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 Actualités, Madagascar, Politique intérieure

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rogerpfaff

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MessageSujet: Actualités, Madagascar, Politique intérieure   Lun 24 Avr - 16:40

Dialogue régime-opposition : Constat d’échec
Adelson RAZAFY
24-04-2006

[img:0396]http://www.lagazette-dgi.info//images/stories/rajemison-andriamanjato[1].jpg[/img:0396]
Qui sauvera le dialogue régime-opposition sur lequel beaucoup d’espoirs ont été fondés ? Entre les deux camps en effet, c’est l’incompréhension qui prévaut, et on s’achemine à coup sûr vers un fiasco. Rajemison Rakotomaharo, le négociateur attitré du camp présidentiel, a dressé samedi un constat d’échec en ce qui concerne les pourparlers. Dans un premier temps en effet, il a annoncé que le dialogue engagé après le départ de Kofi Annan « n’est ni une conférence nationale ni un forum ». C’est dire que le régime rejette le document de base avancé par l’opposition, et formé des résolutions de la conférence nationale d’Andoharanofotsy. Ensuite, il a fait remarquer que dans un dialogue de ce genre, les idées peuvent diverger à un tel point que le consensus est introuvable. Dans ces conditions a-t-il ajouté, seules les élections peuvent départager les deux parties, et d’ailleurs lors de sa dernière rencontre avec l’émissaire des opposants, le pasteur Andriamanjato Richard, il a proposé de s’engager directement dans les discussions relatives à l’organisation des élections. Comme les opposants ont déjà posé certains préalables à la tenue du scrutin présidentiel, comme la mise en place d’un régime de transition, les deux parties foncent vers le mur…


Un échec prévisible car Marc Ravalomanana a réagi à chaud aux exhortations de Kofi Annan. Plutôt que d’évaluer l’ampleur de la fracture et de sonder les dispositions des opposants, l’homme s’est précipitamment jeté à l’eau, annonçant le démarrage des pourparlers et désignant les chefs de file des deux camps. Bref des gesticulations pour la galerie… Après quatre ans de brouille accentuée par des échanges de propos aigres, une diplomatie des petits pas aurait été mieux indiquée. Et face à une déchirure presque irréversible, des gestes de bonne volonté auraient été appropriés, notamment s’ils dénotaient un esprit ouvert au rapprochement et à la conciliation. Marc Ravalomanana aurait pu par exemple témoigner d’une certaine clémence (même mesurée) à l’endroit des détenus de la crise de 2002. Au lieu de cela, l’homme s’empresse de faire des effets d’annonce retentissants, surtout pour impressionner le public et plaire à Kofi Annan et aux bailleurs de fonds. Il est apparu évident que sa démarche manquait de sincérité et avait un but intéressé. Quel crédit accorder à un homme qui, avec constance et ténacité, a stigmatisé les opposants pendant quatre ans et qui, tout d’un coup, proclame à leur endroit l’amour et la réconciliation…


En tout cas le 1er avril dernier à Antsirabe, peu de temps après la réception des résolutions des opposants, Marc Ravalomanana s’est de nouveau mis à fustiger les opposants, les incitant à mesurer leurs paroles et à mettre une sourdine à leurs imprécations. En fait, dès qu’il avait pris connaissance des motions transmises par le pasteur Andriamanjato Richard, il s’était rendu compte du caractère inacceptable des « prétentions » de l’opposition et avait mis fin subitement à la trêve. Les observateurs les plus fins avaient compris à ce moment-là que le dialogue ne pouvait aller plus loin, et que chez le chef de l’Etat, le naturel était revenu au galop… On rappellera seulement que le régime s’était montré hostile à la conférence nationale organisée par les opposants en juin 2005, qu’il avait décliné l’invitation pour enlever à ces assises leur caractère « national », et qu’il avait mis des bâtons dans les roues des organisateurs en refusant la tenue du rassemblement à Tana-Ville (raison pour laquelle Andoharanofotsy a hébergé la rencontre). Ayant rejeté la conférence, pourquoi en accepterait-il les résolutions ?


