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 Chikungunya

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Langevine974
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MessageSujet: Chikungunya   Lun 30 Jan - 22:05

Le chikungunya attaque Toamasina

– La province de Toamasina sur la côte Est du pays est aussi victime de la maladie appelée chikungunya importée de la Réunion. Le week-end dernier, l’hôpital de Toamasina a enregistré plus de 70 patients.

En fait, aucun traitement n’est encore efficace contre cette maladie non mortelle mais invalidante. Ayant quelques ressemblances avec les symptômes du paludisme, sa période d’incubation dure 4 à 7 jours et elle est transportée par la piqûre de moustiques appelées « aedes aegypti », donc du genre anophèles.

Pour le moment, les autorités sanitaires semblent minimiser les risques de propagation car aucune mesure n’a été prise jusqu’ici. Seule l’île de Sainte-Marie a pris des mesures de prévention. En effet, la prévention contre le paludisme peut très bien être appliquée contre le chikungunya.

Il s’agit de traquer et d’assécher les eaux stagnantes, d’éclaircir les bosquets et autres fouillis qui favorisent la prolifération des moustiques… Des observateurs craignent que les autorités malgaches fassent comme les autorités françaises, c'est-à-dire attendre un an pour intervenir alors que l’épidémie a déjà atteint des milliers de gens.

Ce n'est pas une bonne nouvelle. Les malgaches n'avaient vraiment pas besoin de çà, car vu l'incapcité des autorités à la Réunion,
qu' est ce que cela va donner là-bas ?
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Mélodie
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MessageSujet: Re: Chikungunya   Mar 31 Jan - 20:17

Hier soir encore ils en ont parlé au JT de 20h, ça commence vraiment à faire peur ce "truc", je ne sais pas si va s'arranger...
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Madaphile
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MessageSujet: Re: Chikungunya   Lun 6 Fév - 19:29

Langevine, une question s'il te plait : sais tu si une première atteinte de chikungunya est "imunisante" par la suite ?

Tu as raison, les malgaches n'avaient vraiment pas besoin de cette peste, surtout qu'ils n'auront pas les moyens qu'aurait pu déployer la France à la Réunion. Sais tu si à Ste Marie ce sont les institutions qui ont réagi, ou le consortium hotelier ?
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R@koto
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MessageSujet: Re: Chikungunya   Lun 6 Fév - 20:59

Comme je suis un professionnel de l'hygiène et de l'environnement en France ,quand je me promène à Mada , le rêve se transforme vite en cauchemar.

Par exemple à Ste Marie , côté cour, les abords sont magnifiques mais côté jardin c'est pas joli
Comme il n'y a pas de station d'épuration des eaux usées elles vont souvent droit à la mer à 50 m de votre baignade ou stagnent dans des sols marécageux au bonheur des moustiques.
A Tamatave , on rencontre d'énormes tas d'ordures ménagères en pleine rue
A Fianarantsoa quand la ville basse est innondée , l'eau se mélange aux ordures

Et partout d'énormes flaques d'eau sur les routes et même en pleine ville comme Tamatave ou Tuléar

Et j'ai bien remarqué que ce qui attirent les moustiques ce sont aussi les épluchures de letchis , tout est jeté par terre .

C'est à cause du manque de services publics dans les villes , de véritables régies municipales de ramassage des ordures et de balayage que nous en sommes là.
Les maires sont tous dans l'impasse pour augmenter leur budget municipal, pas de taxe pour les ordures, pas de taxe d'habitation , et que des gens non imposables.
Même pas de quoi payer des agents municipaux pour un problème aussi important que l'hygiène publique et la propreté.

a Ste Marie j'ai vu des jardiniers privés nettoyer des plages privées , le domaine public est noyé sous les algues et les débris végétaux
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kamiko
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MessageSujet: Re: Chikungunya   Lun 6 Fév - 21:20

Madaphile a écrit:
Langevine, une question s'il te plait : sais tu si une première atteinte de chikungunya est "imunisante" par la suite ?


on n'attrappe le virus qu'1 fois

mais on a des rechutes à n'importe quel moment
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Langevine974
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MessageSujet: Re: Chikungunya   Mar 7 Fév - 12:53

Kamiko a raison une fois qu'on l'a eu, on est immunisé. Par contre comme le virus reste dans le corps plusieurs mois, il peut y avoir "des poussées" plus ou moins fortes.
Tout l'Océan Indien est désormais touché, et on est toujours dans l'incertitude quant à l'évolution !!!!
Quand on voit ici tout le branle- bas de combat (un peu tardif!!!!) qui est désormais déployé (insecticide, nettoyage, distribution de kit antimoustiques aux plus démunis etc.....et l'épidémie court toujours. Comment vont faire ces pays entr'autre Mada qui n'ont aucun moyen ?
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Madaphile
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MessageSujet: Re: Chikungunya   Mar 7 Fév - 15:14

Paru dans la Tribune aujourd'hui.


