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 "un train trop attendu"

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R@koto
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MessageSujet: "un train trop attendu"   Lun 15 Mai - 14:58

lu dans la Gazette du jour :

http://www.lagazette-dgi.info/index.php?option=com_content&task=view&id=7732&Itemid=26

Film documentaire : Un train tant attendu
Rafr.
15-05-2006
Un film documentaire sur la « Fianarantsoa Côte Est », ou FCE, 163 km de voie ferrée jalonnée de 67 ponts et 48 tunnels, reliant Fianarantsoa, capitale du Betsileo, à 410 km au sud de la capitale malgache, à Manakara sur la côte orientale de Madagascar, réalisé par Capucine Lafait sera diffusé, demain 16 mai à 18h05 sur France 3, jeudi 18 mai à 16h00 sur France 2 et enfin ce samedi 20 mai à 9h30 sur TV5.
Effectivement, seuls ceux qui sont abonnés aux câbles à Madagascar pourront jouir de cela.Pour information, notez que cinq fois par semaine, le petit train entame à 7h00 du matin sa descente des hauts plateaux jusqu’à la mer, oscillant à une vitesse de croisière entre 20km/h et 35 km/h. Le voyage dure normalement 12 heures, mais souvent beaucoup plus. Une chose est sûre, le train ne part qu’exceptionnellement à l’heure : le principal problème de la FCE étant de convaincre les employés de respecter les horaires dans un pays où la philosophie de vie se résume en deux mots : « mora mora » ; « doucement, doucement ».
Ce petit train est pourtant loin de n’être qu’une aubaine pour touristes en mal de pittoresque… S’il est l’un des chemins de fer les plus raides du monde et traverse les plus beaux paysages de la Grande île, c’est sur ses rails que repose le sort d’une centaine de milliers de locaux, pour lesquels il est l’unique moyen de transport et le seul lien avec l’extérieur. Toute l’économie de la région repose sur ce petit train de conte de fée.






[/quote]
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MessageSujet: Re: "un train trop attendu"   Lun 15 Mai - 19:39

R@koto a écrit:
... repose sur ce petit train de conte de fée.

J'aime cette dernière phrase car elle résume bien" l'histoire"
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MessageSujet: Re: "un train trop attendu"   Mar 6 Juin - 23:20

Je l'ai râtée, alors je l'ai vu en redif sur la chaine "escales", vraiment superbe reportage lol, cependant ils disaient que ça allait être privatiser et que d'ici 2 ou 3 mois ce petit train allait sûrement disparaitre! dommage!!
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R@koto
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MessageSujet: Re: "un train trop attendu"   Mar 22 Mai - 10:45

des nouvelles de la ligne fianar-Manakara dans le journal Tribune du mardi 22 mai 2007
source : http://www.madagascar-tribune.com/


Citation :




Transport







:: Ligne ferroviaire Fianarantsoa Côte-Est


Valorisée aussi bien par les étrangers que par les paysans


La compagnie ferroviaire publique FCE (Fianarantsoa Côte-Est), ne dispose actuellement que d’une seule locomotive. Une seule locomotive qui est d’autant plus chouchoutée par les étrangers que par les paysans malgaches. « Les touristes remplissent la moitié de la première classe voire les deux premières classes suivant la période », a fait remarquer Medaly Rakotozafy, le directeur de la FCE, qui exploite la voie ferrée reliant la Capitale du Betsileo avec Manakara. La raison de cette affluence des étrangers est que cette compagnie collabore étroitement avec les agences de voyage malgaches, qui recommandent telle locomotion à leurs clients. Le train demeure aussi par ailleurs, le meilleur moyen pour les paysans de transporter leurs récoltes.
La deuxième locomotive est en vue
La FCE avait à sa disposition, voici quelques mois, deux locomotives contre trois l’année dernière. La deuxième a été hors d’usage et a été, depuis, sujette à réparation. Il ne reste plus qu’une locomotive. Medaly Rakotozafy a toutefois promis que vers la fin de ce mois, le problème de la deuxième locomotive sera résolu. Un futur prometteur pour ce réseau ferroviaire datant d’antan qui veut assurer un voyage sûr aux passagers.
« Faute d’entretien des engins, ils sont maintenant très vieux. Nous utilisons encore les locomotives qui ont assuré le transport depuis la décolonisation », a-t-il fait remarquer.
Un financement de l’étranger est nécessaire
En 2000, des météores telles que « Gloria » et les autres ont sévi sur la voie ferroviaire reliant le Fianar à Manakara. L’agence américaine Usaid et l’Union Européenne ont prêté main forte aussi bien pour la réhabilitation des locomotives et des wagons que des rails. En 2002, la crise dans le pays a engendré des dégâts à l’endroit de ces rails et entraîné un arrêt du trafic trois mois durant. Ce qui a également nécessité l’intervention des étrangers quant au financement de la réhabilitation. Et en 2003, le Chemin de Fer Suisse a donné un wagon.




