MADALAND


 
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 Aspect Positif

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patoum
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Masculin Nombre de messages : 52
Localisation : Istres 13800
Date d'inscription : 13/08/2005

MessageSujet: Aspect Positif   Mer 14 Déc - 21:57

Que pensez-vous de l'aspect positif du passé colonial de la France ?

Mon grand-père paternel (Réunionnais, donc Français) a fait la guerre de 14-18. Il a été gazé à Verdun puis démobilisé. Retourné à La Réunion où il ne trouvait pas son bonheur, il part pour Mada chercher du boulot après avoir rencontré ma grand-mère.

Il voit régulièrement le gouverneur de la province de Tamatave. Celui-ci ne lui trouve jamais de boulot. Finalement, mon grand-père, excédé rencontre une dernière fois le fameux gouverneur. En effet, tous les métropolitains arrivant de France trouvent un emploi. Pierre-Edouard (prénom de mon grand-père) hausse le ton : "Pour faire de la chair à canon à la guerre en métropole, je suis français. Pour me donner un boulot, je ne suis pas assez clair de peau !!!" Et mon grand-père de gifler le gouverneur.

Je n'ai finalement jamais connu mon grand-père. Pour son geste, il a été banni et envoyé au bagne de Cayenne. Son fils, donc mon père naissait peu de temps après. Pierre-Edouard a été libéré ensuite (je crois bien) mais a fini ses jours à Cayenne car les bannis n'avaient plus le droit de revenir en terre française.

Il ya sûrement un aspect positif à l'histoire, puisque les députés le disent...

Patoum
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Mélodie
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Localisation : Mon corps en France, Le reste à Mada
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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Jeu 15 Déc - 0:54

L'aspect est positif quand tu es du côté de celui qui colonnise et qui domine, aucun peuple n'aimerait être asservi par un autre peuple
Si les générations suivantes pouvaient reconnaitre les erreurs de leurs ailleuls !!
d'où l'expresssion "NE FAIT PAS AUX AUTRES CE QUE TU N'AIMERAIS PAS QUE L'ON TE FASSE"

En tout cas l'histoire de ton grand'père est très triste, le pauvre n'avait même pas de reconnaissance pour son dévouement pour le pays, son cas n'est malheureusement pas un cas isolé
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Robinson
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Masculin Nombre de messages : 1186
Localisation : France SUD
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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Jeu 15 Déc - 2:36

Oupss, on va sur un terrain dangereux là !
Ce que je pense ? mais pas bien sûr tout de même de moi car pas connu l'Algérie ou autres.... ! Trop jeune ! !
La colonisation n'a pas laissé que du mauvais !
Le grand tort est, je pense,que nos "anciens" n'ont pas du tout tenu compte de l'Histoire des peuples qu'ils exploitaient !
S'ils leur avaient donné un pouvoir décisionnel, s'ils avaient tenu compte de leur passé, s'ils les avaient respecté...tout simplement, nous ne serions pas à nous demander....nous ...les générations futures si la colonisation avait du bon où non ?
Je pense qu'elle leur a amené un certain progrés : Hygiéne, médecine scolarité etc... mais a trop exploité pour une question d'argent et de rentabilité le pays qui n'était pas le sien !
Quand on voit l'Algérie aujourd'hui, on se demande parfois si ses habitants n'étaient pas + heureux auparavant ?
Ne ralez pas, posez vous réellement la question !
A ce jour: corruption, crimes, viols, habitants égorgés etc +++ fanatisme religieux !
Et les femmes là dedans ? Quelle est leur vie ?

Moi ce qui me fait véritablement délirer !
C quand le président d'Algérie s'autorise à remettre en cause la France par rapport à son passé colonial ! OK je suis d'accord, il a le droit...
mais alors qu'il ne vienne pas se faire soigner aux frais de la princesse ....en France depuis plus de 2 semaines alors !
Non ?
Qu'il critique soit !
Mais qu'il ne vienne pas manger à toutes les gamelles...
facile de critiquer puis de profiter non?
En tout cas, comme on dit, il manque pas d'air !
Alors SVP, qu'il ferme sa G....G.... ! ! !
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Langevine974
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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Jeu 15 Déc - 10:09

Un peu de lecture pour les plus courageux mais cette chronologie sur le passé colonial de Madagascar est hyper interessante et trés instructive. Le débat est donc ouvert et comme le dit Robinson le terrain est glissant mais il y a tellement de choses à dire. Je suis doublement concernée car mon père est "pied noir" 4ème génération en Algérie de descendants d'immigrés maltais et italiens. Et par mon mari né à madagascar 5ème génération du côté maternel, son père mauricien de descendants français 8ème génération.

La colonisation a apporté un certain progrés aux pays, c'est indéniable mais il y a eu d'énormes erreurs au niveau humain surtout en haut lieu. La décolonisation française en Afrique a été complètement loupée et a eu des conséquences douloureuses de part et d'autres. Il faut savoir que tous ces descendants de "colonisateurs" qui en fin de compte n'étaient pour la grande majorité que de petits ouvriers, employés, commerçants ....et non des gros propriétaires terriens, ils se sentaient Africains, ils ne connaissaient pas d'autres terres. De retour en France, ils étaient considérés comme des étrangers et en plus de cela des exploiteurs, ce qui était totalement faux. Pour exemple ma grand-mère était femme de ménage et mon grand-père était contremaitre dans une ferme.
Allez, j'arrête je pourrai parler pendant des heures.Bonne lecture


Madagascar au XIXe siècle

1810 : Avènement de Radama Ier. Hubert Deschamps dit de ce souverain que « son règne court, extraordinairement rempli, marque un tournant et inaugure le XIXe siècle malgache, avec les trois caractères qu’il gardera jusqu’au bout : rivalité franco-anglaise, conquête de la plus grande partie de l’île par les Merina, pénétration des influences européennes ».

1814 : La France doit céder à l’Angleterre l’île Maurice, Rodrigue et les Seychelles mais le gouverneur britannique de Maurice, l’Écossais Robert Farquhar, réclame aussi les comptoirs français de la côte orientale de Madagascar et crée même un poste anglais à Port Louquez, dans la baie d’Antongil. Il est désavoué par Londres mais il imagine de s’appuyer sur la puissance mérina grandissante pour développer l’influence anglaise dans la grande île.

