation :
Bois illégal : un trafic qui reste juteux
jeudi 18 mars 2010
(MFI) Le trafic illégal du bois reste une des principales causes de la déforestation à travers le monde. C’est aussi, au même titre que les « diamants sales » qui ont financé plusieurs conflits notamment en Afrique, un facteur de déstabilisation tant sur le plan local que régional.

Si le Liberia n’est plus soumis à un embargo sur les diamants et le bois, de nombreux pays sont encore pointés du doigt par des organisations comme Global Witness ou Greenpeace. Ainsi, un nouveau rapport de Global Witness et de l’Environmental Investigation Agency (EIA) révèle l’ampleur de l’exploitation forestière illégale dans les parcs nationaux et les zones protégées de la Région Sava à Madagascar. Les deux organisations affirment que 150 à 250 mètres-cubes de bois de rose précieux, d’une valeur estimée à 800 000 dollars, sont chaque jour récoltés dans l’illégalité.

99 % des sociétés importatrices sont chinoises
Des membres de l’administration forestière, de la police nationale et d’autres autorités malgaches sont accusés de graves défaillances et, dans certains cas, de complicité avec les trafiquants. Les enquêteurs ont rassemblé des preuves vidéo de l’abattage et des témoignages des communautés locales qui révèlent à la fois « l’ampleur et la hardiesse » de ce commerce illégal. Selon ces organisations, l’ampleur considérable de l’abattage illégal menace les communautés vulnérables et les dernières forêts naturelles malgaches, qui abritent une faune parmi les plus rares de la planète. Les bûcherons ont abattu des arbres pour défricher des pistes et fabriquer des canoës, faire la chasse à des espèces rares de lémurs et incendier certaines zones forestières afin d’y installer des peuplements provisoires, encourageant ainsi l’occupation d’habitats naturels.

La majorité de ce commerce est imputable à la forte demande chinoise de meubles en bois de rose, un matériau de grande valeur. De petites quantités de bois précieux sont aussi envoyées vers l’Europe et les États-Unis pour la fabrication d’instruments de musique haut de gamme.

Malgré les prix élevés de ces bois sur les marchés internationaux – une armoire en bois de rose peut se vendre au détail jusqu’à 20 000 dollars –, seule une partie infime de la valeur du bois reste à Madagascar. Le pays exporte essentiellement du bois non transformé et une analyse des transactions financières a révélé que les gains qui reviennent à Madagascar sont minimes.

Qualifier de délit l’exploitation clandestine des forêts
Ce scandale a éclaté lors du Sommet de Copenhague sur le climat où une première liste de trafiquants a été diffusée et qui montre que 99 % des sociétés importatrices sont chinoises. La compagnie de transport maritime française Delmas est accusée pour sa part d’avoir transporté du bois de rose malgache illégal. Le pouvoir malgache a promulgué deux décrets contradictoires : le premier stipulait que toute coupe et exploitation de bois précieux restaient illégales et seraient sanctionnées et le deuxième autorisait l’exportation de conteneurs remplis de bois illégal.

L’Union européenne (UE), qui est une grosse consommatrice des produits dérivés du bois a défini un processus et un ensemble de mesures visant à lutter contre le problème sans cesse plus préoccupant de l’exploitation clandestine des forêts et du commerce qui y est associé. L’objectif principal est d’améliorer la gouvernance des pays producteurs de bois et d’établir des partenariats volontaires avec eux pour faire en sorte que seul le bois légalement débité entre dans l’UE.

Le plan d’action proposé vise quatre régions et pays-clés qui, ensemble, possèdent 60 % environ de la superficie forestière mondiale et fournissent une part importante du commerce international du bois : l’Afrique centrale, la Russie, la frange tropicale de l’Amérique du Sud (forêt amazonienne) et l’Asie du Sud-est (Cambodge, Indonésie, notamment).

La Commission européenne veut encourager les Etats-membres à qualifier de délit l’exploitation clandestine des forêts en vue de l’application de la directive européenne relative au blanchiment des capitaux. A l’heure actuelle, seul un petit nombre d’États-membres ont nommément désigné les délits relatifs à l’exploitation clandestine des forêts dans leur législation anti-blanchiment. La Commission cherche aussi à traiter, à travers, entre autres, ses programmes de coopération au développement, le problème que pose le financement de conflits armés par la vente de bois illégalement abattu, ce qui est notamment le cas en République démocratique du Congo (RDC).

En 2009, des ONG ont déposé une plainte à Nantes
En novembre 2009, Greenpeace et d’autres ONG ont déposé à Nantes une plainte visant la filiale française de DLH, l’un des plus importants marchands de bois au monde. Elles accusent DLH-France d’avoir acheté de 2000 à 2003 du bois au Liberia au mépris de la législation en vigueur et alors que le pays était en pleine guerre civile. Pire : ce trafic aurait financé le régime sanguinaire de Charles Taylor. De 2000 à 2003, DLH-France se serait fourni en bois auprès d’entreprises forestières libériennes corrompues et sans scrupule, qui agissaient en dehors de toute réglementation. Les Nations unies avaient décrété un embargo sur le bois du Liberia en 2003 pour empêcher son utilisation par l’ex-Président Taylor. Un trafic qualifié de « bois de sang ».

Cette plainte rappelle une nouvelle fois que l’UE doit se doter d’une réglementation exigeante sur le commerce du bois pour vraiment bannir l’importation de bois illégal en Europe. L’UE a déjà adopté une initiative pour la préservation des forêts (FLEGT, Forest Law Enforcement on Governance and Trade) mais, selon les experts, 10 à 19 % des bois importés par l’UE sont toujours d’origine illégale. La Banque mondiale estime de son côté le coût de l’exploitation illégale des forêts à travers le monde à 10 milliards de dollars par an.

La France pour sa part a déjà ratifié l’accord international de 2006 sur la protection des bois tropicaux, devenant le 26e Etat à ratifier ce traité adopté par 59 Etats impliqués dans le commerce des bois tropicaux – 33 pays producteurs et 26 pays consommateurs. Cet accord renouvelle l’Accord international sur les bois tropicaux (AIBT) de 1994 qui venait à échéance en décembre 2006. Il encourage les parties à mettre en place des mécanismes facultatifs pour promouvoir une exploitation durable des forêts tropicales en recourant notamment à la certification. Celle-ci consiste à appliquer un label assurant aux consommateurs que le bois qu’ils achètent provient de forêts exploitées de façon durable, comme cela a été le cas pour les diamants.
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mar 23 Mar - 23:28

23 mars dans l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=34856

Citation :
Bois de rose
Un magistrat sur la sellette


Selon des sources ministérielles, Mahazaka, président de la Cour d'appel de Toamasina, risque de faire, ce jour, les frais d'une session du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qualifiée d'impromptue.
Au menu principal figure le règlement judiciaire d'une cargaison de bois de rose, bloquée à l'exportation depuis avril 2009. Selon des magistrats qui appréhendent une forme de pression sur une Cour souveraine, le président Mahazaka peut encourir les foudres de Faravohitra.
Après un an de saga administrative et judiciaire, les juges de la Cour d'appel de Toamasina qu'il préside déboutent le16 mars dernier l'administration des Eaux et forêts.
Les magistrats donnent gain de cause aux sept opérateurs économiques qui demandent la main levée sur leur bois de rose saisi par le ministère de l'Environnement. En leur faveur joue l'arrêté interministériel N°003/09 du 28 janvier 2009.
Sorti avant la crise, cet arrêté n'a jamais été abrogé et reste incontournable. Devenu depuis quelques mois un produit éminemment sensible, le bois de rose vient d'infliger un cinglant camouflet à l'administration.

Mamy Nohatrarivo
Date : 23-03-2010
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Jeu 25 Mar - 21:13

25 mars dans le Courrier de Mada

source : http://www.courrierdemada.com/mg/index.php?option=com_content&view=article&id=4957:decret-2010-142--arret-des-coupes-et-exportations-de-bois-de-rose&catid=43:a-la-une

Citation :
Décret 2010-142 : Arrêt des coupes et exportations de bois de rose
Écrit par Manjakahery Tsiresena
Jeudi, 25 Mars 2010 13:34


Désormais, toutes les coupes et les exportations de bois de rose sont interdites. Telle a été la décision prise dans un décret 2010-142 lors d'un conseil des ministres tenu à Ambohitsorohitra ce mercredi 24 mars 2010.

C'est Yannick Rajaona qui l'a présenté à la presse avec le nom des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante ou CENI dans la soirée de ce mercredi 24 mars. Un arrêté interministériel a été déjà publié auparavant sur la délivrance des agréments d'exportation de bois de rose par les opérateurs. Ces derniers ont fixé un délai du 21 septembre au 30 novembre 2009 pour exporter leurs marchandises. La délivrance des agréments est conditionnée par le paiement des amendes à raison de 72 millions d'ariary par container.

Au-delà du 30 novembre 2009, tout mouvement et toute transaction de bois de rose auraient dû être interdits. Mais une note de service a été sortie le 31 décembre 2009 pour lever cette interdiction sans donner de deadline. L'exportation de bois de rose et leurs coupes illicites dans les aires protégées ont fait couler beaucoup d'encre, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du territoire national de Madagascar depuis 2009.

Ces coupes et expor-tations de bios de rose ont même fait l'objet de pressions de la part des chancelleries, surtout après que des échanges de correspondances rendues publics, aient mis la compagnie maritime française, Delmas, du groupe CMA-CGM, en épingle.

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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mer 31 Mar - 19:45

Tribune du 31 mars 2010

source : http://www.madagascar-tribune.com/Global-Witness-et-l-EIA-se,13814.html

Citation :
Global Witness et l’EIA se félicitent de l’adoption d’une interdiction d’exporter le bois de rose malgache mais insistent sur la nécessité d’assurer son maintien et sa mise en application
mercredi 31 mars 2010
Global Witness et l’EIA (Environmental Investigation Agency) saluent aujourd’hui l’initiative du gouvernement de transition malgache consistant à rétablir une interdiction d’exploiter et d’exporter le bois de rose, insistant toutefois sur le fait que cette interdiction doit être rigoureusement mise en application et que la prise en charge du bois actuellement en attente d’exportation devrait être ouverte et transparente.

Reiner Tegtmeyer, responsable des campagnes forestières à Global Witness, a déclaré : « Nous sommes ravis que la pression exercée par les groupes de conservation, les bailleurs de fonds et les organisations non gouvernementales semble avoir eu un impact. Cependant, ce n’est pas la première fois que les autorités malgaches interdisent l’exportation de bois précieux, et nous savons d’expérience que les décrets officiels ne sont souvent pas mis en œuvre. Nous demandons instamment aux autorités de maintenir ce décret en vigueur, de s’assurer de son respect le plus total et d’empêcher les failles juridiques ou les exceptions qui permettent l’exportation de bois illégal. »

Le décret 2010-141, annoncé mercredi, interdit toute exportation de bois de rose et de bois précieux pour une durée de deux à cinq ans. On ignore ce qui adviendra des 10 000-15 000 tonnes métriques de bois de rose déjà abattues dans l’illégalité et en attente d’exportation.