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22/05/07 - Felana
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MessageSujet: Re: "un train trop attendu"   Mar 22 Mai - 14:06

Donc ce petit train magique ne disparaitra pas ??
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pimprenelle
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MessageSujet: Re: "un train trop attendu"   Mar 22 Mai - 18:14

Apparemment ce train est le seul moyen de transporter des marchandises dans cette région: je n'ose pas imaginer le désastre économique si ce train arrêtait de circuler.(déjà que ...)

Quant à moi, je n'attends que de me "régaler" les yeux (et les papilles) en le prenant lors de notre séjour là bas ! Je sent que ça va être un très grand moment d'immersion dans la culture Malgache !
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R@koto
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MessageSujet: Re: "un train trop attendu"   Jeu 23 Oct - 9:58

un très bon article dans l'Express du 23 octobre 2008

source : http://www.lexpressmada.com/display.php?p=display&id=21711

Citation :
Fianarantsoa Côte Est
Le train sur la montagne
Depuis trois-quarts de siècle, le Fianarantsoa Côte Est rythme la vie de centaines de villages qui sans lui seraient complètement coupés du monde. Un périple de 163 km à faire en 8 à 12 heures, selon la fréquence des chargements de fruits et des déraillements toujours possibles.



Photos André Marcende
Jens est ce genre de type qu’on rencontre sur les routes. Sac à dos, barbe de trois jours, savates de trappistes assorties à de délicates chaussettes orange, il arrive tout droit de Toliary et compte rejoindre Manakara, après quoi il remontera sur Sainte-Marie pour aller voir les baleines.
Tout juste un peu dépité de constater que le train de la Côte Est est encore plein de touristes en cette saison. Il n’aime pas les touristes ! ça se voit à son édition en allemand d’un Tristes tropiques tout gondolé qu’il annote soigneusement dans la marge. Moi qui trouve grâce à ses yeux comme spécimen d’expat continuant à survivre (sans vaccins !) à la lèpre, à la peste bubonique, aux détrousseurs d’Analakely - enfin tout ce que l’on raconte sur Mada.
A nos côtés une quinzaine de blonds Helvètes qui prennent possession de leurs sièges et commentent avec étonnement le Nicht hinauslehnen (ne pas se pencher) inscrit sous la fenêtre. Exactement comme chez eux, dis donc ! Finalement, ils ont fait 10 000 km pour se retrouver dans un wagon qui pourrait ressembler à celui de n’importe quel train de banlieue d’Europe Tout juste un peu plus déglingué, et d’une autre époque. Comme la gare de Fianar, si désuettement française avec ses haies taillées qui datent des années 30.
Bref, on est là tous les deux en train de siroter une THB, tandis qu’autour de nous, sur le quai n° 1, ça s’agite. Par la portière, je vois passer des poules dans des paniers, des canards, des gamelles en plastique, des sacs de bouffe immenses. Des têtes hagardes qui espèrent encore trouver une place. Tout ça va devoir rentrer coûte que coûte dans le « fourgon route » et les quatre wagons passagers déjà pleins à craquer.
Le départ est annoncé pour 7 heures. En général pas de surprise de ce côté-là, c’est plutôt l’arrivée qui est incertaine : glissements de terrain, déraillements, tout est possible. Un vieux vahaza en survêt monte dans le compartiment et d’un geste athlétique jette son barda dans le filet. Ca sent l’adjudant de légion à la retraite ! Il nous explique qu’il a une villa pied dans l’eau à Manakara et qu’il fait l’aller-retour une fois par mois. Il connaît la ligne sur le bout des doigts, même les endroits où il y a des congélateurs à pétrole, donc de la bière fraîche. Je vous montrerai, il nous fait. Ca promet.
Coup de sifflet. La motrice pouête un grand coup dans l’air pur et s’ébranle à travers la banlieue de Fianar, bien décidée à ne pas dépasser sa vitesse de croisière qui doit tourner dans les 20 km/h. Du fond des rizières, des paysans nous saluent de la main. Le passage du train, la masinina comme ils l’appellent, c’est l’assurance que tout va bien. Que tout fonctionne à peu près normalement dans le pays. C’est quand il ne passe pas qu’ils commencent à s’inquiéter.