1816 : Des créoles de Maurice, Chardenaix puis Lesage, sont envoyés à Tananarive par le gouverneur anglais et le second y obtient la conclusion d’un traité d’amitié et de commerce.

23 octobre 1817 : Un envoyé de Farquhar, Hastie, signe avec Radama un traité qui lui reconnaît le titre de roi de Madagascar, contre la renonciation au trafic d’esclaves et avec la promesse d’une fourniture d’armes et de subsides. Ce premier traité est confirmé par un autre, conclu le 11 octobre 1820. Une armée disciplinée, encadrée par des instructeurs européens, est constituée et équipée de fusils et de quelques canons, ce qui donne au royaume mérina une supériorité militaire absolue sur ses éventuels rivaux. Le royaume des Bezanozano a été soumis dès 1817.

décembre 1820 : Des religieux britanniques, le révérend Jones de la London Missionary Society, et le révérend Griffiths ouvrent une école à Tananarive. Il y aura dans l’île 23 écoles (dont 20 en pays mérina), scolarisant plus de deux mille élèves, dont un tiers de filles. C’est à cette époque que le malgache se dote d’un système de transcription phonétique. Plusieurs milliers de Malgaches savent lire à la fin des années 1820 et les missionnaires entreprennent de traduire la Bible dans la langue du pays. Des techniques européennes sont alors introduites, principalement dans la capitale.

1821 : Sylvain Roux réoccupe Sainte-Marie au nom de la France. Il mourra l’année suivante et ses successeurs ne pourront conserver à la France que cette unique possession.

1823 : Radama prend le contrôle de Tamatave, soumet le pays betsimisaraka, fait arracher à Foulpointe la pierre de possession jadis érigée par les Français et pousse jusqu’à la baie d’Antongil avant d’occuper Vohémar.

1822 et 1824 : Radama mène des campagnes victorieuses en pays sakalave et prend Majunga.

1824 : Le roi antemoro accepte de payer tribut à Radama.

1825 : Une armée mérina s’empare de Fort Dauphin où était installée une « garnison » de cinq Français.

28 juillet 1828 : Mort de Radama.

1828-1861 : Règne de Ranavalona Ière. Elle était la première femme et la cousine de Radama et fut portée au pouvoir par les chefs de l’armée et de la noblesse, bien décidés à exercer eux-mêmes le pouvoir. La nouvelle oligarchie ainsi constituée manifeste de l’hostilité à l’influence européenne. Le résident anglais Lyall est chassé. En 1829, les Français réoccupent Tamatave qui sera évacuée sous Louis-Philippe, soucieux d’éviter tout conflit avec l’Angleterre. Les traitants européens sont chassés en 1845, ce qui entraîne le bombardement commun de Tamatave par les escadres anglaise et française du commandant Kelly et de l’amiral Romain-Desfossés. Comme le Japon, la Chine ou le Maroc à la même époque, le royaume malgache tente de s’opposer à la pénétration européenne en cherchant à s’isoler complètement de l’extérieur, avec une exception pour le trafic d’armes et certains produits européens. Le Malouin Napoléon de Lastelle établi à Tamatave jouait alors les intermédiaires. Le Français Jean Laborde installe pour sa part une manufacture de fusils à Mantasoa.

1830 : Début des persécutions contre les chrétiens. Les baptêmes sont prohibés en 1832 et il est interdit de s’affirmer chrétien en 1835. Les missionnaires sont chassés et les deux premiers martyrs malgaches sont exécutés. Dix autres le seront en 1840, dix-huit en 1849.

1831 : La reine fonde la ville de Fianarantsoa.

1835 : Les tentatives de conquête des régions méridionales de l’île débouchent sur des échecs en raison de la faiblesse des ressources locales.

1845 : Le conseil colonial de la Réunion fait part, dans une adresse à Louis-Philippe, de « son espérance de créer à Madagascar une grande et importante colonie ».

1853 : Le gouvernement malgache accepte la réouverture des ports.

1855 : Le Français Lambert est reçu à Tananarive et obtient du fils de la reine, Rakoto, la conclusion d’un traité demandant le protectorat français. Napoléon III, qui ne veut pas s’aliéner l’Angleterre, ne donne pas suite à ce projet.

1857 : Réaction xénophobe antieuropéenne qui vaut à Laborde lui-même d’être chassé de Madagascar. Une centaine de chrétiens sont tués ou réduits en esclavage.

18 août 1861 : Mort de la reine Ranavalona Ière. Elle a désigné son fils Rakoto pour lui succéder sous le nom de Radama II. Le nouveau roi abolit la peine de mort et décrète une amnistie générale, supprime les corvées, réduit la durée du service militaire et libère de nombreux captifs. Il proclame la liberté des cultes et ouvre tout grand les portes du royaume aux Européens, ce qui permet le retour de Laborde, nommé consul de France.

1862 : Un traité franco-malgache reconnaît Radama II comme roi de Madagascar et accorde de nombreux avantages aux Français. Peu de temps après, le représentant Caldwell obtient des avantages analogues pour l’Angleterre.

11 mai 1863 : Radama II est assassiné à l’instigation des adversaires des réformes. Ils mettent sur le trône Rasoherina, première femme et cousine de Radama qui sera de fait soumise à l’oligarchie.

14 juillet 1864 : Rainilaiarivony devient premier ministre.

1864-1870 : Voyages d’Alfred Grandidier, qui s’impose comme le pionnier de l’exploration méthodique de Madagascar.

1865 : Le précédent ayant été dénoncé, un nouveau traité est signé avec l’Angleterre, un texte comparable l’est avec les États-Unis en 1867 et un autre avec la France en 1868 – la charte Lambert a été dénoncée et les Malgaches, naguère très francophiles, ont alors changé d’attitude.

1868 : Mort de la reine Rasoherina. Avènement de Ramona, sa cousine et deuxième épouse de Radama II, qui prend le nom de Ranavalona II. Lors de son couronnement, les idoles traditionnelles sont remplacées par la Bible.