En novembre 2009, dans un rapport commandé par Madagascar National Parks, Global Witness et l’EIA ont rendu compte de l’exploitation illégale systématique du bois précieux malgache, notamment du bois de rose, représentant un montant pouvant atteindre jusqu’à 460 000 dollars par jour. Le rapport prévenait que cette activité illicite constituait une menace pour les dernières forêts de Madagascar ainsi que pour les populations et les animaux qui en dépendent.

Le rapport de Global Witness/EIA recommandait aux autorités de saisir la totalité du bois précieux dans les ports du pays et de le vendre aux enchères dans le cadre d’un processus devant être surveillé par un auditeur indépendant international et des représentants de la société civile. Tous les bénéfices de cette vente devant servir, d’une part, à aider les parcs nationaux et à améliorer les systèmes de gestion et de contrôle forestiers et, d’autre part, à soutenir le développement rural et la conservation des forêts.

Andrea Johnson, directrice des campagnes forestières à l’EIA, a commenté : « Pour mettre un terme au cycle d’exploitation illégale et de corruption, le gouvernement devrait intervenir en détruisant tous les stocks qui ne figurent pas dans les inventaires les plus récents. Il est impératif de faire comprendre aux négociants qui constituent actuellement des stocks de bois illégal dans l’espoir de se voir octroyer une nouvelle autorisation d’exportation ‘exceptionnelle’ qu’il sera à l’avenir impossible de profiter du trafic illicite. »

Le rapport rendait compte des modifications sans cesse apportées aux réglementations applicables à l’exportation de bois précieux et soulignait les aberrations inhérentes à la législation régissant les forêts et l’exploitation forestière. Ces failles juridiques et la confusion générale ont ainsi permis la mise en place d’une exploitation et d’une exportation non contrôlées. Le rapport indiquait par ailleurs que, dans plusieurs cas, les interdictions d’exporter avaient été assouplies afin de faciliter certaines exportations.

La semaine dernière, Global Witness et l’EIA ont à nouveau tiré la sonnette d’alarme en révélant que du bois de rose destiné à l’exportation était en train d’être chargé à bord d’un navire appartenant à la compagnie de transport maritime française Delmas, dans le port de Vohémar, à Madagascar. Tegtmeyer avait alors lancé l’avertissement suivant : « Les permis d’exportation exceptionnels délivrés par les autorités malgaches pour le bois de rose illégal sont en réalité une opération de blanchiment lancée par le gouvernement, à court de liquidités. »

Global Witness et l’EIA demandent aux autorités malgaches de suspendre tous les agréments et les autorisations d’exploitation et d’exportation et de maintenir l’interdiction d’exporter du bois précieux sous toutes ses formes jusqu’à la mise en place d’un aménagement contrôlé de l’exploitation.

Johnson : « Nous espérons que cela marque la fin de l’exploitation incontrôlée des forêts malgaches visant à engranger des bénéfices immédiats, et non pas le début d’un nouveau chapitre associant corruption et dévastation environnementale. »
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mer 31 Mar - 19:52

dans le Courrier de Mada

source : http://www.courrierdemada.com/mg/index.php?option=com_content&view=article&id=5059:bois-de-rose--qles-15000t-restantes-doivent-financer-les-parcsq-demandent-les-environnementalistes&catid=43:a-la-une

Citation :
Bois de rose : "Les 15.000t restantes doivent financer les parcs", demandent les environnementalistes
Écrit par Ravaka
Mercredi, 31 Mars 2010 13:33

.

Global Witness et l'Environmental Investigation Agency (EIA) ont salué le décret pris par le gouvernement de transition de Madagascar de rétablir l'interdiction de l'exploitation forestière et l'exportation de bois de rose, mais ont prévenu que l'interdiction doit être strictement appliquée et que le bois existant en attente d'exportation doit être traité d'une manière ouverte et transparente.

"Nous sommes heureux que la pression des groupes de conservation, les donateurs et les organisations non gouvernementales semble avoir un effet. Toutefois, ce n'est pas la première fois que les autorités malgaches ont interdit l'exportation de bois précieux, et nous savons par expérience que des décrets officiels ne sont souvent pas appliqués. Nous demandons aux autorités de tenir ce décret en place, de veiller à ce qu'il soit pleinement respecté, et éviter les lacunes ou les exceptions qui permettent l'exportation de bois d'origine illégale", déclare Global Witness.

15.000t de bois abattus

Le décret n °. 2010-141, a interdit toutes les exportations de bois de rose et de bois précieux de deux à cinq ans. On ne sait pas ce qui adviendra des 15.000 tonnes de bois de rose qui ont déjà été abattues illégalement et sont en attente d'exportation. D'après Global Witness et l'EIA, l'exploitation illégale des bois précieux de Madagascar peut rapporter jusqu'à 460,000 dollars par jour. Le rapport avertit que cette activité illicite menaçait les dernières forêts de Madagascar ainsi que les gens et les animaux qui dépendaient d'eux.

Vente aux enchères

Le Global Witness et l'EIA recommandent la saisie de tous les bois précieux dans les ports du pays et de les mettre aux enchères sous la supervision d'un vérificateur indépendant et des représentants de la société civile. Toutes les recettes devraient servir à soutenir les parcs nationaux, améliorer la gestion forestière et les systèmes de contrôle et de promouvoir le développement rural et la conservation.

"Pour mettre fin au cycle de la récolte illégale et la corruption, le gouvernement devrait prendre des mesures pour tous les stocks qui ne sont pas contenus dans le dernier inventaire officiel. Les trafiquants en détention des stocks de bois de rose espèrent encore une autre "autorisation exceptionnelle à l'exportation", souligne Andrea Johnson, directeur des campagnes de forêt à l'EIA.

Soulignons que, Global Witness et l'EIA ont sonné l'alarme à nouveau la semaine dernière, révélant qu'un navire appartenant à la compagnie maritime française Delmas a chargé des bois de rose pour l'exportation dans le port de Vohémar. "L'autorisation d'exportation exceptionnelle accordée par les autorités malgaches pour le bois de rose coupé illicitement est en fait une opération pour trouver de l'argent par un gouvernement à court d'argent", ont averti les environnementalistes.

Suspension d'exceptionnelle

Global Witness et l'EIA ont exhorté les autorités malgaches à suspendre tous les accords d'extraction et d'exportation et les autorisations et de maintenir l'interdiction d'exportation de bois précieux sous toutes ses formes jusqu'à ce qu'un système de gestion des forêts d'exploitation contrôlée soit mis en place.

"Nous espérons que ce sera la fin de l'histoire de l'exploitation illicite des forêts de Madagascar pour un profit rapide, et non pas le début d'un nouveau chapitre de corruption et la dévastation de l'environnement", conclut Andrea Johnson.

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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mer 7 Avr - 20:16

a lire de toute urgence !

http://reflexiums.wordpress.com/2009/11/05/les-personnes-qui-sont-impliques-dans-le-trafic-de-bois-precieux-a-madagascar/
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Lun 3 Mai - 23:15

3 mai 2010 dans le Courrier

source : http://www.courrierdemada.com/mg/index.php?option=com_content&view=article&id=5897:bois-de-rose--15-millions-de-dollars-amasses-par-un-trafiquant&catid=43:a-la-une

Citation :
Bois de rose : 15 millions de dollars amassés par un trafiquant
Lundi, 03 Mai 2010 13:58

Le bois de rose, l'or rouge de Madagascar.
"Le plus gros trafiquant d'Antahala, le quartier général de la plupart des trafics, a déjà ramassé 15 millions de dollars", déclare un membre d'un groupe qui se dénomme "Crazy's" dans un article paru dans le "Journal du Dimanche" en date du 02 mai 2010. "Crazy's" est, selon ce même journal, un groupe oeuvrant pour la protection de l'environnement et, plus particulièrement, contre l'exploitation illicite du bois de rose et dans les rangs duquel on trouve des "locaux" qui vivent dans le triangle d'or des "bolabola" (billes de bois précieux) et disent risquer leur vie si leur identité est dévoilée ; d'autres, étrangers ne résidant pas à l'année dans le nord-est malgache, agissent à visage découvert : ce sont pour la plupart des scientifiques, anthropologue, ornithologue, botaniste, qui se sont pris de passion pour la faune et la flore uniques peuplant les deux parcs nationaux de la région, Marojejy et Masoala.

Selon cette même source, ces maquisards du bois de rose disent s'attaquer à un adversaire surpuissant et multi-forme, alliant des "barons du bois" sans scrupules, leurs collecteurs aux allures de gangsters, des agents de l'Etat corrompus et(…) la mafia de Hong Kong.

Et le pays

Ces révélations ne font que confirmer l'existence d'une exploitation à grande échelle de nos richesses, une exploi-tation qui ne risque pas de s'arrêter de sitôt malgré cet article 2 du décret 2010-141 signé le 24 mars par le Premier ministre malgache Camille Vital qui stipule que "Dorénavant, l'exploitation, la coupe, le transport, la commercialisation et l'exportation de bois de rose et de bois d'ébène sont interdits. "

En effet, étant donné la situation qui prévaut actuellement, une situation de crise où chacun semble pouvoir faire ce qu'il veut (les hauts responsables surtout), associé à une pauvreté ambiante où la corruption et les "affaires" prennent le pas sur presque tout, les textes et autres notifications émanant du gouvernement n'auront que très peu de chance d'être effectivement appliqués.

Et ces valses-hésitations dans les hautes sphères de la transition risquent de donner davantage de champs libres à ces exploitants pour qui les intérêts personnels passent avant tout. Il est peut-être temps que quelqu'un s'occupe de véritablement gérer le pays et que la gestion de la crise ne soit plus la seule préoccupation des dirigeants.

Recueilli par N. Randria

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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mer 12 Mai - 11:23

12 mai dans l'Express

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=36198

Citation :
Andevoranto
Un cargo de bois de rose arraisonné
Traqué par le task force, un cargo rempli de bois de rose a été arraisonné à Andevoranto. Une partie de sa cargaison a été balancée en mer.

Coup d'éclat des forces de gendarmerie à Andevoranto. Hier de grand matin, la Baleine 6, un boutre transportant des rondins de bois de rose a été arraisonné à l'entrée du canal des Pangalanes. Selon les informations recueillies sur les lieux, le cargo a appareillé de Vohémar, quelques jours auparavant, avec des éléments du task force à ses trousses. Informées du déchargement à Toamasina, les forces de l'ordre ont mis au point un dispositif pour épingler les trafiquants.
À mi-traversée, la Baleine 6 a changé de cap, lorsque les membres de l'équipage ont réalisé que leur plan a été déjoué. Du coup, elle a fait route vers Foulpointe où devait être débarquée la marchandise. Les hommes du task force ont été tenus informés du changement de destination et ont alerté les autorités sur place. De source émanant des forces de l'ordre, les trafiquants ont des complices, au courant des évolutions de la situation. « Le bateau a, une fois de plus, dévié de sa trajectoire alors que les forces de l'ordre l'avaient déjà attendu de pied-ferme à Foulpointe » se désole un gendarme qui a participé à l'opération. « Apparemment, il y a une taupe » met-il en évidence.
Abandonné
Du coup, les trafiquants ont improvisé en route. En arrivant du côté d'Andevoranto, ils se sont approchés des côtes pour essayer d'atteindre le canal des Pangalanes par l'embouchure, dans le but de semer leurs poursuivants. Alors qu'ils s'apprêtaient à manœuvrer, des villageois d'Ambodirafia Ambatobe ont alerté les forces de gendarmerie après avoir remarqué des faits suspects. Des gendarmes armés se sont dépêchés sur les lieux mais avant qu'ils n'arrivent, les trafiquants avaient déjà réussi à prendre la fuite abandonnant leur navire. « Seulement 17 rondins de bois de rose ont été découverts à bord » souligne un officier supérieur. « Les malfaiteurs ont tenté de balancer la cargaison par dessus bord, pour éviter tout contrôle » lâche-t-il. Pour leur part, les enquêteurs estiment que la Baleine 6 allait faire route le long du canal des Pangalanes pour transborder la marchandise par voie terrestre, une fois arrivé du côté de Brickaville.