Vohimasina, premier arrêt. A peine 9 km et déjà la cohue des gamins qui prennent d’assaut les portières. « Vahaza, donne-moi les cadeaux », « donne-moi les biscuits », « donne moi les stylos ». Mais pas le « donne-moi l’arzent », plus franc du collier, qui semble demeurer la particularité de Tana.
Les Suisses posent un pied sur le quai. On les sent timides mais plein de bonne volonté. D’habitude un tube cathodique les sépare de la grande dèche du Sud, mais là ils sont en prise directe : les pieds nus, les frusques sacs à patates, la morve pendante. Ou plutôt les pieds un peu trop nus, les frusques un peu trop sacs à patates, la morve un peu trop pendante… car nul doute qu’ici on a compris que pour trouver l’entrée du tiroir-caisse, mieux vaut avoir l’air de ressembler le plus possible au Sud. Comme ces Japonais qui veulent absolument trouver des poulbots crotteux à Montmartre, sinon ils n’ont rien vu. On est toujours le Sud de quelqu’un.
Une touriste avisée sort un lot de 30 crayons de papier qu’elle a acheté à Fianar, en prévision. L’essaim fond sur elle, en moins de trente secondes tout est parti « On donne et ils arrachent ! », s’indigne-t-elle, sincèrement choquée de voir que ses 30 crayons de papier n’ont pas suffi à éponger toute la misère du monde. Du coup, elle se rattrape sur une petite Cosette betsileo qu’elle travaille à grands coups de flashs dans la tronche, histoire de ramener la photo sensible qui fera honneur à sa grande âme.
Voici Sahambavy (km 21), sa gare proprette et sa plantation de thé. Un groupe de Français du troisième âge envahit les derniers sièges. Ils ont passé deux nuits au Lac Hôtel, fait du pédalo sur le lac, marché dans les théiers, ils sont contents. Sur ce, le contrôleur qui s’amène et poinçonne consciencieusement les billets avec cet air terriblement emmerdé qu’ont tous les contrôleurs du monde. Au km 27, changement de décor. La forêt s’impose d’un coup déployant ses grands eucalyptus qu’on absorbe à pleins poumons. Long arrêt à Ranomena (km 38) pour un chargement de bananes.
Cette fois c’est un éclopé qui passe dans le compartiment, béquillant à ras du plancher dans un silence de mort, alors que les Suisses ont commencé à attaquer leurs monstrueux sandwichs au jambon qu’ils se sont fait préparer à l’hôtel. Par la fenêtre, une vieille me tend un plateau d’écrevisses, la spécialité du coin. Je les croque à belles dents sous le regard consterné de mes Suisses. Même Jens n’ose pas y toucher, convaincu que ce doit être plein de bactéries de chiasse immonde qui foutent la mort. Peuvent faire les dégoûtés, eux les rescapés du hamburger à la vache folle !
Je profite de l’arrêt pour tailler une bavette avec Marcel, le conducteur de la motrice. Avec son collègue William, le chargé de la maintenance, il vérifie le système de freinage, car dans pas longtemps ça va descendre sec. Il m’explique qu’il ne gagne pas lourd - 220 000 ariary par mois - mais que sur sa machine au moins, il est son chef. Il la regarde avec fierté. Une BB 242 de chez Alsthom qui va bouffer ses 300 litres de gazole jusqu’à Manakara.
Moitié pour plaisanter, je lui demande s’il n’a pas peur que les dahalo fassent dérailler son train comme ils font avec les taxis-brousse. Il rigole. Il m’explique que la ligne est bien surveillée par les communes riveraines, qu’il y a même une police spéciale du chemin de fer. « En 2002, au moment des événements, on a reçu des menaces, mais pas un pont n’a été dynamité ». La seule chose qui l’inquiète vraiment, c’est les touristes qui se penchent pour photographier les gouffres et qui se prennent de temps à autre une entrée de tunnel en pleine poire. « Les vahaza, ils n’écoutent jamais ce qu’on leur dit », soupire-t-il.
Nous y voici dans la grande descente. Vingt kilomètres tout du long jusqu’à Tolongoina. On passe de 1 000 m à 356 m, avec par endroit une déclivité de 3,3 %, ce qui fait du Fianarantsoa Côte Est le train le plus raide du monde - plus fort que les tortillards andins du Chili ! Crissements de freins à l’infini, le convoi glisse le long des falaises granitiques, frôlent des précipices d’où remontent d’immenses vapeurs tropicales. Perdu dans les hauteurs, le rocher d'Andram