21 février 1869 : La nouvelle reine et Rainilaiarivony reçoivent le baptême et sont mariés chrétiennement. Le protestantisme progresse alors rapidement dans la noblesse et les catholiques se voient réduits à l’évangélisation des humbles et des esclaves.

1868 : Promulgation d’un code de 101 articles, complété en 1881 par un code de 305 articles qui visent à réformer et à moderniser le pays dans le domaine juridique. La polygamie est abolie et la répudiation unilatérale par les maris proscrite mais la prohibition des mariages entre personnes de castes différentes demeure.

1869 : L’ouverture du canal de Suez donne une importance nouvelle à l’océan Indien.

1877 : Émancipation des esclaves importés d’Afrique.

décembre 1878 : Mort de Jean Laborde. Le différend apparu à propos de sa succession fournit à la France une occasion de reprendre une politique active à Madagascar.

mai 1882 : Le consul français Baudais quitte Tananarive et, en juin, le capitaine de vaisseau Le Timbre vient réaffirmer les droits de la France à Nossi Bé et sur la côte nord- ouest où l’on escompte la présence d’un important gisement de charbon.

mai 1883 : L’amiral Pierre occupe Majunga après l’échec des négociations menées en Europe par un ambassadeur de Rainilaiarivony. Le gouvernement malgache ayant repoussé l’ultimatum français réclamant la cession de l’île au nord du 16e parallèle, le respect du droit de propriété des Français et une indemnité pour les héritiers de Laborde, Tamatave est occupée le 11 juin après avoir été bombardée.

13 juillet 1883 : Mort de Ranavalona II. Avènement de Ranavalona III. Pendant ce temps, les Français s’emparent de Diego Suarez et deVohémar.

17 décembre 1885 : Traité franco-malgache de Tamatave. La France bénéficie d’une sorte de protectorat puisqu’elle « représentera Madagascar dans les relations extérieures » et qu’elle aura un résident doté d’une escorte militaire à Tananarive. Elle allait de plus occuper Diego Suarez mais reconnaissait l’autorité de la reine sur l’ensemble de l’île. Le résident Le Myre de Vilers obtient également que Madagascar s’adresse au Comptoir d’escompte pour emprunter l’argent nécessaire au paiement des indemnités dues à la France. Une ligne télégraphique est établie entre Tamatave et Tananarive et douze jeunes Malgaches sont envoyés étudier en France. Des vice-résidents français sont installés à Majunga, Tamatave, Mananjary, Fianarantsoa et Nossi-Bé.

1885 : Publication de l’Histoire de la Géographie de Madagascar d’Alfred Grandidier.

1889 : Des gouverneurs nommés par le pouvoir central mérina sont chargés de l’administration locale.

5 août 1890 : Signature d’une convention franco-anglaise reconnaissant, en échange de la reconnaissance du protectorat anglais sur Zanzibar, celle « du protectorat français sur Madagascar, avec ses conséquences ».

22 juin 1894 : Devant l’extension d’une situation d’anarchie dans plusieurs régions de Madagascar, la Chambre des députés française affirme à l’unanimité – sur une proposition de Louis Brunet, représentant de la Réunion – qu’elle est « résolue à soutenir le gouvernement dans ce qu’il entreprendra pour maintenir notre situation et nos droits à Madagascar, rétablir l’ordre, protéger nos nationaux, faire respecter le drapeau. » En octobre, Le Myre de Vilers vient proposer un projet de traité instituant un véritable protectorat mais Rainilairanivony répond par des contre-propositions évasives et, le 27 octobre 1894, les Français évacuent Tananarive.

15 janvier 1895 : L’occupation de Majunga par les troupes françaises complète les préparatifs de l’expédition dont le principe a été accepté par la Chambre des députés française, malgré l’opposition des socialistes et des radicaux. Le corps expéditionnaire comprend 15 000 hommes et l’acheminement des moyens nécessaires impose la construction d’une route praticable pour les convois. Ces travaux causent la mort, du fait du climat insalubre, de plusieurs milliers de soldats et de convoyeurs algériens et somalis recrutés à cet effet.

juin 1895 : Les troupes françaises commandées successivement par les généraux Metzinger et Voyron établissent une base de départ à Maevatanana en vue de l’attaque contre Tananarive. Les tentatives de réaction des troupes malgaches, engagées en ordre dispersé, sont aisément repoussées.

fin août 1895 : Le corps expéditionnaire français aborde le plateau mais l’aménagement de la route ralentit sa progression.

14 septembre 1895 : Le général Duchêne, commandant en chef de l’expédition, décide de constituer une colonne légère de 4 000 combattants pour accélérer la marche vers l’intérieur.

30 septembre 1895 : Les troupes françaises s’emparent de Tananarive placée sous le feu de l’artillerie déployée sur les collines flanquant la ville à l’est.

1er octobre 1895 : Signature du traité de protectorat, analogue à celui proposé l’année précédente par Le Myre de Vilers. Le Résident général sera chargé des relations extérieures et la reine devra mettre en œuvre les réformes jugées utiles par la France. La formule du protectorat satisfait les missionnaires soucieux de respecter l’identité indigène mais aussi les hommes d’affaires qui pensent pouvoir s’entendre avec des autorités locales plus malléables que des administrateurs coloniaux.

novembre-décembre 1895 : Les troupes françaises doivent réprimer des insurrections déclenchées contre l’autorité du pouvoir mérina.

18 janvier 1896 : Après que Madagascar fut passée, le mois précédent, de l’autorité du ministère des Affaires étrangères à celle du ministère des Colonies, le Résident général Laroche fait signer à la reine un nouveau traité par lequel la « prise de possession par la France » se substitue au « protectorat ». Il est cependant demandé au Résident « d’éviter tout acte de nature à affaiblir sans nécessité l’autorité de la reine auprès de ses sujets ».

mars-mai 1896 : De nouvelles insurrections se déclenchent à la périphérie de l’Imérina, encouragées en sous-main par l’oligarchie traditionnelle.

6 août 1896 : Une loi votée par la Chambre le 20 juin, par 329 voix contre 82, déclare « colonie française l’île de Madagascar et les îles qui en dépendent ».