Seth Andriamarohasina et Joel Valencio
Date : 12-05-2010
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mar 18 Mai - 9:43

source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/17/a-madagascar-la-crise-politique-a-favorise-le-pillage-des-bois-precieux_1352766_3244.html




FlickR / Jean-Louis Vandevivère


La forêt d'Anfiky, au nord de Madagascar. Entre 12 000 et 20 000 hectares auraient été rasés depuis la prise de pouvoir contestée d'Andry Rajoelina, en 2009.

Johannesburg

Il y a deux semaines, j'ai encore vu dans le port de Vohémar (nord-est de Madagascar) des nouveaux conteneurs de bois de rose prêts à être embarqués", raconte au téléphone Sylvain Delomora, de l'organisation non gouvernementale malgache Fanamby, qui lutte pour la protection de la biodiversité. "Les autorités ont récemment interdit ce commerce, mais sur le terrain, je ne vois pas la différence, se désole-t-il. Dans les forêts, l'abattage continue."
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Sur le même sujet
Edition abonnés Archive : La déforestation marque le pas en Amazonie

Depuis la fin mars, la coupe et l'exportation de bois de rose et de bois d'ébène sont officiellement suspendus à Madagascar. Cette interdiction par décret vise à mettre un coup d'arrêt au pillage des bois précieux dans la Grande Ile, située au large de la côte est de l'Afrique. L'exploitation forestière illégale s'était considérablement accélérée depuis le début de la crise politique, notamment dans les zones protégées de la région Sava, dans le nord-est du pays.

Depuis le renversement, au printemps 2009, de l'ancien président, Marc Ravalomanana, la quinzaine de compagnies d'extraction de bois installées à Madagascar ont su profiter de l'instabilité politique pour multiplier les coupes. Fanamby estime qu'entre 12 000 et 20 000 hectares de forêt ont été rasés depuis la prise de pouvoir contestée d'Andry Rajoelina. En novembre 2009, deux organisations environnementales internationales, Global Witness et Environmental Investigation Agency, avaient dénoncé les failles de la réglementation encadrant cette activité et l'inaction du pouvoir.

Directeur des Parc nationaux malgaches, Guy Suzon Ramangason affirme qu'une centaine de petits coupeurs ont été arrêtés depuis la mise en place de l'interdiction. "Les contrôles sont plus faciles car un homme transportant du bois est désormais automatiquement suspect, explique-t-il. Avant, les collecteurs de bois trompaient la vigilance des contrôleurs en présentant des photocopies d'autorisations au bas desquelles se trouvaient un faux tampon rouge bien voyant." Selon des ONG, 10 000 à 15 000 tonnes de bois de rose abattues illégalement avant la date charnière sont toutefois en attente d'exportation.

3 000 euros le mètre cube

Le marché est lucratif. Le mètre cube de bois de rose, une variété de palissandre d'une solidité exceptionnelle utilisée pour fabriquer des meubles, peut être vendu à plus de 3 000 euros en Asie. Les autorités souhaitent obtenir le classement de ce bois dans l'annexe 3 de la Cites, l'organisme international de protection des espèces menacées, afin d'en rendre plus difficile l'importation par les pays demandeurs, essentiellement la Chine.

Pour parvenir à écouler leurs stocks, les opérateurs n'hésiteraient pas à utiliser la corruption. "Elle touche tout le monde, du contrôleur forestier sur le terrain aux agents des douanes, en passant par des membres de l'actuel gouvernement", confie un connaisseur sous le sceau de l'anonymat.

Pour renforcer les contrôles, les autorités réclament plus de moyens. Qualifiant d'illégal l'actuel régime d'Andry Rajoelina, les bailleurs de fonds internationaux ont suspendu leurs aides. "On est démuni, avoue Julien Noël Rakotoarisoa, directeur général des forêts. La protection environnementale devrait être considérée comme une activité humanitaire, et donc continuer à recevoir de l'argent." Fanamby a perdu un tiers de son financement. "Cela va entraver notre travail de sensibilisation auprès de la population sur les dangers de la déforestation", s'inquiète son directeur, Serge Rajaobelina. Un million d'hectares de forêt a été détruit à Madagascar depuis vingt ans.
Sébastien Hervieu
Article paru dans l'édition du 18.05.10
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Jeu 20 Mai - 19:15

20 mai 2010 :

source : http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=36404

Citation :

Ressources naturelles
Un lot de bois de rose à vendre
L'État pourra gagner au minimum 320 millions de dollars avec le stock de bois de rose saisi ou recensé.

Vingt-quatre mille mètres cubes de bois de rose, soit la même quantité de bois de rose exportée en 2009, sont recensés actuellement. Selon les évaluations de l'Alliance Voahary Gasy, plateforme des organisations de la
société civile œuvrant pour l'environnement, ce stock pourra générer un revenu minimum de 320 millions de dollars à l'État.
Dans ce cadre, de nouvelles procédures de vente devront être mises en œuvre. « Si les propriétaires sont identifiés, ils doivent payer la valeur marchande de 660 dollars par mètre cube. Par la suite, les produits seront confisqués et vendus par adjudication à des opérateurs prêts à procéder à la transformation », a expliqué hier Ndranto Razakamanarina, président de l'Alliance, au cours d'une entrevue avec la presse. « De cette manière au lieu de gagner les 30% de la valeur d'un conteneur, l'État gagnera 200 % », poursuit Ndranto Razakamanarina.
Outre l'État, les entreprises privées opérant dans la transformation du bois et les collectivités territoriales décentralisées pourront en bénéficier grâce aux diverses retombées positives sur la biodiversité, le tourisme, les projets environnementaux.
Des coupes illicites
En ce qui concerne les exportations de cette ressource naturelle, un arrêt des expéditions a été observé depuis la promulgation du décret du 24 mars 2010. Loi qui porte sur l'interdiction des coupes d'exploitation et d'exportation du bois de rose et du bois d'ébène.
Cependant, les coupes et les transports persistent. « Depuis la sortie du décret relatif à cette interdiction, il a été constaté que les exportations ont cessé. Pourtant, les coupes illicites et les transports vers Maroantsetra, Vohémar et Antalaha se poursuivent », indique le président de l'Alliance Voahary Gasy. La plateforme demande ainsi l'application des sanctions à l'encontre des délinquants.

Encadré
1 500 conteneurs dans la SAVA

Selon Aina Christophe Rakotoarisoa, directeur régional de l'Environnement et des forêts (DREF) de la SAVA, un total de 1 500 conteneurs sont recensés dans sa circonscription. Ce chiffre exclut les saisies effectuées par le task force qui sont en cours de recensement final. « Le port de Vohémar, lieu d'embarquation habituel des exportations, est à l'heure actuelle vidé de toutes cargaisons de bois de rose, contrairement à l'information annoncée récemment par une ONG environnementale », précise le DREF.
Le task force assisté des autorités locales a dû intervenir cette semaine pour contrôler deux conteneurs suspects qui se trouvaient au port de Vohémar. Ils contenaient en fait des sacs de riz qui sont en cours de débarquement à l'heure actuelle.
Huit autres conteneurs contiennent de la ferraille et 55 sont vides. En outre, conformément au décret édicté au mois de mars, le transport et la circulation des cargaisons de bois de rose sont interdits.
L'arrêté interministeriel promulgué par le ministère de l'Environnement et des forêts en septembre 2009 avait fixé une période de grâce jusqu'au 30 novembre 2009 pour exporter du bois de rose brut moyennant le respect de certaines conditions. Après cette date, tous les stocks répertoriés reviennent d'office à l'État.
Lantoniaina Razafindramiadana
Date : 20-05-2010
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Jeu 3 Juin - 20:17

DANS L'EXPRESS DU 03 JUIN 2010

SOURCE :http://www.lexpressmada.com/index.php?p=display&id=36778

Citation :

Bois de rose - Le task force maintenu
Il n'y aura pas de changements majeurs


Le nouveau minstre de l'Environnement et des forêts, le général Herilanto Raveloharison ne compte pas dissoudre le task force qui se charge de l'assainissement et de la surveillance de la filière bois de rose. Il l'a annoncé lors de sa première rencontre avec les membres de la presse à l'occasion de la préparation de la Journée mondiale de l'environnement.
« Le task force a été créé pour aider à assainir la filière. Il est possible qu'il y ait eu des lacunes dans la structure, mais il a permis d'avoir de bons résultats. Nous allons donc corriger ces lacunes pour pouvoir améliorer davantage l'efficacité de la structure », déclare le nouveau ministre.
Une réforme en vue donc pour le task force qui est surtout très actif dans les régions à haut risque comme la Sava. Herlianto Raveloharison annonce, entre autres, une nouvelle organisation dans la rotation des agents. « À force d'être affecté trop longtemps à un endroit, la tentation pourrait finir par corrompre les agents. Nous allons trouver le moyens d'améliorer le système de rotation », avertit-il.
Mahefa Rakotomalala
Date : 03-06-2010
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Ven 4 Juin - 22:07

DANS L' EXPRESS DU 04 JUIN 2010

SOURCE : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=36813

Citation :

Bois de rose
Les affaires reprennent
Le gouvernement passe outre le décret interdisant toute exportation de bois de rose sorti en mars. 70 conteneurs ont été embarqués au port de Toamasina.

