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 Filière bovine

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Robinson
V.I.P.
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MessageSujet: Filière bovine   Sam 20 Mai - 9:00

Elevage bovin : Une filière menacée de disparition


Devenu un sport régional dans plusieurs zones de production bovine, les vols de bovidés connaissent une recrudescence forte comme c’est toujours le cas à l’approche d’un scrutin important dans le pays.

Si l’annonce de la date de l’élection présidentielle devrait calmer les spéculations dans le microcosme politique, elle attise l’appétit des « dahalo » ou bandits de grands dont surtout celui des voleurs de bovidés.

L’élevage bovin occupe toutefois un rôle important dans l’économie agricole.

Avec la cherté de l’engrais, la bouse des vaches est indiquée.

Seulement, le cheptel diminue en nombre et ne permet plus d’assurer l’amendement du sol.
Même dans des zones à faible potentiel bovin des hautes terres, les « dahalo » règnent actuellement en maîtres.

Rares sont les paysans qui osent encore garder chez eux leurmaigre cheptel.

Ils préfèrent le vendre et par la même occasion, ils renoncent à amender leur sol.
Si la moyenne nationale dans l’utilisation d’engrais se situe dans une fourchette de 3 à 7 kg/ha, elle se réduit à néant dans ces zones. Ils perdent donc sur deux tableaux.
Primo, ils ne font plus partie des 60% des ménages qui tirent un revenu de l’élevage.
Ce secteur contribue pourtant à environ 15% du PIB agricole. Secundo, ils perdent en terme de rendement agricole.
Depuis 1920, le zébu par tête d’habitant ne cesse pas de dégringoler.

A cette date, ce ratio a été de 4,6 zébus par tête d’habitant. Trente ans plus tard, il s’est situé à 2,22. Au début de l’ère socialiste, c'est-à-dire en 1975, le ratio était de 1,33 de zébus par tête d’habitant.
De 1990 à 2004, il est passé de 0,90 à 0,4.
Cette chute libre s’explique par divers facteurs et les vols de bovidés sont parmi les plus importants.
Mais dans l’Ouest et le Sud où trois quarts du cheptel national se concentrent, ce problème est aggravé par l’implication d’élus locaux et de responsables de différents services dans le circuit bien huilé des vols de bovidés.
Ce cas est observé aussi bien dans le Bongolava que dans le Menabe ou dans d’autres grandes zones d’élevage bovin du Sud et du Sud-Ouest.
Il arrive même que des efforts d’autodéfense suggérés par des voleurs repentis soient sabotés par des élus locaux dont des députés. C’est le cas dans le Sud-Ouest du pays.
Un député est même allé jusqu’à demander l’affectation des fonctionnaires qui ont appuyé ces efforts d’autodéfense.
D’après l’état des lieux de la corruption sur l’économie rurale publié en janvier dernier et commandé par le Conseil supérieur pour la lutte contre la corruption (CSLCC) devenu Conseil supérieur de l’intégrité (CSI), la plus grande menace de la filière bovine est le vol. Cette menace pèse aussi sur l’agriculture où le zébu est considéré comme le moyen principal de production.
Dans les zones rouges pourtant, posséder un cheptel signifie une menace de mort pour le propriétaire.

Selon l’enquête du CSLCC, beaucoup de paysans ne gardent plus que deux ou trois bœufs.
Dans les grandes zones d’élevage, l’espace de pâturage de nuit se réduit comme peau de chagrin.
Ce problème réduit la productivité.
Des techniciens de l’élevage avancent, par ailleurs que dans la plupart des cas, la qualité nutritive des fourrages diminue à cause des feux de brousse et des érosions qui s’ensuivent.
De plus, il faut confiner les zébus dans l’enclos.
Cette mesure peut contribuer à l’expansion de la tuberculose bovine et empêche un gain de poids rapide.
Résultat, les éleveurs sont obligés de vendre tardivement leur cheptel rescapé des vols sans rien en tirer.
Cette conséquence dramatique trouve essentiellement son explication dans la recrudescence des vols de bovidés encouragés par des élus et des ,responsables locaux.
L’opinion publique est formelle sur l’existence de la corruption dans la filière bovine.
Sur les sites d’enquête du CSLCC, plus de 88% des sondés le reconnaissent.
Cela veut dire que la filière bovine vient juste après la vanille où le sondage d’opinion affiche un taux de 100%.
Contrairement aux acteurs des filières vanille et tabac, ceux de la filière bovine connaissent les sanctions prévues en cas de corruption.
Malgré tout, les réseaux mafieux se maintiennent en place.

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