26 septembre 1896 : Laroche décrète l’abolition complète de l’esclavage, deux jours avant de transmettre le commandement civil et militaire de l’île au général Gallieni.


L
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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Jeu 15 Déc - 10:15

SUITE
La domination française

La décision de faire de Madagascar une colonie et la remise de l’autorité au général Gallieni ouvrent une phase nouvelle dans la politique malgache de la France. Il ne s’agit plus d’exercer un simple protectorat sur la monarchie du peuple dominant. Imposer la souveraineté française exige désormais d’avoir comme interlocuteurs les représentants des divers peuples de l’île, ce qui conduisait à la disparition de « l’hégémonie hova ». Il était également demandé à Gallieni de se concilier, en évitant toute répression aveugle des mouvements de rébellion, les sympathies des diverses « races autochtones ».

15 octobre 1896 : Le prince Ratsimamanga, oncle de la reine, et le ministre Rainandriamampandry, accusés de complicité avec les rebelles, sont condamnés à mort et exécutés. D’autres personnages en vue de la cour royale sont exilés.

27 février 1897 : La reine Ranavalona III est exilée à la Réunion, puis éloignée deux ans plus tard à Alger. Elle mourra en 1917. La royauté est abolie le 28 février et la féodalité le 17 avril. Ces mesures sont finalement approuvées à Paris et Gallieni est nommé gouverneur général. Il organise efficacement la pacification de l’île en privilégiant la connaissance du terrain et des hommes, en mettant en œuvre sa stratégie de « la tache d’huile » qui permet de sécuriser progressivement des régions entières en combinant l’usage de la force avec l’ouverture de dispensaires et d’écoles, la priorité demeurant la mise en confiance des populations. Les résultats sont spectaculaires et la pacification du pays mérina est acquise en mai-juin 1897, marquée notamment par la reddition du chef rebelle Rabezavana qui se rend au commandant Lyautey.

1898-1900 : La plupart des peuplades demeurées insoumises dans les régions d’accès difficile sont contraintes d’accepter l’autorité française.

1900 : Achèvement de la route Tananarive-Tamatave.

1900 : La réalisation d’un recensement de la population donne le chiffre de 2 550 000 habitants pour l’ensemble de l’île, dont 782 000 pour l’Imerina. Tananarive compte alors environ 50 000 habitants, Tamatave 8 000, Diego Suarez 6 000, Majunga 4 000 et Mananjary moins de 3 000.

1900-1902 : Le Commandement supérieur du sud, correspondant au tiers méridional de l’île (avec sa capitale à Fianarantsoa) est confié au colonel Lyautey, qui complète la pacification. Une dernière révolte, facilement réprimée, n’en éclate pas moins en 1904-1905.

1902 : Fondation de l’Académie malgache. Gallieni insiste sur la nécessité de connaître le pays et il encourage ses officiers à rédiger des études historiques, géographiques et ethnographiques. La mise en œuvre de la « politique des races » vise à en finir avec l’hégémonie mérina, tout en faisant plus facilement accepter par les autres peuples l’autorité française. Il organise trois écoles chargées de former des administrateurs indigènes destinés respectivement à remplir leurs fonctions sur le plateau et sur les deux côtes orientale et occidentale de l’île. Gallieni n’en attribue pas moins aux Hovas une relative prééminence en reconnaissant leur dialecte comme langue officielle à côté du français et en prévoyant qu’ils pourront accéder avec le temps à la nationalité française. Le territoire est divisé en provinces, districts et cantons, généralement calqués sur les divisions ethniques, ce qui révèle le souci de pragmatisme du gouverneur général. Un gros effort est réalisé en matière sanitaire puisqu’au départ de Gallieni les Français auront installé 38 hôpitaux, 56 dispensaires, 35 maternités et 11 léproseries. À côté des missions protestantes, les jésuites, les lazaristes et les pères du Saint-Esprit développent leur influence, même si Gallieni, en républicain sourcilleux, maintient une politique de stricte neutralité religieuse. Ces missionnaires se consacrent tout particulièrement à l’enseignement, même si le gouverneur général établit des écoles laïques qui regrouperont plus de vingt mille élèves au moment de son départ.

13 mai 1905 : Gallieni quitte Madagascar en laissant l’île unifiée et pacifiée.

novembre 1905-juillet 1910 : Victor Augagneur exerce les fonctions de gouverneur général. Il limite les pouvoirs des militaires, met en œuvre une politique anticléricale tournée contre les missions et permet à certains Malgaches francophones de demander la nationalité française. C’est sous son autorité qu’est inaugurée en 1909 la première ligne de chemin de fer de l’île. Picquié lui succède d’octobre 1910 à octobre 1914.

1912 : L’archipel des Comores est rattaché à Madagascar sur le plan administratif.

1914-1923 : Les fonctions de gouverneur général sont exercées par Garbit, l’ancien secrétaire général de Picquié. Madagascar envoie en France, au cours de la guerre de 1914-1918, 45 000 engagés volontaires dont 4 000 seront tués.

1915 : Formation d’une société secrète nationaliste, Vy Vato Sakelika, de quelques centaines de membres. Ses animateurs sont arrêtés et lourdement condamnés à des peines de travaux forcés mais l’amnistie interviendra dès 1921.

1921 : Mort d’Alfred Grandidier qui a consacré son existence à l’étude de Madagascar. Le relais est pris par son fils Guillaume, qui disparaîtra lui-même en 1956. Effectués sur plus de huit décennies, leurs travaux ont conduit à la publication de deux sommes fondamentales, la Collection des ouvrages anciens concernant Madagascar (parue de 1903 à 1920) et la Bibliographie de Madagascar (dont la parution s’est étendue de 1905 à 1957).

1922 : Jean Ralaimongo, animateur du journal L’Opinion et fondateur de la Ligue française pour l’accession des indigènes de Madagascar aux droits de citoyens français réclame la transformation de l’île en département et dénonce les expropriations et certains abus de la colonisation.

1923 : Les terres australes françaises sont rattachées administrativement à Madagascar.