La série continue. 79 conteneurs de bois de rose ont été embarqués pour être exportés au port de Toamasina hier. Ils font partie du lot des 91 conteneurs, en provenance du port de Vohémar et saisis pour exportation illégale en octobre 2009. Le gouvernement a donc finalement décidé d'accorder la main levée, demandée par les propriétaires de ces cargaisons depuis plusieurs mois. Une demande qui est restée en attente, depuis plusieurs mois. Hasard du calendrier ou signes du changement, cette autorisation intervient une semaine à peine, après un changement de ministre à la tête de l'Environnement et des forêts.
Flou total
« Nous avons eu les autorisations nécessaires de la part des ministères concernés. Ces conteneurs de bois de rose seront donc embarqués dans le navire Terra Bona attendu demain (ndlr : ce jour) au port », confirme un haut responsable au sein de la Société en charge de la manutention des conteneurs à Toamasina.
L'autorisation à l'exportation de ces cargaisons intervient de façon inattendue. Officiellement, ce genre d'opération est prohibé depuis le mois de mars 2010. Après l'expédition de 247 conteneurs depuis le port de Vohémar, le gouvernement Vital a pris en conseil des ministres, une mesure très stricte , par le décret 2010-141, interdisant toute exploitation, commerce et exportation de bois précieux et promettait même « des sanctions sévères à l'endroit des contrevenants ».
Ni le Premier ministre Camille Vital, ni le nouveau ministre de l'Environnement et des fôrets Herilanto Raveloharison n'ont pu donner des explications. Le premier, en déplacement dans le sud ne peut être joint, selon son entourage qui a simplement affirmé que des autorisations ont été effectivement délivrées à des sociétés qui sont en règle vis à vis des ministères concernés tandis que le deuxième participe encore à la célébration de la journée mondiale de l'Environnement à Ankarafantsika.
L'autre point concerne le statut de ces cargaisons. Faisant partie des stocks saisis par le task force, leurs conditions d'exportation sont entourées de flou. Sur les 91 conteneurs saisis, 12 sont de véritables cargaisons fictives. Et sur les 79 restants, 14 seulement se sont acquittés des 72 millions d'ariary de pénalités imposées par l'arrêté interministériel de septembre 2009. Les 65 restants devaient donc encore payer cette pénalité. Par ailleurs, 33 de ces conteneurs appartiennent à un seul opérateur. Un chiffre qui dépasse largement les 25 conteneurs par personne, autorisés par la loi en vigueur.
Mahefa Rakotomalala
Date : 04-06-2010
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Lun 14 Juin - 17:38

dans le Courrier de Mada du 14 juin 2010

source : http://www.courrierdemada.com/mg/index.php?option=com_content&view=article&id=6930:bois-de-rose--encore-16-millions-de-dollars-partis-en-chine&catid=43:a-la-une

Citation :

Bois de rose : Encore 16 millions de dollars partis en Chine
Écrit par Ravaka
Lundi, 14 Juin 2010 13:27


Destination... la Chine !


Le gouvernement de la Haute autorité de transition à Madagascar a approuvé l'expédition de près de 16 millions de dollars de bois abattu illégalement de la forêt tropicale parcs du pays cette semaine, selon les documents fournis à Mongabay.

Le gouvernement a envoyé une lettre à Rodolphe Saadé, président de Delmas, une entreprise de transport marseillais qui a été critiqué l'an dernier pour son rôle dans la facilitation de la destruction des parcs nationaux de Mada-gascar, d'autoriser le transfert de 79 conteneurs de bois de rose du port de Toamasina. Après avoir reçu l'autorisation le 11 mai, Delmas a demandé à l'ambassade française, le 18 mai, des conseils sur l'expédition. L'ambassadeur français a déclaré à Delmas de ne pas procéder à l'expédition en raison de craintes d'un tollé international.

Le 20 mai, un ministre a ainsi demandé à une autre compagnie maritime, SEAL / Pacifique lignes internationales, de charger les conteneurs. Le Bonna Terra , un navire de cette compagnie, est parti de Toamasina le 6 Juin.

Acheteur et vendeur

À l'heure actuelle on ne sait pas où le bois de rose est dirigé, mais la plupart des acheteurs sur le manifeste sont basés en Chine. D'après les organismes internationaux de protection de l'environnement, la "Chine Tushu Shanghai Pudong Import & Export Corporation", "Shanghai Tan Tan commerce Co Ltd", "Dalian Rising International Trading Co", " High Hope International Group Jiang Knit Porter & Home Textiles Import & Export Corporation Ltd", "Jiangsu Bosheng International Freight Forwarding & Co Ltd", Médicaments Meheco Chine " dans la médecine traditionnelle et à l'importation des produits de santé et "Export Corp", et "Shanghai Co Ltd Tan Tan commerce" sont soupçonnées d'être les entreprises preneuses de ces bois coupés illégalement dans les parcs nationaux. Selon toujours ces organismes de protection de l'environnement, les vendeurs sont des commerçants Madagascar, incluant la société A.R. avec 13 conteneurs pesant 209 tonnes métriques, J.P. avec 10 conteneurs pesant 610 tonnes, J.M. avec 10 conteneurs pesant 153 tonnes; E.R. avec 10 conteneurs d'un poids de 170 tonnes; et S.T., une société qui fournit T.N., une société forestière allemande basée à Hambourg, entre autres, avec 29 conteneurs pesant 516 tonnes.

Menace sur la biodiversité

Les forêts tropicales et parcs de Madagascar ont été pillés depuis mars 2009. Dans les mois qui ont suivi la prise de pouvoir de Andry Rajoelina, les réserves de Madagascar ont été ravagées par les exploitants forestiers illégaux. Des bandes armées, financées par des marchands de bois étrangers et parfois en collusion avec les autorités locales, entrent dans les parcs nationaux de Marojejy et Masoala pour couper illégalement les bois précieux. Les bûcherons ont envahi la réserve. Ceux qui ont tenté de barrer leur route ont été menacés, a signalé un gardien de parc de l'ANGAP.

Notons que Marojejy, une montagne boisée, compte parmi les parcs les plus riches en biodiversité de Madagascar avec une douzaine d'espèces de lémuriens dont le Propithèque qui est en danger critique d'extinction. Le chaos a obligé les autorités à fermer Marojejy aux touristes - pour la première fois, bloquant le pillage de ces ressources.

200 millions de dollars

L'exploitation forestière était si intense dans Masoala que le port de Maroantsetra a été intensément utilisé pour transporter le bois de rose ; soulignons que d'autres zones forestières ont également été ciblées.

Tout compte fait, l'exploitation forestière a affecté 27 000 à 40 000 hectares de forêt tropicale protégée, selon les estimations de Lucienne Wilmé, Porter P. Lowry, Peter H. Raven du Jardin botanique du Missouri, et Derek Schu-urman de Rainbow Tours. Plus de 200 millions de dollars de bois ont été coupés. Une grande partie de celui-ci est allée en Chine pour la fabrication des produits du bois qui finiront par être vendus en Europe et aux États-Unis.

Ecotourisme

Ce pillage des forêts tropicales combiné avec l'insécu-rité et la crise politique a touché fortement l'écotourisme qui a généré 390 millions de dollars en 2008. Les arrivées de touristes ont fortement baissé de 50 à 60 % l'année dernière.

Lors d'une visite effectuée par Mongabay au mois d'octobre dernier, certains opérateurs dans le nord ont déclaré une baisse de touristes allant jusqu'à 80 %. A Ranomafana, les arrivées touristiques ont baissé de plus de 40 pour cent, selon Patricia Wright, directeur exécutif de l'Institut pour la Conservation de milieu tropical (TICE) à Stony Brook University. Wright a suivi le tourisme dans le parc de Ranomafana au cours des dix dernières années. L'année dernière, 24 000 touristes ont visité le parc, ce qui a généré 1,72 million de dollars de recettes.

Promesse non tenue

Bien que la situation se soit améliorée dans la deuxième moitié de 2009, avec la gendarmerie mobile dans certains domaines critiques et une série d'arrestations de bûcherons illégaux (qui ont ensuite été libérés), la situation s'est détériorée à la fin de l'année. Vu cette situation, une campagne pour la lutte contre l'exploitation de bois de rose de Madagascar a été lancée par les "écologiques Internet", un groupe d'activistes basés sur Internet qui ont forcé Delmas de stopper le transport de bois de rose. Mais le répit n'a pas duré longtemps. Le mois de Décembre dernier, le gouvernement de la HAT a autorisé l'exportation de bois de rose. Immédiatement après le décret, les rapports sur le terrain ont indiqué une remontée de l'activité forestière dans les parcs de Masoala et Makira, les parcs nationaux, mais les bois n'ont pas encore quitté le pays en raison de pressions constantes exercées par les écologistes. Au mois de Mars 2010, une expédition de bois de rose a finalement quitté Madagascar, provoquant d'intenses protestations internationales. Mais avec l'envoi du dimanche 6 juin 2010 par SEAL / PIL, il est maintenant clair que le gouvernement n'a pas l'intention de maintenir l'interdiction.


Bois de rose : Encore 16 millions de dollars partis en Chine
Écrit par Ravaka








Le gouvernement de la Haute autorité de transition à Madagascar a approuvé l'expédition de près de 16 millions de dollars de bois abattu illégalement de la forêt tropicale parcs du pays cette semaine, selon les documents fournis à Mongabay.

Le gouvernement a envoyé une lettre à Rodolphe Saadé, président de Delmas, une entreprise de transport marseillais qui a été critiqué l'an dernier pour son rôle dans la facilitation de la destruction des parcs nationaux de Mada-gascar, d'autoriser le transfert de 79 conteneurs de bois de rose du port de Toamasina. Après avoir reçu l'autorisation le 11 mai, Delmas a demandé à l'ambassade française, le 18 mai, des conseils sur l'expédition. L'ambassadeur français a déclaré à Delmas de ne pas procéder à l'expédition en raison de craintes d'un tollé international.

Le 20 mai, un ministre a ainsi demandé à une autre compagnie maritime, SEAL / Pacifique lignes internationales, de charger les conteneurs. Le Bonna Terra , un navire de cette compagnie, est parti de Toamasina le 6 Juin.

Acheteur et vendeur

À l'heure actuelle on ne sait pas où le bois de rose est dirigé, mais la plupart des acheteurs sur le manifeste sont basés en Chine. D'après les organismes internationaux de protection de l'environnement, la "Chine Tushu Shanghai Pudong Import & Export Corporation", "Shanghai Tan Tan commerce Co Ltd", "Dalian Rising International Trading Co", " High Hope International Group Jiang Knit Porter & Home Textiles Import & Export Corporation Ltd", "Jiangsu Bosheng International Freight Forwarding & Co Ltd", Médicaments Meheco Chine " dans la médecine traditionnelle et à l'importation des produits de santé et "Export Corp", et "Shanghai Co Ltd Tan Tan commerce" sont soupçonnées d'être les entreprises preneuses de ces bois coupés illégalement dans les parcs nationaux. Selon toujours ces organismes de protection de l'environnement, les vendeurs sont des commerçants Madagascar, incluant la société A.R. avec 13 conteneurs pesant 209 tonnes métriques, J.P. avec 10 conteneurs pesant 610 tonnes, J.M. avec 10 conteneurs pesant 153 tonnes; E.R. avec 10 conteneurs d'un poids de 170 tonnes; et S.T., une société qui fournit T.N., une société forestière allemande basée à Hambourg, entre autres, avec 29 conteneurs pesant 516 tonnes.

Menace sur la biodiversité

Les forêts tropicales et parcs de Madagascar ont été pillés depuis mars 2009. Dans les mois qui ont suivi la prise de pouvoir de Andry Rajoelina, les réserves de Madagascar ont été ravagées par les exploitants forestiers illégaux. Des bandes armées, financées par des marchands de bois étrangers et parfois en collusion avec les autorités locales, entrent dans les parcs nationaux de Marojejy et Masoala pour couper illégalement les bois précieux. Les bûcherons ont envahi la réserve. Ceux qui ont tenté de barrer leur route ont été menacés, a signalé un gardien de parc de l'ANGAP.

Notons que Marojejy, une montagne boisée, compte parmi les parcs les plus riches en biodiversité de Madagascar avec une douzaine d'espèces de lémuriens dont le Propithèque qui est en danger critique d'extinction. Le chaos a obligé les autorités à fermer Marojejy aux touristes - pour la première fois, bloquant le pillage de ces ressources.