bovato qui marque l'entrée en pays Tanala. C’est le début de la belle forêt primaire de l’Est, du moins ce qui n’a pas encore été livré aux brûlis.
« Un lémurien ! », j’entends gueuler autour de moi. Les Suisses se précipitent aux fenêtres pour tenter de saisir la forme rousse qui fait du yoyo dans les goyaviers. Pas de risque de la rater, ici le train fait à peine du 15 km/h.
L’adjudant, ça le met en verve toute cette agitation « C’est là qu’on a déraillé en 2006, il commence à expliquer. On est restés coincés 15 heures. On était tellement affamés qu’on a vidé la boutique du village d’à-côté, il ne restait plus que les couches-culottes ». Il rigole, tousse un grand coup, repart sur une improbable histoire de pluie de sauterelles qu’il a vécue en Algérie.
Tolongoina (km 62). Sur le quai, une jeune vendeuse avec un régime de bananes posé en perruque sur sa tête. « Je parie que c’est une fausse blonde », s’esclaffe un gros type, caméscope jusqu’aux dents. La petite Tanala se prête au jeu, sourire très commerçant. Elle s’appelle Blandine, elle a 25 ans. Deux gosses accrochés à ses jupes. Elle m’explique que sa mère a eu 14 enfants dont elle est l’unique survivante, et évidemment c’est elle qui doit la nourrir aujourd’hui.
« Mon mari ramasse du bois de chauffage dans la forêt. Avec la vente des bananes, ça me fait de quoi acheter 3 kapoka de riz. Sans le train, je ne sais pas comment je ferais ». Au rythme de six convois par semaine, ça lui permet de tenir. Mais il y a de la concurrence ! Entre les vendeurs de mofoakondro, de koba, de saucisses de zébu, tout le monde a un peu près le même problème de survie qu’elle et compte ferme sur le train pour s’en sortir.
Soulagée d’avoir écoulé son stock, elle jette un œil curieux dans le compartiment : « Je vois que les vahaza ont des coupes de cheveux plus courtes que l’année dernière », s’amuse-t-elle. Le train, c’est un peu sa télé, ses vaovao du monde à elle.
La forêt cède peu à peu la place aux ravinalas, les arbres du voyageur plantés comme de gigantesques éventails sur les collines. A Manampatrana (km 79), de nouveau 40 minutes d’arrêt, le temps de charger des sacs de café. On est au cœur de la région de production et c’est la fin de la récolte, même si la chute des cours a pas mal refroidi l’ardeur des planteurs.
La gare a des allures de caravansérail avec ses entrepôts bourrés de cuvettes en plastique made in China. La tôle des toits est retenue par des pneus de camion. Ici, on ne rigole pas avec les cyclones. Quand la tempête souffle, le train s’arrête et tout s’arrête. Ceux de 2000, particulièrement, ont failli signer l’arrêt de mort de la ligne avec pas moins de 280 éboulements le long de la voie, soit 150 000 m3 de caillasses qu’il a fallu déblayer. Pendant des mois, le train n’est pas passé et des centaines de tonnes de bananes ont pourri sur place.
On arrive à Mahabako (km 99), écrasée sous le soleil de midi. Le long du train, des femmes misikina lambaoany allaitent à l’ombre des litchiers. Des familles entières qui regardent placidement les touristes, eux-mêmes déjà blasés du spectacle - les pauvres, finalement, c’est toujours la même chose. Une main charitable leur tend quand même une layette qu’elle se partagent sans précipitation, tandis que les gosses font la ramasse des bouteilles vides.
Il n’y a que Jens pour aller s’asseoir au milieu d’eux, l’air très Jacques Monod dans ses œuvres, et de nous regarder, nous, les champions du revenu moyen par habitant, comme s’il instruisait notre procès ! C’est les mêmes familles que je reverrai au retour. Exactement les mêmes. Même disposition. Même pesanteur. Même silence.
Les premiers villages côtiers défilent, début du pays Antaimoro. A Sahasinaka (km 116), la voie ferrée longe la rivière Faraony très utilisée par les paysans pour transporter leurs récoltes de litchis, d’oranges ou de mandarines aux gares les plus proches. C’est là aussi qu’on accroche la route des taxis-brousse. Le voyage par piste n’est pas plus long, mais à 15 en 404 bâchée sur d’incroyables tape-cul, il y a tout lieu de préférer le train quand le porte-monnaie le permet.
La section Ambila-Manakara a bénéficié de plusieurs kilomètres de rails d'occasion offerts par des compagnies privées suisses de chemin de fer. Ce qui déclenche l’enthousiasme de nos Helvètes qui s’étaient passablement assoupis. Devant nous, la longue plaine monotone où l’on sent déjà le souffle de l’océan.
A 4 km de Manakara, nouvelle exclusivité mondiale : la voie ferrée coupe carrément la piste de l'aéroport ! Pas de panique, il est fermé depuis belle lurette. On devine à travers ses grands entrepôts à l'abandon que Manakara, l’ancienne capitale du café, du poivre et du girofle, a connu des jours meilleurs. Telle quelle, c’est une petite station côtière de 50 000 habitants, plus indiquée pour les bains de soleil que pour la baignade, car la mer est dangereuse par ici.
On arrive à quai. Finalement on aura mis un peu moins de dix heures - temps correct, j’en mettrai plus de 12 au retour. Une foule tranquille est massée devant la gare, et évidemment la cohue des pousse-pousse qui attendent le voyageur. Jens va devoir réprimer son réflexe humaniste consistant à ne pas se faire tracter par un frère semblable. Mais je lui explique qu’ici il n’y a pas de taxis, et que de toutes façons il a intérêt à bien négocier avec les frères semblables !
Je le vois cahoter au loin dans le soir qui tombe, l’air de se demander si les tropiques sont aussi tristes qu’il l’a lu. L’adjudant me propose d’aller boire une bière avec lui.
Il me demande si j’ai déjà pris le train de Sidi-Bel-Abbes, ça promet.