1924-1929 : Marcel Olivier est gouverneur général. Il favorise l’activité des grandes compagnies commerciales et crée la Banque de Madagascar ainsi qu’une organisation de crédit agricole, alors que les exportations de produits primaires s’envolent, dans le contexte favorable de la prospérité passagère que connaissent les années vingt. De grands travaux d’infrastructure (routes, chemins de fer) sont poursuivis.

7 mai 1924 : Création des Délégations économiques et financières. Représentant les intérêts des colons et ceux des notables indigènes, elles n’ont qu’un pouvoir consultatif.

3 mars 1927 : Un terrible cyclone détruit Tamatave.

1930-1939 : Léon Cayla, gouverneur général. Malgré la crise mondiale, il rétablit l’équilibre de la balance commerciale de l’île et poursuit les grands travaux, notamment l’aménagement des ports modernes de Tamatave et de Diego Suarez – ce dernier établi jadis par le colonel Joffre. La reconstruction de Tamatave et les transformations de Tananarive, de Fianarantsoa et de Majunga voient le développement dans l’île d’un urbanisme moderne. En passant de 12 000 à 25 000 km, la longueur du réseau routier double au cours de cette période. La production de café est multipliée par six. Une ligne aérienne est alors établie avec la France. Marcel de Coppet remplace Léon Cayla en juin 1939.

1934 : La publication de La Nation Malgache témoigne – en raison de la déception engendrée par l’échec des demandes d’assimilation – du développement d’un nationalisme malgache, animé par Dussac, un créole sympathisant des communistes, et par le Malgache Ravoahangy. Ils réclament la fin de l’indigénat et l’accession de tous à la citoyenneté française mais l’écrasante majorité des masses rurales semble encore étrangère à ces revendications.

juillet 1940 : Le gouverneur De Coppet cède son poste à Léon Cayla, lui-même remplacé en avril 1941 par le gouverneur Annet. Du fait de la guerre, le pays est réduit à vivre de ses propres ressources, la plupart des communications maritimes se trouvant interrompues.

5 mai 1942 : Débarquement anglais à Diego-Suarez. Les navires français se trouvant dans la rade sont coulés et les quelques rares avions français sont abattus. Ces combats entraînent la mort de l’aviateur Assolant qui avait établi la première liaison aérienne entre Madagascar et la métropole. Le prétexte invoqué par les Anglais était la présence tout à fait imaginaire de sous-marins japonais dans les eaux malgaches. Au moment où l’expansion japonaise atteignait en Asie ses limites maximales, les Britanniques entendaient en fait de pouvoir disposer d’une base précieuse leur permettant de conserver une totale liberté d’action dans l’océan Indien au cas où Ceylan et l’Inde se trouveraient par trop menacés.
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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Jeu 15 Déc - 10:18

DOMINATION FRANCAISE (suite)

14 septembre 1942 : Nouveau débarquement anglais, à Majunga cette fois. L’objectif est la prise de contrôle de l’ensemble de l’île ; Tananarive est occupée le 23 septembre. Le gouverneur Annet signe un armistice à Ambalavao le 6 novembre.

janvier 1943 : Churchill ayant décidé de remettre Madagascar à la France Libre, le général Le Gentilhomme vient y installer le pouvoir gaulliste. Il sera remplacé en mai par le gouverneur général de Saint Mart. Le souci de faire participer l’île à l’effort de guerre auquel la France libre entend, pour des raisons politiques évidentes, prendre toute sa part, fait que les prélèvements et les réquisitions sont augmentés, ce qui suscite le mécontentement de la communauté européenne et des populations malgaches, aggravé par l’insuffisance des marchandises de nouveau importées, propice au développement du marché noir.

décembre 1943 : René Pleven, commissaire aux Colonies du Comité français de libération nationale, vient annoncer à Tananarive la constitution d’une commission mixte franco-malgache appelée à débattre de l’évolution politique future de l’île. Ces perspectives semblent confirmées par les propos tenus lors de la conférence de Brazzaville qui, tout en écartant l’autonomie, prévoit pour l’après-guerre une représentation des indigènes des territoires coloniaux au Parlement français.

mars 1945 : Création d’un Conseil représentatif comportant trente membres français et trente membres malgaches désignés par les notables traditionnels. Cette assemblée devait disposer de certains pouvoirs, notamment en matière budgétaire. À l’automne suivant, Madagascar envoie quatre députés à l’Assemblée constituante : deux élus par les Français de l’île, deux par les Malgaches possédant certains diplômes ou exerçant certaines fonctions ; ce sont deux nationalistes, Ravoahangy et un médecin, Raseta, qui sont désignés comme députés malgaches.

1946 : L’archipel des Comores devient un territoire administrativement distinct de Madagascar.

22 février 1946 : Création du Mouvement démocratique de la rénovation malgache, le MDRM, qui s’impose rapidement comme le principal parti politique indigène. Il doit cependant compter avec la concurrence, dans les régions côtières, du Parti des déshérités de Madagascar, le PASDEM. Ce dernier parti est appuyé par l’administration française dans la mesure où il craint un accès trop rapide à l’indépendance, susceptible de favoriser la restauration de l’ancienne hégémonie mérina.

21 mars 1946 : Les députés du MDRM proposent l’abolition de la loi d’annexion et la reconnaissance de Madagascar comme un « État libre, ayant son gouvernement, son Parlement, son armée, ses finances au sein de l’Union française ». L’échec de la première Constituante fit que cette proposition fut finalement négligée.

19 mai 1946 : Retour au Gouvernement général de De Coppet, qui est accueilli par des manifestations hostiles. L’opinion malgache est influencée par le mouvement de décolonisation qui débute alors en Asie du sud et par les encouragements de l’ONU et des deux grandes puissances du moment, les USA et l’URSS, à réclamer une évolution rapide du statut de l’île.

25 octobre 1946 : Un décret divise Madagascar en cinq provinces disposant d’une large autonomie budgétaire et d’une assemblée propre. Une Assemblée centrale devait par ailleurs siéger à Tananarive.

janvier 1947 : Lors des élections générales, le MDRM l’emporte partout, sauf dans la province de Majunga.