200 millions de dollars

L'exploitation forestière était si intense dans Masoala que le port de Maroantsetra a été intensément utilisé pour transporter le bois de rose ; soulignons que d'autres zones forestières ont également été ciblées.

Tout compte fait, l'exploitation forestière a affecté 27 000 à 40 000 hectares de forêt tropicale protégée, selon les estimations de Lucienne Wilmé, Porter P. Lowry, Peter H. Raven du Jardin botanique du Missouri, et Derek Schu-urman de Rainbow Tours. Plus de 200 millions de dollars de bois ont été coupés. Une grande partie de celui-ci est allée en Chine pour la fabrication des produits du bois qui finiront par être vendus en Europe et aux États-Unis.

Ecotourisme

Ce pillage des forêts tropicales combiné avec l'insécu-rité et la crise politique a touché fortement l'écotourisme qui a généré 390 millions de dollars en 2008. Les arrivées de touristes ont fortement baissé de 50 à 60 % l'année dernière.

Lors d'une visite effectuée par Mongabay au mois d'octobre dernier, certains opérateurs dans le nord ont déclaré une baisse de touristes allant jusqu'à 80 %. A Ranomafana, les arrivées touristiques ont baissé de plus de 40 pour cent, selon Patricia Wright, directeur exécutif de l'Institut pour la Conservation de milieu tropical (TICE) à Stony Brook University. Wright a suivi le tourisme dans le parc de Ranomafana au cours des dix dernières années. L'année dernière, 24 000 touristes ont visité le parc, ce qui a généré 1,72 million de dollars de recettes.

Promesse non tenue

Bien que la situation se soit améliorée dans la deuxième moitié de 2009, avec la gendarmerie mobile dans certains domaines critiques et une série d'arrestations de bûcherons illégaux (qui ont ensuite été libérés), la situation s'est détériorée à la fin de l'année. Vu cette situation, une campagne pour la lutte contre l'exploitation de bois de rose de Madagascar a été lancée par les "écologiques Internet", un groupe d'activistes basés sur Internet qui ont forcé Delmas de stopper le transport de bois de rose. Mais le répit n'a pas duré longtemps. Le mois de Décembre dernier, le gouvernement de la HAT a autorisé l'exportation de bois de rose. Immédiatement après le décret, les rapports sur le terrain ont indiqué une remontée de l'activité forestière dans les parcs de Masoala et Makira, les parcs nationaux, mais les bois n'ont pas encore quitté le pays en raison de pressions constantes exercées par les écologistes. Au mois de Mars 2010, une expédition de bois de rose a finalement quitté Madagascar, provoquant d'intenses protestations internationales. Mais avec l'envoi du dimanche 6 juin 2010 par SEAL / PIL, il est maintenant clair que le gouvernement n'a pas l'intention de maintenir l'interdiction.

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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mar 22 Juin - 11:43

dans les Nouvelles du 22 juin 2010

source : http://www.les-nouvelles.com/spip.php?article1803


Citation :

TRAFIC DE BOIS DE ROSE


Saisie de 300 tonnes aux Comores


Malgré l’interdiction de leur exploitation, le trafic ne cesse de se développer. D’où la nécessité de renforcer l’assainissement de la filière tout en se référant à l’application de la gouvernance forestière.


Un bateau immatriculé Soavina III a été réquisitionné par les autorités comoriennes, le week-end dernier, transportant à son bord près de 300 tonnes de bois de rose dans 15 containers. Une délégation gouvernementale conduite par le premier ministre, Albert Camille Vital, effectuera une descente sur le terrain à partir de ce jour en vue de procéder au rapatriement des bois saisis.
La gendarmerie comorienne a procédé à la saisie des 15 containers contenant au total 1.107 rondins de bois de rose, à bord d’un bateau immatriculé 5-RWN-Soavina III dont la présence douteuse a déjà été constatée par les autorités de la région d’Analanjirofo, les forces de l’ordre et la direction de Madagascar national parks, le mercredi 2 juin dernier vers 5 heures, dans la zone protégée du parc marin Nosy Antafana, commune Sahasoa, district de Mananara-Nord. Une poursuite a été organisée par les éléments de la Task force et de l’organe mixte de conception de la région, le même jour, mais le bateau a déjà pris le large vers 16 heures avant leur intervention.
En fait, le commandant de bord du bateau qui a été arrêté par la gendarmerie comorienne, n’a pas voulu accoster au port d’Anjouan. Une situation qui a favorisé les autorités sur place à interpeller le bateau et saisir les containers à bord. Informée sur cette opération, une délégation gouvernementale composée de sept personnes incluant le ministre de l’Environnement et des forêts et celui des Finances et du budget effectuera une descente aux Comores, à partir de ce jour, en vue de régler la situation. L’objectif est de finaliser les procédures relatives au rapatriement des bois de rose.
Cette initiative du gouvernement de la Transition arrive à point nommé car il s’agit de la concrétisation de la gouvernance forestière qui a fait l’objet d’une discussion, le jeudi 17 juin dernier, à Ambatobe. L’assainissement de la filière bois de rose continue et l’application du cadre légal relatif à la gestion des ressources forestières est actuellement de mise. Quoi qu’il en soit, il reste encore beaucoup à faire tant que le réseau des trafiquants n’est pas démantelé et que la loi en vigueur n’est pas appliquée en bonne et due forme.
Noro Niaina
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mer 23 Juin - 11:11

dans Madamatin

source : http://www.madamatin.com/articles/politique/bois-de-rose.html

Citation :



Bois de rose
Écrit par L.D.A.
Mercredi, 23 Juin 2010 00:00
Les dessous de l’affaire
Le Premier ministre et le ministre de l’Environnement et des Forets sont partis hier pour les Comores afin de finaliser les procédures de rapatriement des bois de rose saisis (voir article par ailleurs, p.14). A leur retour, ils ne manqueront pas de donner de plus amples détails. Néanmoins, l’enquête menée par nos confrères comoriens permet de relier le fil qui a débouché sur la découverte de ce trafic.
« Depuis le lundi 13 juin 2010, un caboteur malgache, le « Soavina-III », immatriculé à Toamasina, est bloqué au port de Mutsamudu avec son chargement de 300 tonnes de bois. La compagnie de manutention ((Anjouan Stevedoring Company ou ASC) refuse de décharger le navire », note un journal en ligne. « Les 1117 rondins de bois précieux n'auraient pas dû quitter le sol malgache sans un agrément spécial qui n’est délivré que dans un port certifié comme Toamasina, par le « Task-force environnemental », a-t-il ajouté.
La même source avance, selon un document dont il a pu avoir une copie, qu’« à l’origine du problème, Delmas, la filiale du groupe français CMA-CGM, affrète le Soavina-III officiellement de Toamasina, pour charger 300 tonnes de bois pour le port de Mutsamudu à Anjouan. C'est dans ce port de transbordement des Comores indépendantes que le représentant de Delmas devait reconditionner la cargaison dans des conteneurs et l’envoyer en Chine à une société dénommée "Xiamen High Water Logistic Co. Ltd" à Xiamen ».
L’« ASC, qui faisait la même opération il y a quelques années avec le Mozambique, ne veut pas que nous ayons ce marché. Nous sommes en règle et ils ne veulent pas s’ouvrir à la concurrence », a explicité un agent local de Delmas cité par le même journal. Celui-ci a ajouté que, de toutes manières, « le bateau va partir à Moroni et de là-bas, nous déchargerons ce bois sans problème ». « Quant à la nature suspecte du bois, pas de réponse », précise la source.
Néanmoins, si on en croît cette information, l’ASC se défend, selon la même information, de vouloir empêcher Delmas de débarquer son bois à Mutsamudu, « mais étant société chargée de la manutention au port et connaissant la règlementation en vigueur dans la zone de l’Océan Indien, il a fallu d’abord vérifier la nature et la provenance du chargement. Et nous sommes persuadés qu’il y a problème. Et dans des cas pareils, on a saisi les autorités comoriennes et l’ambassade de Madagascar a été informée. Tant qu’on n’a pas le feu vert de tous on ne peut pas se mettre à dos la juridiction en vigueur dans la région », a déclaré le chef des opérations au port de l’ASC.
« Selon nos sources, les 1117 rondins de bois palissandre, ont été manifestés à Toamasina le 10 juin 2010 », avance le journal. « Or, après vérification à Madagascar, l’ASC constate que le dernier touché du Soavina-III à Toamasina remonte au mois de janvier. Et qu’en réalité, le bois était chargé à Mananara. Ce qui a mis la puce à l’oreille de l’ASC. Après plusieurs tentatives infructueuses pour soustraire la précieuse cargaison du port, le représentant de Delmas a fini par faire appel au « propriétaire » de la marchandise qui devrait arriver dans les prochaines heures à Anjouan. Mais à l’allure où vont les choses, l’affaire risque bien de faire des vagues, car les autorités comoriennes ont fini par se saisir de l’affaire. Depuis vendredi, les documents de bord du Soavina-III ont été saisis par la Gendarmerie, le bosco du navire est entendu par la Police judiciaire. Ce lundi, personne n’a été en mesure de nous dire ce qui se passe ».

Recueillis par L.D.A.

Les dessous de l’affaire
Le Premier ministre et le ministre de l’Environnement et des Forets sont partis hier pour les Comores afin de finaliser les procédures de rapatriement des bois de rose saisis (voir article par ailleurs, p.14). A leur retour, ils ne manqueront pas de donner de plus amples détails. Néanmoins, l’enquête menée par nos confrères comoriens permet de relier le fil qui a débouché sur la découverte de ce trafic.
« Depuis le lundi 13 juin 2010, un caboteur malgache, le « Soavina-III », immatriculé à Toamasina, est bloqué au port de Mutsamudu avec son chargement de 300 tonnes de bois. La compagnie de manutention ((Anjouan Stevedoring Company ou ASC) refuse de décharger le navire », note un journal en ligne. « Les 1117 rondins de bois précieux n'auraient pas dû quitter le sol malgache sans un agrément spécial qui n’est délivré que dans un port certifié comme Toamasina, par le « Task-force environnemental », a-t-il ajouté.
La même source avance, selon un document dont il a pu avoir une copie, qu’« à l’origine du problème, Delmas, la filiale du groupe français CMA-CGM, affrète le Soavina-III officiellement de Toamasina, pour charger 300 tonnes de bois pour le port de Mutsamudu à Anjouan. C'est dans ce port de transbordement des Comores indépendantes que le représentant de Delmas devait reconditionner la cargaison dans des conteneurs et l’envoyer en Chine à une société dénommée "Xiamen High Water Logistic Co. Ltd" à Xiamen ».