Le poumon de l’Est
En activité depuis 1936, la ligne Fianarantsoa Côte Est (FCE) transporte chaque année 150 000 voyageurs et 15 000 tonnes de marchandises. Un poumon économique essentiel dans une région très enclavée qui n’a pas d’autres voies de communication pour commercer. Le long de ses 18 gares, c’est une dizaine de milliers d’emplois qui sont rendus possibles. Sans parler des 200 000 paysans qui ont un lien direct avec la ligne comme producteurs ou transporteurs de fruits.
Depuis le passage des cyclones Eline et Gloria qui ont dévasté la ligne en 2000, les chiffres d’exploitation sont en baisse. Une seule motrice fonctionne actuellement, n’assurant plus que trois allers-retours voyageurs par semaine, contre cinq auparavant.
« Le manque à gagner est énorme, déplore Rakotozafy Médard, le directeur de la FCE. Le gouvernement s’est engagé à réhabiliter la ligne, mais sa priorité va aux routes et aux aéroports ». La FCE appartient toujours à l’Etat, mais un appel d’offres international est en cours pour sa mise en concession. Repreneurs intéressés, des Chinois, des Indiens, des Sud Coréens. Grâce aux contributions de l'USAID, de la Banque Mondiale et d’autres bailleurs internationaux, la sauvegarde de ce véritable patrimoine national et mondial semble toutefois assurée. Le Tourism Initiative Fund est notamment en discussion avec le ministère des Transports pour un projet pilote d’électrification de la ligne et des villages. Jusqu’à Telma qui envisage d’y poser la ligne optique.

Alain Eid
Date : 23-10-2008
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SIFAKA



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MessageSujet: Re: "un train trop attendu"   Sam 23 Juin - 11:05

23 juin 2012






Citation :
Actualité Madagascar » Région » Transport ferroviaire






Transport ferroviaire

Le train Fianarantsoa-Manakara tombe en ruines










Des touristes, préférant voyager en train Fianarantsoa-Manakara

Le service offert par le seul train voyageur de Madagascar ne cesse de se dégrader. Aucun budget n’existe pour sa totale réhabilitation.