:: Drôle de fièvre sur Toamasina

Des prélèvements analysés à Lyon

Une drôle de fièvre sévit sur Toamasina. La commune urbaine d’abord, qui est le nœud principal des communications terrestres au niveau de la province, mais aussi avec la capitale, Antananarivo. Mais les informations venant des autres districts commencent également à remonter, principalement de Vavatenina et ses environs pour le moment. Les symptômes, explique le directeur technique de l’Hopitaly Be, Ramanandraibe Kiki, sont voisins de ceux d’une fièvre paludique classique (tazo moka) : température très élevée, de 39 : 40°, céphalées, courbatures, myalgies, lombalgies, asthénie intense (pendant et après) quelquefois des troubles digestifs de type diarrhées ou vomissements.
En fait, les médecins ne sont pas le moins du monde fixés sur la nature de la maladie tandis que des avis divergent: pour les uns, il s’agit d’un type de fièvre qui nous vient de la Réunion via les Comores, et pour d’autres,c’est le simple et classique paludisme aux multiples variantes. Officiellement, les autorités sanitaires de la province ont pris sur elles de demander des analyses de prélèvements à l’Institut pasteur d’Antananarivo la semaine dernière. Mais lundi, on a appris de source autorisée que les susdits prélèvements ont été transférés à un laboratoire de référence lyonnais. Des résultats sont attendus dans les dix jours. En attendant, une véritable psychose agite toute la population. Il n’est pas rare que plusieurs membres d’une même famille sont simultanément atteints, voire tous les membres de la famille, bébé et mémé compris. Tant à l’Hopitaly Be (l’hopital principal) qu’à l’Hopitaly Kely (dispensaire), une bonne partie du personnel est également malade. Le reste continue de visiter, avec des heures supplémentaires, recevant les patients dans un état d’extrême exténuation. Dans les établissements hospitaliers publics, les gens font la queue par centaines depuis dix jours/deux semaines. Plus de 600 du lundi au vendredi à l’Hopitaly Be, plus de 700 dans le même laps de temps à l’Hopitaly Kely.
Le week-end dernier, la permanence a été généralisée dimanche même la nuit. Le directeur provincial de la Santé, ainsi que le président de l’Ordre des Pharmaciens ont dû prier les pharmacies de se tenir ouvertes. Lundi, la plupart d’entre les agents de permanence interrogés ont remarqué que la plupart des acheteurs viennent s’approvisionner sans ordonnance médicale. Les malades qui ont eu la chance de réchapper de leur atteinte se font extorquer les noms des médicaments qui leur auront été ordonnés par leur médecin traitant. Les voisins et les connaissances se passent ces noms de médicaments et c’est la ruée. Vers les pharmacies, bien sûr, mais aussi chez les épiciers de quartier. Les revendeurs informels, très bien fournis disons-le au passage, font littéralement fortune, quelques-uns brassent maintenant des millions de chiffres d’affaires, et envoient des revendeurs à la campagne avec des gros sacs de médicaments. En ville, on a remarqué, depuis le week-end, la montée d’un nouveau business aux herbes médicinales, tel que l’Aferontany qui aurait des effets antifébriques..
Les autorités sanitaires assurent, cependant, que le circuit pharmaceutique officiel dispose jusqu’en ce moment de stocks suffisants de médicaments ayant un pouvoir curatif efficace sur «la drôle de fièvre». Il n’y a donc à craindre, de ce point de vue, que les risques certains de mauvaises surprises dues à l’automédication. Le directeur technique de l’Hopitaly Be assure, en tout cas, qu’il n’y a pas de débordement du système sanitaire pour le moment. Mais il reproche aux gens de ne pas venir consulter qu’après avoir essayé vainement de s’auto soigner. Souvent dans un état déjà grave. Il se félicite néanmoins qu’il n’y a pas eu de mort jusqu’à maintenant.
En attendant donc les conclusions du Laboratoire de Lyon, les autorités sanitaires ont adopté quelques mesures de type préventif : tous les médecins prescripteurs recevront une formation spécifique à partir d’hier lundi ; tous les malades hospitalisés ainsi que le personnel de garde sont tenus de dormir sous une moustiquaire; - tous les locaux des centres hospitaliers seront soumis à une opération d’aspersion de produits insecticides, à l’exclusion de DDT; - les abords des centres hospitaliers seront nettoyés de leurs broussailles et autres flaques d’eau.