L’« ASC, qui faisait la même opération il y a quelques années avec le Mozambique, ne veut pas que nous ayons ce marché. Nous sommes en règle et ils ne veulent pas s’ouvrir à la concurrence », a explicité un agent local de Delmas cité par le même journal. Celui-ci a ajouté que, de toutes manières, « le bateau va partir à Moroni et de là-bas, nous déchargerons ce bois sans problème ». « Quant à la nature suspecte du bois, pas de réponse », précise la source.
Néanmoins, si on en croît cette information, l’ASC se défend, selon la même information, de vouloir empêcher Delmas de débarquer son bois à Mutsamudu, « mais étant société chargée de la manutention au port et connaissant la règlementation en vigueur dans la zone de l’Océan Indien, il a fallu d’abord vérifier la nature et la provenance du chargement. Et nous sommes persuadés qu’il y a problème. Et dans des cas pareils, on a saisi les autorités comoriennes et l’ambassade de Madagascar a été informée. Tant qu’on n’a pas le feu vert de tous on ne peut pas se mettre à dos la juridiction en vigueur dans la région », a déclaré le chef des opérations au port de l’ASC.
« Selon nos sources, les 1117 rondins de bois palissandre, ont été manifestés à Toamasina le 10 juin 2010 », avance le journal. « Or, après vérification à Madagascar, l’ASC constate que le dernier touché du Soavina-III à Toamasina remonte au mois de janvier. Et qu’en réalité, le bois était chargé à Mananara. Ce qui a mis la puce à l’oreille de l’ASC. Après plusieurs tentatives infructueuses pour soustraire la précieuse cargaison du port, le représentant de Delmas a fini par faire appel au « propriétaire » de la marchandise qui devrait arriver dans les prochaines heures à Anjouan. Mais à l’allure où vont les choses, l’affaire risque bien de faire des vagues, car les autorités comoriennes ont fini par se saisir de l’affaire. Depuis vendredi, les documents de bord du Soavina-III ont été saisis par la Gendarmerie, le bosco du navire est entendu par la Police judiciaire. Ce lundi, personne n’a été en mesure de nous dire ce qui se passe ».
Recueillis par L.D.A.

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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mer 23 Juin - 11:17

dans la Gazette :

source : http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3573:bois-de-rose-saisis-aux-comores-une-veritable-mafia&catid=41:politique&Itemid=55

Citation :

Bois de rose saisis aux Comores: Une véritable mafia
Mercredi, 23 Juin 2010 05:38
Le Premier ministre Camille Vital, le ministre de l’Environnement et des Forêts Herilanto Raveloharison et le ministre des Finances et du Budget Hery Rajaonarimampianina ont pris hier un vol spécial pour Anjouan, à destination de l’archipel des Comores.

Un voyage qui intrigue : que vont-ils faire là-bas, alors que des tonnes de bois ont déjà été exportés, avec l’autorisation du Premier ministre ? Comme il a été rapporté dans nos colonnes hier, le bateau battant pavillon malgache Soavina III a été arraisonné par la police comorienne avant-hier, avec une cargaison de 15 conteneurs remplis d’environ 300 t de bois de rose dans ses cales. Selon des indiscrétions, le ministère de l’Environnement et des Forêts a eu vent d’un départ en catimini de cette cargaison de bois de rose de contrebande. Le ministre a donc suivi l’affaire heure par heure, en relation avec le consulat malgache aux Comores, et a évidemment tenu le Premier ministre au courant. Et hier, logiquement ce ministre s’est rendu aux Comores pour superviser les formalités de rapatriement de la précieuse cargaison.

La présence du ministre des Finances et du Budget est plus floue. Comme ce membre du gouvernement était en retard hier, il a pratiquement manqué la conférence de presse à l’aéroport militaire de la Base Aéronavale d’Ivato, et personne n’a pensé à l’interroger sur les raisons de son voyage. Concernant le Premier ministre, certains commentaires se déchaînent : « Il a récemment autorisé l’envoi de 79 conteneurs, malgré l’interdiction stricte du 12 avril dernier qu’il a lui-même signée. Et voilà qu’il se déplace en personne aux Comores. Pour quelle raison?» D’autres pensent que c’est pour faire un pied de nez à la «communauté internationale » qui lui interdit de quitter Madagascar. Les plus sceptiques croient encore qu’il vient à Anjouan pour contrôler les décisions sur place du général ministre Herilanto, spécialiste de la bonne gouvernance. Jusqu’ici, on ignore les « propriétaires » des bois de rose saisis…

En tout cas, le moins que l’on puisse dire, est que la confiance ne règne pas entre la primature et le gouvernement en matière de trafic de bois de rose. Et le doute s’est ravivé avec « l’autorisation spéciale » dernièrement délivrée par Camille Vital, et qui a permis aux stocks gardés au port de Tamatave de prendre le large. C’est dire que de sérieux efforts sont indispensables à ce dernier, pour que la confiance revienne. Quant à l’actuel ministre de l’Environnement, au train où vont les choses et au vu du zèle qu’il déploie pour normaliser les choses au sein de son département, personne n’oserait pour le moment parier un ariary sur sa longévité à la tête de ce ministère… A bien des égards, il existe une mafia concernant l’exportation des bois de rose.

Saraléa Bernard





Bois de rose saisis aux Comores: Une véritable mafia



Mercredi, 23 Juin 2010 05:38



Le Premier ministre Camille Vital, le ministre de l’Environnement et des Forêts Herilanto Raveloharison et le ministre des Finances et du Budget Hery Rajaonarimampianina ont pris hier un vol spécial pour Anjouan, à destination de l’archipel des Comores.

Un voyage qui intrigue : que vont-ils faire là-bas, alors que des tonnes de bois ont déjà été exportés, avec l’autorisation du Premier ministre ? Comme il a été rapporté dans nos colonnes hier, le bateau battant pavillon malgache Soavina III a été arraisonné par la police comorienne avant-hier, avec une cargaison de 15 conteneurs remplis d’environ 300 t de bois de rose dans ses cales. Selon des indiscrétions, le ministère de l’Environnement et des Forêts a eu vent d’un départ en catimini de cette cargaison de bois de rose de contrebande. Le ministre a donc suivi l’affaire heure par heure, en relation avec le consulat malgache aux Comores, et a évidemment tenu le Premier ministre au courant. Et hier, logiquement ce ministre s’est rendu aux Comores pour superviser les formalités de rapatriement de la précieuse cargaison.





La présence du ministre des Finances et du Budget est plus floue. Comme ce membre du gouvernement était en retard hier, il a pratiquement manqué la conférence de presse à l’aéroport militaire de la Base Aéronavale d’Ivato, et personne n’a pensé à l’interroger sur les raisons de son voyage. Concernant le Premier ministre, certains commentaires se déchaînent : « Il a récemment autorisé l’envoi de 79 conteneurs, malgré l’interdiction stricte du 12 avril dernier qu’il a lui-même signée. Et voilà qu’il se déplace en personne aux Comores. Pour quelle raison?» D’autres pensent que c’est pour faire un pied de nez à la «communauté internationale » qui lui interdit de quitter Madagascar. Les plus sceptiques croient encore qu’il vient à Anjouan pour contrôler les décisions sur place du général ministre Herilanto, spécialiste de la bonne gouvernance. Jusqu’ici, on ignore les « propriétaires » des bois de rose saisis…

En tout cas, le moins que l’on puisse dire, est que la confiance ne règne pas entre la primature et le gouvernement en matière de trafic de bois de rose. Et le doute s’est ravivé avec « l’autorisation spéciale » dernièrement délivrée par Camille Vital, et qui a permis aux stocks gardés au port de Tamatave de prendre le large. C’est dire que de sérieux efforts sont indispensables à ce dernier, pour que la confiance revienne. Quant à l’actuel ministre de l’Environnement, au train où vont les choses et au vu du zèle qu’il déploie pour normaliser les choses au sein de son département, personne n’oserait pour le moment parier un ariary sur sa longévité à la tête de ce ministère… A bien des égards, il existe une mafia concernant l’exportation des bois de rose.

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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mar 29 Juin - 23:53

dans la Gazette du 29 juin 2010

source : http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3765:trafic-de-bois-de-rose-des-autorites-lont-legalise-&catid=57:la-une

Citation :
Trafic de bois de rose: Des autorités l’ont légalisé !
Sam Som Miock, Ranjanoro, Thunam et les autres se refusent d’être taxés de trafiquants de bois de rose. Même si une récente étude « établit clairement le caractère illégal du bois de rose exporté à Madagascar en 2009 : son origine géographique est les parcs nationaux pour plus de 60% ; les documents d‘exploitation (permis de coupe, de transport, de stockage, d‘exportation) ne sont pas conformes aux lois en vigueur ». Réalisée par Hery Randriamalala et Zhou Liu, cette étude a été publiée la semaine dernière dans le numéro 1 du volume 5 du journal « Madagascar Conservation & Development ». Intitulée « Bois de rose de Madagascar : entre démocratie et protection de la nature », cette analyse essaye d’expliquer le phénomène bois de rose avec des constats plutôt édifiants.
Les exportateurs de bois de rose se refusent ainsi d’être taxés de trafiquants parce qu’ils ont agi avec une autorisation en bonne et due forme des dirigeants qui par leur décision seraient en fait les premiers hors-la-loi. Car contrairement à leur discours, ils ne respectent pas l’Etat de droit. A preuve, les arrêtés interministériels voire de simples notes qui contredisent une loi voire la Constitution sans aucun respect de la hiérarchie des textes. Rien qu’en 2009, « environ 36 700 tonnes ont été exportées dans 1 187 conteneurs à destination quasi-exclusive de la Chine (50 tonnes d‘ébène vers l‘Allemagne), pour un prix de vente estimé à 220 millions de dollars américains. Ces exportations ont généré 20,5 millions de dollars (41 milliards d‘ariary, en prenant un taux moyen de 2 000 ariary pour un dollar) de recettes pour l‘État malgache, qui en est ainsi le premier bénéficiaire, mais talonné de près par le principal exportateur. La fraude pour l‘ensemble de la filière est évaluée à 4,6 millions de dollars (9,2 milliards d‘ariary), tandis que le montant des devises non rapatriées pourrait s‘élever à US$ 52 millions (104 milliards d‘ariary). Si cette activité a rapporté environ US$ 1 300 (2,6 millions d‘ariary) à chaque intervenant local, le bénéfice moyen d‘un exportateur atteint les 75% de son chiffre d‘affaires ».

L’Etat a peut-être trouvé son compte mais pas le pays qui a par exemple collecté 220 millions de recettes de devises (encore qu’une bonne partie n’est pas rapatriée) mais a perdu autant en matière de recettes touristiques du fait de l’insécurité favorisée par les coupes illicites de bois précieux. En plus, cette étude résume le désastre écologique : « La campagne 2009 de bois précieux à Madagascar représente au minimum 52 000 tonnes de bois précieux abattu, venant de 100 000 arbres de bois de rose (Dalbergia spp.) et d‘ébène (Diospyros spp.) (75 000 minimum, 150 000 maximum) dont plus de 60 000 arbres situés dans les aires protégées, ce qui représente au minimum 4 000 hectares de parc et 10 000 hectares (8 000 minimum, 13 000 maximum) de forêt intacte non classée ayant fait l‘objet d‘une coupe sélective. Le bois de rose provient de la région du Marojejy pour un tiers, et de celle du Masoala pour les deux autres tiers. Environ 500 000 autres arbres (par ex. Dombeya spp.) ont également été abattus pour servir de bois de flottage aux rondins de bois précieux et des dizaines de milliers de lianes ont été coupées pour lier les radeaux ».

