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 Ecole - analphabétisme

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Robinson
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MessageSujet: Ecole - analphabétisme   Mar 12 Sep - 9:21

Questions à ... William Marolahy







“Réduire de moitié le taux d'analphabétisme en 2015”
Le directeur de l'alphabétisation et de la promotion des initiatives communautaires parle de la lutte contre l'analphabétisme.



• Quelles sont les zones où l'analphabétisme connaît un taux élevé ?

- Les dernières statistiques officielles de 2004 indiquent que la province de Mahajanga compte le plus d'illettrés. Le taux d'analphabétisme y atteint 54%, contre 47 % pour la moyenne nationale. Viennent ensuite Toliara, Fianarantsoa, Toamasina, Antsiranana, et enfin Antananarivo qui compte près de 1,1 million d'illettrés, c'est-à-dire un taux de 33,8%. En général, les femmes, notamment dans les zones rurales, sont les plus touchées par le phénomène.

• Pourquoi tarde-il à disparaître ?

- Il est vrai que Madagascar met du temps à vaincre l'analphabétisme. Cela résulte en partie du boom du primaire et du désengagement de l'Etat. Il fut un temps où le gouvernement a confié le travail, s'inscrivant dans le cadre de l'alphabétisation, aux associations et Organisations non gouvernementales (ONG). Cette méthode d'action a malheureusement entraîné la fermeture des centres d'alphabétisation, dont le nombre est passé de 2 000 à zéro, entre les années 80 et 90. Depuis 2001, l'amorce d'une coopération du gouvernement avec le système des Nations unies, à travers un programme conjoint, a donné un nouveau souffle aux actions d'alphabétisation.

• Quelles sont les stratégies mises en oeuvre ?

- Ce programme conjoint prévoit trois grandes méthodes destinées à apprendre lire et à écrire à la population mal- gache. Il s'agit de l'Alphabétisation fonctionnelle intensive pour le développement (Afi-D), l'Action scolaire d'appoint pour le Malgache adolescent (Asama) et la méthode "Ambohitsoratra".


• Pouvez-vous indiquer les particularités de ces trois méthodologies?

- L'Afi-D assure une formation équivalente au niveau de la troisième année d'études de l'école primaire. Elle est divisée en deux étapes de durées respectives de 48 et 36 jours. L'Asama est un programme spécial condensant en une année scolaire, c'est-à-dire dix mois, les cinq années du premier cycle de l'éducation fondamentale. Elle est destinée aux enfants âgés de plus de 11 ans, analphabètes ou ayant quitté l'école prématurément. Enfin, "Ambohitsoratra" constitue une méthode didactique fonctionnelle, à travers
des lettres personnalisées et illustrées dans une histoire adaptée au contexte local. L'enfant pourrait ainsi lire et écrire en malgache après trois mois et demi d’apprentissage.

• Quel avis portez-vous sur les résultats obtenus depuis le lancement de ce programme conjoint?

- Les résultats sont encourageants. Toutefois, ils apparaissent minimes par rapport au nombre d'analphabètes dans le pays. Mais nous comptons surtout sur l'effet multiplicateur. Nous sommes parvenus à garder plus de 50% des personnes ayant suivi des cours d'alphabétisation. De même, nous avons pu faire fonctionner 300 à 500 sites d'alphabétisation par an, un site devant accueillir 25 personnes.

• Quels sont les obstacles freinant l'alphabétisation à Madagascar?

- La pauvreté, l'insécurité, le manque de matériels et l'éloignement constituent les principaux obstacles. Ce dernier problème trouve, actuellement, une solution depuis que des associations ou ONG de proximité oeuvrent dans l'alphabétisation. Le poids de l'impatience est également considérable. Certaines personnes pensent que lire et écrire s'acquièrent au bout de quelques jours. Or, cela demande un peu de temps.

• Quelles solutions préconisez-vous pour obtenir de meilleurs résultats?

