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 Actualités, société, emploi, précarité

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rogerpfaff

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MessageSujet: Actualités, société, emploi, précarité   Ven 21 Avr - 22:29

Société Emploi
Sans-abri
De "La Réunion-kely" à "Comores-kely"




Jamais deux sans trois. Les sans-abri d'Ampefiloha et d'Anosibe ne manquent pas d'imagination. Ils cherchent à tout prix à rester citadins et à vivre dans la capitale.
Expulsés des rails d'Ampefiloha, plus connus sous la dénomination "La Réunion-Kely", pour être recasés aux camps d'Ankarefo-Ankazobe, en 2003, certains sont revenus pour créer "Maurice-kely", derrière l'entreprise Colas à Anosibe.


Soucieuse de la propreté de la ville, la mairie d'Antananarivo, en coopération avec le ministère de la Population et de la protection sociale, s'est mise à les pourchasser et à les reloger au "Toby Fiarenana", implanté dans la commune rurale de Masindray en août 2004.
Et revoilà que certains ont regagné la ville pour fonder "Comores-kely" depuis quelques jours. Ce nouveau quartier des sans-abri est situé à Manarintsoa-Isotry, aux alentours du pont de Bekiraro.

Evacuation.
Assainissement oblige. Ayant eu connaissance de la fondation de "Comores-kely", la commune urbaine d'Antananarivo n'a pas attendu longtemps pour leur faire évacuer les lieux. L'objectif étant de préserver la propreté de la ville.
Très tôt dans la matinée d'hier, les agents de la mairie du premier arrondissement et de police de la gare de Soarano ont été aperçus dans les parages. Montant à bord d'un camion de la voirie, ces derniers avaient la ferme intention de pourchasser les sans-abri.
Mais les 4'mis ont appris cette visite inopinée et se sont sauvés, laissant leurs affaires sur place. Tous ces paquetages ont été emportés par les agents de la mairie du premier arrondissement.
Force est de constater que ces quelques familles ayant élu domicile à "Comores-kely" ont retrouvé leurs anciennes activités. Les adultes s'adonnent à la commercialisation des vieilleries et déchets, entre autres, bouteilles, boîtes de conserve... Les adolescents s'amusent à récupérer des objets vendables ou de quoi manger dans les bacs à ordures environnants. De leur côté, les enfants mendient, une boîte de lait concentré entre les mains.
Après "Comores-kely", l'on peut s'attendre à la formation de "Seychelles-kely" d'ici quelques mois.
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rogerpfaff

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MessageSujet: Re: Actualités, société, emploi, précarité   Lun 24 Avr - 16:47

Lutte contre la pauvreté : Madagascar stagne et aura du mal à atteindre les OMD
Fanjanarivo
23-04-2006

Malgré une croissance économique au mieux de sa forme, l’Afrique sub-saharienne n’arrive pas à faire avancées notables dans la lutte contre la pauvreté.
Source:
http://www.lagazette-dgi.com/
Madagascar n’échappe pas à ce phénomène. «Si les tendances actuelles se maintiennent, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne ne réaliseront aucun des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ». Telle est la remarque de la Banque mondiale. Pour sa réunion de printemps des 22 et 23 avril 2006, l’institution note que la croissance économique des pays en développement a atteint la moyenne de 4,8% par an depuis 2000, plus que le double du taux de croissance des économies à haut revenu. A Madagascar, on a même enregistré une croissance d’environ 5% par an ces trois dernières années. Malgré tout, ce grand bond en avant n’a pas permis aux pays africains de mieux lutter contre la pauvreté. En 2002, la population pauvre sur le continent a été de 44% contre 46,4% l’année précédente. Mais cette légère amélioration ne signifie rien pour la simple raison qu’elle affiche le même niveau qu’en 1990. Dans la Grande Ile, la situation est plus critique. Des statisticiens avancent que la croissance moyenne de 5% par an ne donne en réalité qu’une croissance de 2,5% compte tenu de l’évolution démographique. Et en 2005, l’incidence de la pauvreté s’est encore située à 68,7% selon les données de
l’Institut national de la statistique. Il y a une amélioration parce qu’en 2004, la pauvreté a touché 72,1% des Malgaches. Mais comme pour les autres pays africains, Madagascar stagne voire recule en matière de lutte contre la pauvreté. En 1993, le taux de pauvreté a été de 70%. Il a remonté ensuite pour dépasser ce seuil mais en 2001, la courbe a amorcé une baisse pour se situer en dessous de la barre de 70%. Et actuellement, nous frôlons encore ce seuil de 70%. Comme quoi, la croissance économique n’est pas toujours l’unique bonne réponse à la pauvreté. D’ici 2015 pourtant, le pays devrait afficher un taux de pauvreté de 35% s’il veut se
conformer aux OMD. On est loin du compte d’autant que la pauvreté rurale concerne toujours les trois-quarts de la population. Celle-ci a pourtant profité plus de la croissance que les citadins pénalisés par l’envolée des prix des produits de première nécessité dont le riz en 2004. Malgré tout, la Banque mondiale avance que la tendance à la croissance de l’économie de l’Afrique subsaharienne devrait être maintenue car des pays concernés poursuivent des politiques de réformes économiques saines. Mais dans son rapport de suivi mondial pour 2006, la Banque rappelle les piètres performances de l’Afrique en ce qui concerne le climat d’investissement. Le continent impose le plus d’obstacles réglementaires aux entreprises. « Il tarde plus que toute autre région à mettre en œuvre des réformes pour faciliter l’exercice de l’activité économique, enregistrant en moyenne 0,6 réformes par pays en 2004 ». Des pays
comme le Nigeria, le Rwanda, l’Afrique du Sud et Maurice émergent du lot. Quant à la Grande Ile classée au 131ème sur 155 pays par le Doing business 2006 de la Banque mondiale/SFI, elle a encore beaucoup d’efforts à faire pour améliorer son climat d’investissement et quitter ainsi la queue du peloton. En effet, si le taux d’électrification de la région subsaharienne s’est amélioré en gagnant 5 points entre 1990 et 2002, celui de Madagascar risque de régresser avec la crise de la Jirama. Des techniciens de cette entreprise d’Etat affirment en effet que le phénomène de désabonnement gagne du terrain après la dernière série de hausses des tarifs de la Jirama. Cette compagnie nationale n’a pas non plus les capacités pour alimenter de nouvelles unités industrielles. L’électricité fait partie des facteurs importants pour attirer les investisseurs censés créer des industries créatrices d’emplois et donc à mieux de lutter contre la pauvreté.
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