Etablissant au passage les responsabilités des bailleurs de fonds et des banques locales, les auteurs de l’étude ont surtout le mérite de traduire en noir et blanc les souhaits sinon les appréciations de toute une population d’identifier clairement les responsables de ce désastre économique et écologique. « Il nous a semblé important pour l‘Histoire que l‘on se souvienne des noms de ceux qui ont ainsi ouvert la forêt aux coupeurs (Tableau 11). Par objectivité, nous donnons aussi les noms de ceux qui ont défendu la forêt (Tableau 12). Pour des raisons de lisibilité, seuls les signataires des documents les plus significatifs ont été retenus, c‘est-à-dire ceux signés par les membres du gouvernement », soulignent-ils.

Il est évident que si ces personnalités aussi bien du régime actuel que sous le règne de Marc Ravalomanana ont légalisé le trafic en prenant des textes officiels, ils ne sont certainement pas les seuls à blâmer. Sous le gouvernement Monja Roindefo par exemple, une quantité énorme de bois de rose a été exportée sans que le Premier ministre de l’époque et son ministre de l’Environnement de l’époque aient signé un quelconque texte. Le 30 juillet 2009, n’a-t-on pas par exemple autorisé l’exportation de 25 conteneurs de bois de rose à chacun des 13 opérateurs bénéficiaires de l’autorisation exceptionnelle de février de la même année ?

Afin de faire la part des choses, il est sans doute temps de créer une coalition nationale pour établir la responsabilité des uns et des autres, politiciens et exportateurs, pour qu’ils ne servent plus de sources de financement des politiciens. « A à au moins trois reprises (novembre 92, 14 septembre 2006, 31 décembre 2009 en vue des élections annoncées initialement le 20 mars 2010), l‘exploitation du bois de rose a été facilitée peu avant des élections importantes, pour les financer et pour ne pas mécontenter les électeurs des régions de coupe ».

La publication de ce rapport coïncide avec la découverte du trafic en ce bois précieux aux Comores. Simple fait du hasard ? En tout cas, le document est une véritable interpellation à l’endroit des responsables politiques et administratifs et de tout citoyen. Qu’il amène le Premier ministre en place d’oser dévoiler les noms des responsables du bois de rose comorien. Qui sont les vrais trafiquants ?

Sa







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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mer 30 Juin - 0:26

dans la lettre de l'Océan Indien du 26 juin 2010

source : http://www.africaintelligence.fr/loi/affaires-reseaux/2010/06/26/madagascar-cma-cgm-poursuivie-par-le-bois-de-rose%2C84121187-gra


[quote] N° 1288 26/06/2010


MADAGASCAR
Madagascar: CMA CGM poursuivie par le bois de rose

La firme française CMA CGM est à nouveau clouée au pilori pour son rôle supposé dans le trafic de bois de rose.


La récente interception à Anjouan (Comores) du navire malgache Soavina III, avec à son bord 300 tonnes de bois de rose exportées illégalement de Madagascar, a déchaîné la presse locale contre la compagnie maritime française CMA CGM. Pourtant, cette fois-ci, elle n'y est pour rien. Ce bateau a été affrété pour le compte d'une société appartenant à un Chinois de Madagascar. A l'approche de Mutsamudu, son capitaine a demandé à la société EAP de le représenter comme agent consignataire, ce qui a été accepté. Or, EAP est également à Mutsamudu l’agent de Sornav, une société qui est le sous-agent à Moroni de Delmas, filiale de CMA CGM. D'un trait de plume, la relation a été faite - à tort - avec le groupe français. En fait, si les autorités portuaires ne s'étaient pas aperçues de la fraude et si cette cargaison de bois de rose avait été débarquée à Mutsamudu, elle aurait pu être ensuite évacuée vers l'Asie, sa destination finale, par un navire de CMA CGM faisant escale à Mutsamudu. Mais tel n'a pas été le cas. "


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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Sam 3 Juil - 20:26

Dans le journal Tribune

source : http://www.madagascar-tribune.com/Les-300-tonnes-de-bois-de-rose,14304.html

avec photos sur le lien


Citation :
Mahajanga

Les 300 tonnes de bois de rose sont rapatriées
samedi 3 juillet 2010

Transbordement des bois de rose au port de Mahajanga.
La cargaison de 300 tonnes de bois de rose saisie à Anjouan (Comores) est arrivée au port de Mahajanga ce 1er juillet 2010. Elle attend l’ordre d’acheminement vers la capitale. Ces bois de rose, estimés à une valeur de 22 Milliards de Fmg ont quitté clandestinément Mananara Avaratra le 14 Juin dernier à destination d’Anjouan Comores à bord du navire Soavina III Toamasina battant pavillon Malagasy.

Suite aux négociations effectuées par le Gouvernement Malagasy avec celui des Comores, pour rapatrier ces bois de rose à Madagascar aux fins d’enquête, les 300 tonnes sont arrivées intactes au port de Mahajanga, toujours par le navire Soavina III Toamasina.


Les bois de rose avec les marques rouges.
« Vous pouvez constater par vous-même de par les marques de bande rouge, qu’aucun tronc n’a bougé », dit le lieutenant Colonel Ziba Hubert, directeur de Contrôle auprès du ministère de l’Environnement et des Forêts, présent à l’arrivée du navire. Ce directeur a par ailleurs assisté à la mise sous scellé de ces bois de rose à Anjouan, au procès-verbal de saisie et au rapatriement de cette exportation illicite. En effet, les bois sont restés au fond de la cale du navire et les marques de bande rouge sont uniformes prouvant que les bois sont restés immobiles depuis leur départ de Mananara Avaratra.


Explications du Colonel Florens Rakotomahenina.
L’officier supérieur de la Gendarmerie, le colonel Rakotomahenina Florens, de la caserne Ratsimandrava, responsable de l’acheminement de la cargaison depuis le port d’Anjouan jusqu’au port de Mahajanga explique, quant à lui, que le voyage a duré deux (2) jours en raison de la panne fréquente du moteur du navire SOAVINA III Toamasina.

« L’équipage du navire a quelque peu manifesté une certaine hésitation à coopérer avec nous à Anjouan, et n’a pas voulu repartir sur Madagascar », déclare-t-il. « Ils ont avancé des problèmes techniques comme arguments. Nous avons tout de même mis le cap sur Madagascar, avons rencontré des pannes fréquentes dont on ne sait plus si c’est voulu ou pas, mais en tout cas, finalement, nous sommes là » explique toujours le Colonel.


Le navire SOAVINA III TOAMASINA.
D’après ce que l’on sait, le navire SOAVINA III Toamasina a été affrété par la compagnie VOK’s de Nosy Be.

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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Lun 5 Juil - 18:04

5 juillet 2010 dans la Gazette

source : http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3934:trafics-illicites-de-bois-de-rose-un-danger-pour-leconomie-presente-et-a-venir&catid=45:newsflash&Itemid=58

Citation :
Trafics illicites de bois de rose: Un danger pour l’économie présente et à venir
Lundi, 05 Juillet 2010 08:32
Des opérateurs suggèrent à l’Etat de prendre une position ferme sur le bois de rose, une position qui devra se traduire par un assainissement effectif de la filière. Ils y perdent de l’argent car même s’ils travaillent dans la filière des décennies, ils sont pénalisés au même titre que les trafiquants. Et si l’exportation est officiellement interdite au port de Toamasina, les expéditions illicites continuent de plus belle que ce soit dans cette ville portuaire ou ailleurs sur la côte est. Des membres du cabinet de la Primature censés travailler au palais de Mahazoarivo mais installés à Toamasina sont fortement soupçonnés de tremper dans ces affaires. Pour nos interlocuteurs, ces gens-là contribuent à menacer gravement l’avenir du pays. « Les coupes massives de bois de rose et d’autres bois précieux sur une bonne partie de la côte Est du pays mettent en danger l’une des filières génératrices de revenus et de recettes en devises pour Madagascar. Car il faut rappeler que le vanillier ne pousse pas sans l’ombre des forêts. Le déboisement massif dans la SAVA est pourtant très inquiétant », explique un économiste. Pour lui, les trafics illicites actuels provoqueront non seulement des impacts économiques sur le court terme et des dégâts environnementaux mais également des impacts socioéconomiques à moyen et à long terme. Si la filière vanille ne peut plus survivre du déboisement massif, la balance de paiement en souffrira ainsi que plusieurs secteurs dont la production et le transport de vanille, etc. Bref, c’est tout un pan de l’économie qui s’écroulera. Déjà que les générations actuelles souffrent de la mauvaise gouvernance des ressources naturelles et pataugent dans la pauvreté, les générations futures aussi seront des victimes.
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Ven 9 Juil - 15:56

9 juillet 2010 dans les Nouvelles

source : http://www.les-nouvelles.com/spip.php?article2250

Citation :
Bois de rose
Michel Saina exige des sanctions pour les exploitants illicites
La présence massive des éléments de la Task Force dans les régions productrices de bois de rose ne semble point inquiéter les exploitants illicites. C’est le constat du chef de la région Analanjirofo, Michel Désiré Saina.


Hier, lors d’un point de presse à Andrefan’Ambohijanahary, Michel Saina exige des sanctions contre les auteurs, complices et commanditaires de ces opérations illégales. En effet, explique-t-il, les opérations illicites se font maintenant de jour comme de nuit, au vu et au su de tous. « C’est une véritable honte pour le pays en général et pour la région d’Analanjirofo en particulier. On assiste actuellement à une déforestation massive, dégradant sérieusement l’environnement. Ce qui ternit gravement l’image du pays aux yeux de la communauté internationale… ».

Non à l’impunité

Selon encore Michel Saina, malgré les interventions menées pour lutter contre les trafics et autres exploitations illicites de bois de rose, ceux-ci semblent gagner davantage du terrain. « 10 à 20 tonnes par nuit sont évacuées clandestinement. Il n’y a qu’une seule explication à cela : ces opérateurs irréguliers ont certainement le bras long. Mais, on ne peut plus accepter une telle culture de l’impunité dans ce pays. Aussi, exigeons-nous que l’Etat prenne ses responsabilités et décide des sanctions pour tous les responsables concernés par ces opérations illégales, où que ceux-ci se trouvent, dans l’opposition ou au pouvoir… »

Sur cette lignée, et concernant notamment l’affaire du bateau « Soavina III » qui a été appréhendé à Anjouan avec une importante cargaison de bois de rose, Michel Saina ajoute : « Il ne suffit pas de dire qu’on a déjà arrêté le capitaine de ce bateau. Nous voulons aussi savoir qui est son propriétaire et à qui appartient le chargement qu’il a transporté ce jour-là ? Nous exigeons une transparence totale sur ce dossier… ».

Miadana Andriamaro

Sécuriser les saisies
Le conférencier indique que de nouvelles saisies de bois de rose ont été effectuées récemment dans les districts de Maroantsetra et de Mananara-Nord. Un autre bateau dénommé « Dauphine II » vient également d’être appréhendé dimanche dernier dans le littoral entre l’Analanjirofo et l’Atsinanana. Ce bateau a déjà été aperçu à Maroantsetra le 25 juin mais dans sa fuite, il a été obligé de se ravitailler en carburant à Foulpointe. Cet là que les forces de l’ordre ont pu appréhender trois membres de son équipage, qui ont été placés sous mandat de dépôt à la prison de Maroantsetra. Mais la cargaison, estimée à près de 10 tonnes, n’était plus dans les soutes du bateau au moment de son interpellation.