29 au 29 mars 1947 : Déclenchement d’une insurrection violente qui réussit à prendre le contrôle d’un sixième du pays correspondant à la côte orientale.

décembre 1948 : L’insurrection est complètement matée. Les chiffres avancés par le gouverneur général de Chevigné et par le général Garbay pour évaluer le bilan de l’insurrection et de la répression étaient très largement surévalués – il était question de 60 000 à 80 000 morts, mais sans tenir compte du nombre de gens ayant fui leur village pour y revenir ensuite. Si l’on ajoute aux victimes de l’insurrection – Français, tirailleurs sénégalais, Malgaches tués par les rebelles – celles de la répression, on aboutit, selon les chiffres obtenus à l’issue d’une enquête méthodique commandée par le gouverneur général Bargues en 1950, à un peu plus de 11 000 victimes dont plus de 80 % appartenaient au camp des insurgés ou des victimes de la répression, qui fut parfois aveugle.

22 juillet – 4 octobre 1948 : Procès à Tananarive des leaders du MDRM, accusés d’être les responsables du déclenchement de la rébellion. Six condamnations à mort sont prononcées, dont celles de Ravoahangy et de Raseta, mais les condamnés sont graciés et l’amnistie interviendra à partir de 1954. Le MDRM n’en était pas moins dissous. Il constituait en fait la force politique largement dominante et n’avait aucun intérêt à encourager cette insurrection qui n’obéit pas à une direction centralisée. À la base, en revanche, les sections de ce parti furent souvent les foyers initiaux de la révolte. Arrivé en mars 1948, le gouverneur de Chevigné n’en avait pas moins évoqué les perspectives, pour Madagascar, d’une « libre association » à l’Union française.

février 1950 : Robert Bargues succède à Chevigné. Il conduit le redressement économique de l’île et crée les « communes rurales autochtones modernisées » qui doivent contribuer au développement des campagnes.

janvier 1951 : François Mitterrand, ministre des Colonies, déclare que « l’avenir de Madagascar est dans la République française ».

20 décembre 1953 : Une déclaration des évêques catholiques affirme la légitimité des revendications indépendantistes formulées par des syndicalistes et des éléments proches des communistes.

octobre 1954 : André Soucadaux remplace André Bargues. Il est nommé par le gouvernement Mendès-France, au sein duquel un député européen de Madagascar, Roger Duveau, est secrétaire d’État à l’Outre-Mer et a fait voter l’amnistie pour les condamnés de 1948.

janvier 1956 : Duveau est élu député de la côte orientale par un collège malgache alors que l’instituteur Philibert Tsiranana est élu sur la côte occidentale.

23 juin 1956 : Vote de la loi-cadre relative à l’Union française préparée par Gaston Defferre, qui prévoit la création, à côté des assemblées territoriales, d’un pouvoir exécutif élu par elles. Les élections devaient de plus avoir lieu désormais au suffrage universel et dans le cadre d’un collège unique.

novembre 1956 : À l’occasion des élections municipales, les candidats nationalistes sont élus à Tananarive, Tamatave et Diego Suarez. Ces résultats sont confirmés par les élections régionales d’avril 1957. Il apparaît à ce moment que la loi de la majorité favorise les populations côtières et dessert l’ancien peuple dominant mérina, ce que traduit l’élection à la présidence du Conseil issu de l’Assemblée représentative centrale de Philibert Tsiranana, originaire de Majunga et leader du Parti Social Démocrate, héritier du PASDEM, le Parti des déshérités de Madagascar ; sur huit membres du Conseil, un seul est originaire de Tananarive. En décembre, le Congrès du PSD réclame l’autonomie de l’île et la mise au point d’un statut librement discuté « dans le cadre d’un ensemble français ».

mai 1958 : Un Congrès de l’indépendance regroupe dix partis à Tamatave pour réclamer une république unitaire et un statut analogue à celui des pays du Commonwealth britannique. Le Parti du congrès de l’indépendance, l’AFKM, est créé à son issue.

22 août 1958 : Visite du général De Gaulle à Tananarive pour y présenter son projet de Communauté.

28 septembre 1958 : Référendum sur la constitution de la Ve République. Le oui l’emporte à Madagascar par 77 % des voix mais Tananarive et Tamatave donnent une légère majorité au non.

14 octobre 1958 : Un Congrès de toutes les assemblées provinciales réuni à Tananarive proclame la République malgache. Le gouverneur Soucadaux reconnaît le lendemain le fait accompli et une Assemblée Constituante est formée le 16 à partir du Congrès. Un drapeau national unissant les couleurs blanc et rouge de l’ancienne monarchie mérina à la couleur verte symbolisant les populations côtières est adopté.
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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Jeu 15 Déc - 10:20

Suite et fin

Les temps difficiles de l’indépendance


27 avril 1960 : Signature à Paris des accords d’adhésion de Madagascar à la Communauté française.

26 juin 1960 : Proclamation de l’indépendance de Madagascar. Le nouvel État est admis à l’ONU quelques jours plus tard.

30 mars 1965 : Philibert Tsiranana, leader du Parti social démocrate créé en décembre 1956, est réélu président de la République. L’opposition est formée par le Parti du congrès pour l’indépendance de Madagascar, l’AFKM, fondé en 1958. Le PSD représente surtout les populations côtières, l’AFKM celles du plateau.

printemps 1971 : Le pays est affecté par l’agitation étudiante et la répression d’émeutes déclenchées dans le sud.

30 janvier 1972 : Tsiranana est réélu pour un troisième mandat (par 99 % des voix).

mai 1972 : Mouvements de révolte contre le président, qui doit confier le pouvoir au général Gabriel Ramanantsoa, un Mérina, nommé chef du gouvernement.

octobre 1972 : Les Malgaches adoptent par référendum une nouvelle loi constitutionnelle qui entrera en vigueur le 7 novembre et se prononcent à 94 % pour le départ de Tsiranana.

4 juin 1973 : Révision des accords économiques liant la France à Madagascar. L’île sort de la zone franc. Les forces françaises encore basées à Madagascar évacuent le pays en septembre. Le virage effectué alors se traduit également par le remplacement du malgache par le français comme langue officielle et par le développement des relations avec les pays du bloc soviétique.