De toute évidence, on a affaire à un régime qui entend perdurer au pouvoir et qui manœuvre dans ce but. Rejeter l’amnistie, c’est refuser l’entrée en lice à l’élection présidentielle des candidats coriaces actuellement exilés en France ou emprisonnés à Antanimora. Repousser l’idée d’une transition, c’est ne pas consentir à organiser de concert avec les opposants l’élection présidentielle. S’opposer à la mise en place d’une autorité électorale indépendante, c’est nier aux autres toute possibilité de contrôle dans les prochains scrutins. Si l’opposition sait attirer l’attention de la communauté internationale sur ces points, et agiter le spectre d’une réédition de la crise de 2002, il peut retourner à son avantage la situation. Si les négociations vont droit dans le mur, il faut le crier sur… les toits.
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rogerpfaff

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MessageSujet: Re: Actualités, Madagascar, Politique intérieure   Lun 24 Avr - 16:55

Consommation : Le yo-yo des prix indique un déséquilibre économique
C.A
23-04-2006


La stabilité des prix est un des indicateurs de l’équilibre économique. Tous les pays cherchent à maîtriser l’inflation.

Mais rien n’est évident. Ainsi pour Madagascar si un taux de croissance de 7% a été prévu pour l’année 2005, à la fin de l’exercice, il est dit, en revanche, officiellement que l’économie a subi des chocs inéluctables. De ce fait, l’on a présagé une croissance moindre. En effet, une forte inflation en début d’année, les problèmes survenus dans le secteur de l’énergie et le démantèlement de l’accord multifibre n’ont pas manqué de perturber l’économie. Ceci s’est soldé par une croissance plus faible estimée à 5,0%. Tout récemment encore, les analyses de l’Instat font état qu’entre janvier et février 2006 la variation des indices des prix à la consommation est de 0,2%. Du côté des hausses significatives, l’Instat note celle de 4,1 % des carburant (les prix de févriers étant les
moyennes pondérées par les nombres de jours avant et après la hausse). Du côté des baisses significatives, il y a le riz local (-1,6%) et le riz importé (-3,1%). Pendant le dernier trimestre (période novembre 2005 à février 2006) la hausse d'ensemble est de 2,0%. En glissement annuel (février 2005 à février 2006) l'inflation atteint 8,8%. Dans ce contexte, la hausse des prix des « produits semi-importés » est encore assez conséquente de l’ordre de 0,9% et dont la contribution à la variation de l’indice des prix est la plus forte atteignant plus de 41%. Pour les « produits locaux », les prix n’augmentent que de 0,1%. Par contre, d’après les mêmes études, les prix des « produits vivriers transformés » ou « produits vivriers non transformés » ont enregistré une baisse de prix respectivement de l’ordre de -0,9% et de -0,6%. Mais les prix des « produits manufacturés industriels » et ceux des « services publics » sont toujours en hausse de 1,2% au cours de cette période. En outre et toujours selon l’Instat, la hausse des prix des « logement et combustibles » de l’ordre 1,1% avec une contribution de 99,9% influent fortement dans la variation des prix à la consommation entre février 2006 et janvier 2006. Durant les trois derniers mois, c’est-à-dire entre novembre 2005 et février 2006, les prix à la consommation ont augmenté de 2%. En tout cas, il importe de rappeler que le taux d’inflation est la variation annuelle du niveau général des prix des biens et services. Mieux encore, selon les informations fournies dans le dernier rapport économique et financier, il peut être mesuré par 2 grandeurs: l’indice des prix à la consommation qui est le plus utilisé, le déflateur du PIB, rapport entre le PIB nominal et le PIB réel, qui est en fait le «prix du PIB». Le glissement annuel de l'IPC est la variation de décembre de l’année n par rapport à l’année n-1.On peut avoir aussi le glissement mensuel de l'IPC (mesure de l'inflation mensuelle). L'inflation moyenne annuelle est mesurée par la variation des IPC moyens annuels ou du déflateur du PIB annuel. Sur un tout autre plan, aux termes de la loi sur la concurrence, il est stipulé que les prix des biens, produits et services sont librement déterminés par la loi de l’offre et de la demande. Toutefois, dans les secteurs ou zones où la concurrence par les prix est limitée en raison de la situation de monopole ou de difficultés durables d’approvisionnement, un décret pris en Conseil du Gouvernement peut, après consultation du Conseil de la Concurrence et des organismes représentant les opérateurs privés, apporter des restrictions à la liberté générale des prix. De même, le Gouvernement peut prendre, contre les hausses ou les baisses excessives des prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé, par décret pris en Conseil du Gouvernement, après consultation du Conseil de la Concurrence. Ce décret précise la durée de validité des mesures qui ne peut excéder six mois.
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rogerpfaff