Michel Saina souhaite que des mesures immédiates soient prises par le gouvernement en vue d’évacuer les bois saisis et stockés hors de la région et vers un endroit plus sûr afin d’assurer leur sécurité en attendant les décisions finales.
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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Ven 9 Juil - 16:02

dans la Gazette


source : http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=4109:bois-de-rose-20-a-30-t-par-nuit-sortent-illegalement-danalanjirofo&catid=45:newsflash&Itemid=58

Citation :
Bois de rose: 20 à 30 t par nuit sortent illégalement d’Analanjirofo
Vendredi, 09 Juillet 2010 06:02
«Qui est le propriétaire du bateau Soavina III à bord duquel la cargaison de 300 tonnes de bois de rose a été découverte aux Comores ? Qui a donné à ce bateau l’autorisation d’embarquer cette cargaison ou qui l’a aidé à le faire ? » Ce sont autant de questions posées par le chef de région d’Analanjirofo, Michel Saina, hier au restaurant Mon goûter à Andrefan’Ambohijanahary. Il dénonce le manque de transparence dans les affaires de bois de rose. A son avis, il faut faire la lumière sur cette affaire de bois de rose aux Comores et condamner les trafiquants et leurs complices pour servir de leçon aux autres. Il réclame également à la transparence sur tous les trafics découverts auparavant et exige même « un ampamoaka » ou un déballage. Le chef de région déplore que le pays en général et la région Analanjirofo en particulier soient pointés du doigt par le monde entier à cause de ces trafics. Avant la découverte de Soavina III aux Comores, soit le 2 juin dernier, il a déjà découvert avec la task force le même bateau ayant fait escale sur l’île Atafana au large de Mananara Nord, soit en pleine zone interdite à toute escale. Cette île fait partie d’une réserve marine. Poursuivi par la task et le chef de région, le bateau s’est enfui et un hélicoptère le suivait au large. Le bateau n’a pas pu être arraisonné à cause de la puissance insuffisante de la vedette de la task force. Mais le bateau a pu sortir du pays et rejoindre les Comores.
Le chef de région déplore la mauvaise gouvernance des affaires de bois de rose : « Selon nos informations, 20 à 30 tonnes de bois de rose sortent toutes les nuits de communes rurales et des villes d’Analanjirofo et ce, malgré l’interdiction imposée par l’Etat et malgré la présence massive de la task force ». Il estime qu’au rythme actuel des choses, si l’Etat ne prend pas des mesures musclées, l’Analanjirofo ne comptera plus aucun bois de rose d’ici la fin de l’année. Les trafics prennent toutefois de l’ampleur. Ainsi, 120 tonnes ont été saisies à Mananara. Le bateau Dolphine II reliant d’habitude Soanierana Ivongo à Sainte-Marie a fait disparaître sa cargaison de bois de rose de 10 tonnes le 25 juin dernier dans une zone limitrophe de la région Atsinanana. Deux matelots de ce bateau ont été arrêtés ainsi que le commandant… Bref, les trafics se poursuivent à un rythme effréné et d’après le chef de région, la task force n’est pas apparemment la solution pour en venir à bout. Pour la région Analanjirofo, il propose d’évacuer les bois saisis et inventoriés vers Toamasina : « Du moment que les gens voient ces bois, ils pensent qu’on peut toujours poursuivre les coupes. Par la suite, la task force devrait sécuriser les forêts naturelles et les aires protégées ».

Il souligne que 4 opérateurs de la région disposent d’un agrément d’exportation en bonne et due forme signé par le ministre de l’Environnement et des Forêts. Leurs marchandises sont dûment inventoriées et répondent aux critères de traçabilité parce que les documents qui vont avec ont été signés par la task force et le chef de cantonnement forestier. Mais contrairement aux cargaisons de la SAVA qui se trouvent dans la même situation légale, celles d’Analanjirofo sont toujours bloquées pour on ne sait pas pourquoi. Le chef de région est particulièrement outré par l’absence de l’impact économique de la filière bois de rose sur les collectivités : « Nous n’avons reçu ni redevance ni ristourne étant donné que les bois de rose qui sortent de la région passent dans des circuits illégaux ». Or, 200 tonnes ont été saisies à Mananara nord, 50 tonnes à Antanambe…

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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Ven 9 Juil - 16:04



dans la Gazette


source : Bois de rose à Toamasina: Deux ou quatre camions ?
Vendredi, 09 Juillet 2010 06:01
Selon les médias officiels hier, deux camions de bois de rose auraient été interceptés par les forces de l’ordre avant-hier, à Tamatave. D’autres sources font plutôt état de quatre camions, ce qui reviendrait à dire que deux camions ont été escamotés.
« Quatre camions ont été découverts par la gendarmerie. Mais comme les cargaisons appartiennent ou sont protégés par une autorité militaire tamatavienne, on en a escamoté deux et déclaré les deux autres ». La nouvelle est effarante. Ainsi, même les autorités et même les militaires, il paraît même qu’il s’agirait entre autres d’un officier supérieur de gendarmerie en poste à Tamatave, et mouillé dans l’affaire des 2,5 milliards de francs de Ravalomanana, trempent dans cette combine de la richesse à très grande vitesse. De Tamatave, on nous signale qu’un homme (militaire ou civil ?) a été tabassé, et a eu le visage écrabouillé, car étant à la cause de la découverte du pot aux roses. Pire, un officier supérieur de la capitale, connu de tous et « héros » de la lutte populaire, serait également dans le coup et ferait des mains et des pieds pour étouffer cette affaire, sinon pour sauver le maximum de ce qui pourrait encore l’être.

Le nouveau ministre de l’Environnement, un général du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité, aura fort à faire pour démêler ce panier à crabes aux pinces pointues et sauvegarder son aura d’intégrité. Dans un monde sans scrupule, ni foi ni loi, sauf celle du fric roi. Et le président de la Transition, le jeune Andry Nirina Rajoelina devrait avoir le cran de se débarrasser des éléments pourris parmi ses camarades de lutte.

« Héros » de la lutte populaire ou pas. Il en va de sa crédibilité et de son avenir politique.



Citation :
Bois de rose à Toamasina: Deux ou quatre camions ?
Vendredi, 09 Juillet 2010 06:01
Selon les médias officiels hier, deux camions de bois de rose auraient été interceptés par les forces de l’ordre avant-hier, à Tamatave. D’autres sources font plutôt état de quatre camions, ce qui reviendrait à dire que deux camions ont été escamotés.
« Quatre camions ont été découverts par la gendarmerie. Mais comme les cargaisons appartiennent ou sont protégés par une autorité militaire tamatavienne, on en a escamoté deux et déclaré les deux autres ». La nouvelle est effarante. Ainsi, même les autorités et même les militaires, il paraît même qu’il s’agirait entre autres d’un officier supérieur de gendarmerie en poste à Tamatave, et mouillé dans l’affaire des 2,5 milliards de francs de Ravalomanana, trempent dans cette combine de la richesse à très grande vitesse. De Tamatave, on nous signale qu’un homme (militaire ou civil ?) a été tabassé, et a eu le visage écrabouillé, car étant à la cause de la découverte du pot aux roses. Pire, un officier supérieur de la capitale, connu de tous et « héros » de la lutte populaire, serait également dans le coup et ferait des mains et des pieds pour étouffer cette affaire, sinon pour sauver le maximum de ce qui pourrait encore l’être.

Le nouveau ministre de l’Environnement, un général du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité, aura fort à faire pour démêler ce panier à crabes aux pinces pointues et sauvegarder son aura d’intégrité. Dans un monde sans scrupule, ni foi ni loi, sauf celle du fric roi. Et le président de la Transition, le jeune Andry Nirina Rajoelina devrait avoir le cran de se débarrasser des éléments pourris parmi ses camarades de lutte.

« Héros » de la lutte populaire ou pas. Il en va de sa crédibilité et de son avenir politique.

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MessageSujet: Re: Défense du bois de rose   Mer 14 Juil - 12:37

dans Tribune du 13 juillet 2010

source : http://www.madagascar-tribune.com/Saisie-de-bois-de-rose-Tiko,14368.html

Citation :
Communiqué de la Présidence de la Transition

Saisie de bois de rose – Tiko Sambaina Manjakandriana
mercredi 14 juillet 2010
Le Président de la Haute Autorité de l’Etat, SEM Andry Nirina RAJOELINA, ayant pris en mains propres la guerre contre les trafics de bois de rose, a donné mission à la Direction de la Sécurité du Territoire (DST) et à la Direction de la Communication (DIRCOM), auprès de la Présidence de la Haute Autorité de la Transition, pour mener une descente inopinée dans les locaux de Tiko à Sambaina Manjankandriana, ce Mardi 13 Juillet 2010.

Ainsi, après avoir saisi le Procureur de la République du Tribunal de Première Instance d’Antananarivo pour avoir un mandat de perquisition et d’ouverture de portes, l’équipe de la Direction de la Sécurité du Territoire, sous la houlette des éléments ci – après :

•Commandant Charly Zafimagnely, Chef de Service
•Thierry Rabenjamina, Chef de Service Adjoint
•Julio Salez Christian, élément
et avec l’assistance des éléments de la Brigade Criminelle, dirigés par :

•Commandant Patrick Andrianavalona, Chef de la Section 1
•Fanomezantsoa Randriamialiarimanana et Sasolofo Feno, éléments
le tout, sous la couverture médiatique de l’équipe de la Direction de la Communication, ont débarqué à Sambaina vers 13h.

Après nécessaire fait auprès des gardiens du lieu, l’opération de perquisition a été déclenchée, sous la diligence de l’Huissier instrumentaire, requis à cet effet.

Ainsi, après 6 heures de fouilles desdits locaux, des lots importants de bois de rose ont été découverts, dont liste ci – après :

•Bois de rose travaillés : 165 unités
•Bois de rose non travaillés : 155 unités
•Statue d’un Empereur japonais en bois de rose, pesant près de 200kg
•Portes cadres en bois de rose : 120 pièces
•Porte en bois de rose, pesant près de 50kg
•Grande glace en cadre de bois précieux : 1 unité
•Cadres en bois de rose traités : 58 unités
Notons que ces lots de bois de rose ont été découverts dans des bureaux et autres salles des machines de menuiserie de cette Société, savamment cachés et dont les accès ont été soit bouchés par de petits murs en briques soit par des soudures électriques.

Comme les textes légalement en vigueur disposent que toute perquisition doit être clôturée à 19h, l’opération a été suspendue à cette heure et reprendra, ce Mercredi 14 Juillet 2010 dans la matinée.

En effet, d’autres lots de bois de rose ont déjà été décelés tant au fond des étangs, situés dans l’enceinte de cette Société, qu’enterrés même sous un camion - remorque.

Une équipe de plongeurs du Service des Pompiers de la Commune urbaine d’Antananarivo est déjà sur place pour fouiller lesdits étangs, Mercredi 14 Juillet 2010.

Ambohitsorohitra, le 13 Juillet 2010

La Direction de la Communication
à la Présidence de la Haute Autorité de la Transition
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