07/02/06 - Gilbert R.
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MessageSujet: Re: Chikungunya   Mar 7 Fév - 15:39

R@koto, d'accord il y a des progrès à faire, dans ce domaine et bien d'autres, et la misère n'aide pas à avancer aussi rapidement qu'eux même, ou nous, le souhaiterions. cela dit, j'aurais trois remarques :
- que ce soit à Ste Marie, ou ailleurs à Mada, je n'ai vu ou ressenti un laisser aller comme dans la plus grande partie de l'Afrique. A Diégo de grandes affiches aux entées de la ville sont fières d'annoncer "Diégo, ville propre". Ce qui me laisse penser qu'une campagne de sensibilisation serait bien acceptée, surtout avec un enjeu sanitaire important.
- Il existe des actions ne coûtant presque rien et qui peuvent permettre d'avancer un peu. Il y a peu de chance qu'on voit des stations d'épuration rapidement dans tous les villages côtiers, il y a peu encore dans un pays aussi riche que la France, beaucoup d'émissaires rejetaient près des plages. Alors au moins que cela soit signalé par des lieux interdits à la baignade, les villages n'ont que de faibles rejets domestiques, que la mer est encore capable d'absorber. Il y quelques jours un article de la tribune faisait état de cette situation pour les plages du sud et du sud ouest. Un autre point sanitaire qui peut être réalisé rapidement : les périmètres de sécurité autour des captages (ou points d'approvisionnement) d'eau potable.
- je ne suis pas indigné par le nettoyage des plages privées par des privés. Par conviction je préférerais que ce soient les pouvoirs publics qui le fassent, mais au moins c'est cela de fait, et je pense que pour l'agrément de leurs clients les hotels débordent un peu de leur domaine strict. Avec un peu de bonne volonté, ils pourraient être incités à élargir la surface nettoyée
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Mélodie
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MessageSujet: Re: Chikungunya   Mar 7 Fév - 23:35

Ils attendent peut être que sarkozy vienne leur apprendre le sens du mot "karchériser"
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Robinson
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MessageSujet: Re: Chikungunya   Mar 14 Fév - 16:30

Midi Madagascar
Chikugunya ou fort palu ? L’identité de cette maladie virulente qui sévit à Toamasina ne sera connue que dans quatre jours. Les résultats de l’analyse des prélèvements envoyés à Lyon (France) la semaine dernière seront, en effet, livrés au pays ce vendredi.


Jusqu’à hier, le « palu » continue de frapper dans la capitale du Betsimisaraka. « L’Hopitaly be est toujours débordé, même si l’affluence a un peu régressé le week-end dernier », déplorent des employées de l’hôpital. « De plus, la maladie n’épargne personne. Même le personnel de la santé de l’hôpital est affecté. Dans certains services, comme à la chirurgie, l’effectif est très réduit puisque tout le monde ou presque a attrapé cette maladie. On dirait que chacun y passe à tour de rôle », déplorent-elles.

C’est également l’avis d’une mère de famille, ayant elle-même contracté ce « palu », il y a deux semaines. « Ce sont maintenant mes deux enfants qui sont malades et présentent les mêmes symptômes que j’ai moi-même connus. Au début, les articulations sont douloureuses. Viennent ensuite, des maux de tête insupportables, accompagnés de fièvre. Moi, j’ai reçu ce que les médecins qualifient de ‘‘traitement d’attaque’’ : injection de quinine, de la vitamine C et du paracétamol. Trois jours après, j’étais rétablie. Mais certaines personnes n’ont pas eu cette chance. Ce « palu » fait des victimes, surtout chez les couches vulnérables, notamment les personnes en déficit nutritionnel. Un enfant fréquentant la même classe que mon fils a succombé, ainsi que le mari d’une enseignante dans le même établissement scolaire », révèle cette mère de famille.

Des cas de décès à cause de ce « palu » ont été également signalés par des employées de l’Hopitaly be. « Ce sont des personnes déjà dans un état très grave et qui ne sont allées en consultation médicale qu’au dernier moment ». Mais ces informations n’ont pas été confirmées officiellement.

En tout cas ce « palu » fait des ravages. «Presque tout notre personnel enseignant a eu ou a encore cette maladie. Seuls 2% y ont échappé actuellement. Pour les élèves, en moyenne 5 enfants par jour sont absents à cause de ce palu. Nous avons même raccompagné des enfants qui ont présenté les symptômes de la maladie chez leurs parents. Notre infirmerie ne pouvait pas assurer le traitement », se plaint le directeur d’une école confessionnelle de Toamasina.

Apparemment, toutes les couches sociales du Grand Port sont affectées par cette maladie qui, pour l’instant, ne dit pas son nom. Chikugunya ou… fort palu.
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