1975 : Cette année est riche en événements. Elle voit en janvier la fin du gouvernement du général Ramanantsoa, l’assassinat du colonel Ratsimandrava qui lui avait succédé, la constitution d’un directoire militaire à la tête de l’État, la suspension des partis politiques et, finalement, le 15 juin, l’investiture du capitaine de frégate Didier Ratsiraka, élu chef de l’État, chef du gouvernement et président du Conseil suprême de la Révolution. Il s’agit d’un Betsimisaraka issu de la côte orientale. Le 21 décembre, un référendum conduit à l’adoption d’une nouvelle Constitution et à la proclamation de la République démocratique de Madagascar, dont les principes fondateurs sont tirés du « livre rouge » publié en août et constituant la charte de la « révolution socialiste malgache ».

1976 : Le régime militaire s’établit solidement, avec la création en avril d’une police politique, la Direction générale de l’investigation et de la documentation, et la fondation en décembre d’un parti unique, le Front national pour la défense de la révolution.


1981 : L’agitation étudiante se développe dans la capitale, relayée au printemps de 1982 par des insurrections paysannes et diverses manifestations de mécontentement qui affectent toutes les régions.

7 novembre 1982 : Didier Ratsiraka entame un deuxième mandat.

12 mars 1989 : Malgré la permanence de l’agitation et la persistance des mécontentements au cours des années précédentes, Didier Ratsiraka est élu pour un troisième mandat.

1990 : Visites de François Mitterrand (juin) et du Sud-Africain Frédérik de Klerk (août) mais le pouvoir doit compter avec l’opposition grandissante des églises qui deviennent le principal foyer de contestation.

1991 : L’opposition, conduite par le Conseil national des forces vives, se radicalise et réclame l’abrogation de la constitution de 1975 et le départ du président. Le 26 juin, celui-ci refuse la tenue d’une conférence nationale. En juillet, le pays est paralysé par la grève générale et un contre-pouvoir se met en place autour du général Rakotoharison et d’Albert Zafy, un professeur de médecine. Le pouvoir réplique en faisant arrêter ce dernier et en décrétant l’état d’urgence. Ratsiraka cherche une porte de sortie à la crise en nommant un nouveau premier ministre, M. Razanamasy, mais la grande manifestation pacifique du 10 août débouche sur une répression sanglante – 12 tués et 220 blessés –, ce qui entraîne la constitution en États fédérés de cinq régions du pays. Le 19 décembre voit enfin la formation d’un gouvernement de transition qui se veut consensuel.

1992 : Un forum national prépare une nouvelle constitution, adoptée par référendum le 19 août.

25 novembre 1992 – 10 février 1993 : Élection présidentielle à deux tours. Elle voit la victoire d’Albert Zafy (66,74 % des voix) et la défaite de Didier Ratsiraka (33,26 %).

27 mars 1993 : A. Zafy est investi comme premier président de la IIIe République. Des élections législatives ont lieu en juin. L’état de l’économie du pays fait que le nouveau président ne peut appliquer toutes les recommandations du FMI, d’autant que le pays souffre d’une grave instabilité gouvernementale.

février 1994 : Le terrible cyclone Geralda ravage 80 % de la côte nord-est de l’île. L’année voit Madagascar sortir de son isolement économique en introduisant des réformes structurelles d’inspiration libérale et en cherchant à séduire les investisseurs étrangers. Le temps du « socialisme » malgache est révolu. Cette « expérience » a contribué à la ruine du pays, confronté à une situation de famine et de faillite à peu près totale à la fin des années quatre-vingt. Les choses se sont améliorées depuis mais le socialisme malgache a lourdement handicapé les perspectives de développement d’un pays auquel l’ancienne puissance coloniale avait légué une situation tout à fait favorable, en raison notamment de l’importance des travaux d’infrastructures réalisés entre 1896 et 1960 en matière d’agriculture ou d’urbanisme et dans le domaine des voies de communication.

avril 1996 : Le mécontentement grandit contre le président Zafy, qui perd le soutien de la plupart des forces politiques, au point d’être destitué par les députés le 5 septembre et remplacé par le Premier ministre, proclamé président par intérim.

9 décembre 1996 : Didier Ratsiraka gagne les élections présidentielles par 50,71 % des voix mais les abstentionnistes pèsent autant que les votants.

16 décembre 2001 : Élections présidentielles. Marc Ravalomanana, maire de Tananarive et d’ethnie mérina, obtient 53 % des voix au premier tour alors que le président sortant n’en obtient que 35 %. La victoire du premier paraît donc acquise mais Didier Ratsiraka prétend que les résultats s’établissent en fait à 46,44 % de voix pour ses adversaires et à 40,61 % pour lui-même, ce qui doit entraîner la tenue d’un deuxième tour. Les Malgaches, très critiques vis-à-vis de la HCC, la Haute Cour constitutionnelle (« Habituée à Changer les Chiffres »), se reconnaissent dans Marc Ravalomanana, un « self made man » qui a réussi dans les affaires et qui bénéficie du soutien des Églises. D’immenses manifestations en sa faveur se déroulent les 28 et 29 janvier 2002, avec plus d’un million de personnes dans les rues de Tananarive.

22 février 2002 : Marc Ravalomanana se proclame président et nomme le 4 mars un gouvernement parallèle.

17 avril 2002 : Les « deux présidents » malgaches se retrouvent à Dakar en marge d’un sommet de l’OUA et parviennent à un accord en vue de sortir de la crise.

6 mai 2002 : Une semaine après la proclamation officielle de sa victoire, Marc Ravalomanana prête serment comme nouveau président.