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MessageSujet: Re: Actualités, Madagascar, Politique intérieure   Mer 24 Mai - 14:05

Madagascar: Remise de 4x4 : la HCC s'explique publique publiquement


Midi Madagasikara (Antananarivo)
23 Mai 2006
Publié sur le web le 24 Mai 2006
Nirina R.


Jean-Michel Rajaonarivony s'est expliqué hier à Iavoloha sur l'utilité fonctionnelle de tels véhicules pour les hauts conseillers.

Il est assez rare que la Haute Cour Constitutionnelle s'exprime publiquement. Mais son président, Jean-Michel Rajaonarivony, a décidé de se soustraire hier à cette règle de discrétion en donnant des explications sur les voitures 4x4 attribuées aux hauts conseillers.

En effet, il a été procédé dans la matinée au palais d'Iavoloha à la remise officielle des 86 voitures tout terrain, double cabine et de marque Nissan, destinées, d'une part, aux chefs de districts, et d'autre part, aux neuf hauts conseillers de la HCC. La remise a été effectuée par le Secrétaire général de la Présidence, Noël Rakotondramboa, au ministre de l'Intérieur et de la Réforme Administrative, le général Charles Rabemananjara, et à Jean-Michel Rajaonarivony, le président de l'institution. Ce dernier d'estimer qu'il fallait donner quelques explications, parce que c'est nécessaire et que le moment est opportun. Pour lui, ce n'est ni une erreur ni un acte répréhensible de la part de la HCC que d'accepter une telle remise de matériels de travail. D'autant plus que les hauts conseillers en ont, selon lui, fait la demande auprès de l'exécutif, tout comme ils en ont exprimé le besoin aux instances internationales telle que l'Union Européenne ou le PNUD.

Transparence

Aussi, pour répondre aux différentes interrogations sur l'opportunité de cette donation, a-t-il déclaré qu'elle n'entravait en aucune manière leur fonction. Et qu'au contraire, elle allait les aider à mieux réussir leur mission et à mieux valoriser leur rôle. « La HCC juge en toute indépendance, selon les dispositions constitutionnelles. Elle reste pour ce faire impartiale et n'est commandée que par l'intérêt supérieur de l'Etat tel que stipulé dans la Constitution », devait-il assurer. Tout en ajoutant que l'institution oeuvrait en toute transparence pour asseoir l'Etat de droit à Madagascar. Cependant, en reconnaissant que les décisions rendues par la HCC peuvent satisfaire les uns et ne pas convenir aux autres, il a déclaré que l'institution ne dépendait de personne dans l'accomplissement de ses devoirs, surtout pour les élections. Dans ce sens, selon toujours son président, la HCC envisage d'effectuer des tournées régionales afin de former les responsables locaux pour la prochaine élection. Elle le fera avec les ministères de l'Intérieur et de la Justice, ainsi que le Conseil National Electoral (CNE). Un discours destiné donc à faire taire les commentaires nés autour de cette remise de 4x4.
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