Trop vieux. Le train qui relie Fianarantsoa à Manakara a, de plus en plus, du mal à assurer sa mission. Des heures de retard sont enregistrées avant le départ. En général, ce sont des travaux de réparation qui en sont la cause. Des mécontentements sont relevés chez les voyageurs, surtout les touristes.  
« Cet axe est très intéressant. Il vaut le détour mais si, à chaque fois, on vous demande de patienter pendant quatre heures alors que vous arrivez à la gare à 7h du matin, vous en avez marre à la fin », indique Thomas Viton, un habitué de Madagascar. 
Benjamina Ramanantsoa, ministre du Transport, indique qu’il n’existe pas encore de budget pour l’achat d’un autre appareil ou pour une réparation générale. La réhabilitation se limite surtout au niveau des points noirs. 
« L’Union européenne assure le financement de la réparation de la locomotive ou encore des rails », explique-t-il. 
Poumon économique
Les problèmes sur la ligne Fianarantsoa-Côte Est (FCE) ne se limitent pas uniquement à la vieillesse du train. Le vol de rails constitue également un danger non négligeable. Le ministre soutient que des sensibilisations sont faites auprès des communes pour veiller sur ces infrastructures. La ligne FCE joue un rôle primordial dans l’économie de cette région. À cause de l’enclavement, le train constitue le seul moyen de transport pour évacuer les produits de nombreuses zones éloignées. Il est perçu comme étant un poumon économique du Sud-Est. En activité depuis 1936, cette ligne transporte près 150 000 voyageurs et 15 000 tonnes de marchandise, chaque année. 
Le trajet attire aussi les touristes, en occurrence les amateurs d’aventure. Ils sont tout aussi fascinés par le paysage que les gares, elles-mêmes. Les voyageurs ont droit aux forêts denses, aux cascades tout au long des 170 km de trajet. Les arrêts leur permettent d’avoir un aperçu des spécialités locales et de la culture des riverains.




Judicaëlle Saraléa

Vendredi 22 juin 2012


çà coule de source :http://www.lexpressmada.com/transport-ferroviaire-madagascar/35475-le-8200-train-8200-fianarantsoa-manakara-8200-tombe-8200-en-8200-ruines.html


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MessageSujet: Re: "un train trop attendu"   Lun 24 Sep - 20:04

24 sept 2012

source : http://www.midi-madagasikara.mg/index.php/component/content/article/4-economie/7518-train-des-voyageurs--grogne-des-touristes-etrangers

Citation :
Train des voyageurs : Grogne des touristes étrangers
Lundi, 24 Septembre 2012 00:00






De nombreuses réservations des clients auprès des établissements touristiques à Manakara sont annulées.

Voyager en train pour découvrir le paysage naturel. C’est le produit touristique très attrayant à Manakara. Les touristes étrangers prennent d’habitude le train des voyageurs qui dessert Fianarantsoa et Manakara. Mais depuis ces derniers temps, ils ne cessent de grogner car nombreux sont victimes. En premier lieu, il y a toujours un retard d’environ deux à trois heures à chaque départ du train des voyageurs.

Insatisfaction. « Si l’on prend le train à Fianarantsoa à 8h30 du matin au lieu de 7h, les voyageurs n’arrivent à destination, à Manakara, que vers 19 heures. Par contre, ceux qui partent au départ de Manakara vers 7 heures du matin ne débarquent à quai que le lendemain à 2 heures du matin si c’était prévu à 19 heures », raconte un touriste victime qui n’a pas caché son insatisfaction. Notons que la locomotive reliant Fianarantsoa et Manakara transporte aussi bien des voyageurs que des marchandises. Il arrive ainsi que le train s’arrête souvent à Antolongona pour charger des régimes de banane. « Cependant, seuls les wagons sont restés au niveau du quai tandis que la locomotive est partie vers Fianarantsoa, le lieu de départ, pour transporter autre chose, et ce, à notre insu. Nous étions ainsi obligés de l’attendre pendant des heures pour pouvoir poursuivre notre trajet vers Manakara », a expliqué un guide touristique.

16km à pied. Un autre incident a été également observé sur le même trajet. « Notre train a déraillé. Nous étions de ce fait obligés de traverser environ 16km à pied tout en transportant nos lourds bagages car il n’y avait plus aucune solution possible », témoigne un autre voyageur victime. Face à cette situation, les opérateurs touristiques dans la région de Vatovavy Fitovinany se plaignent car leurs activités sont actuellement perturbées. A preuve, de nombreuses réservations d’hébergement de leurs clients étrangers sont annulées.

Navalona R.



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MessageSujet: Re: "un train trop attendu"   Ven 28 Sep - 9:28

lu jour orange mg ce jour le 29/09/12
le locomotives du trainde manakara fianar devraient etre en etat de marche bientot les pieces commandees sont arrivees a fianar !!
bon voyage a tous
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MessageSujet: Re: "un train trop attendu"   Aujourd'hui à 2:11

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"un train trop attendu"
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