15 décembre 2002 : Les législatives anticipées accordent une large victoire au parti de Marc Ravalomanana.
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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Jeu 15 Déc - 16:41

Robinson a écrit:
Oupss, on va sur un terrain dangereux là !
............ Le grand tort est, je pense,que nos "anciens" n'ont pas du tout tenu compte de l'Histoire des peuples qu'ils exploitaient !
S'ils leur avaient donné un pouvoir décisionnel, s'ils avaient tenu compte de leur passé, s'ils les avaient respecté...tout simplement, nous ne serions pas à nous demander....nous ...les générations futures si la colonisation avait du bon où non ?
Je pense qu'elle leur a amené un certain progrés : Hygiéne, médecine scolarité etc... mais a trop exploité pour une question d'argent et de rentabilité le pays qui n'était pas le sien !
...
C quand le président d'Algérie s'autorise à remettre en cause la France par rapport à son passé colonial ! OK je suis d'accord, il a le droit...
mais alors qu'il ne vienne pas se faire soigner aux frais de la princesse ....en France depuis plus de 2 semaines alors !
Non ?
Qu'il critique soit !
Mais qu'il ne vienne pas manger à toutes les gamelles...
facile de critiquer puis de profiter non?
En tout cas, comme on dit, il manque pas d'air !
Alors SVP, qu'il ferme sa G....G.... ! ! !

Le terrain est glissant et non dangereux

Je trouve que tout le début de ta réponse est en accord avec la mienne précédemment, cependant quand tu parles du président algérien qui vient se faire soigner en France, pour ma part je pense c'est un peu du "hors sujet" (n'oublions pas que c'est un président-pantin et que ce sont les généraux qui dirigent réellement le pays et qui détournent la richesse nationale à leur profit et non au profit du peuple!! Il a largement les moyens de se faire soigner où il veut à travers le monde ce qui n'est pas malheureusement le cas du petit peuple algérien. )

Aucun peuple sous prétexte de progrès ne mérite de payer aussi cher ces "progrès".
Pour ce qui est de la colonnisation, chacun son point de vue, c'est ce qui permet dans une démocratie de débattre et d'accepter aussi les idées des autres

"LE PASSE SE FAIT TOUJOURS RATTRAPE PAR LE PRESENT"

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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Jeu 15 Déc - 16:45

Ce que je voulais dire c'est que je ne supporte pas que l'on critique et qu'aprés, on consomme le beurre, l'argent du beurre , le tout avec des couverts en argent !
C'est le cas de ce président !

Mais bon !
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MessageSujet: Beurre Positif   Ven 16 Déc - 20:36

"MANGER LE BEURRE ET L'ARGENT DU BEURRE"
Je ne peux vraiment pas m'empêcher de dire :
"MANGER LE BEURRE ET L'ARGENT DU BEUR"

Non, il ne faut pas parler de terrain glissant, ni dangereux. Je n'ai aucune animosité par rapport à l'histoire de mon grand-père paternel. Je parlerai tout au plus de tristesse. D'ailleurs, mon grand-père maternel, quant à lui, était un métropolitain. Il était venu (lui aussi) à Mada pour ouvrir la Banque de Mada et des Comores. Son histoire a été plus glorieuse. Je ne m'en souviens plus, mais j'ai des photos de lui me tenant dans ses bras. Ceci dit, il connaissait bien ma grand-mère (et bien d'autres femmes bien sûr). Mais il n'a pas reconnu ma mère, ni aucun autre enfant avec les autres femmes. C'était un célibataire endurci. Et puis qu'aurait pu penser une "bonne famille" vivant en France, si le fiston aurait ramené une femme restée plus beaucoup trop longtemps sous le soleil ?

C'est ça aussi la colonisation. Attention, je n'ai absolument aucune rancoeur contre personne, ni contre aucune institution ou pays. Bien sûr qu'il y a un côté positif à la colonisation. Je peux en citer pleins aussi. Mais il y a aussi pas mal d'aspects négatifs. Le positif est indissociable du négatif. Pourquoi vouloir instituer une loi pour clamer haut et fort le positif, au point même de revoir certains livres d'histoire ? Insister sur le seul côté positif reviendrait à mettre encore plus en relief le côté négatif.

Vraiment, nous sommes tous frères et soeurs, quoiqu'on dise ou pense. Je suis résolument contre les esprits ségrégationnistes, qu'ils soient d'un côté ou de l'autre de la barrière.

Patoum
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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Sam 17 Déc - 1:49

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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Sam 17 Déc - 9:13

Nous avec Pat on est THB POSITIFS
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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Sam 17 Déc - 13:43

A part que jusqu'à ce jour les livres d'histoire ne sont pas une référence dans la narration des faits historiques surtout concernant l'époque coloniale de la France. Et je suis toujours trés étonnée de la méconnaissance des gens sur cette période pour peu que cela ne les interesse pas plus que cela. Ils restent avec des idées préconçues qui engendrent pas mal de malentendues.
J'ai trouvé un avis sur un autre forum qui formule bien ce que je veux exprimer. Je vous laisse lire :
"En Afrique du Nord, on se représente souvent les colons comme d'abominables exploiteurs en costumes blancs bousculant une main d'oeuvre arabe servile... la réalité c'était que la très très grande majorité de ces colons était composée d'ouvriers, d'artisans, chauffeurs de taxi, boutiquiers, petits fonctionnaires etc...il existait un véritable prolétariat urbain européen, arabes ayant choisis la France et juif avec une langue en cours de formation le patawet.
Quand au Harkis, on ne reviendra pas sur leur sort tragique à la fin de la guerre d'Algérie.
C'est a la fois pour les rapatriés et les harkis que la famense loi a été voté. Elle précise le rôle positif des uns et des autres pendant cette période et en aucune manière elle souligne le bilan globalement positif du colonialisme. Cette loi d'apaisement et de reconnaissance envers bon nombre de nos compatriotes harkis et rapatriés n'a d'ailleurs posé aucun problème à l'Assemblée Nationale lors de sa présentation et de son vote.C'est au profit du climat ambiant actuel que le débat s'oriente maintenant sur un autre terrain... (réponse d'un forumiste de VF)
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MessageSujet: Re: Aspect Positif   Sam 17 Déc - 18:44

mon pére a été abandonné par de gaulle alors qu'il faisait la guerre d'algerie
la chasse aux français était ouverte et les bateaux pour rapatrier les FR, ne partaient plus de la métropole, mais ça personne n'en parle

devoir se cacher comme les juifs pdt la seconde guerre mondiale ça devait pas être facile à vivre
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