- Tout passe par la prise de responsabilité de tous les acteurs nationaux, du plus haut au plus bas de l'échelle sociale. D'autant que l'utilisation d'une langue commune et unique constitue un atout considérable pour Madagascar. Les actions d'alphabétisation doivent être renforcées aux niveaux provincial, régional et communautaire. Il faut de même une grande mobilisation. D'ailleurs, il n'y aura point de développement avec une population à majorité analphabète.

• Pourrons-nous atteindre les buts fixés pour 2015, dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement?

- Je pense qu'avec une grande mobilisation, Madagascar peut figurer parmi les rares pays dont le taux d'analphabétisme sera réduit de moitié à l'horizon 2015. La lutte dans ce sens requiert le coup de pouce des autorités nationales. D'autant que nous nous sommes déjà fixés pour objectif de baisser le taux d'analphabétisme, chez les personnes âgées de 15 à 44 ans, de 41% à 35% d'ici 2012.

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MessageSujet: Madagascar- Rentrée des classes-   Mar 12 Sep - 9:22

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Enseignement
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Une rentrée scolaire laborieuse en brousse
Ce n'est pas du gâteau pour les paysans, en cette période de rentrée scolaire. Mais en dépit des contraintes, leurs enfants ont pu rejoindre leurs classes .


Les enfants de Ramena exercent leurs droits d'étudier grâce aux efforts des parents.
Aller à l'école est une préoccupation pour les parents et les enfants des campagnes, pour la plupart dépourvus de moyens suffisants. Néanmoins, le jour de la rentrée reste un événement à ne pas rater et qui suscite l'effervescence.
Un tour dans la circonscription scolaire d'Antsiranana II a permis de voir les réalités que vivent les ruraux, à commencer par l'éloignement des écoles. Il y existe 146 établissements, mais la majorité ne se trouve pas à proximité du chef-lieu provincial; l'un d'eux est même éloigné de 150 km.
Les enfants sont confrontés à d'autres problèmes. Dans la commune rurale de Ramena, à 15 km d'Antsiranana, la population souffre du mauvais état des routes et l'eau potable est inaccessible. L'école primaire publique (EPP) accueille, cette année, 228 élèves pour la plupart des enfants de pêcheurs.
“Il n'est pas évident pour nous d'envoyer nos petits à l'école, déclare l'un d'eux, Ratsimanefinkevitra. Nous n'avons pas eu de répit pendant les vacances car nous avons dû travailler dur pour épargner, en prévision de la rentrée".
Malgré ces efforts, certains parents n'ont pu acheter toutes les fournitures. “Les prix sont exhorbitants à Ramena. Malgré les kits scolaires, nous n'arrivons pas à nous en sortir car nous n'avons pas d'épargne”, soutient Dina Bemitombo, une mère de 40 ans.
Elle a quatre enfants à scolariser cette année. Pour elle, pouvoir les envoyer à l'école tient du miracle. Pour les enfants, au contraire, la joie les submerge dès qu'il est question de rentrée scolaire. Patricia Bejama, 15 ans, est très enthousiaste: “J'entre cette année en CM2 (classe de 7ème). La fin des vacances me rend un peu morose. Néanmoins, j'ai hâte de rentrer car l'année dernière, nous avons eu un instituteur que j'ai beaucoup apprécié. Cette année, c'est une maîtresse qui nous prendra en charge, mais j'espère qu'elle lui ressemblera".
Suzanne Morala, une adolescente de 13 ans, ajoute: "Je vois bien que mes parents traversent une période difficile pour payer ma réinscription à l'école. Ils n'arrêtent pas de travailler et d'en discuter entre eux. Je crois d'ailleurs que dans mon village, tous les parents vivent le même moment pénible".
Les paysans de Ramena n'ont comme activités rémunératrices que la pêche, la culture de manioc et la plantation de manguiers. La commune rurale abrite 5 000 personnes réparties dans cinq fokontany. Les parents ne peuvent se permettre aucun luxe pour pouvoir satisfaire les besoins de leurs enfants.

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